Les Hôtesses d’Hilaire (+Garnotte) – La Taverne de St-Casimir, 2 décembre 2017

À l’occasion du spectacle des Hôtesses d’Hilaire et de Garnotte ayant lieu à la Taverne de Saint-Casimir samedi dernier, une délégation d’ecoutedonc.ca Québec a œuvré en territoire contesté (meilleure chance la prochaine fois, délégation de Mauricie). Tandis que Marie-Ève Fortier (chaperon) et Jacques Boivin (photographe) découvraient le lieu pour la première fois, notre nouvelle recrue Gabriel Tremblay y faisait ses premières armes. Compte-rendu d’une soirée on ne peut plus festive.

À l’occasion du spectacle des Hôtesses d’Hilaire et de Garnotte ayant lieu à la Taverne de St-Casimir samedi dernier, une délégation d’ecoutedonc.ca Québec a œuvré en territoire contesté (meilleure chance la prochaine fois, délégation de Mauricie). Tandis que Marie-Ève Fortier (chaperon) et Jacques Boivin (photographe) découvraient le lieu pour la première fois, notre nouvelle recrue Gabriel Tremblay y faisait ses premières armes. Compte-rendu d’une soirée on ne peut plus festive.

PS : Mention honorifique à Madeleine Aubin, chauffeuse attitrée de la délégation ecoutedonc.ca Québec et presque gagnante du concours de limbo.

Garnotte

Garnotte / Photo: Jacques Boivin

Quelle belle découverte que fut Garnotte, ouvrant le bal pour Les Hôtesses d’Hilaire samedi dernier à l’intime Taverne de St-Casimir. À son 2e hiver d’existence, la formation montréalaise nous a agréablement surpris par leur rock progressif variant une multitude de mélodies différentes tout au long de leur prestation. Timide en début de perfo, les gars se sont dégênés à la 3e pièce et on peut clairement entendre des influences du groupe folk The Sheepdogs dans leur musique.

Le leader du groupe David Bourbonnais y va de quelques interventions toujours très drôles et pertinentes pendant le set mentionnant entre autres le fait qu’il a brisé une de ses cordes de guitare au même moment que son batteur (Dominic Matthews) a perdu une baguette. Langoureux par moments, heavy à d’autres occasions, les contrastes de style sont intéressants et les ambiances créées par le claviériste Félix Rioux font voyager le public. Une finale presque country garnie de sifflements a même transformé la taverne en saloon western. La table était mise pour les Hôtesses, et ce de belle façon par les «busboy» de Garnotte.

 

Les Hôtesses d’Hilaire

Arborant une splendide robe aux motifs fleuris, Serge Brideau le chaman acadien nous a offert une multitude de claques dans le visage! Non loin de déplaire au public, Les Hôtesses d’Hilaire ont donné tout un spectacle. Misant sur une ambiance groovy, mais toujours aussi psychédélique, Léandre Bourgeois au clavier, Michel Vienneau à la basse, Mico Roy à la guitare et Maxence Cormier alias le «jeune» nous en ont donné pour notre argent.

De son côté, Serge a complètement converti la Taverne de par son franc-parler et ses critiques sociales, notamment sur Fais faillite et C’est Glen qui l’a dit. Sur cette dernière, le déhanchement du Néo-Brunswickois combiné à la complainte anti-technologique fut une expérience audiovisuelle incroyable. Nous avons également eu droit à une sacrée belle tranche de vie sur Eastbound and Down, qui parle de la naissance de Mico. Dans un 18e roue en plein highway. Brideau a même joué au prof de yoga sur J’me souviens des p’tits bouttes, méditant assis en indien pendant la déroute de ses musiciens. Après plus de deux heures de démence, on pourrait penser que les gars n’ont plus de gaz… Eh bien détrompez-vous. Qu’on tape du pied, qu’on danse ou qu’on se rentre dedans, personne ne peut rester indifférent à la musique des Hôtesses.

 

Comment le spectacle s’est terminé? La légende raconte qu’il ne s’est jamais achevé. Non, sérieusement, la finale se voulait un super jam de 15-20 minutes où les musiciens ont lâché leur fou pendant que Brideau, admiratif, les écoutait en notre compagnie. La cerise sur le sundae déjà all dressed, un DJ set de Serge jusqu’au petit matin qui nous a fait danser comme s’il n’y avait pas de lendemain et pourtant… il y en avait en bel et bien un. Au final, un baptême des Hôtesses plus que concluant pour ma part et une première à la taverne pour Jacques et Marie-Ève. On s’en souviendra longtemps.

