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Double Date With Death / DEAF / Oromocto Diamond – Le Pantoum, 24 Novembre 2017

Pendant l’hiver, les Nuits Psychédéliques ne chôment pas. On a eu droit vendredi dernier à un rappel de deux groupes de l’édition 2017, les bien nommés DEAF et Double Date With Death. Les compères Sam Murdock et Jean-Sébastien Grondin de la formation Oromocto Diamond ont assuré l’ouverture de la soirée en 14 minutes 30 bien sautillantes. Le 2ème duo DEAF est allé directement dans le bruit et la fureur, à coup de voix sous échos et riffs bien placés. Double Date With Death conclua la soirée avec brio avec leur punk rapide et dynamique, parfois planant.

C’était très bien.
Des photos type psychédéliques sont juste en-dessous.

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Festival OFF de Québec Festivals Nouvelles

[FESTIVAL] OFF 2015 – 9 juillet – Méduse

Fred Woods

Ce qu’on a dit sur l’écoute dans le Festival OFF est bien fondé : si une chose est commune à tous les spectacles auxquels on a assisté à date, tous genres confondus, c’est l’écoute exceptionnelle du public qui, visiblement, s’y connaît en matière de musique. En outre, on peut ajouter que la qualité du son était au rendez-vous dans le complexe Méduse. Tout ceci a contribué à la magie du jeudi soir, dont on vous a fait un rapide compte-rendu.

 

21h – KPLR par Marie-Ève Fortier

Il y avait peu de gens lorsque KPLR a commencé à jouer. Toutefois, la salle s’est remplie tout au long du spectacle. Le groupe, que je ne connaissais pas, m’a agréablement surprise ; j’ai apprécié le mélange d’une distorsion bien maîtrisée, des effets de pédales intéressants et des mélodies claires à la voix, le tout accompagné souvent d’harmonies vocales. En répétant et en travaillant de longs segments instrumentaux, KPLR sait installer une ambiance et exploiter à son plein potentiel des motifs simples. Résultat : de longues pièces psychédéliques, rock, mais contrebalancées par une certaine douceur énigmatique.

 

22h – Fred Woods par Marie-Ève Fortier

L’ambiance du Studio d’essai était à l’introspection pendant le spectacle de Fred Woods. Les premières rangées étaient assises pour mieux se laisser porter par la musique down-tempo et intimiste. Bien que le rendu soit électro, un peu à la Milk & Bone mais avec une voix d’homme, le batteur jouait d’une vraie (partie de) batterie et le claviériste venait parfois ajouter quelques notes de saz. Fred Woods aussi, quant à lui, faisait vibrer ses cordes vocales et guitaresques. De bons musiciens qui, avec une bonne précision, rendaient un électro simple, envoûtant, de qualité.

 

23h – Les Passagers par Marie-Ève Fortier

Vous les avez peut-être déjà entendus, notamment parce que leur EP était sur la Liste de Noël de Poulet Neige. Pour ma part, j’avais assez hâte de les vois en live. Leur son indie-pop avec reflets des années 80 était au rendez-vous, bien que les nouvelles chansons qu’ils ont jouées (en primeur!) se distanciaient quelque peu de ce style. C’est pour le mieux, à mon avis, puisque le nouveau mélange, plus personnel au groupe, est réussi. Les cinq musiciens ont offert au public de belles constructions musicales qui ne manquaient pas de synthétiseurs. On a même eu droit à une sublime reprise du Blues du businessman. Encore une fois, la foule éparse était attentive, mais peut-être un peu trop immobile à mon goût pour une musique entraînante et rapide comme celle des Passagers.

 

Paul Michelo0h – Paul Michelo par Marie-Ève Fortier

Que dire de Paul Michelo, sinon que c’était un gros party sur scène ? Les gens se déhanchaient, sautaient, chantaient avec le chanteur. Même les plus réservés avaient tous un sourire au bout des lèvres. C’est que Paul Michelo est un vrai personnage : avec ses lunettes fumées, sa perruque, ses leggings dorés et ses cinq musiciens au style vestimentaire trouvé quelque part dans le garde-robe d’Elvis, Michelo ne pouvait qu’impressionner le public. Bien que la vocation du groupe semble être d’amuser la foule avec des paroles comme «c’est pas ma faute si t’es pas beau» ou encore avec des mises en scène lubriques exposant le torse musclé du chanteur, il faut noter que les musiciens avaient du talent et que les constructions musicales, de styles variés allant du classic rock aux chansons de club med, étaient riches. J’ai particulièrement aimé les solos endiablés de flûte traversière de la claviériste. Après des adieux en grande pompe, et tous un peu pompettes, le groupe et les spectateurs ont quitté pour se diriger vers le spectacle de Walrus.

