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Spectacles

Double Date With Death / DEAF / Oromocto Diamond – Le Pantoum, 24 Novembre 2017

Pendant l’hiver, les Nuits Psychédéliques ne chôment pas. On a eu droit vendredi dernier à un rappel de deux groupes de l’édition 2017, les bien nommés DEAF et Double Date With Death. Les compères Sam Murdock et Jean-Sébastien Grondin de la formation Oromocto Diamond ont assuré l’ouverture de la soirée en 14 minutes 30 bien sautillantes. Le 2ème duo DEAF est allé directement dans le bruit et la fureur, à coup de voix sous échos et riffs bien placés. Double Date With Death conclua la soirée avec brio avec leur punk rapide et dynamique, parfois planant.

C’était très bien.
Des photos type psychédéliques sont juste en-dessous.

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Nouvelles Région : Québec

LES NUITS PSYCHÉDÉLIQUES DE QUÉBEC annoncent leur programmation

Les organisateurs des Nuits Psychédéliques ont annoncé la programmation de leur événement, qui aura lieu du 6 au 8 avril prochain au Complexe Méduse à Québec. 

C’est la soirée thématique « Le Rêve Lucide » qui part le bal le jeudi 6 avril. On pourra apprécier Walrus et The Blaze Velluto Collection, qui en profite pour lancer Weatherman. Une autre soirée, « L’Acide Test », est proposée le 7 avril prochain dès 20 h avec les groupes Double Date with Death, DEAF, Le Vaisseau d’Or. Alex Calder, Crabe et The Highest Order seront aussi de la partie.

Le 8 avril, c’est une soirée « La Cérémonie » où vont se produire les groupes Strange Broue, Dopethrone, The Mighty Megalodon, WTCHS et MHEDVED.

Une consommation sera offerte à ceux portant une toge ou une cape noire.

Les billets sont en vente sur lepointdevente.com.

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Entrevues

[Entrevue] Grand Morne

Entrevue : Grand Morne

Je me suis dis que pour Envol & Macadam, ça vaudrait la peine de faire une petite entrevue avec un band local. J’ai donc décidé de me gâter : Grand Morne étant, à mon avis (avec Millimétrik) l’un des efforts musicaux les plus intéressants de la Vielle Capitale, je me suis entretenu avec Max, le bassiste du groupe. Voyons ce que ça donne :

crédit photo : Jay Kearney
crédit photo : Jay Kearney

O : D’abord salut Max de Grand Morne, merci d’avoir accepté de piquer une jasette avec moi. Je voudrais pas paraître vieux jeu mais je vais devoir te poser des questions bien bien banales pour commencer. Faut dire que c’est pas comme si y’avait quelque part sur le net quelque chose comme une « biographie » de votre groupe … la seule chose que vous semblez dire de Grand Morne c’est qu’il s’agit d’un band, et je cite : « INALTÉRABLE ÉNIGMATIQUE POUILLEUX VOLATILE [&] HEAVY ». Je ne peux que vous donner raison sur « énigmatique » et « heavy », mais je me doute bien que cette description n’est pas à prendre trop au sérieux ou du moins, qu’elle ne résume pas le tout de l’affaire. Bref, je me permet un peu de voyeurisme pour vous demander : d’où ça sort Grand Morne ? De quoi c’est parti ? C’est quoi l’histoire (tous les bands en ont une non?) derrière votre musique ?

Max : L’histoire de Grand Morne est relativement simple, nous sommes trois boys de la région de l’amiante ayant fréquenté le même établissement scolaire. Bien des années plus tard notre passion pour la musique heavy nous a réunis et voici le résultat. Faut dire que nous avons eu un groupe avant qui se rapprochait plus d’un [groupe] punk garage francophone. Nous avons roulé notre bosse pendant quelques années et ensuite nous avons simplement splitté. Michel à décidé de partir son band Les Indiens et nous trois avons continué sous le nom de Grand Morne en accentuant le côté heavy. Je dois souligner que le Grand Morne en soi est un montagne située dans la région de l’amiante, un des rares vestiges des fonds océaniques existant il y a plus de 500 millions d’années. Les couches de laves basaltiques formant le Grand Morne sont plus qu’une simple « symbologie » pour nous.

O : Parlant de votre musique, celle-ci tient résolument du « stoner ». Ça ne serait pas lui rendre justice cependant que de s’en tenir à ce seul qualificatif. J’ai été surpris à l’écoute de votre album éponyme de retrouver des sonorités thrash, doom, death et même prog. J’imagine que pour jouer dans un registre aussi varié il faut être pas pire mélomanes ?

M: Je dois t’avouer que je trouverais fort déplaisant d’être confiné au stigma du « stoner » métal. Nous sommes fans de tout sorte de musique heavy en général et je crois important de ne pas se limiter aux contraintes d’un genre en particulier. Il n’y a rien de mal bien sûr à vouloir jouer dans un registre précis, mais je ne crois pas que c’est le cas avec Grand Morne. L’important est que les compos nous plaisent en premier lieu. Donc, aucun problème de notre part de juxtaposer un riff thrash à un plan Doom, à condition bien sûr que ça colle et que l’ensemble nous donne le goût de nous arracher la tête.

crédit photo : Jay Kearney
crédit photo : Jay Kearney

O : Quelles sont vos sources d’inspiration ? Et quel genre de processus créatif se joue derrière votre musique ?