[SPECTACLE] Street Meat, Beat Sexü et The Brooks, Commission brassicole 2017 de Saint-Casimir, 17 juin 2017

Nous sommes allés faire un tour à l’un de nos endroits fétiches, la Taverne de Saint-Casimir. Pour leur bière de la microbrasserie Les Grands Bois, leurs spectacles qui accueillent nos artistes favoris, mais spécialement, pour la convivialité qui repose sur cet endroit. C’est dans cette ambiance aux allures familières et rassembleuses que s’est déroulée la Commission Brassicole 2017, organisée par la Taverne et la Microbrasserie Les Grands Bois.

Sur place, nous avons dégusté différents produits forgés à partir d’orge et de houblon d’un peu partout au Québec. Même si la SuperPause des Grands Bois reste un incontournable, nous avons eu quelques coups de cœur. Tout d’abord, pour Tête d’allumette, de Kamouraska, avec leur arrière-goût fumé dû au brassage sur feu de bois, mais aussi pour Sutton Brouërie et Isle de Garde avec leurs bières Session.

Lors de l’événement, on pouvait aussi déguster des produits des microbrasseries Bellechasse, Ras l’Bock, Charlevoix, Le Trèfle Noir, L’Hermite, La Souche, Noctem, Dunham, Griendel, Broue Pub Brouhaha, Le Temps d’une Pinte et Le Trou du Diable.

Côté spectacle, Street Meat, Beat Sexü et The Brooks ont influencé l’ambiance festive qui régnait sur Saint-Casimir.

C’est le groupe montréalais Street Meat qui a débuté la soirée. D’emblée, les gens se sont approchés pour les écouter et danser sur les rythmes traditionnels offerts par le violon de Mélisande Archambault (The Royal Pickles) et la contrebasse de Jean-Philippe Demers (Elixir de Gumbo). Leur premier album, paru en mai 2015, semble être plus complet que leur prestation live, puisqu’on y retrouve des artistes invités qui viennent compléter leurs créations en y ajoutant un style plutôt gypsy et klezmer avec de l’accordéon, du trombone et de la trompette.

Nos amis de Québec, Beat Sexü, ont, comme à l’accoutumé, fait bouger les festivaliers par leur groove funky, leurs habits à paillettes et leur reprise de Gab Paquet.

Finalement, The Brooks a été une découverte pour la plupart des gens présents à l’événement, mais également pour notre équipe. En effet, leur qualité et leur professionnalisme ont dépassé les attentes de la soirée. C’est un groupe à ne pas manquer dont on risque d’entendre parler de plus en plus. Ses influences jazz aux intonations funky et disco ne laissent personne indifférent et entraîne sans exception tous les corps sur leur musique.

Encore une fois, La Taverne nous a offert un très beau moment. Merci à toute l’équipe de l’organisation, et nous espérons que cet événement se répète d’année en année.

[SPECTACLE] Gypsy Kumbia Orchestra à la Taverne de St-Casimir, le vendredi 7 avril

Encore une fois, l’équipe de la Taverne de St-Casimir a su frapper dans le mille avec le groupe multiculturel Gypsy Kumbia Orchestra. En entrant en plein soundcheck, je m’aperçois que les 14 membres du groupe seront tous dans la Taverne elle-même. Un beau défi pour les 14 musiciens, car il n’y a pas seulement les deux danseuses de salsa qui ont une chorégraphie, mais tout le monde.

Dès les premières notes de musique, on capte tout de suite l’énergie du groupe. Venant d’une peu partout au Québec, de Colombie et de Europe de l’Est, le groupe a été fondé à Montréal. La passion de la musique les a réunis sous une même style, qui rappelle beaucoup le Sud, la chaleur, les rythmes endiablés et la danse. Ce n’est donc pas étonnant de voir les deux jeunes demoiselles, Andrea Nino et Sandra Bustos, bouger sur des chorégraphies rappelant la salsa.

