[SPECTACLE] Ariane Moffatt | 22h22 | Impérial Bell |1er mai 2015

Ariane Moffatt 22h22 1er Mai 2015 Impérial Bell
Ariane Moffatt 22h22 1er Mai 2015 Impérial Bell

GÉNÉREUX 22H22

« On va partager ensemble ma nouvelle musique», s’exclama Ariane Moffatt en entrant sur scène avec enthousiaste et très contente de reprendre une tournée. Contrairement à la première partie où un léger brouhaha gâchait un peu la magie de la prestation, un silence presque de mort s’est installé quand la chanteuse s’est mise à chanter 22h22 sur son piano. Généreuse, elle cherchait le regard de son public à maintes reprises, même si elle devait se coincer la tête parfois. Sur Tireurs fous et Je veux tout, son groupe (seulement 3 musiciens) s’est laissé aller avec des versions live expérimentales pour la première et plus électro-rock pour la deuxième.

Plus en douceur, avec un projecteur, elle nous a interprété en piano-voix avec Laurence Lafond-Beaulne la très belle chanson Hôtel Amour. On aurait bien aimé être emporté par toute l’émotion des voix harmonieuses et des belles paroles, mais le public près du bar gâchait la magie.

On a été gâté par une réinterprétation plus électro-rock de In the Air Tonight de Phil Collins et surtout par l’apparition du rappeur Eman (Eman X Looper) qui ajouté son flow sur Mon corps. L’heure fatidique des 22h22 est passée dans un bordel instrumental apocalyptique.

Lors des chansons du rappel, avec une simple guitare, elle a chanté ou plutôt le public a chanté Point de mire. La fille de Charny a aussi retouché quelques paroles de Montréal pour s’amuser avec son public.

Les premières dates de tournée ont toujours leur petit rodage, on pardonnera l’erreur d’éclairage de la fin et l’oreillette d’Ariane qui est tombée à deux reprises.

La même formule sera présentée le 22 mai au Métropolis de Montréal et un peu partout au Québec (les dates). Elle a aussi annoncé qu’elle serait présente au Festival d’été le 14 juillet, en première partie de Patrick Bruel, sur les Plaines.

Première partie **** Milk and Bone

La voix d’Ariane Moffatt a présenté le charmant duo Milk and Bone qui ont sorti leur premier album à la mi-mars et qui avait été salué par la critique. Laurence Lafond-Beaulne et Camille Poliquin nous ont offert leur douce électro-pop de manière intimiste et un tantinet timide. Elles n’ont pas encore l’habitude d’être en avant de la scène, les anciennes collaboratrices de Misteur Valaire, des Sœurs Boulay, de David Giguère et j’en passe, et préféraient rester concentrées. Dans un éclairage feutré, avec seulement quelques spots de lumière, on a pu apprécier l’harmonie de leur voix notamment sur Coconut Water ou Pressure. Elles nous également offert une chanson inédite, interprétée seulement deux fois en concert, Poison qui respecte leur univers minimaliste, ponctué de beats un peu trap. Leurs voix envoutantes ont certainement charmé un public plus large ce soir.

 

[ENTREVUE] Galaxie

C’est quelques heures avant leur spectacle complet à l’Impérial Bell qu’Olivier Langevin, chef de file du groupe Galaxie, nous a accueillis à bras ouverts entre deux tests de son pour répondre à nos questions. Leur plus récent opus, Zulu, est un succès critique et populaire de 2015 au Québec. Il s’est même mérité une note de 90% sur notre site web!

Galaxie Zulu (La meute)
Galaxie
Zulu (La meute)

En parlant de ce succès critique et populaire de Zulu, Olivier Langevin est comblé. Il est tellement content que le public ait apprécié cette oeuvre dans laquelle il a mis, avec ces collègues, beaucoup d’efforts. Un succès fort est aussi synonyme de plusieurs concerts. C’est un aspect qu’Olivier Langevin ne néglige pas. Premièrement, monétairement, les concerts sont un bon moyen de soutenir les groupes. Ensuite, il y a la proximité des fans et la réaction de ces derniers aux compositions du groupe. Finalement, il affirme être un gars de studio avant tout, mais il faut bien équilibrer le tout. Seulement du studio, c’est négatif pour un artiste. Il faut aussi faire des concerts, et que le tout s’équilibre. Il est donc très heureux d’être sur la route avec ses comparses de Galaxie en 2015.

