22 Longs Riffs + Dissidence – Nord-Ouest Café, 15 octobre 2017

C’est par un long dimanche pluvieux que les plus courageux sont sortis rencontrer, au Nord-Ouest Café de Trois-Rivières, les Bretons des 22 Longs Riffs et les Montréalais de Dissidence, pour une soirée punk rock antifachiste francophone.

Ceux sont les Montréalais de Dissidence qui ont ouvert la soirée, ce qui m’a permis de découvrir ce groupe aux rythmes énergiques, mais je dois admettre que j’attendais avec impatience les 22 Longs Riffs. Nous venons de la même ville, Saint-Brieuc, et je ne les avais pas vus sur scène depuis de nombreuses années. J’avais hâte d’entendre les pièces de leur nouvel album sorti cette année, Balle Populaire. Ils ont joué plusieurs morceaux  dudit album, accompagnés par d’autres pièces de leur premier album. J’étais ainsi heureux de pouvoir retrouver 22 LR, la Crise, Désobéissance et de découvrir Alerta ou encore Petit Soldat. Les mots d’ordre restent inchangés; Les 22 Longs Riffs prônent avec ferveur la résistance à toutes les formes d’oppressions, qu’elles soient politiques, policières, économiques, sociales ou encore religieuses, comme entre autres le morceaux Voleur de Vie écrit contre Daech.

Pour les amateurs de vinyles, je dois vous dire que le celui du premier album était magnifique et le nouveau devrait sortir d’ici la fin de l’année. En attendant, vous pouvez toujours vous procurer leur split réalisé avec Dissidence chez Dure Réalité qui a organisé leur tournée. Commencée le 6 octobre dernier à Montréal avec le Revolution Fest, il vous reste encore quelques dates si vous n’avez pas encore eu la chance de les voir.

17 octobre à Montréal au Traxide
18 octobre à Québec au Scanner
19 octobre à Toronto à Coalition
20 octobre à Windsor à The Beer Exchange
21 octobre à Hamilton au Doors Pub

 

Crédit photo : Adrien Le Toux

[SPECTACLE] Babins au Nord-Ouest Café, 12 mai 2017

Quand l’été est sur le point d’arriver, lors des premières journées chaudes et ensoleillées, je suis nostalgique des groupes québécois aux influences estivales comme Les Colocs, qui fusionnent rock et musique du monde avec des textes reliés à l’identité québécoise. C’est pourquoi j’étais contente d’aller voir Babins au Nord-Ouest Café vendredi dernier, un groupe qui mérite d’être connu par les fans de musique québécoise.

Ce groupe festif a été connu sous le nom des 8 Babins avec la sortie de leur deuxième album en 2014, Viva l’évolution. Cet album leur a permis de partir en tournée à travers le Québec et de se faire connaître davantage. Avec Babins, le groupe a semblé évoquer un désir de changement en nous proposant un nouvel album, leur troisième, au timbre plus mature et professionnel.

Leur allure funky est tout de même restée, mais s’est installée dans un style plus pop et accessible. Je me souviens des 8 Babins qui remplissaient le café étudiant du cégep Lionel-Groulx certains vendredis soir ou qui débarquaient à la microbrasserie Saint-Graal à Sainte-Thérèse pour donner une soirée festive en nous livrant un show éclaté de style. Vendredi, j’ai assisté à un spectacle beaucoup plus calme, mais tout aussi joyeux et entraînant. Malgré le fait que la salle était presque vide, le groupe a tout fait pour donner un spectacle à la hauteur des attentes des gens présents. Les membres du groupe sont restés optimistes en tournant la situation à la blague.