C’est au son de ses maracas que Juan Sebastian Mejia,, aka Perditi, guidait le groupe vers les chansons, toutes plus dynamiques les unes que les autres. L’assistance ne pouvait s’empêcher de bouger et de participer au spectacle. Avec les clarinettes de Zillien Biret et d’Aurelien Tomasi, les trombones d’Étienne Lebel, d’Eli Camilo et de Blaise Margail, les trompettes de Guillaume Garant et de Bertrand Margelidon, l’accordéon de Laurence Sabourin, le violon d’Anit Ghosh, les percussions d’Ivan Banford, de Maxime Ethier et de Sergio Barrenechea, on peut dire que la musique était très nuancée et complète. Le fait de voir autant de musiciens s’amuser réellement à transmettre leur passion était totalement contagieux.

Ce que j’ai particulièrement apprécié dans ma soirée, c’est que le groupe faisait beaucoup participer le public, que ce soit en le faisant danser, s’accroupir devant la scène, faire semblant de se battre ou taper dans ses mains. Le public ne s’ennuyait pas du tout. On voyait également le sourire dans le visage de chacune des personnes présentes. Je crois que c’est ce qui est le plus magistral avec ce groupe. Ils dégagent une telle confiance, une telle énergie et une telle aisance, que ça rend heureux. On a soudainement envie de participer, de danser, de chanter, de crier des mots en espagnol qu’on ne comprend pas toujours. Bref, on s’amuse.

J’ai su remarquer l’effort considérable qui est fait dans la mise en scène et dans les chorégraphies des musiciens et danseuses. Malgré l’espace restreint, ils y sont allés d’acrobaties, de pyramides, de mouvements répétitifs et de danses très élaborées. Un moment super intéressant également, c’est lorsqu’ils ont joué de la flûte colombienne (gaïta), instrument très original qui ne m’avait jamais été donné de voir.

En l’espace d’une soirée, j’ai eu l’impression que l’été était arrivé à St-Casimir. J’ai été transportée dans le Sud au son d’une musique festive, très multiculturelle et ne se définissant pas par un style particulier, mais mariant à merveille toutes les cultures qui se regroupent sous le nom Gypsy Kumbia Orchestra.

Crédit Photo : Adrien Le Toux 

[SPECTACLE] Antoine Corriveau, la Taverne de St-Casimir, 31 mars 2017

Je me confesse, j’ai découvert Antoine Corriveau il y a peu de temps. Malgré tout le bien que j’entendais à son sujet, je n’avais pas encore pris le temps de découvrir sa musique. J’arrivais donc à la Taverne avec l’esprit ouvert, prête à toute éventualité.

Il y a de ces soirées où l’on se sent privilégié d’être à un endroit. Une impression que rien n’existe outre ce que l’on a devant nos yeux. Une bulle se crée. C’est le sentiment que j’ai eu vendredi dernier, en compagnie d’Antoine Corriveau et de ses musiciens.

Tout d’abord, la talentueuse Marianne Houle, qui habite son violoncelle (et tous les instruments auxquels elle joue) et signe la musique entière de la pièce Parfaite se retrouvant sur Cette chose qui cognait au creux de sa poitrine sans vouloir s’arrêter. Elle a également collaboré aux arrangements et à plusieurs autres chansons de l’opus. S’ajoute ensuite Charles Duquette, maître des tambours dosant à merveille les rythmes doux, mais tout de même affirmés. C’est finalement François Zaïdan à la basse qui vient compléter la mélodie avec une cadence très lascive se mariant à merveille avec la guitare. Tous ces artistes de talent accompagnent Antoine Corriveau dans toute sa prestance mêlée de désinvolture.

Devant les quelques chanceux qui se sont retrouvés à St-Casimir, Corriveau a ouvert le bal avec Rendez-vous. D’emblée, on cerne la profondeur de sa voix, mais également celle de ces textes. C’est mélancolique et ça grafigne de par sa belle fragilité assumée. Je crois que ses propos et sa voix sont tellement en symbiose, ils sont au service l’un de l’autre.

L’auteur-compositeur-interprète est bien conscient de l’intensité de ses propos, ce qui l’amène à désamorcer un peu ceux-ci en entrecoupant les chansons de blagues et d’anecdotes, comme la fois où il s’est étouffé pendant Le nouveau vocabulaire devant Gilles Vigneault.

Lorsqu’ils ont interprété Deux animaux, j’ai perçu l’émotivité dans la voix d’Antoine Corriveau sur les notes plus hautes, ce qui était particulièrement touchant. C’est pour moi un des moments fort du spectacle. Parfaite surprend également de par ses allures de slam. Une mélodie très dramatique et un texte poétique qui m’évoque la peur d’aimer.