Nous avons ensuite abordé le sujet de la pause entre les deux albums (Tigre et Diesel, leur précédent opus est paru en 2011). Olivier Langevin affirme que cette pause a été bénéfique pour que tous puissent se concentrer sur des projets parallèles. Il était, par contre, très clair pour tous les membres que Galaxie n’était pas fini. Ils attendaient le bon moment, et, en 2014, après quelques riffs de guitare ici et là, le moment était excellent. La machine est donc repartie, et Zulu est né, à notre plus grand bonheur.

Maintenant, qu’est-ce qui a influencé l’album? Un peu de tout, mais surtout du blues rock de style africain. En effet, Olivier Langevin, guitariste de la formation, écoutait beaucoup la musique du musicien malien Ali Farka lors de la création de l’album. Il dit ne pas être un énorme fan, mais que les rythmes du chanteur lui ont vraiment inspiré quelque chose. C’est de là que la sonorité africaine est tirée. L’Afrique n’a pas été le seul genre musical dans les oreilles du guitariste. En plus de Farka, l’inspiration est venue de groupe tel que Avi Buffalo, St.Vincent et Ty Segall. Ce dernier a particulièrement été influent lors du processus créatif.

Pourquoi le blues? La réponse est simple selon Langevin. Tous les artistes rock sont, inévitablement, un jour au l’autre, inspirés par le blues traditionnel. Certains groupes seront touchés par ce genre sans le savoir, mais les racines du rock viennent du blues. Il ne faut pas renier ses racines, et c’est dans cette optique que Galaxie a travaillé sur Zulu.

Galaxie Tigre et Diesel (la meute)
Galaxie
Tigre et Diesel (la meute)

Après avoir fait le tour du dernier opus, nous avons fait un retour en arrière, en 2011. Il y à quatre ans, le groupe était sur la scène du prestigieux prix Polaris. L’album Tigre et Diesel a été finaliste du prix Polaris, et Olivier Langevin en est très fier. Lorsqu’il a appris la nouvelle, il était choyé et enchanté. Par contre, il nous parle beaucoup plus du concert en soi. Il a de très bons souvenirs de cette soirée de concerts à Toronto. Il a adoré prendre part au concert et considère le prix Polaris comme étant un «un très beau concours». Être sur la même scène qu’Arcade Fire et Timber Tibre, c’est difficile à oublier. Malgré le fait que The Suburbs ait remporté le prestigieux prix, Galaxie est conscient que la visibilité de l’événement a été profitable pour eux. Au Canada anglais, à Montréal et dans les médias, le groupe a acquis une renommée incroyable et une belle visibilité. Par contre, en région, le prix étant moins connu, Galaxie n’a pas ressenti un grand engouement.

Étant à quelques heures du spectacle, et finissant un test de son incroyablement fort (et oui, j’avais oublié mes bouchons), nous avons discuté de Galaxie sur scène. Le guitariste décrit la performance du groupe comme étant «torride et dynamique». Il y a des lasers, des effets scéniques et des musiciens incroyablement motivés et contents de performer devant leurs fans.

Qu’est-ce qui s’en vient pour Galaxie post-Zulu? Des concerts, c’est certain. Le groupe a encore un calendrier de spectacles bien garni, avec beaucoup de surprises encore non dévoilées. Il n’y a pas d’album de Galaxie de prévu pour le moment afin de faire suite à Zulu. Étant très évasif sur le sujet, le principal intéressé a quand même mentionné que divers projets parallèles de certains membres du groupe seraient actifs dans les années a venir. Ne pouvant en dire plus, il faudra attendre et voir ce qu’ils nous réservent.

Finalement, ce fut une entrevue très agréable avec un Olivier Langevin très excité d’être en concert dans la ville de Québec. Vous n’étiez pas à l’Impérial Bell et vous vous demandez comment c’est déroulé le concert de Galaxie ? Lisez le compte-rendu du collègue Jacques Boivin juste ici.

[SPECTACLE] Galaxie (+Furhats et Lubik), Nuits FEQ, Impérial Bell, 27 mars 2015

Galaxie (Photo : ecoutedonc.ca)
Galaxie (Photo : ecoutedonc.ca)

Il faisait chaud ce vendredi à l’Impérial Bell! L’endroit était plein à craquer pour accueillir Galaxie, notre groupe de dieux du rock bien à nous venu nous interpréter les chansons de Zulu (et quelques vieux classiques, quand même!). Olivier Langevin et son band de feu n’ont pas perdu de temps à faire résonner les « Christ que c’est bon! » chez des spectateurs visiblement heureux de manger une tonne de briques en plein visage.

