[FESTIVOIX] Compte rendu, 30 juin 2017

HICHEM KHALFA QUARTET – SCÈNE DES VOIX JAZZ – 17H45

Hichem Khalfa Quartet
photo: Jean-François Desputeaux

D’après les applaudissements nourris entre chaque morceau des quelque 160 personnes présentes, il semble que le Hichem Khalfa Quartet ait conquis les amateurs de jazz. Il faut dire que les Réminiscences, titre de son album né en raison des bouts de compositions assemblées et peaufinées du trompettiste et leader Hichem Khalfa, sont livrées de manière fort bien produite et avec talent. Loin de faire sa vedette, ce dernier se retirait parfois de la scène afin de laisser jouer ses comparses Jonathan Arseneau (basse), Dave Croteau (batterie) et Jérôme Beaulieu (clavier). Par ailleurs, ce dernier a offert tout un solo où les divers tempos, distorsions et nuances ont bluffés le public. Seul bémol : lors de la présentation de la très suave et onirique Kokiri, on entendait les gens sur la terrasse à coté discuter. J’avais carrément l’impression qu’une scène plus intimiste entre quatre murs aurait été davantage appropriée. Sinon, le plaisir éprouvé sur scène par les musiciens semble avoir été contagieux, puisque les commentaires du public ont été très positifs. – David Ferron 

LIANA – SCÈNE DES VOIX LIBRES – 18H

Liana Bureau
Photo : Adrien Le Toux

L’auteure-compositrice-interprète R&B de Québec Liana avait une belle surprise pour les festivaliers trifluviens : un paquet de nouvelles chansons qui complétaient fort bien son EP Prime Time. Le public de tous âges a bien apprécié ces nouvelles chansons qui montrent le grand talent de la jeune femme, pour qui tout semble si facile. Le R&B de Liana est fort simple, mais diablement efficace. Des mélodies pleines de soul, une teinte de blues çà et là, des rythmes chauds et une voix envoûtante. Votre pas très humble serviteur a une fois de plus frissonné en écoutant Danger. Une bombe!

Que demander de plus? – Jacques Boivin

GAB PAQUET – SCÈNE DES VOIX UNDERGROUND (ZÉNOB) – 23H

Gab Paquet – Photo : Adrien Le Toux

Notre chanteur de charme préféré a encore une fois enflammé le Zénob avec ses ritournelles. On s’entend pour dire que l’endroit était plein, et que chaque personne présente était subjuguée par la présence et le charisme de Gab Paquet. Je n’ai vu que des gens danser, chanter et sourire tout au long de la veillée. Il faut dire que c’est un habitué de la place, et qu’en plus, en étant dans la programmation du Festivoix, quelques curieux sont venus jeter un coup oeil. Mes moments préférés de la soirée : lorsqu’il a enfilé ses lunettes cosmiques pour la chanson Soucoupes volantes. M. le patron a réussi justement à capter à merveille ce moment. Ensuite, lorsqu’il a chanté Casio, Pad et Moustaches et que tout le monde s’est mis à chanter avec lui en avant. J’avoue avoir également eu un plaisir fou à crier « ça fait plaisir » lors de la chanson Consommations en rappel. Sa musique a un pouvoir rassembleur mais également libérateur. Arrêtons de nous poser des questions, et disons donc les vraies affaires! – Caroline Filion

LE WINSTON BAND – SCÈNE DES VOIX TRADS (LE TRÈFLE)- 23H

Le Winston Band – Photo : Jacques Boivin (archives)

Je dois vous avouer que j’avais plus que hâte de voir ce groupe trad au Festivoix puisque ma dernière expérience avec eux au SPOT à Québec avait été marquante. C’est toujours impressionnant de les voir jouer des instruments plutôt inhabituels de nos jours comme le frottoir zydeco, joué avec des ouvres-bouteilles par Andrew Duquette-Boyle ou l’accordéon, joué par le principal chanteur, Antoine Larocque. Jeune et festif, le spectacle du groupe donne une ambiance d’enfer peu importe où il passent. Ils en ont fait sourire et danser plus d’un hier soir au Trèfle, qui ne s’attendait pas à se faire divertir autant. « On mange souvent des insectes assaisonnées aux épices cajun, comme notre musique », ont-ils lancé avant de poursuivre avec leur musique qui rappelle parfois des sonorités de Canailles ou du groupe Élixir de gumbo. -Karina Tardif

GAZOLINE – SCÈNE DES VOIX FOLKS (LE TEMPS D’UNE PINTE) – 23H

J’ai eu le temps, après Le Winston Band, de me rendre au Temps d’une pinte pour les deux dernières chansons de Gazoline ainsi que le rappel. Le spectacle s’est terminé avec leur succès Gazoline, datant de 2012, et le chanteur qui est descendu sur le plancher de danse. La sueur et le rock envahissaient la place !