 

1h – Walrus par Marion Desjardins

On m’avait beaucoup parlé de Walrus avant même qu’on annonce leur participation au festival et leur prestation était très attendue par certains. Originaire d’Halifax, le groupe nous emporte avec eux dans un trip psychédélique planant sur le bord de l’océan Atlantique. Ils ont réussi à conquérir le public dès la première pièce, les gens à l’avant dansaient, d’autres plus tranquilles écoutaient mélancoliquement. On se laissait emporter ailleurs par cette voix angélique mixée à des rythmes très entraînants . Sans doute une belle découverte pour plusieurs, ce fut pour ma part une de mes prestations préférées au OFF jusqu’à maintenant.

 

2h – Oromocto Diamond par Marion Desjardins

On n’en est pas à notre premier spectacle d’Oromocto Diamond mais hier c’était tout de même un peu différent des autres fois. Plus de folie, plus d’alcool (il était tout de même rendu 2h du matin et on avait quelques autres spectacles derrière la cravate !) et surtout, c’était l’anniversaire du très connu Sam Murdock. Pluie de liquide, blagues, énergie se mêlaient aux pièces  expérimentales qui en faisaient bouger plus d’un. La soirée était encore très jeune, notons que dans le hall d’entrée Beat Sexü était en Dj Set et avait donné un avant-goût d’une soirée qui allait s’éterniser jusqu’aux petites heures ! De mon côté le métier de photographe m’attendait afin de rendre disponibles les images de la journée. Je serais bien restée pour la fête mais je suis restée sage, une autre belle soirée nous attends !

Crédit Photo: Llamaryon

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Festival OFF de Québec Festivals

[FESTIVAL] OFF – Programme du 9 juillet

De la dizaine de spectacles présentés aujourd’hui, nous vous en proposerons trois.

Fire/Works
Fire/Works

Fire/Works, 19h au Parvis de l’Église Saint-Jean Baptiste [gratuit] :

avec ce qu’ils appellent un folk rock progressif et de belles harmonies vocales, le groupe de Montréal est de mise pour éveiller doucement vos oreilles.

Fred Woods, 22h au complexe méduse :

encore une fois de Montréal, cet artiste à l’électro polyvalent promet des pièces dansantes et des pièces introspectives. Après les oreilles, ça vous réchauffera les pieds, en plus de vous faire apprécier son souci du rendu musical.

Oromocto Diamond, 2h au complexe méduse :

Si vous ne connaissez pas le légendaire Sam Murdock et son duo avec Jean-Sébastien Grondin, c’est que vous suivez très peu l’actualité musicale de notre ville. Aussi derrière la maison de disques et d’édition P-572, Murdock fêtera même son anniversaire avec son public, en lui jouant des pièces à la Scott Pilgrim, au son punk psychédélique dansant. À découvrir.

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Spectacles

[SPECTACLE] This Ship + Oromocto Diamond + ZOOBOMBS, le Pantoum, 25 avril 2015

Du Japon, passant par Halifax jusqu’à Québec

Pendant une semaine on m’a parlé de ce qui allait se passer au Pantoum le samedi 25 avril. Un phénomène qui ne se produit pas très souvent, des humains avec une énergie d’ailleurs, quelque chose à ne pas manquer.

This Ship

J’arrive alors que les Haligoniens de This Ship on déjà débuté leur performance, je constate la foulée de gens prêts à vivre l’expérience, le Pantoum est rempli, il fait chaud, ça va être une belle soirée. J’avais tendu l’oreille avant l’événement à quelques pièces disponibles, j’ai été positivement surprise par la sonorité beaucoup plus rock et la présence sur scène assez incroyable des membres du groupe. Chacun avec un style bien à lui mais qui ensemble forment une belle unité, on sent le plaisir et la folie. 