Sans perdre de temps, Galaxie lance Zulu, la pièce-titre de l’excellent album paru tout récemment. Le public est en délire et danse comme si tout le monde allait mourir à minuit! Ça se déhanche, ça se déchaîne, l’apocalypse est à nos portes et on s’en fout parce que Dragon suit. Le diable a donné le beat à près de mille personnes qui vraiment, n’y pouvaient rien. Langevin pose (autant pour la foule que pour l’auteur de ces lignes qui, au lieu de le prendre en photo, répond par ses propres cornes du Diable!) et joue la rockstar (jouer? IL EST une rockstar). Fred Fortin groove avec sa grosse basse. Pierre Fortin utilise ses réserves inépuisables d’huile de coude pour taper joyeusement sur sa batterie. Frank Lafontaine trippe derrière sa quincaillerie comme il le fait toujours.

Suit Camouflar, un des gros titres de Tigre et diesel. La foule est en délire et chante le refrain en chœur. Des centaines de cœurs qui explosent et font bang bang. Les tournées de gin tonic se succèdent sur la scène. Les solos de guitare sont magnifiques, notamment sur Robot Lynx. Langevin a pensé aux fans de la première heure et intègre quelques chansons de l’époque Galaxie 500. Deux moshpits se forment au parterre. Ça brasse joyeusement. Ça surfe longtemps. La tempête rock gronde et met le feu à l’Impérial Bell! Piste 1, Shanghai… quoi? Déjà une dernière? Voyons! On regarde l’heure : quoi? Ça fait déjà plus d’une heure que Galaxie se défonce pour notre plus grand plaisir? Heureusement, le rappel est généreux et Langevin donne tout ce qui lui reste à la guitare, et plus encore.

Un groupe en feu, des lasers… ne manquait que la pleine lune et les hurlements de loup.

Les sourires étaient grands à la sortie!

 

Furhats + Lubik

La formation Furhats avait l’honneur d’ouvrir le bal avec son rock solide qui a tôt fait d’enflammer les spectateurs présents. On a bien aimé.

Quant à Lubik, son gros blues rock abitibien a fait plaisir aux fans sur le parterre, qui semblaient bien connaître les chansons du groupe.

 

Bon, comme d’habitude, on a des photos. Crédit : ecoutedonc.ca/Jacques Boivin

[SPECTACLES] Nos choix – 26 au 29 mars

Une autre grosse fin de semaine de spectacles s’amorce ce soir. Alors, sans plus tarder :

Jeudi 26 mars

  • Les amateurs de rockabilly et de swing iront voir Melvis & The Jive Cats au Sacrilège. C’est à 18 heures et c’est… gratuit!
  • Martha Wainwright présente son spectacle hommage à Édith Piaf au Cégep Garneau. Pour le 100e anniversaire de la grande dame de la chanson. Pour les étudiants, c’est 15 $, pour les autres, on vous demande 60 $. À 20 heures.
  • Malika Sellami viendra interpréter ses chansons au Café Babylone. C’est à 20 heures 30 et le prix d’entrée est de 10 $.
  • La nouvelle sensation Elliot Maginot est au Cercle. Première partie, Jesse McCormack. Les portes ouvrent à 20 heures, les spectacles commencent à 21 heures et on vous demandera 17,50 $ à l’entrée.
  • Nous devrions avoir un espion au concert donné par Charlie Foxtrot, Mauves, Les Trimpes, Whisky Gallery et Doloréanne. Si vous voulez y aller, c’est à la Salle multi du complexe Méduse. Les portes ouvrent à 19 h 30, les shows commencent à 20 heures. Prix d’entrée : 10 $ pour les adultes, 5 $ pour les moins de 18 ans. N’oubliez pas votre pièce d’identité, pour une fois qu’elle pourrait vous valoir un rabais!
  • De son côté, Jacques sera au Bal du Lézard où commencera le Rendez-vous musical 2015. Pour ce premier jeudi, nos amis de Limoilou en Vrac ont invité Whisky Legs et Damn the Luck. Ça commence à 21 heures et on ne vous soutirera qu’un gros 5 $ pour entrer (en échange, vous aurez une surprise Boréale… je ne me fais que le messager!). Compte-rendu demain!