Les gars seront dans leur patelin le 8 juillet pour le nouveau festival La Noce au Saguenay et on pourra les voir au Festival d’été de Québec le 9 juillet. -Karina Tardif

[Rideau] Compte rendu, 12 février 2017

Le Winston Band – Photo : Jacques Boivin

Et voilà, en plein milieu d’une grosse bordée de neige, les activités de la Bourse Rideau, notre SXSW local, sont lancées!

Et nous nous sommes promis une soirée des plus éclectiques! On a quand même commencé ça tranquillement avec une vitrine officielle et une vitrine off.

Compte rendu d’une soirée qui a su gâter le mélomane en moi :

Impérial Bell

Drôle de mélange dans la grande salle de la rue Saint-Joseph : des délégués de Rideau, tout sages et professionnels, se mélangeaient aux fans de Rouge Pompier, prêts à danser en rond autour du duo de choc.

D-Track – Photo : Jacques Boivin

D-Track

Le rappeur de Gatineau n’avait que 20 minutes pour montrer aux diffuseurs présents qu’il était plus qu’une suite de beaux mots. Mission accomplie : L’auteur de Message texte à Nelligan a montré, avec ses complices, qu’il avait une belle présence scénique et que ses pièces étaient complètes. Réussir à faire taper des mains les délégués de Rideau, ce n’est pas toujours une tâche facile…

Nicolas Pellerin et les grands hurleurs – Photo : Jacques Boivin

Nicolas Pellerin et les grands hurleurs

Clairement un favori des des diffuseurs présents. Pellerin et ses musiciens n’ont eu aucune difficulté à faire chanter et danser le public présent dans la salle. Il faut dire que le trad de Pellerin et ses grands hurleurs (Stéphane Tellier et Simon Lepage) est très accrocheur! De quoi donner le goût de ressortir 3/4 fort… En tout cas, les gars ont tout donné… pour célébrer l’anniversaire de Pellerin!

Rouge Pompier – Photo : Jacques Boivin

Rouge Pompier

Jessy et Alex Pompier avaient mobilisé leurs fans et ceux-ci avaient répondu à l’appel. Tant mieux, parce que les gars ont décidé de montrer de quoi avait vraiment l’air un show de Rouge Pompier et ils se sont installés au parterre, comme ils le font d’habitude. Ça a donné de drôles de résultats : aux tables, les délégués étaient pour la plupart amusés pendant qu’autour du band, les fans chantaient les chansons à l’unisson. Fait important : la prestation de Rouge Pompier a donné lieu au premier circle pit de l’histoire de Rideau, au grand bonheur des spectateurs et des diffuseurs! Évidemment, j’ai Autobus dans la tête depuis…

OFF Rideau, L’Anti Bar et Spectacles

Tout de suite après le merci, bonsoir de Rouge Pompier, nous sommes partis en courant dans la neige et nous sommes dirigés vers L’Anti où une belle vitrine OFF nous attendait. On vous le dit tout de suite : on a manqué le dernier groupe, Caravane, parce qu’on sait qu’on va les voir le lendemain.

Olivier Bélisle – Photo : Jacques Boivin

Olivier Bélisle

En trio, l’auteur-compositeur-interprète (et membre de la formation Canailles) nous a présenté quelques douces chansons de son répertoire. Chansons qui furent visiblement appréciées par les spectateurs qui étaient toute ouïe! Faut dire qu’on a bien aimé son album Une fois par jamais nous aussi…

Chassepareil – Photo : Jacques Boivin

Chassepareil

On a poursuivi tout en douceur avec la formation Chassepareil, venue présenter quelques extraits de son joli album folk Les oiseaux d’hiver. Belles sonorités, esthétique auditive très intéressante. La formation manque encore un peu d’expérience (on le constate parfois dans la présence scénique), mais l’avenir est prometteur, surtout que les chansons sont si belles!

Le Winston Band – Photo : Jacques Boivin

Le Winston Band

On a vu Le Winston Band à quelques reprises et on avait bien hâte de les voir animer la salle avec leur son cajun qui pige dans diverses influences! Papi Limoilou, qui était là pour voir son band préféré (Caravane), a dansé (voire skanké) comme un déchaîné, comme une bonne partie du public qui commençait à être pas mal réchauffé! On ne les a vus que pendant 20 minutes, imaginez ce que ça donne un concert complet. La meilleure façon de dépenser toutes les calories prises à coups de pintes d’IPA!

Rideau se poursuit aujourd’hui et nous sommes toujours là pour vous en parler! Vous voulez en savoir plus? Allez voir notre article

[SPECTACLE] Deuxième soirée de qualifications du Cabaret Festif! de la Relève.

