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[SPECTACLE] Ragers, Sous-sol du Cercle, 4 septembre 2015

20150904-Ragers-8Il n’y avait pas foule vendredi dernier au sous-sol du Cercle. C’est très dommage, parce qu’après une petite prestation des DJ Mars Thestreet et Wolfer, la formation montréalaise Ragers a donné tout un show!

Cachés derrière leurs masques (ils expliquent tout ça dans l’entrevue qu’ils ont accordée à Karina), les trois membres du groupe se concentrent sur leurs chansons au groove indéniable, aux riffs ravageurs et aux beats entraînants. Vous voulez de la convergence, ces gars-là vous en donnent. On est vraiment à la croisée du hip-hop, de l’électro et du rock bien senti. Ajoutez à cela le flow du rappeur Billy Eff sur quelques chansons et nous voilà transportés dans un univers diablement créatif dans lequel on n’a qu’une envie : se laisser aller et bouger jusqu’à ce que la batterie soit à terre. C’est d’ailleurs ce que votre humble serviteur aurait fait s’il n’avait pas à prendre de photos.

20150904-Ragers-3En voilà quelques-uns qu’il va falloir surveiller. Cette façon de tout mélanger live est vraiment intéressante, même pour quelqu’un comme moi qui n’est pas un grand fan du genre. Probablement parce qu’à travers tout ce mélange, on sent très bien la mélodie, le travail artistique de ces trois gars incroyablement inspirés. On a déjà hâte à la prochaine visite. Cette fois, les gens vont répondre à l’appel, hein?

Photos : Jacques Boivin

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[PHOTOS] Yardlets (+Doloréanne et Elsa), Le sous-sol du Cercle, 21 mai 2015

Yardlets-150521-14(Photos : Jacques Boivin – ecoutedonc.ca)

Encore en mode rattrapage!

On était peu nombreux, mais on a eu de la belle visite le 21 mai dernier au sous-sol du Cercle! Sam Goldberg Jr., Jeff Edwards et leurs complices sont venus nous brasser la cage avec un rock bien sale, mais bien senti. Les spectateurs ont dansé et sué ben comme il faut. L’énergie un peu brouillonne de Yardlets est beaucoup plus efficace sur scène que sur disque!

Yardlets-150521-5La formation Elsa, qui précédait le groupe, naviguait sensiblement dans les mêmes eaux. Un peu plus de shoegaze, un peu moins d’esprit punk, mais tout de même très efficace.

On doit avouer que malgré sa grande efficacité, Doloréanne avait un esprit beaucoup plus pop que les deux formations qui les suivant. On a d’ailleurs l’impression que plusieurs des personnes venues voir le groupe de Québec sont parties en cours de route. Petit clash? J’ai pourtant vu bien pire!

Une fort belle soirée, somme toute. J’ai même pris des photos!

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[SPECTACLE] Anatole + Choses Sauvages, Le Sous-sol du Cercle, 16 avril

Pendant que ça commençait à faire la file en haut du cercle pour le spectacle de Claude Bégin, nous sommes descendus sous terre pour aller visiter le côté sombre de la force musicale. Compte-rendu de cette expérience musico-sensorielle.

Le compte-rendu

En arrivant, je constate le petit nombre de personnes. Cependant, comme on dit, la qualité vaut mieux que la quantité! Dès la première partie, et surtout lors du spectacle d’Anatole, les premières rangées (les seules) chantent ou baragouinent les paroles.

Partis des contrées lointaines montréalaises pour venir nous exposer ici pour la première fois leur musique et leur fun, Choses Sauvages commencent le bal. Que dire de leur musique en effet ? Pour ma part, je les qualifierais de groupe interchangeable. Comme ils nous l’ont prouvé sur scène (sur le pas-de-scène du Sous-sol du Cercle, en fait), les membres de Choses Sauvages peuvent autant changer de tempo que de style musical pendant leurs pièces, ce qui donne un heureux mélange. Interchangeables aussi parce que les musiciens eux-mêmes jouaient différents instruments à tour de rôle. Vraiment, c’est un groupe encore jeune, mais il me semble très prometteur et je retournerai les voir jouer avec autant d’enthousiasme qu’ils en ont montré eux-mêmes sur scène.

Pour continuer sur ma thématique Star Wars, je dirai qu’après les padawans sont entrés les maîtres jedi de l’expérience musicale. Et avec Anatole, il faut vraiment insister sur le mot «expérience». Bien que leur musique soit en elle-même divertissante et réfléchie, c’est incomparable au souci du détail que leur mise en scène contient. Je pourrais dire que les membres d’Anatole portent des costumes étonnants, mais je préfère dire qu’ils sont possédés par ces habits. C’est tout particulièrement le cas pour le chanteur Alexandre Martel, qui est quasi méconnaissable, hormis pour sa voix claire et aérienne. Le mot d’ordre pour cette partie du spectacle : intensité. Jouant devant un public qui m’a semblé assez initié, l’atmosphère prêtait aux folies. On a même eu droit à un strip-tease à long terme du chanteur, pour tout faire comme il faut et pour pimenter d’autant plus la musique déjà érotico-sythé-joyeuse. Indescriptible.

Sur ce, le spectacle s’est très bien fini avec un rappel inattendu et cocasse. Voilà ce qui terminait une soirée qui, hormis le feedback occasionnel, a été une réussite. L’endroit et la «vibe» du public ajoutaient un petit quelque chose de très envoûtant.

L’entrevue à une question
Tommy Bélisle et Alexandre Martel se sont tous deux prêtés au jeu de l’entrevue à une question (la première d’une tradition qui, je l’espère, se perpétuera dans mes articles futurs). Voici les résultats.

Ayant sortis tout récemment un nouveau maxi intitulé Japanese Jazz, Choses Sauvages ont dû expliquer le choix de ce nom :
Pourquoi Japanese Jazz ?
Le nom viendrait d’une vidéo éponyme, «vraiment dégueulasse là», nous affirme Tommy. Il vous invite aussi, lecteur, à aller le constater par vous même sur YouTube : «c’est vraiment cheesy, t’as jamais vu ça». Amusés par le nom et par le vidéo en soi, une trouvaille du batteur Philippe Gauthier Boudreault, ils ont décidé de l’adopter pour leur maxi par la suite.

Pour Anatole, il ne fallait pas faire les choses de façon conventionnelle. On leur a donc demandé :
Quelle question vous voudriez poser à nos lecteurs ?
«À quoi vous pensez quand y fait noir ?»

Eh bien je vous pose la question, lecteurs. Moi, dorénavant, je penserai aux fumées exquises du monde Sauvage et Anatolien.

Et que la force soit avec vous !

 

Crédit photo: Ludvig Germain Auclair