Même s’il n’y avait pas foule, les gens présents connaissaient sans aucun doute Antoine Corriveau et avaient envie de profiter au maximum de sa présence à St-Casimir. Par deux fois il est revenu pour jouer deux chansons, jusqu’à épuiser le répertoire des chansons que connaissaient les musiciens.

J’ai eu de la difficulté à décrire l’effet que peut avoir l’artiste quand on assiste à son spectacle autant que lorsqu’on écoute ses albums. Ça s’immisce à l’intérieur et ça ne veut pas te quitter. Cependant, il faut être prêt à se laisser emporter dans la profondeur et être dans un état d’esprit propice.

Il est possible de le voir bientôt à Waterlop, Chicoutimi et Lavaltrie.

Crédit photo : Jacques Boivin 

[SPECTACLE] Half Moon Run (+Mauves), La Taverne de St-Casimir, 2 mars 2017

On se souvient du jeudi 2 mars 2017 comme d’une soirée festive, qui a réuni deux groupes assez improbables ensemble. C’est ce qui a permis de vivre quelque chose d’inusité, mais de génial à la fois.

La première partie était Mauves, groupe pop-rock progressif qui sillonne présentement le Québec en compagnie de plusieurs groupes émergents (et pour la seconde fois avec Half Moon Run cette soirée-là!). Alexandre Martel, Julien Déry, Cédric Martel et Charles Blondeau offrent une prestation de qualité et sentie. J’aime l’intensité des instruments et le clash avec la voix plus haute d’Alexandre Martel et celle plus envoûtante de Julien Déry, qu’on entend sur Parc du Portugal. Les textes sont très imagés, et le nouvel album Coco, paru en 2016, s’écoute comme du bonbon. Quoique inattendue, cette combinaison avec Half Moon Run s’appréciait indubitablement.

La frénésie entourant le groupe Half Moon Run, même si la sortie de Sun Leads Me On date de 2015, est toujours aussi forte. Encore une fois, la Taverne de St-Casimir affichait complet pour le spectacle. Le groupe était un peu partout lors des dernières semaines, ce qui n’a pas semblé affecter leur performance un brin.

Ils ont commencé avec 21 Guns Salute, qui se retrouve sur Dark Moon, le premier opus du groupe. Sans commencer en coup de canon, ça donne le ton pour une soirée planante où la voix de Devon Portielje est l’un des éléments forts. Ils ont enchaîné I Can’t Figure Out What’s Going On, deuxième vidéoclip qu’ils ont lancé de leur second album.

Par la suite, les succès de chacun de leurs opus ont su se ficeler à merveille, alors que le public dansait sur Call Me in the Afternoon, chantait en chœur Devil May Care, et savourait Sun Leads Me On. Ils ont fermé avec Consider Yourself (le court-métrage/vidéoclip de la chanson est à voir selon moi!) pour mieux revenir sur trois pièces très appréciées : Fire Escape, She Wants to Know et Full Circle.

J’ai remarqué que les chansons du premier album avaient un effet plus euphorique chez les gens présents, raison pourquoi, fort probablement, ils ont choisi de terminer avec trois de celles-ci. Le groupe a encore une fois été à la hauteur de sa renommée en terre québécoise avec une performance haute en couleur. Devon a même joué de la guitare avec sa bouche à un certain moment, ce qu’on n’a pas la chance de voir souvent!

Me déplacer à St-Casimir reste toujours un plaisir, et pas seulement parce que leur programmation 2017 est diversifiée et complète. Cette année, ils ont accueilli et accueilleront encore des gros noms de la musique sous leur toit, et seulement 500 personnes sont attendues chaque soir de spectacle. Cela crée, à mon avis, un phénomène de rareté, et on se sent privilégié d’être à l’une de leurs soirées. Ce n’est donc pas surprenant qu’ils affichent souvent complet.

Crédit photo : Joé Lacerte 

 

[À VOIR MAURICIE] Suggestions semaine du 17 au 22 novembre

On ne s’ennuiera pas cette semaine en Mauricie alors que nous aurons même à choisir entre plusieurs spectacles.

Dès le jeudi 17 novembre, deux choix s’offrent à nous :

Sarah Toussaint Léveillé et Joëlle St-Pierre seront au Satyre Cabaret-Spectacle à Trois-Rivières à 20 h 30. Deux jeunes auteurs-compositrices-interprètes. La première est souvent accompagnée d’une contrebasse et de sa guitare, alors que la seconde s’accompagne au vibraphone. 20$ à la porte.

