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Bourse Rideau Région : Québec Spectacles

[Rideau] Compte rendu, 14 février 2017

Les Deuxluxes – Photo : Marion Desjardins

Cette journée de fête des amoureux (qu’on a passé loin de nos tendres moitiés) était particulièrement chargée. Des vitrines un peu partout en 5 à 7 et en fin de soirée, plein de monde partout… et ça a encore vraiment fini tard. À travers tout ça, nous avons pris le temps d’assister au spectacle de lancement de Raton Lover (on vous en reparle un peu plus tard!)

OFF Rideau – 5 à 7 Société oblique/Boîte Beluga à La Ninkasi

(Par Marie-Ève Duchesne)

San James. Crédit photo : Nicolas Padovani.

La Ninkasi présentait mardi soir un spectacle en collaboration avec La Société Oblique et Boîte Béluga. Tour à tour, ce sont San James, Val Thomas, Nicolas Patterson et le groupe Floes qui ont réchauffé les amoureux (et amoureuses) de musique.

San James, projet solo de Marilyse Senécal, a été la première à entrer sur scène. Sa douce pop aux accents de synthétiseurs qu’on a pu entendre sur son EP No One changes overnight a un quelque chose de Charlotte Cardin dans la voix. Elle en a interprété quatre pièces, soit I Never Do, Winter Again, Please Don’t Say et In the End. Une belle présence scénique et quelques conversations avec le public ont conquis bien des coeurs.

Val Thomas. Crédit photo : Nicolas Padovani.

Puis c’est la révélation pour plusieurs médias, Val Thomas qui a monté sur scène. Elle a joué la chanson Maze, qui est son premier extrait d’un EP à venir en mai. Les pièces étaient plus courtes et seulement à la guitare lors du spectacle, mais cela permettait de mettre de l’avant la voix chaude de Thomas.

Nicolas Patterson a été lui aussi chaudement accueilli par le public. Lui qui sortait dernièrement son EP Everything is Changing n’a pas manqué de discuter avec le public et de les faire chanter dans sa dernière chanson. S’accompagnant de sa guitare comme instrument de percussion et de rythme, les gens ont tout à gagner à le découvrir.

Le groupe de Québec Floes a fermé le bal avec son électro-pop évolutive et bien planante. Samuel, Simon et Pier-Philippe étaient en plein contrôle de leurs instruments et ont aussi charmé le public de la Ninkasi.

En somme, beaucoup de belles découvertes!

Rideau – Vitrine, Théâtre Petit-Champlain

(Par Jacques Boivin)

Thomas Hellman – Photo : Jacques Boivin

Thomas Hellman

Le défi de Hellman était assez corsé : présenter en vingt minutes un aperçu convaincant d’un show théâtral tiré de ses Rêves américains. Hellman et ses deux musiciens se sont parfaitement tirés d’affaire grâce aux belles chansons tirées du vieux répertoire blues et folk américain.

Samuele – Photo : Jacques Boivin

Samuele

La jeune Montréalaise est débarquée avec toute sa gang pour interpréter quelques belles chansons. Toute souriante, Samuele a rapidement mis les délégués dans sa petite poche de derrière en jouant comme une fille (faut la voir réciter Égalité de papier devant un public toute ouïe, qui boit ses paroles revendicatrices), en se permettant une petite chorégraphie avec ses musiciens (après tout, il n’y avait pas d’enjeu, hein?) et en s’éclatant ferme à la guitare sur La sortie. M’est d’avis qu’on va la revoir souvent!

Antoine Corriveau – Photo : Jacques Boivin

Antoine Corriveau

Petit plaisir égoïste pour votre humble serviteur qui n’était plus en mode découverte, mais en mode total groupie. Accompagné de ses fidèles musiciens, Corriveau nous a présenté quelques pièces qui se voulaient un aperçu de son spectacle régulier, pièces tirées de Cette chose qui cognait au creux de sa poitrine sans vouloir s’arrêter, mon album préféré de 2016. Que ce soit avec Les contours clairsDeux animauxParfaite ou Les Trous à rats, Corriveau a su convaincre de nombreux délégués qui ne tarissaient pas d’éloges dans l’autobus du retour! Sourire en coin, je me disais qu’ils n’avaient encore rien vu…

Rideau – Vitrine présentée par Bonsound au Cercle

(Par Marion Desjardins)

Les Deuxluxes – Photo: Marion Desjardins

Les Deuxluxes

Après plusieurs compte-rendus sur des spectacles des Deuxluxes, quoi dire de plus ? Sinon, qu’ils sont toujours et autant des bêtes de scène. Ils ne sont que deux, et ça sonne comme 10. Ils entraînent plus que facilement la foule avec eux (foule qui d’ailleurs semblait être venue en partie pour eux) et bien sûr, il sont magnifiques ! Bref, un début de soirée OFF rideau parfait.