Cette musique d’été, jeune et rythmée, a sa place sur la scène des festivals de musique émergente du Québec. Elle donne envie de chanter, de prendre une bière et d’être au soleil, et même d’aller jammer avec eux, en particulier leur chanson à succès qui figure sur leur deuxième album, C’est tellement doux d’être fou, qui, comme le dit si bien l’auteur-compositeur et chanteur du groupe, Hugo Paquette-Ravary, « c’est une chanson rassembleuse qui rend hommage à la nonchalance ». Cet effet rassembleur est ce qui caractérise Babins avec leurs chansons à standard de feu de camp, comme les pièces Une chanson sans refrain et Chanter ensemble. La première fait ressortir les influences folk du groupe avec le son du lapsteel joué par le guitariste Jeremy Sigouin, tandis que la deuxième reprend les instances funk et jazz du saxophoniste Mathieu Forget, ainsi que le son reggae que transmet le percussionniste Aumont-Lefrançois avec ses congas.

Allez les découvrir sur Bandcamp ou encore lors d’un prochain spectacle en Mauricie.

[Rattrapage] Québec Redneck Bluegrass Project Nord-Ouest Café le 17 décembre 2016

Peu après la sortie de son nouvel album Royal Réguine, la gang de Québec Redneck Bluegrass Project s’est arrêtée faire le party avec leurs fans trifluviens le 17 décembre dernier au fameux Nord-Ouest Café.

Québec Redneck nous a offert avant les vacances du temps des fêtes une tournée de lancement de 10 spectacles à travers le Québec qui promettait beaucoup. Il est évident que chaque spectacle est pour eux une autre soirée dite de brosse.

Déjà très tôt avant le spectacle, la fébrilité de la foule du Nord-Ouest se ressentait par l’esprit festif et les pichets de bières qui coulaient à flot. À mon arrivée, vers 21h00, la masse se faisait entendre en criant «Québec Redneck !» à plusieurs reprises.

Le groupe a proclamé son envie de boire même à travers ses interventions : « On n’est pas pressé, on va boire toute la veillée !» a mentionné le chanteur JP Tremblay, alias le Pad, en début de spectacle.

Ils ont fait honneur à leur chanson d’une durée de 15 minutes, J’chie des arc-en-ciel, qu’ils ont adaptée en formule spectacle. Déjà deux semaines après la sortie du nouvel album la salle chantait à tue-tête les textes de cette pièce sans refrain.

Durant l’entracte, le groupe s’est mêlé à la foule, principalement le contrebassiste François Goudreault qui discutait sympathiquement avec les gens.

Bien ancrées dans les racines québécoises, leurs chansons aux paroles festives peuvent parfois être plus sombres et cacher une belle sensibilité derrière un langage plus familier qui rappelle le joual d’autrefois. Le meilleur exemple est selon moi leur dernier extrait du 4e album; Ostie d’or qu’ils ont joué, à ma grande surprise, en rappel.

Le « folk sale » s’est fait connaître avec la montée des festivals folk au Québec. On parle principalement du Folk Sale de Saint-Rose-du-Nord au Saguenay, qui réunissait dans sa programmation plusieurs groupes issus de ce style. On y retrouvait notamment : Bernard Adamus, Canaille, Les chiens de ruelles et Robert Fusil et les chiens fous. Ces figures de la scène folk québécoise rassemblent souvent dans leurs spectacles le même public un peu marginal qui s’identifie à leur musique contestatrice. Dans une entrevue précédente que j’ai lu, Nicolas Laflamme que l’on retrouve au banjo et à la mandoline de Québec Redneck, critiquait d’ailleurs l’appellation « folk sale ». À mon avis, ce terme décrit simplement le mouvement identitaire entourant certaines branches de la musique folk du Québec d’aujourd’hui, plutôt que le style musical en soi.

Pour revoir Québec Redneck Bluegrass Project il faudra être patient, car ils nous laissent avec un nouvel album et une année sabbatique. Nous pourrons les revoir en 2018 avec de nouveaux projets. D’ici-là je vous invite à aller découvrir Les Chiens de Ruelles le 27 janvier prochain en première partie de Dylan Perron et Élixir de Gumbo. L’événement se déroule également au Nord-Ouest et vous permettra d’étancher votre soif de « folk sale ». Voici les photos de Québec Redneck Bluesgrass Project lors de leur dernier passage au Cercle de Québec le 10 septembre dernier. 