Rosie Valland est à 20 h à la salle Louis-Philippe-Poisson de la Maison de la culture de Trois-Rivières. (Nous y serons !) Un doux indie-pop qui vous charmera à coup sûr. 21.50$ en ligne. Vous pouvez aussi aller jeter un coup d’oeil à l’entrevue que nous avons fait avec elle le 5 novembre!

Le vendredi 18 novembre, trois soirées très différentes :

Bleu jeans bleu sera à la Taverne de St-Casimir à 21 h 30. Des outifts en jeans et du bon pop-country humoristique. Quoi demander de mieux ? Vous connaissez probablement leur dernier simple Pantalon de yoga. 20,29$ sur lepointdevente.com

Simon Boudreau est au Magasin Général Lebrun de Maskinongé à 20h. Une pop/rock efficace qui joue sur les radios et un peu partout. Il est connu pour les titres Fleur Bleu et plus récemment La mémoire. 25$ à la porte.

Charrue et Lesbo Vrouven sont au Zénob de Trois-Rivières à 21 h 30. Le premier est un groupe de Trois-Rivières qui fait, d’après eux, du rock angoissant. Ils sortent pour la première fois de l’automne. Le second est un groupe de Québec (avec Sam Murdock entre autres) et leur musique c’est fou-fun-post-pink dansant ! 8$ à l’entrée.

Le samedi le 19 novembre, encore beaucoup de variété :

Louis-Jean Cormier est au Moulin Michel de Bécancour. Il était de passage à Québec la semaine dernière et c’est maintenant nous les chanceux ! (Non mais avez-vous vu les photos de Jacques Boivin à l’Impérial Bell ?! ) **C’est complet, mais on sait jamais!

Mononc’ Serge est au Magasin Général Lebrun de Maskinongé à 20 h. C’est en trio acoustique qu’il livrera son spectacle au Grenier du Magasin général. 26$ à la porte.

Bolduc tout croche et Coroner Paradis sont au Zénob de Trois-Rivières à 21 h 30. Bolduc tout croche c’est du country/folk/alternatif et Coroner Paradis offre des chansons fébriles réconciliant l’âme et le corps. Encore fort probablement des belles découvertes au Zénob. 7$ à l’entrée.

Le mardi 22 novembre

Lancement de l’album de MJ’S à la salle Louis-Philippe-Poisson à 19 h. Le groupe de Trois-Rivières lance leur album « Release » ce mardi. 20$ plus un cd à l’entrée !

Catherine Durand est au Gambrinus de Trois-Rivières à 21 h. Elle vient tout juste de sortir un nouvel album « La pluie entre nous » et elle vient nous présenter ces pièces folks.

Bonne semaine!

Crédit photo : Jacques Boivin 

[SPECTACLE] Les Cowboys Fringants à St-Casimir

Ils sont arrivés sur scène vers 21h15, sans première partie, et on sentait qu’ils étaient d’une humeur festive ce soir-là. En entrée de jeu, Karl Tremblay s’est exprimé « Ici, c’est le type d’endroit où on aime le plus jouer ; une microbrasserie ». Il est en effet possible, depuis un mois déjà, de déguster la bière Les Grands Bois brassée directement à St-Casimir. J’ai eu la chance de voir Les Cowboys fringants dans plusieurs festivals durant l’été, et je dois avouer qu’en salle, ce n’est pas la même game. Même le public est vraiment différent. On sent une effervescence et une énergie qui se transmet beaucoup mieux qu’à l’extérieur, et le groupe semble jouir d’une plus grande liberté également.

Déjà, il y avait 2 parties au spectacle qui comptait plus de 20 chansons dont une majorité faisait partie de leur dernier album Octobre. En plus, on sentait un vent de folie qui planait, comme ce n’était pas la première fois qu’ils se retrouvaient à la Taverne. Ils ont même clamé que c’était une des salles au Québec où ils étaient le mieux reçus.

Ils ont commencé le spectacle avec la chanson Bye bye Lou, pour ensuite interpréter quelques chansons faisant partie des anciens albums telles que La reine, La Manifestation ainsi que Paris-Montréal. Plusieurs fans ont fait des demandes spéciales donc nous avons eu la chance d’entendre l’Hiver approche, Impala Blues et même le début de la chanson de thème de Watatatow. À un certain moment durant le spectacle, c’était pratiquement un challenge entre Karl Tremblay et Jean-François Pauzé à savoir si l’un connaissait les paroles ou la partition de la chanson qu’ils voudraient chanter. C’est de cette manière qu’on a également eu droit à des échantillons de Horse with no name et de Stairway to heaven.