I.D.A.L.G – Photo: Marion Desjardins

I.D.A.L.G

De retour dans la ville quelques jours seulement après leur dernier passage, ils ont déployé une fougue que j’avais vue oui, au OFF cet été, mais jamais autant ! Je dois avouer être déjà vendue à I.D.A.L.G côté musique, mais leur présence sur scène mardi soir a dû en convaincre plusieurs autres.

Shash’U – Photo: Marion Desjardins

Shash’U

Fin de soirée digne des festivals qui finissent très tard: IDALG cède la place à Shash’U. On a perdu quelques personnes en cours de route, mais ceux qui sont restés ont tous dansé ! Mention spéciale à l’intégration de la pièce Ce matin de Safia Nolin: je ne m’y attendais pas et c’était absolument parfait ! Je serais pas mal prête à parier qu’on va le revoir encore une fois sur quelques programmations cet été!

OFF Rideau – Vitrine de fin de soirée à La Ninkasi

(Par Nicolas Padovani)

Les Passagers. Crédit photo : Nicolas Padovani.

Les Passagers

Elle porte bien son nom cette formation de Montréal. On se sent embarquer dans un navette spatiale : c’est planant, c’est rapide et ca bouge beaucoup. Arrive un moment où l’on rentre effectivement dans l’espace grâce aux multiples synthétiseurs. Et vu que c’était la St-Valentin, la chanteuse nous a recommandé de flatter la cuisse de notre voisin pendant qu’on se laisser entraîner dans leur nouvel univers. C’était un décollage.

Fuudge. Crédit photo : Nicolas Padovani.

Fuudge

Que dois-je dire de nouveau sur ces 4 fantastiques à part qu’ils continuent à impressionner et à accrocher automatiquement leur public avec leur son lourd et psychédélique. Moi même qui porte un bonnet de King Crimson sur le crâne en permanence, je ne peux juste plus les détester. Ca va chercher le King, Queens of the Stone Age et chatouiller les Beatles en même temps. Ca te secoue. C’était les turbulences.

Violett Pi. Crédit photo : Nicolas Padovani.

Violett Pi

Et à partir de là, la navette de la Ninkasi était bien complète pour venir voir les 4 violettes toutes vêtues de robes et de jupes. On entend  »en apesanteur, en apesanteur avec toi » rappé en boucle sur fond de punk facon Les Goules, mais c’est encore plus énervé et plus vilain que les prédécesseurs de la soirée. On s’accroche du mieux qu’on peut, on se répète  »Jusqu’ici, tout va bien » et on finit par atterrir. C’était un voyage.

Phoque OFF – Le Pantoum

(Par Jacques Boivin)

Anatole – Photo : Jacques Boivin

Anatole

Paraît qu’Anatole a fait une petite virée Nouvelle L.A.-Québec juste pour montrer aux diffuseurs québécois ce qu’il avait dans le ventre (et montrer son ventre aussi). Version condensée du spectacle qu’on a eu l’occasion de voir une ou deux (centaines de) fois. Évidemment, Anatole s’est montré sensuel, salace, lascif et décadent. Comme on l’aime. Et de nombreux fans s’étaient déplacés aussi, question de pouvoir danser comme des déchaînés sur Discollins avec votre humble serviteur qui, l’espace d’une chanson, s’est totalement abandonné.

Gab Paquet – Photo : Jacques Boivin

Gab Paquet

Autre favori du blogue, Gab Paquet est venu nous présenter quelques chansons de son cru, dont la désormais classique Consommations. Évidemment, le public, déjà émoustillé par Anatole, s’est déchaîné et chanté en choeur avec Paquet et son band de feu. Encore une fois, on a chanté, dansé, fait la fête et on a voulu faire l’amour avec Gab, qui nous l’a bien rendu en faisant quelques tours sur le parterre pour nous dire quelques mots doux dans le creux de l’oreille…

Mauves – Photo : Jacques Boivin

Mauves

Question de finir la soirée en beauté, Mauves est venu présenter quelques chansons très coco. On s’est amusés à faire du headbanging au rythme de J’ai tout essayé, on a chantonné sur Nouvelle-Calédonie, et on a trippé sur les morceaux plus atmosphériques du groupe. On en aurait juste pris un peu plus, question de faire durer le plaisir…

 

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Festival OFF de Québec Festivals Région : Québec

[BD] Le OFF en images – I.D.A.L.G.