(Crédit photo : Jacques Boivin)

[SPECTACLE] Mononc’ Serge en trio acoustique au Nord-Ouest Café

Le 26 février dernier, le Nord-Ouest Café accueillait quelqu’un de bien connu en Mauricie, Mononc’ Serge, mais cette fois-ci en formule trio acoustique. Il est présentement en tournée un peu partout au Québec en compagnie de plusieurs artistes différents. Que ce soit avec Pépé et sa guitare, avec Andréas et Nicolas et plusieurs autres, ses spectacles sont toujours colorés et à l’image du personnage.

Plusieurs personnes s’étaient déplacées pour sa performance, ce qui fait que le 2e étage du bar était pratiquement complet. Son public qui le suit depuis plusieurs années est connu pour être assez bruyant et sans retenue, ce qui peut irriter Mononc Serge par moment. «Je suis écœuré de la jouer [en parlant de la chanson, les grosses torches Acadiennes], mais je vais la faire parce que j’suis écoeuré de vous entendre crier », a-t-il dit. Ce qui est certain, c’est qu’il est à l’écoute de son public qui me semblait avoir soif de vulgarité en dépit des chansons plus engagées et politiques qui composent le dernier opus de l’artiste. Somme toute, la formule trio acoustique, qui pourrait sembler plus soft, permet au public de danser allègrement et de lâcher son fou.

Mononc’ Serge, qui en 2015 a sorti son 11e album en carrière, Mononc’ Serge 2015, se dit complètement différent dans la vie que sur ses albums. « Si j’étais comme je suis dans la vie dans mes chansons, elles seraient plates en esti ». On peut comprendre quand on s’attarde à ses textes qui sont parfois assez farfelus. Pour lui, écrire, c’est comme la récréation, tout est permis.

Lors de son passage, il a aimé rappeler aux gens du coin que l’un de ses derniers vidéoclips La maladie du préjugé a été tourné ici à la Cabane à sucre du boisé à Trois-Rivières en octobre 2013, (on peut y apercevoir chanteur des Gars d’ma shop, Éric Ayotte!) et qu’il avait fait son premier lancement sur la terrasse du Zénob en mai 2015 pour l’album Mononc’ Serge 2015.

Prochainement, on pourra le voir à Rimouski, Baie-Comeau, Chibougamau, mais très peu en Mauricie. Gageons qu’il ne tardera pas à revenir dans la région.

Crédit photo : Jean-François Desputeaux 

[QUOI FAIRE] Mauricie: Suggestions de l’équipe du 7 au 9 avril 2016

Encore une grosse fin de semaine en Mauricie !

7 avril:

  • Philip Sayce au Ti-Petac

8 avril:

  • Les Portageux et David Robert au Nord-Ouest Café (à 17h)
  • Foreign Diplomats et Hein Cooper au Ti-Petac
  • Tina-Ève à la Salle Louis-Philippe Poisson
  • Galaxie au Cabaret de l’Amphithéâtre Cogeco
  • Street Meat au Zénob

9 avril:

  • Les Cowboys Fringants à la Salle J.Anthonio Thompson
  • Dumas au Magasin Général LeBrun
  • Suuns et Pang attack à La Taverne de St-Casimir
  • Rosie Valland, Pandaléon et Cosmophone au Ti-Petac
  • Isabelle Blais et Pierre-Luc Brillant au Zénob

[Spectacle] Trois-Rivières ! The Headlines était au Nord-Ouest avec Bigger Than All et Crowdmate, le 25 février dernier.

Jeudi dernier, il fallait être au Nord-Ouest pour profiter de la première venue en Amérique du Nord du groupe suédois The Headlines. Présentés par le Desbouleaux Fest, ils ont traversé le Québec et l’Ontario en compagnie des Montréalais de Bigger Than All, auxquels se sont ajoutés les Québécois de Crowdmate, au Nord-Ouest.