Vendredi 27 mars

  • On va commencer par l’incontournable : Langevin pis sa gang de Galaxie (première partie : Lubik et Furhats) sont à l’Impérial Bell, et si vous n’avez pas déjà votre précieux sésame, oubliez ça, c’est complet. Devinez maintenant si nous y serons. BEN SÛR QUE NOUS Y SERONS! Les portes ouvrent à 19 heures, le spectacle est à 20 heures. Couverture complète, mais pas pendant le spectacle, parce que quand l’endroit est plein, le réseau cellulaire se sature vite. On devrait même avoir une petite entrevue à vous présenter!
  • The Free Walkers seront au Bateau de nuit pour y présenter leur americana. C’est gratuit, 21 heures.

Samedi 28 mars

  • Nous assisterons au spectacle de lancement de Pascal Pico Larouche et son Roche Bande. Ça se passe au Cercle à 20 heures. Entrée à la porte : 10 $. Si c’est aussi bon que l’album, on va en redemander, je crois.
  • Nous aurions bien aimé être au Théâtre Petit-Champlain pour le spectacle de Dom La Nena. En première partie, Claudia Gagné enfilera son costume pour devenir L’Octopus. On l’avait bien aimée quand on l’avait vue l’an dernier. C’est un match parfait. Oseront-elles se lancer dans un duel violoncelle-contrebasse? 😀 Début du spectacle à 20 heures. 35 $
  • Il commence à y avoir des spectacles intéressants à la Grange du presbytère de Stoneham et celui de Willows en est un. La franco-manitobaine viendra présenter son joli disque homonyme. 20 $, 20 heures.

Dimanche 29 mars

Soirée lutte au Château de l’oreille tendue où il y aura à peine un peu moins de monde dans le salon de Jacques qu’au magistral spectacle des Flaming Lips l’été dernier. Ce qui ne veut pas dire que vous devez vous terrer dans votre salon!

  • Michael Feuerstack sera au Sous-sol du Cercle à 20 heures (portes 19 heures). Pour ceux qui aiment les auteurs-compositeurs-interprètes qui n’ont pas la langue dans leur poche et qui aiment gratter leur guitare. Si vous connaissez les Wooden Stars, vous connaissez Feuerstack, un des membres fondateurs du groupe. Première partie : Charles Garant et My Cone Buddy. Seulement 12 $. À ne pas manquer!

Bons spectacles! Et si vous ne voyez pas quelque chose qui vous intéresse, allez voir le site de VOIR ou de Quoi faire à Québec. Y’a plein d’autres suggestions!

Quoi voir ce week-end?

Oh, là là, encore une grosse fin de semaine côté spectacles. Comme toujours, il s’agit de nos choix. Vous trouverez une liste exhaustive sur des sites comme l’excellent quoifaireaquebec.com.

VENDREDI 20 MARS

(Photo : ecoutedonc.ca/archives)
(Photo : ecoutedonc.ca/archives)

Kandle est avec ses Crooks au Vieux bureau de poste de Saint-Romuald. La jeune femme est en feu depuis le lancement de son plus récent album, In flames. Si vous aimez votre rock très old school, vous ne voudrez pas manquer la prestation de la fougueuse blonde. Le spectacle commence à 20 heures, les billets sont 20 dollars.

Les amateurs de hip-hop se retrouveront pour leur part à l’Impérial Bell où les attendent la 19e édition du festival Boom. Au menu, Souldia, Vita Nova, PCL et 8eme ainsi que les finalistes du concours Boom 2015. Les billets sont 28,50 $, les portes ouvrent à 19 h 30 et le spectacle commence à 20 h 30.

Le groupe Whisky Legs, qu’on pourra voir la semaine prochaine à Limoilou, sera de son côté au Cosmos de Lévis. Un beau mélange de soul et de blues rock vous attend. Ça commence à 20 h 30 et c’est gratuit.

(photo : Jay Kearney)
(photo : Jay Kearney)

Pour leur part, Robbob et le Limoilou libre orchestra seront au Triplex suspendu de Limoilou pour fêter l’arrivée du printemps. Mélange très festif de folk, de musique cajun et de sonorités hawaiennes, on a souvent l’impression d’entendre des chansons pour enfants qui s’adressent aux adultes. Le tout dans la joie et la bonne humeur. C’est là que vous nous trouverez. 21 heures, contribution volontaire.