C’est samedi dernier, le 6 février, qu’avait lieu la deuxième de trois soirées de qualifications du Cabaret Festif! de la Relève. La première soirée avait couronné Samuele (prix du public) et Gab Paquet (prix du jury) afin de débuter le portrait de la finale qui se déroulera le 26 mars prochain. Cette deuxième mouture du concours de cette année était marqué par une belle variété dans les styles musicaux présentés au jury, formé pour l’occasion de Émilie Rioux, de CHYZ FM, Christian St-Pierre (de Coyote Records) ainsi qu’Andréanne Sasseville, qui représentait un des partenaires majeurs du concours, Sirius XM.

06022016-202112-04-Blond CeriseLes premiers a fouler les planches furent Blond Cerise, jeune formation de la  »banlieue d’Alma » (selon leurs dires) [NDLR : en fait, Saint-Coeur-de-Marie est un quartier d’Alma qui a été fusionné au tournant des années 2000] qui ont ouvert la soirée avec une bonne dose d’absurdité qui a su dérougir le public qui ne semblait toutefois pas prêt à ce genre d’interactions. Des chansons rock loufoques, qui abordent souvent les femmes, l’amour et la passion (en général) étaient musicalement teintées de ska (oui, oui, j’en entendais un peu, moi!). Les deux chanteurs collaboraient bien sur scène, ce qui leur permet de se démarquer, dans l’immédiat. Par contre, leur  »personnage » (si je peux me permettre), n’étais pas assumé et leurs anecdotes rocambolesques entre les chansons prenaient une place trop importante. Globalement, le groupe manque de maturité musicale et doit peaufiner son identité afin que tout cet amalgame d’absurdité, tout de même bien construit et justifiable, brille.

De Blond Cerise on passe à un tout autre registre. Plus atmosphérique, Mat Vézio vient sur 06022016-210123-12-Mat Vezioscène avec un bagage d’expérience beaucoup plus vaste que ses prédécesseurs. Accompagné par Antoine Corriveau et Marianne Houle, Vézio nous transporte dans son monde avec des paroles imagées et très introspectives, où chaque mot est visiblement pesé. Une voix  »feutrée » et un présence sur scène calme, très statique, a créé un certain décalage pour le public. De plus, Mat Vézio n’interagissait que très peu avec celui-ci, ce qui faisait que sa prestation était relativement hermétique. Un produit travaillé, certes, mais qui nécessite d’être aussi mieux travaillé pour la scène afin que le mur qui se dresse entre nous et l’artiste se brise, et nous laisse transparaitre sa personnalité qui semble riche. [NDLR : Le genre de prestation qui nous fait dire « J’ai hâte à l’album, je vais pleurer tout le long en l’écoutant », ce qui n’est pas la réaction qu’on veut dans un concours du genre… Vézio est un pro, avec un peu de rodage, tout va bien aller pour lui, je ne suis pas inquiet.]

06022016-214707-19-Lydia KepinskiLydia Képinski y est allée d’un vidéo assez décalé pour capter rapidement l’attention du public avant même qu’elle monte sur scène. La jeune montréalaise a rapidement donné le ton, et son charisme étais très tangible aussitôt sur scène. Ces chansons françaises, parfois drôles, parfois tristes, ont charmé le public qui cherchait ce genre de contact depuis le début. Le charme de Lydia a fait sa magie, au point où elle a même oser demander aux gens de chanter avec elle le refrain d’une de ses chansons. En passant de la guitare à la basse, au clavier et au Ukulélé, elle a su créer une ambiance adéquate pour accompagner ses paroles, parfois trop abstraites mais très imagées.

06022016-220148-20-Le Winston BandFinalement, des chouchous de Baie-Saint-Paul ont clos la soirée. Le Winston Band s’est amené sur scène avec toute l’énergie qu’on lui connait pour  »swinger la barque ». Un groupe qui exploite un filon musical peu exploité : un  »punk cajun » avec des références bien de chez nous, ce qui crée un agréable mélange et confirme le groupe comme étant un groupe  »festif » (no pun intented) et il s’assume en tant que tel. On constate rapidement que le groupe connait la scène, se l’approprie et interagit beaucoup avec le public qu’il connait et qui s’est même permis de danser, vers la fin de la prestation. Par contre, le stigmate des groupes dits  »festif » est la répétion, la redondance et le Winston Band n’y échappe pas : musicalement très semblable, j’avais de la difficulté à distinguer les chansons l’une de l’autre. Par contre, leur énergie contagieuse m’a fait taper du pied! [NDLR : Je hochais joyeusement de la tête en prenant mes photos!]

06022016-224032-26-Cabaret du FestifAu finale de cette soirée, les juges ont récompensé Lydia Képinski, qui se rend directement et finale et le public, lui, a bien sûr récompensé ses chouchous, le Winston Band qui devra se soumettre au votre par internet qui aura lieu du 22 février au 14 mars prochain. Pour compléter le carré d’as des finalistes, nous aurons bien sûr droit à la dernière soirée de qualifications le 20 février prochain.