Au retour de l’entracte, le public a eu droit à un « Service de bar ». En effet, Jérôme Dupras a distribué pas loin d’une trentaine de bières aux gens dans l’assistance. Il s’est même dirigé à plusieurs reprises dans la foule pour jouer de la guitare et y faire du bodysurfing. À mon avis, c’est à ce moment que la soirée a le plus levée, bien qu’elle fût déjà bien entamée. Ils sont revenus au son d’Octobre puis ont enchaîné avec Droit Devant, Ti-Cul et la chanson de l’heure : Marine marchande. Une demoiselle du public est même venue chanter les parties de Frannie Holder de cette chanson. Lors de la chanson La dévisse, ce sont des animaux (et autres formes douteuses) en ballons qui ont été distribués dans la foule qui passait une excellente soirée. Le public réservait également une surprise aux Cowboys fringants lors de la chanson Les étoiles filantes. Les avions en papiers partaient au vent sans arrêt lors de la chanson, tellement que Karl Tremblay a confié que c’était la plus belle soirée d’avion qu’ils avaient vu depuis longtemps.

Malgré les nombreuses années qu’ils ont derrière la cravate, les Cowboys fringants semblent avoir encore autant de plaisir sur scène, à créer des situations cocasses et à livrer la marchandise aux fans qui se déplacent encore beaucoup pour les voir. J’avoue que ce spectacle que j’ai vu samedi sera difficile à égaler, mais ils reviennent à la St-Casimir au mois de mars pour une supplémentaire, si vous regrettez de ne pas avoir pu être à celui-ci!

Crédit photo : Yoan Beaudet

[SPECTACLE] TIKEN JAH FAKOLY À LA TAVERNE DE ST-CASIMIR, 7 MAI 2016

500 fans et curieux/curieuses sont venus voir Tiken Jah Fakoly, faisant ainsi en sorte que la Taverne de Saint-Casimir affiche complet. Des gens de l’Ontario et même de la Gaspésie sont venus voir l’artiste d’origine ivoirienne et sa bande, après avoir accueilli en première partie le chanteur Pomerlo (voir l’article ici). Tel un guide, Tiken Jah Fakoly arrive avec son habit traditionnel et son bâton. Ne pensez toutefois pas qu’il a l’intention d’offrir une prestation statique… Ledit bâton n’est là qu’au début et sert à accentuer l’intro solennelle marquée par un éclairage d’abord sobre et par des sons d’oiseaux.

Une partie des chansons du spectacle étaient issues de son album « Racine », qui reprend des classiques du répertoire reggae. Outre le fameux « Get up Stand up » de Bob Marley dont la finale sur scène devient électrique, Fakoly et ses comparses offrent un medley comprenant notamment « Police and Thieves » de Junior Murvin, « Brigadier Sabari » d’Alpha Blondy et « One Step Fowrads » de Max Romeo. Ce bouquet de pièces est l’occasion pour Fakoly, suintant l’effort au point de s’essuyer la face, d’expliquer les liens entre la musique reggae et africaine, symboles pour lui de liberté.

Les pièces issues de la discographie du chanteur d’origine ivoirienne ont toutefois une belle place sur scène. Les cinq musiciens et les deux choristes accompagnant Fakoly rendent parfaite la rencontre entre musique ouest-africaine et reggae jamaïcain. Seul léger bémol :  l’absence d’instruments à cuivre, remplacé par les sons du clavier de Dave Kynner. Toutefois, la présence de Kenner permet de donner un aspect dub ou électro sur certaines pièces. Sur « Dernier Appel » et sur « Kafouyé », les notes du clavier et celles de la guitare électrique de Vi Avelino font émerger un effet psychédélique intéressant.

Julie Broue et Wonda Wendy, les deux choristes, apportent une forme de puissance et une énergie aux chansons proposées. Andra Kouyaté emmène la touche traditionnelle de la musique africaine avec son n’goni, une guitare traditionnelle de l’Afrique de l’Ouest ayant dans son cas deux manches. Ras Jumbo, le bassiste, se fait souvent discret en jouant de côté, mais ça ne veut pas dire que le son de la basse passe complètement inaperçu, heureusement !