On serait fous de ne pas vous parler du spectacle de Les guerres d’amour et BEAT SEXÜ au Pantoum. Premièrement, parce que BEAT SEXÜ vient d’annoncer une campagne de sociofinancement pour produire un album mettant en vedette les artistes d’ici. Deuxièmement parce que j’ai entendu dire qu’on allait parler à BEAT SEXÜ la semaine prochaine. Troisièmement, parce que ces deux bands-là vont casser la baraque. Les portes ouvrent à 20 heures, les spectacles commencent vers 21 heures, ça coûte un gros 10 $ pis t’amènes ta bibine. 😉

 

SAMEDI 21 MARS

Les amateurs de folk indé atmosphérique se dirigeront vers Le Cercle, qui accueille l’excellent Mark Berube. La première partie sera assurée par Myriam Gendron, qui a mis en musique les mots de Dorothy Parker. Folk extrême. 17,50 $, les portes ouvrent à 19 heures, le spectacle commence à 20 heures.

bodh'aktanIl y a aussi, dans un registre beaucoup plus festif, la gang de Bodh’aktan, qui va prendre d’assaut l’Impérial Bell et fêter la St-Patrick avec Rudy Caya (Vilain Pingouin) comme artiste invité, ainsi que l’auteur-compositeur-interprète-qui-a-déjà-été-victime-de-persécution TREMBLAY et les excellents rockeurs de CARAVANE en première partie. Le vert sera à l’honneur et l’ambiance sera au gros party. On en profite, parce que le groupe passe autant de temps en Europe qu’au Québec ces temps-ci! Gros party pour 25 $.

 

DIMANCHE 22 MARS

11064417_10153655345033625_1766566522_oOn vous en a parlé cette semaine, nous allons voir The Rural Alberta Advantage, qui débarque pour la première fois au Petit Impérial. Indie rock canadien très typique, mais avec une personnalité très forte et des refrains que vous ne pourrez pas vous enlever de la tête. En première partie, un autre Ontarien, Kalle Mattson. Pour seulement 13 $ le sésame, on parle d’une magnifique occasion à saisir!

 

Comme vous voyez, il s’agit d’un autre très gros week-end côté spectacles. Et encore, on n’a fait qu’effleurer la surface, j’ai vu plein d’autres spectacles au Café Babylone, au Cercle, au Scanner et dans de nombreuses autres salles! Alors si rien dans cette liste ne vous allume, consultez les calendriers de sites comme Quoi faire à Québec.

Allez, bons shows, amusez-vous bien, on se revoit demain pour un petit compte-rendu du spectacle de Robbob. Et lundi pour TRAA.

(et la semaine prochaine : on parle des nouveaux albums de Louis-Jean Cormier (qui vient à Québec en septembre) et Laura Marling (qui ne viendra pas à Québec, mais qui s’arrêtera à Montréal)… et de plein d’autres choses!)

[ALBUM] Milk & Bone – « Little Mourning »

Milk & Bone Little Mourning (Bonsound)
Milk & Bone
Little Mourning (Bonsound)

Milk & Bone, duo de pop féminine formé de Camille Poliquin et Laurence Lafond-Beaulne, fait fureur sur la toile depuis l’été 2014. Fraichement signées par Bonsound, elles sont déjà connues sur plusieurs continents. Vous connaissez peut-être les deux femmes derrière ce projet. En effet, elles ont été musiciennes de tournée pour Alex Nevsky, Les Soeurs Boulay et David Giguère, en plus d’avoir un projet solo KROY, lancé par Camille Poliquin en novembre dernier. Elles ont de l’expérience et du vécu, ces deux jeunes femmes et c’est visible dans leur premier album Little Mourning. Les textes sont sensibles, la réalisation est léchée et la musique est incroyablement réussie. C’est de la pop féminine synthée faite avec des mains de maitre.

Ce sont huit pièces qui composent Little Mourning. Huit pièces, c’est court. Dans le cas de ce premier album, huit pièces c’est fracassant et puissant. Le duo féminin débute avec la pièce Elephant. L’univers atmosphérique de cette composition nous fait rêver. Les voix de deux complices sur le rythme sont à couper le souffle. Parfois avec la voix en retrait, comme dans leurs vies de choristes, parfois au premier plan, nous ne pouvons qu’apprécier les Oh Oh lancés par Camille Poliquin.