[PHOTOS] Le Winston Band (+ Damn The Luck), 26/11/2015, Le Cercle

Pendant que ça se trémoussait le pompon ferme en haut avec Beat Sexü, le sous-sol du Cercle s’éclatait dans un registre tout à fait différent avec la venue du groupe cajun-folk-zydeco Le Winston Band, qui en était à sa première visite dans la vieille capitale. La troupe montréalaise est venue nous présenter les pièces de son entraînant REMBOBINE. L’énergie et le dynamisme du Winston Band n’a pas tardé à se propager chez les spectateurs qui n’en demandaient pas tant pour danser joyeusement.

Juste avant, Damn the Luck et son bluegrass avait ouvert les festivités en offrant une prestation des plus festives.

Bien sûr, on a quelques photos :

Le Grand Boum – La relève dans tous ses états au Cercle!

Liana Bureau
Liana Bureau

Oh que Le Cercle – Lab vivant était content d’annoncer cette belle nouvelle ce matin, surtout au lendemain de cette belle sélection comme finaliste de la catégorie Salle de spectacles de l’année au GAMIQ (on sait à qui téter un lift)! Voyez-vous, la salle de la rue Saint-Joseph annonce en ce moment même un nouveau partenariat fort important avec Première Ovation (de la Ville de Québec). Une belle contribution financière de l’organisme permet au Cercle de présenter une nouvelle plateforme musicale qui laisse toute la place à la relève.

Anatole - Photo : Marion Desjardins
Anatole – Photo : Marion Desjardins

Ça s’appelle Le grand Boum. Qu’est-ce que c’est? Il s’agit d’une toute nouvelle série de concerts mettant en vedette des artistes de la scène dite émergente et ce, dans de nombreux styles : rock, pop, jazz, électropop et folk. Vous allez me dire « mais le Cercle fait déjà plus que sa part, non? », ce à quoi nos amis du Cercle semblent répondre NON de façon assez retentissante.

 

Harfang - Photo : Marion Desjardins
Harfang – Photo : Marion Desjardins

Donc, pour l’automne, Steve Guimond, infatigable directeur de la programmation du Cercle, ainsi que son équipe, ont concocté tout un menu. En plus de tout ce qu’on vous a déjà annoncé!

Le Grand Boum sera inauguré ce vendredi 2 octobre par la jeune chanteuse Liana Bureau, de Québec. L’ancienne participante à La Voix (ils sont partout, ces jours-ci!) nous promet un spectacle pop et Rn’B comme on en voit trop rarement à Québec. Ça devrait être assez rafraîchissant.

Raton Lover - photos : Jacques Boivin
Raton Lover – photos : Jacques Boivin

On pourra également voir, entre autres, Raton Lover, Peter Henry Philips, le Winston Band (à voir!), Jérôme Casabon, nos amis de BEAT SEXÜ, X-Ray Zebras et Popléon. Ajoutez à cela du jazz de qualité et des ateliers de formation.

Les billets du Grand Boum sont disponibles sur lepointdevente.com. Vous pourrez également vous procurer des forfaits-découverte (2 spectacles dans le même style pour 19,99 $ + taxes et frais de service) à partir de vendredi matin.

 

Programmation complète

  • Liana Bureau (pop) – 2 octobre
  • Universe Effects / Fractal Cypher (rock/metal progressif) – 3 octobre
  • Parc X Trio (jazz – en première partie d’Ariel Pocock) – 7 octobre
  • Guillaume Martel-Simard Quartet (jazz) – 15 octobre
  • Timothy Luke Dawson (folk – en première partie de Canailles) – 23 octobre
  • Peter Henry Philipps (folk) – 3 novembre
  • Dominique Plante Quartet (jazz – en première partie de Pilc + Doxas + Hollins Trio) – 10 novembre
  • 5 for Trio + Nicolas Grynzspan (jazz) – 14 novembre
  • Raton Lover + Mauves (rock – pop + Gael Faure) – 19 novembre
  • Syzzors + Men I Trust (électropop) – 20 novembre
  • Le Winston Band + Damn The Luck (folk) – 26 novembre
  • BEAT SEXÜ (électropop) – 26 novembre
  • X-Ray Zebras + Anatole (électropop) – 3 décembre
  • Jérôme Casabon + Harfang (folk) – 9 décembre
  • LOS + The Babyface Nelsons + Simon Kearney (rock) – 10 décembre
  • Pascal Pico Larouche et le Roche Band (rock) + Popléon (pop) – 12 décembre
  • Gabrielle Shonk chante Billie Holiday (jazz) – 13 décembre
  • Catherine Leblanc (jazz) – 16 décembre
  • Ghostly Kisses + Fjord + Helena Deland (electropop) – 19 décembre