C’est le groupe de hardcore Crowdmate qui a ouvert le bal avec un peu d’avance. Il ne fallait pas être en retard pour profiter du travail d’Alex à la guitare, de Frank à la basse, de Guillaume à la batterie et de Tom au chant. Et si c’était le cas, ils seront de retour à Trois-Rivières, à Ti-Petac, le 16 avril prochain. En attendant, vous pouvez toujours écouter leur album Cold Hard Street.


Ensuite, les membres de Bigger Than All sont montés sur scène et ce fut un plaisir de pouvoir les écouter. Cela n’arrive pas souvent puisque c’était leur première venue à Trois-Rivières, dans le cadre de leur première tournée, après cinq années d’activités. Rassurez-vous, l’expérience leur a plu. Nous n’aurons certainement pas à attendre autant de temps avant de les revoir lors d’une prochaine tournée à moins qu’elle n’ait lieu en Suède, où ils sont invités par The Headlines. Ce n’est pas toujours facile de concilier les concerts, le travail et la famille et je les convie à poursuivre. Leur punk rock, inspiré des années 90, était des plus plaisant à entendre et ils sont actifs sur scène. J’ai rarement rencontré un bassiste aussi mobile n’hésitant pas à se risquer à jouer dans le trash. Si vous voulez voir à ça, il faudra vous rendre sur la rive sud à Drummondville le 11 mars prochain ou pourquoi pas au Desbouleaux Fest cet été. Sinon, il vous reste toujours leur reverbnation pour les découvrir, si vous ne les connaissez pas encore.

C’était enfin le moment pour les Suédois, originaire de Malmö, de faire sonner leur punk rock au second étage du Nord-Ouest. The Headlines, tête d’affiche du jour, était attendu et ils nous ont offert une belle prestation que le public aurait très certainement aimée plus longue. Leur spectacle est rodé et l’on sent l’expérience de la scène. Il faut dire que cela fait une dizaine d’années que le groupe tourne et qu’ils ont plusieurs centaines de dates à leur actif et quatre albums. Une partie des pièces interprétées venaient ainsi du dernier sorti l’année passée et intitulée Vendetta que je vous invite à écouter. Peut-être aurons-nous la chance d’en entendre plus lors d’une prochaine tournée sur notre continent puisqu’ils ont apprécié leur séjour et sont prêts à revenir. En attendant, ils repartent jouer en Europe, surtout en Allemagne, où le groupe compte un grand nombre de fans.

Il ne faut pas oublier de remercier le Desbouleaux Fest qui a organisé cet évènement. Ce festival alternatif fêtera d’ailleurs son 6e anniversaire, les 19 et 20 août prochains, à Mirabel. Des concerts de punk, de hardcore et de hip-hop sont au programme et d’autres activités auront lieu. Les skateboarders seront ainsi à l’honneur le vendredi soir et un spectacle d’humour sera présenté le samedi midi. Retenez également que le site est accessible gratuitement le vendredi et que vous pouvez dès maintenant vous procurer des billets pour le samedi. Les invitations sont lancées.

 

Crowdmate

 

Bigger Than All

 

The Headlines

Crédits photographiques : Adrien Le Toux

[ENTREVUE] Couturier

J’avoue, je me suis fait prendre. Je ne m’attendais pas à y rencontrer une si belle personne à l’autre bout du fil. C’est ainsi qu’un petit vendredi midi, j’ai causé avec Félix-Antoine Couturier de son spectacle qu’il fera au Nord-Ouest Café le 17 décembre.

Bien que certains puissent l’avoir connu à l’émission La Voix, il faut savoir que son parcours à débuter il y a bien plus longtemps que cela. Il s’est beaucoup impliqué dans le groupe Kodiak, avec qui il a fait des spectacles à travers le Canada de 2002 à 2012 en tant que guitariste, entre autres. Parallèlement, il a joué avec le groupe O Linéa jusqu’à tout récemment, groupe qui existe encore, mais dont Couturier ne fait plus partie.