Que dire des textes? Les deux femmes l’affirment : les textes de l’album sont non censurés. Plusieurs femmes se reconnaitront dans ce que nos deux artistes racontent dans ce périple de plus de 30 minutes.

L’aventure se poursuit avec Easy To Read. Plutôt acoustique comme pièce, on revient avec des voix plus calmes, plus reposées, en première partie. Un changement de rythme brusque au milieu de la pièce nous réveille et nous change d’univers, cette fois-ci, nous sommes dans une pièce très puissante et cinématographique. Tous ces styles et émotions dans une seule et même pièce de 3 minutes 42 secondes. Cela pourrait dérangé en règle général, mais la réalisation de Gabriel Gagnon nous fait plutôt apprécier ce changement de cap.

Pressure et New York suivent. Il est important de souligner que ce deux pièces ont une importance capitale dans le succès qu’obtient le duo aujourd’hui. Elles ont été mises en ligne avant la sortie de l’album et elles ont obtenu un succès populaire et critique. Les rythmes sont déchainés, le synthétiseur se fait aller, l’électro-pop est présent et les voix de nos deux artistes sont parfaites. Quoi demander de mieux?

Il n’y a qu’un artiste invité sur cet album, c’est Terrell Morris. Rappeur de Toronto, il vient brouiller les cartes de Little Mourning avec son tempo d’enfer. Il apparait sur Tomodachi. Quelle bonne idée d’avoir une chanson douce, moins rythmée, avec certains couplets masculins. C’est réussi.

Après ce détour inattendu dans le rap masculin, nous revenons avec la pièce la plus connue de Milk & Bone, Coconut Water. C’est avec des rythmes à la Passion Pit que cette oeuvre s’orchestrera. C’est très dansant et c’est un vrai vers d’oreille après la première écoute.

Nous terminons notre périple avec Watch. Superbe conclusion pour ce premier effort du duo. Les voix de nos deux jeunes acolytes sont déchainées et très justes. À la fin, nous n’avons qu’une seule chose en tête : nous en voulons plus. Plus de Milk & Bone, plus de pop dansante, plus de femme en musique. Elles ont du talent, elles savent charmer nos oreilles et elles manient leurs claviers comme personne ne sait le faire. Milk & Bone, c’est du bonbon, c’est un pur délice.

Le duo Milk & Bone sera à l’Impérial Bell en première partie d’Ariane Moffatt le 1er mai prochain. Les billets sont en vente à la billetterie de l’Impérial Bell et au http://www.imperialbell.com

Les charmantes Camille Poliquin et Laurence Lafond-Beaulne seront aussi à SXSW avec de nombreux autres artistes québécois, pour en savoir plus, c’est ici.

[PHOTOS] Fire/Works, Antoine Corriveau et Marie-Pierre Arthur, 27 février 2015

Chose promise, chose due : voici les photos du spectacle de vendredi. Y’en a beaucoup? C’est juste parce que j’étais pas capable de choisir. L’énergie de Marie-Pierre Arthur, sa complicité avec ses musiciens, les regards tendrement intenses de Frank Lafontaine, tout ça, c’était du bonbon pour un photographe.

Photos : ecoutedonc.ca/Jacques Boivin

[SPECTACLE] Dan Mangan, Impérial Bell, 20 février 2015

C’est entouré de plusieurs fanatiques du chanteur canadien que j’ai vécu mon premier spectacle de Dan Mangan et ses Blacksmith. Mangan est un cas assez rare en territoire Québecois : un auteur-compositeur canadien-anglais qui mise sur des chansons à textes qui réussis à réunir autant de gens en spectacle à Québec sans grand support radio.

Club Meds, c’est le nom de son dernier album, qui se situe dans un univers complètement à part de ses albums précédents. Un univers où il n’a pas besoin de remplir ses chansons de texte, où il prend le temps de s’étendre. Un album mystérieux et sombre, qui nous le livre sous un autre jour. Une oeuvre qui prend un certain temps à absorber et à voir les réactions du public face à ses chansons plus anciennes par rapport aux nouveaux morceaux ( qu’il, soit dit en passant, intègre super bien à son spectacle ), il devra nous laisser encore un peu de temps pour qu’elles deviennent nos nouveaux coups de coeur.