Pour agrémenter la lecture, je vous recommande cette chanson.

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À suivre…

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[FESTIVOIX] À voir aujourd’hui (2 juillet 2016)

Un gros samedi en vue !

  • 16 h 00 : Basile Seni | Les Voix de la Famille
  • 17 h 45 : Busty and the Bass | Les Voix Jazz
  • 18 h 00 : The Cuban Martinez Show | Les Voix Libres
  • 19 h 00 : Ingrid St-Pierre | Les Voix Multiples
  • 20 h 20 : Claude Bégin | Les Voix Populaires
  • 23 h 00 : Busty and the Bass | Les Voix Émergentes
  • 23 h 00 : I.D.A.L.G | Les Voix Poétiques
  • 23 h 00 : Guillaume Beauregard | Les Voix Folk
Claude Bégin. Crédit Photo : Jacques Boivin
Claude Bégin. Crédit Photo : Jacques Boivin

Pour lire les résumés des derniers jours, c’est :

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Festivals Nouvelles

[ANNONCE] Une semaine psychédélique pour la métropole

Le psychédélisme a décidément la cote auprès des mélomanes ces dernières années. Le Montreal Psych Fest, maintenant défunt, a tenu trois éditions de 2013 à 2015. Ecoutedonc.ca avait d’ailleurs crû bon m’envoyer sur place pour donner un compte rendu de trois soirées époustouflantes ayant fait défiler une quinzaine de groupes sur les planches d’une salle vétuste de la métropole. Les Nuits Psychédéliques de Québec se sont établies au printemps suivant et ont tenu trois superbes éditions, pour le plus grand plaisir des mélomanes de la vieille capitale. La troisième édition des Nuits n’avait pas encore donné le coup d’envoi que le festival appelé à prendre la relève du MPF s’annonçait déjà avec un nouvel intitulé, tout simplement baptisé Distorsion. Ce festival aura lieu la fin de semaine prochaine, de jeudi à dimanche, mais ce n’est pas tout en ce qui concerne  le psychédélisme rocheux dans la bourgade de Denis Coderre.

Mardi soir, le Cabaret la Tulipe recevra la superbe formation The Brian Jonestown Massacre, qui présentera pour l’occasion le matériel de son imposante discographie, dont le plus récent, Musique de film imaginé, est une sorte d’hommage au cinéma français des années 50-60 (Truffaut et Godard bonjour). La soirée, présentée par Blue Skies Turn Black, Evenko et Greenland, devrait permettre aux mélomanes de faire le plein de musique lyrique et planante par moments, généralement épique et parfois très chargée. On n’annonce pas de première partie pour ce concert tout simplement intitulé « Une soirée avec The Brian Jonestown Massacre » et qui sera présentée à guichets fermés.

Même si le Festival Distorsion ne commence que le jeudi, une autre excellente formation psychédélique foulera les planches d’une salle de concert mercredi soir, et pas la moindre. Il s’agit en effet d’un septuor australien hyperactif qui vient de publier un album fort attendu et apprécié, son premier en 2016, lui qui avait publié deux albums par année depuis trois ans, et j’ai nommé King Gizzard & The Lizard Wizard. Ils seront donc à Montréal pour présenter les titres de Nonagon Infinity, le très énergique et abrasif nouvel album qui succède au quasi acoustique Paper Mâché Dream Balloon. Accompagnés par Holy Data pour cette soirée présentée par la boîte montréalaise Blue Skies Turn Black, KG&TLW, comme TBJM la veille, affiche complet.

Le coup d’envoi de ce nouveau Festival Distorsion se donnera donc jeudi, avec des formations locales et en visite. Toutes les célébrations sont prévues pour le Mathari Loft sur l’avenue du Mont-Royal) incluant une relecture d’Aladdin réunissant entre autres Macaulay Culkin, Devandra Banhart et Regina Spektor. Parmi les groupes devant se produire entre le 12 et le 16 mai dans le cadre du Distorsion, on note les fameux I.D.A.L.G., anciennement Il Danse Avec Les Genoux, que vous devriez voir cet été dans un festival près de chez vous. Les six musiciens ont publié l’excellent Post-Dynastie à la fin de l’année dernière et sillonnent les routes occidentales depuis pour annoncer la bonne nouvelle. Trois autres sensations montréalaises se produiront aussi durant le weekend, soit UUBBUURRUU, Technical Kidman et Adam Strangler, en plus des halifaxo-torontois Crosss et du rockeur pop-psyché montréalais Paul Jacobs.