« O Linéa continue, mais nos chemins se sont divisés avec la trentaine, les choix, la route, etc. Ça a été un choix difficile, mais on est encore des amis », me dit-il, en supposant que rien n’est impossible pour l’avenir.

J’ai donc eu envie de savoir ce qui l’a poussé à partir en solo.

« En 2008, j’ai envoyé ma maquette au Festival en chanson de Petite-Vallée, un peu en cachette, pour relever un défi personnel. J’ai été sélectionné, mais je n’avais jamais fait de spectacle seul. Je me suis cassé la gueule. Depuis cette fois-là, j’ai fait environ 6 concours, pour arriver à la première édition de La Voix ».

Il précise aussi qu’entre temps, il a eu une professeure de chant, Marie-Claire Séguin, qui l’a accompagnée. Il exprime aussi sa fierté de ne pas être resté accroché avec l’image de La Voix et d’être resté authentique tout au long du cheminement de ce concours télévisé. Toutefois, il avoue que cela lui a certainement permis de lui ouvrir des portes et il en est très reconnaissant.

L’année 2015 a été énormément chargée pour lui et j’ai voulu savoir ce qu’il en retirait et comment il avait vécu cette année?

« Oui, ça a été une grosse année. Une année où tout se concrétise. J’ai touché à toutes les facettes du métier avec mon album. Comme un seul homme est devenu ma carte d’affaires, puisque j’ai participé à toutes les étapes de la création, accompagnées de gens du milieu, bien sûr ».

C’est un album assumé qui résume des années de travail. Par le fait même, c’est un album qui a été bien accueilli par le public et il a profité des avantages du côté « jet set » du « show business ». Bien qu’il apprécie tout cela et que c’est davantage présent dans sa vie depuis le début de sa relation avec Beth Cossette, la fille du célèbre Sylvain Cossette, il précise que ce n’est pas le but de sa démarche.

Parlant de sa démarche, je l’ai vu en spectacle quelques fois avec O Linea, qui fait plus dans le rock, donc je lui ai demandé à quoi ressemblait un spectacle solo de Couturier.

« Ça dépend des shows, mais l’important c’est le contact avec le public, le contact intime. J’ai quatre musiciens avec moi sur scène et il y a beaucoup de « love ». Ils sont trippants et on fait beaucoup d’interventions. J’aime jouer avec le chaud-froid en spectacle ».

Que veut-il dire par « chaud-froid » ? Il va se mettre en « chest »? hmm attendons le spectacle de ce jeudi 17 décembre au Nord-Ouest Café pour le savoir.

[SPECTACLE] Quebec Redneck Bluegrass Project, 11/12/2015, Nord-Ouest Café

Vendredi le 11 décembre dernier, on s’est rendu au plus gros party de la ville. Alors que tout le monde était en mode « party de bureau », nous, on faisait des mosh pit au Nord-Ouest café avec Québec redneck bluegrass project. Voici les quelques photos que notre photographe, Charles Fontaine, a réussi à prendre sans mourir (haha).

Amis de Québec, ne manquez pas leur passage ce jeudi 17 décembre au Cercle

 

 

[ENTREVUE] Carotté et Les conards à l’orange seront au Nord-Ouest Café jeudi le 10 décembre

Carotté. Crédit photo: Jo-Anick Lafrance-Bolduc
Carotté. Crédit photo: Jo-Anick Lafrance-Bolduc

Entre deux bouchées de spaghetti, j’ai eu le bonheur de m’entretenir avec le guitariste, leader et fondateur de Carrotté, communément appelé « Médé » et en voici un aperçu.

Lui qui a baigné toute sa vie dans l’agriculture et le folklore québécois, en encore aujourd’hui d’ailleurs, il avoue avoir penché pour le style punk à l’adolescence.  Il y a quelques années, il rencontre Les Quêteux dans un marché public où il y est par affaire. Connaissant bien leur style, il est allé les voir et leur a proposé de jouer avec lui et son band punk, pour en faire un groupe avec un nouveau style punk-trad. Ils ont essayé de jouer ensemble et la magie a opéré. C’est ainsi que Carotté est née il y a environ deux ans officiellement.