Côté technique, le son manquait un peu de balance. Son guitariste, qui ajoute beaucoup au show autant au niveau sonore qu’au niveau spectacle, était relégué un peu en arrière plan. L’éclairage est venu ajouter beaucoup aux ambiances sonores vastes et complexes et les musiciens étaient en forme.

La prochaine fois, j’aimerais bien les voir dans une salle un peu plus petite, plus intime, question de bien saisir toute l’immensité du dernier opus de Mangan.

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En première partie, Dany Placard a ouvert le bal. Un choix un peu amusant compte tenu de la grosse feuille de route de l’auteur-compositeur-producteur, qui doit être plus habitué de finir les concerts plutôt que de les commencer.

A suivi Hayden, un groupe de indie-rock canadien qui ont bien réchauffé la salle. Mention spécial au différents musiciens qui s’échangeaient constamment leurs instruments sans moindre effort et fausses notes. Nous avions affaire à un band habitué à la scène qui nous ont offert une solide performance, sans grandes surprises par contre ou d’écart de conduites.

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[SPECTACLE + PHOTOS] Hey Rosetta! + STARS, Impérial Bell, 6 février 2015

C’est devant un Impérial à moitié rempli que le groupe montréalais Stars a fait danser les spectateurs pendant près d’une heure trente. C’était leur deuxième visite à l’Impérial (maintenant l’Impérial Bell) en un an.

La prestation du groupe a débuté avec la très rythmée From The Night, tirée de leur nouvel album No One Is Lost. Quelques problèmes sonores ont quelque peu fait grincer les dents des spectateurs durant les deux premières pièces, et de facto, ont un peu gâché la pièce Backline. Le tout rétabli pour la troisième pièce du spectacle, We don’t want your body, qui était attendue par plusieurs. C’est à ce moment que la foule et le groupe sont réellement entrés en communication. L’énergie qui se trame entre Amy Milan, chanteuse du groupe, et Torquil Campbell, chanteur du groupe, est tout simplement indescriptible. Une symbiose qui se consolidera avec la pièce Hold On When You Get Love And Let Go When You Give It, tirée de The North. C’est à ce moment que le public se mit à danser et à sautiller, au plus grand bonheur de Torquil Campbell. Sous le choc d’une telle dose d’amour, il ne s’est pas gêné de descendre dans la foule pour nous offrir un moment inoubliable. Le concert a pris une tournure inattendue à cet instant. Les sourires se décuplaient, les discours du groupe, autant de la part de Torquil que de d’Amy se multiplièrent, et le bonheur du groupe était contagieux. Le public à même eu droit à un discours traduit en simultané en français, approximatif, par Amy. Un moment cocasse qui en a fait rire plus d’un. C’est bien sûr en fin de concert que les fans ont eu droit aux hits du groupes, passant de la magnifique Elevator Love Letter à la très dynamique Take Me To The Riot. Afin de (presque) conclure le concert, Torquil entama les premières notes de la populaire Your Ex Lover Is Dead, pièce qui a conquis les adeptes du groupe. Le groupe a remercié les fans de Québec et a souligné que l’ambiance et la culture de Québec était magnifique. Ils ont quitté la scène avec la pièce-titre de leur dernier album No One Is Lost. Pièce qui, à la surprise du groupe, a fait danser l’entièreté du parterre.

Un rappel a bien sûr eu lieu. Ce dernier à débuté avec un demande spéciale d’un fan sur Twitter, qui voulait entendre la pièce Calendar Girl, tiré de l’album Set Yourself On Fire, album phare du groupe. S’en suivit la pièce Are You Ok ? et finalement What Is OK To Be Done ? pour conclure le passage du groupe à Québec. Au total, c’est plus d’une vingtaine de pièces que le groupe a interprétées hier soir, répartis sur l’entièreté du catalogue du groupe. Le groupe à quand même joué 10 morceaux de leur nouvel album, qui ont été bien apprécier du public, même si ce dernier était la pour entendre les classiques du groupe. Petite déception, l’album The North à été laissé de côté, seulement deux pièces ont été interprétées. C’est très dommage que le public n’ait pas été au rendez-vous (le balcon était fermé). Comme on dit, les absents ont toujours tort. Le discours s’applique très bien dans ce cas-ci, puisque le concert était super.