Le reste de la programmation et le détail des soirées est disponible sur leur site internet ou encore sur leur page facebook.

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Entrevues

[ENTREVUE] Entrevue avec I.D.A.L.G pour les festivités des 25 ans de CISM 89,3

 

Dans le cadre des festivités des 25 ans de CISM 89,3, le groupe I.D.A.L.G a eu la gentillesse de répondre à nos questions.

Ils seront en prestation le 2 avril juste avant Les Hôtesses d’Hilaire et Galaxie.  Nous vous invitons fortement à consulter les événements des 31 mars1er avril et 2 avril afin de participer aux fêtes entourant cet anniversaire !

L’ENTREVUE:

Q: Vous avez régénéré votre nom de groupe il y a peu de temps, passant de Il danse avec les genoux à I.D.A.L.G. Pourquoi ce renouveau?

R: Un des états mexicains où se trouvait jadis les cités toltèques se nomme Hidalgo, ça été comme un signe, en parfaite “synchronicité” avec les thèmes de l’album Post Dynastie! Sinon, I.D.A.L.G. c’est plus punché et plus neutre; particulièrement pour l’album, cette neutralité permet de mettre l’emphase sur l’univers évoqué plutôt que sur le nom du band, question de former un tout plus unifié.

 

Q: Expliquez-nous l’idée et le concept derrière votre premier album, Post Dynsatie.

R: L’album est ponctué de références à Quetzalcoatl et s’organise autour du mythe de la divinité Toltèque, mi-serpent/mi-oiseau: confrontation, tentation, honte, immolation d’un dieu; famine, désordre, déclin d’une cité; jusqu’à s’obscurcir en dépeignant une lente apocalypse dans le dernier titre Lac de plumes. Quant aux textes, ils traitent globalement d’une capacité d’adaptation absolue face à l’emprise et au contrôle qu’un être ou qu’une aristocratie peut avoir sur un individu.

 

Q: Depuis la sortie de l’album, vous avez fait quelques spectacles. Comment le public réagit jusqu’à maintenant?

R: Ça réagit bien! On a fait trois dates en Ontario après le lancement de l’album. Hors de notre zone de confort habituelle, on savait pas trop à quoi s’attendre, mais le monde était vraiment le fun — et courageux dans le cas du Winterfest d’Hamilton où on se battait tous contre un -25°C, un vrai de vrai Winterfest! On a aussi très hâte de voir les réactions du public en Europe, on voit ça dans 2 semaines!

 

Q: Quels sont les artistes ou albums qui vous inspirent au niveau des textes, de la musique, de l’ambiance générale, de la performance sur scène, etc… ?

R: L’album Post Dynastie est très inspiré de la 2e moitié des années 60, que ce soit par l’univers d’Ennio Morricone, The Velvet Underground ou encore la période Syd Barrett de Pink Floyd. Les univers atypiques de Joe Meek and the blue men aussi.

 

Q: Qu’est -que vous aimez que les gens fassent dans vos spectacles?

R: On aime que le monde danse et/ou se percute et/ou s’empile et/ou reste fixe comme des roches, on aime qu’il y ait de tout, tant qu’on passe tous un bon moment. On ne haït pas se faire sortir de notre confort quand on joue, même si ça implique de se cogner le micro contre les dents et même si ça donne des photos de Yuki avec un air paniqué quand son clavier est en train de foutre le camp!

 

Q: Pourquoi avez-vous accepté de faire partie des festivités des 25 ans de CISM?

R: C’est un honneur! CISM est l’un des médias les plus impliqués en matière de découvertes musicales au Québec. L’équipe a suivi l’évolution du groupe depuis le tout début, on est vraiment content d’être de la partie!

 

Q: Vous faites la première partie de la dernière soirée des festivités des 25 ans de CISM, êtes-vous fébriles ? Stressés ? Heureux? Etc… Racontez-nous !

R: Ce sera notre première fois au Club Soda ou dans une aussi grande salle avec I.D.A.L.G. , on a bien hâte d’aller prendre possession de cette scène là et de partager la soirée avec les Hôtesses d’Hilaire et Galaxie!

 

Pour lire la critique et écouter l’album Post Dynastie, c’est ICI