M : Notre processus est assez typique je crois. Nous trois face à face dans notre petit local suintant à s’acharner avec des gros riffs sales. La bonne vieille méthode quoi ! Pour ce qui est de nos influences, je crois qu’elles sont assez variées, mais nous ne pouvons passer l’occasion de mentionner nos héros québécois VOIVOD et aussi les MELVINS qui est sans doute le groupe donc nous pouvons nous entendre le mieux comme étant un influence. Leur excentricité et le «je m’en foutisme » qui se dégage de leur imposante discographie est plus qu’inspirant pour nous.

O : Parlant de votre premier disque, vous avez sorti celui-ci en 2013 et fait paraître une nouvelle pièce sur votre bandcamp en avril 2014. J’ai cru comprendre en parcourant votre page facebook que vous travaillez sur un second album. C’est pour bientôt ?

M : En fait nous travaillons présentement sur un EP qui va paraître avant l’album. D’une durée de plus de 20 minutes, ce mini-album servira d’appetizer à l’album qui devrait paraître fin 2016. Nous travaillons présentement avec Ralp Malenfant qui a fait en autre l’excellent album de nos potes de Sandveiss. Nous avons aussi en tête de partager un split avec le groupe de Québec Crackgate. Bref, il y a plusieurs projets dans l’air pour l’instant, mais une chose certaine est que le EP va paraître dans les prochains mois. Sinon, nous allons continuer l’aspect visuel du band avec nos projections live, mais aussi avec un clip qui devrait paraître en parallèle avec la sortie de l’album.

O : À quoi on peut s’attendre de ce deuxième Opus ?

M : L’album sera sans aucun doute plus varié, nous voulons explorer des composantes que nous n’avions pas vraiment touchées jusqu’à maintenant. Sans changer la dynamique de Grand Morne, nous avons juste poussé nos idées à un autre niveau. Il y aura aussi quelques guests sur l’album dont au moins un qui saura prendre plusieurs par surprise. Malheureusement, je ne vais pas spoiler le punch mais chose certaine, nous sommes tous excités à l’idée de travailler avec d’autres musiciens qui ne sont pas nécessairement encrés dans le milieu métal. Je crois que c’est important pour nous de ne pas se limiter et d’explorer et ainsi inviter des amis à collaborer avec nous.

O : Vous vous produisez de temps à autre sur les scènes de Québec : vous avez participé aux Nuits Psychélédiques et au Festival Off et vous vous produirez ce week-end à l’occasion d’Envol & Macadam (sauf erreur, c’est votre deuxième fois à E&M). Avez-vous l’ambition de faire sortir Grand Morne de la Vielle Capitale prochainement ?

M : Avec les contraintes de la vie, c’est tough de réaliser tout ce qu’on voudrait, mais OUI nous avons bien l’intention de sortir de Québec. Avec la venue de l’album, cela va nous botter le cul à aller casser les oreilles au gens des autres régions.

Crédit photo : Jay Kearney
Crédit photo : Jay Kearney

O : Difficile de ne pas avoir l’impression que le groupe à un gros « UNDERGROUND » d’étampé dans le front (pour autant qu’un band puisse avoir un front … pardonnez les figures de style ratées). Y’a-t-il quelque chose comme une appartenance au milieu underground ? Comment percevez-vous ce milieu à Québec ? Y a-t-il encore, selon vous, quelque chose comme de la musique underground, avec les nouveaux moyens de diffusion notamment ? Est-ce que c’est important que Grand Morne demeure, à un certain point, un band underground ?

M : Nous avons partagé le stage autant avec des bands hardcore que death metal et l’idée de scène underground n’est pas vraiment une chose à laquelle nous pensons. Je vais même te dire franchement que l’étiquette underground pour moi est plus un fait inévitable qu’une idéologie à atteindre. Avec le style de musique que nous jouons, mes attentes sont plutôt réalistes envers la portée que peut atteindre Grand Morne. Nous préférons jouer devant une poignée de personnes qui saisiront vraiment notre band que devant des tonnes de gens qui ont aucune idée de quoi faire avec un band heavy instrumental. Cela dit, je ne voudrais jamais nous limiter à un public cible. Le fait d’être un band underground est plus une réalité qu’un but à conserver pour nous. Évidemment, c’est toujours le fun de performer devant de nouvelles personnes et c’est ainsi que nous entrevoyons la chose, un fan de gagné à la fois. De nos jours, ya tellement de bands qu’il est important de ne rien prendre pour acquis. L’important pour nous est de nous donner à 100% live et de se faire du fun. L’idéal reste tout de même de graviter autour d’autres bands appartenant à notre genre.

O : Un mot pour la fin ?

M : J’aimerais te remercier de prendre le temps de faire cet entretient avec nous. Comme nous en avons discuté ensemble, c’est toujours le fun de donner de l’exposure à de plus petit bands de la Vieille Capitale. Sinon, soyez à l’affut car plusieurs projets de Grand Morne devraient voir le jour sous peu. Peace.

O : Merci Max !

Québec, septembre 2015