C’est le groupe Hey Rossetta ! originaire de Terre Neuve qui a réchauffé l’impérial hier soir. Toute une performance pour les musiciens (ils étaient sept sur scène) qui ont livré une performance d’une heure composée de dix pièces. Folk sur leur album, le groupe s’est révélé être plutôt rock en concert. C’est avec la pièce Soft Offering que la troupe de Tim Baker a débuté le concert. Alternant du piano à la guitare Tim Baker nous a prouvé qu’il était un grand musicien. Le spectacle était visuellement très réussi, ce qui est plutôt rare pour une première partie. La troupe s’est fait de nombreux nouveau fans hier soir, ces derniers était très attentifs et osaient taper du pied tout au long de la performance. C’est avec les pièces Kintsukoroi et Welcome que Hey Rossetta ! à quitté la scène. Deux chansons très attendues du public, spécialement la dernière, que les fans ont chantée avec le groupe tout en levant les bras dans les airs. Torquil Cambell était visible des coulisses et il semblait apprécier grandement la performance du groupe, allant de pas de danse à quelques sourires aux membres du groupe.

(Photos : Jacques Boivin/ecoutedonc.ca)

Pièces jouées :

Hey Rosetta!

  1. Soft Offering (For the Oft Suffering)
  2. Gold Teeth
  3. Yer Spring
  4. What Arrows
  5. Young Glass
  6. Neon Beyond
  7. Harriet
  8. Red Heart/Black Heart
  9. Kinsukuroi
  10. Wekcome

 Stars

  1. From The Night (No One Is Lost, 2014)
  2. Backline (The North, 2012)
  3. We Don’t Want Your Body (In Our Bedroom After The War, 2007)
  4. Turn It Up (No One Is Lost, 2014)
  5. Midnight Coward (In Our Bedroom After War, 2007)
  6. You Keep Coming Up (No One Is Lost, 2014)
  7. The Is The Last Time (No One Is Lost, 2014)
  8. Hold On When You Get Love and Let Go When You Give It (The North, 2012)
  9. Look Away (No One Is Lost, 2014)
  10. Dead Hearts (The Five Ghosts, 2010)
  11. Trap Door (No One Is Lost, 2014)
  12. Fixed (The Five Ghosts, 2014)
  13. Elevator Love Letter (Heart, 2003)
  14. Take Me To The Riot (In Our Bedroom After The War, 2007)
  15. Your Ex-Lover Is Dead (Set Yourself On Fire, 2004)
  16. No One Is Lost (No One Is Lost, 2014)
  17. Calendar Girl (Set Yourself On Fire, 2004)
  18. Are You OK ? (No One Is Lost, 2014)
  19. What Is To Be Done (No one Is Lost, 2014)

(Rappel en italique)

[PHOTOS] Pendaison de crémaillère de l’Impérial Bell, 4 février 2015

Comme vous le savez sûrement, le Festival d’été international de Québec a acheté l’Impérial de Québec, une des salles de spectacles les plus en vue de Québec, à la fin de l’année dernière. Puis, hier, on a annoncé un nouveau partenariat avec Bell : l’Impérial s’appellera maintenant l’Impérial Bell (un peu comme le Corona Virgin Mobile à Montréal). En échange, Bell donnera des sous et de la visibilité à l’organisme et à la salle de spectacles. C’est une excellente nouvelle (et, avouons-le, un excellent investissement pour la société de télécommunications). On pourra donc prendre quelques risques sans craindre de se ramasser à la rue au moindre échec. De plus, l’Ampli de Québec sera locataire des lieux, ce qui profitera à plein de musiciens ambitieux. D’ailleurs, la cohorte 2015 du volet professionnel de l’Ampli sera du Festival d’été.

Les nouveaux propriétaires des lieux en ont profité pour pendre la crémaillère avec quelques centaines d’invités et gagnants de concours. Votre humble serviteur faisait partie des chanceux et il a sorti son petit oiseau pour prendre de beaux portraits. Les quatre (trop?) courtes prestations de Tire le coyote, Claude Bégin, Marième et Pascale Picard (tous des artistes d’ici!) ont ravi les fans présents. Puis Karim Ouellet et King Abid ont fait danser les gens jusqu’à la fin de la soirée.

Félicitations au Festival d’été de Québec!

Photos : Jacques Boivin/ecoutedonc.ca