En mélangeant deux styles pratiquement à l’opposé, on peut penser que le milieu aura de la difficulté à l’accepter. Or, c’est tout à fait le contraire dans ce cas-ci, même qu’Yves Lambert, figure emblématique du trad, a joué dans leur dernier vidéoclip (mettre le lien)

Le mois de décembre en est un très chargé pour Carotté, qui fait la tournée du Québec, ou presque, en quelques jours (voir le calendrier) et avec raison, puisqu’avec les « trash carré », le côté festif et le public qui a tendance à « levé le coude » sur leur musique, ça ne peut qu’être un bon moment de célébration.

En plus de tout cela, ce sera la première fois que les deux groupes se produiront dans une même soirée.

Je raccroche à peine avec « Médé » que j’appelle Frank, le chanteur de Les conards à l’orange.

Les conards à l'orange. Crédit photo: Jeff Dee
Les conards à l’orange. Crédit photo: Jeff Dee

On tente de faire un peu l’historique du groupe, car bien que certains pensent que ce sont des jeunes venus, il en est tout autre.  C’est au secondaire que le groupe est né officieusement. Les conards à l’orange était un projet « su’l side » d’un autre groupe puisque des membres étaient partis dans l’ouest canadien. Outre un changement d’une personne en 2007, ce sont tous les membres originaux.

C’est en septembre dernier qu’ils ont sorti leur 3ème album, sous l’étiquette Slam disques pour la toute première fois. En effet, la rencontre avec Jessy Fuchs de Slam disques a été déterminante pour le groupe. Son apport et son soutien ont propulsé l’album Bave de robots dans les palmarès, selon Frank.

Le titre Bave de robots signifie « Parler pour ne rien dire », mais Frank ajoute qu’ils ont choisi ce nom parce qu’ils aimaient l’image que ça donnait et parce qu’ils n’avaient pas envie de trouver un titre profond qui représente les propos des chansons de l’album.

Pour l’événement de ce jeudi 10 décembre, ils ont partagé une invitation faite par Harrison Ford, juste parce que c’est drôle. Ça accroche l’œil et ceux qui seront au spectacle ne s’ennuieront certainement pas avec ces deux groupes hauts en couleurs.

Événement facebook

[SPECTACLE] Manu Militari, 26/11/2015, Nord-Ouest Café

Jeudi dernier, le Nord-Ouest recevait dans une salle comble le rappeur Manu Militari dont le quatrième et dernier album intitulé Océan vient tout juste de paraître le 20 novembre dernier.

Pour débuter, Manu nous interpréta son dernier album, dont les textes relatent une série d’histoires individuelles, fortes, que je ne peux m’empêcher de mettre en parallèle de l’actualité. Pourtant c’est bien l’individu qui l’intéresse. Il est à l’origine même de ses paroles qui ont soulevé un public nombreux et gagné à sa cause. L’ambiance allant crescendo, elle franchit un cap avec l’interprétation des pièces Volonté et Dédicace qui conclurent l’interprétation de Océan. Pourtant, la fin du concert était encore loin puisque Manu poursuivit avec plusieurs morceaux issus de ses anciens albums. Ainsi toute la foule présente au Nord-Ouest put notamment reprendre en chœur Ménage à trois et Voix de faits, avant de le voir quitter la scène sous les applaudissements.

Les Trifluviens n’auront pas été insensibles à la venue de Manu Militari qui sera assurément aussi bien accueilli lors des prochains concerts de sa tournée lorsque l’on sait que Océan est à l’heure actuelle en tête du palmarès hip-hop/rap, de l’iTunes Store Canadien.

Prochain concert de Manu Militari le 4 décembre à Sherbrooke au Magog.

Prochain spectacle au Nord-Ouest le 3 décembre avec Papergreen et Around Joshua.

 

Crédits photo : Adrien Le Toux.

Recherchiste : Martin Côté.