L’engagement politique manifestée par Fakoly et ses collègues marque également l’événement, au grand plaisir des admirateurs et admiratrices. Avec le « Prix du Paradis », l’auteur-compositeur-interprète dédie la chanson à divers mouvements sociaux du Congo ou du Burkina Faso ainsi qu’à la jeunesse. Dans cette chanson, la foule scande en cœur « l’abolition de l’esclavage ». Lorsque Kouyaté lève son poing, les gens sur place font de même. La pièce « Les Martyrs » est l’occasion de rendre hommage aux disparus qui se sont battus pour la justice sociale.

Tiken Jah Fakoly et ses musiciens maîtrisent complètement l’art du spectacle. Malgré une mise en scène très professionnelle et travaillée (éclairage éteint entre deux pièces, remplacement rapide des instruments pour des percussions à la fin du spectacle, capacité de jouer avec les genres musicaux de manière fluide), l’ambiance était quand même festive et conviviale, sans être pompeuse. Fakoly, qui s’est déjà produit devant des foules d’au moins 50 000 spectateurs, s’est montré très généreux et a tout donné. La preuve, dès le milieu du spectacle : sa voix chaude et grave commençait à être éraillée un tout petit peu.

C’est une chance que la Taverne de St-Casimir nous ait offert, à moi et à notre photographe Adrien, l’occasion de voir en chair et en os un incontournable de la chanson francophone qu’est Tiken Jah Fakoly. Nous espérons que les souvenirs évoqués en mots et en images vous aient donné le goût de suivre un artiste de haut calibre qui est loin de se reposer sur ses lauriers !

 

 

[SPECTACLE] POMERLO À LA TAVERNE DE ST-CASIMIR, 7 MAI 2016 (PREMIÈRE PARTIE DE TIKEN JAH FAKOLY)

Pomerlo, qui a enregistré son album « Légende personnelle » avec des collaborateurs de Tiken Jah Fakoly, avait l’énorme tâche de réchauffer la foule avant le spectacle du grand maître de reggae africain (voir l’article ici). Le chanteur s’est donné au maximum, bougeant avec aise sur la scène, ayant même failli de s’accrocher dans le fil du micro !

Les chansons proposées incorporent reggae et pop-world, mariage qui semble avoir laissé certaines personnes sur leur faim. On sentait par ailleurs que la foule avait hâte d’accueillir Fakoly. Toutefois, Pomerlo semble avoir ses fans, puisque certaines personnes arrivées à l’avance se demandaient à quelle heure son spectacle commençait. Aussi, après de nombreux efforts et avec la pièce « Dur d’être black » dédié à un ami sénégalais, les gens devant la scène tapaient des mains avec lui.

Ayant été généreux de son énergie, on sentait que la voix s’échappait tranquillement à la fin de sa prestation. Malheureusement, le chanteur de Black-Lake (près de Thetford Mines) n’a pas pu présenter ses talentueux musiciens. Ils ont su apporter, malgré le fait qu’ils n’étaient que trois, de belles couleurs aux pièces comme « Petit Prince » ou « L’Île aux Miles-Îles ».

La première partie offerte par Pomerlo n’a sans doute pas atténué l’attente chez les fans de Tiken Jah Fakoly. Toutefois, l’auteur-compositeur-interprète québécois s’est montré motivé, proposant avec sincérité ses chansons sur sa vision du monde et de son quotidien.

 

[QUOI FAIRE] Mauricie: Suggestions de l’équipe du 7 au 9 avril 2016

Encore une grosse fin de semaine en Mauricie !

7 avril:

  • Philip Sayce au Ti-Petac

8 avril:

  • Les Portageux et David Robert au Nord-Ouest Café (à 17h)
  • Foreign Diplomats et Hein Cooper au Ti-Petac
  • Tina-Ève à la Salle Louis-Philippe Poisson
  • Galaxie au Cabaret de l’Amphithéâtre Cogeco
  • Street Meat au Zénob

9 avril:

  • Les Cowboys Fringants à la Salle J.Anthonio Thompson
  • Dumas au Magasin Général LeBrun
  • Suuns et Pang attack à La Taverne de St-Casimir
  • Rosie Valland, Pandaléon et Cosmophone au Ti-Petac
  • Isabelle Blais et Pierre-Luc Brillant au Zénob