Oromocto Diamond

Samedi c’était aussi le lancement de l’album Opononi d’Oromocto Diamond ; Matthieu en a d’ailleurs fait une critique par ici: http://ecoutedonc.ca/2015/05/01/album-oromocto-diamond-opononi/Murdock et Grondin sur scène, enchaînement de blagues entre les pièces, d’histoires et d’appels à la fête. Une prestation où on vous « garoche » violemment de la musique aux oreilles mélangée à une vague énorme d’amour et de reconnaissance envers les gens présents. Les spectateurs sont beaux, heureux, Don Matsuo (ZOOBOMBS) se joint au duo, on sent la complicité et l’admiration qu’il y a dans cette formation. La température ne cesse d’augmenter, on cède la place au Japon.

ZOOBOMBS

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, c’est qu’on m’a beaucoup parlé de ce que j’allais voir, mais vu la relativité des choses ça restait confus.  Dès la première pièce Matsuo se retrouve au sol, puis en avant de la scène et un peu partout à la fois. J’ai de la difficulté à le suivre, je ne comprends pas le japonais, mais je sais maintenant ce que voulaient dire les gens par « ils donnent un bon show ». Le public est réceptif, s’en donne à cœur joie pour leur rendre la pareille. C’était une première écoute pour moi, mes yeux en ont pris plus que mes oreilles, mais tout de même, je risque fort bien de porter attention à leurs albums prochainement. 

Bref, une magnifique soirée au Pantoum! Énergie, chaleur, amour, un sentiment de fierté d’avoir été là, mais aussi, de chance d’avoir cet endroit, permettant ce genre de fête à chaque fois.

Photos: Marion Desjardins/Llamaryon pour ecoutedonc.ca

 

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[ALBUM] Oromocto Diamond – « Opononi »

Oromocto Diamond - Opononi (P572)
Oromocto Diamond – Opononi
(P572)

C’est ici, à Québec, que le duo Oromocto Diamond a enregistré son quatrième album en carrière. Depuis 2013, au studio D’Auteuil, le duo planche sur cet opus. Formé de Sam Murdock et Jean-Sébatien Grondin, l’album paraît sous (l’excellente) étiquette de disque P572, fondée par Murdock lui-même.  C’est quoi Oromocto Diamond? C’est de la musique punk rock très agressive, mais tellement agréable à l’écoute que tu n’as qu’une seule envie : danser! Il y a par contre une mise en garde. Cet album s’adresse à un auditoire qui aime découvrir et expérimenter. Il y a eu bons coups, comme il y en a des moins bon. L’album se dévoile et s’acquiert avec les écoutes.

Maintenant, qu’en est-il? Parlons au départ de ma réaction lorsque j’ai reçu l’album. Les titres des 10 différentes pièces (qui totalisent près d’une demi-heure) sont plutôt mystérieux. Il y a une fixation pour la lettre O qui règne. L’écoute débute donc avec la pièce titre. Le son plutôt brutal et agressif s’enclenche dès les premières secondes. C’est très mélodique, malgré la brutalité des instruments. Les harmonies vocales de Jane Ehrhardt, chanteuse de Québec, restent en tête. Le fameux « Opononi », crié par Sam Murdock est totalement dans l’esprit du groupe. Nous ressentons un peu l’influence des Zoobombs, leur complice depuis quelques années. Juste au moment où nous embarquons à fond dans le rythme, la pièce se termine. Ce sera comme ça tout au long de l’écoute, et c’est une des forces de l’album. Le rythme est d’une rapidité monstre, autant à l’intérieur des pièces que dans l’alternance des chansons. Nous avons l’impression d’être dans un concert très énergique.

Nous continuons avec Osoyoos, une pièce entièrement instrumentale. Les textures et ambiances sont très belles, et ce, pour toutes les pièces. L’ambiance est très mystérieuse, le suspense est à son comble. Les deux musiciens maitrisent si bien leurs instruments. La batterie de Jean-Sébastien Grondin est magnifique, et que dire de la basse de Sam Murdock.

Ouroboros enchaîne à un rythme fou. Les distorsions sont très présentes, voire agaçantes. C’est une des pièces avec le plus de paroles de l’album. En effet, plusieurs pièces sont en grandes parties instrumentales, ce qui, à la longue, peut ennuyer certaines personnes. Après plus de trois minutes, je suis plutôt heureux de passer à la prochaine piste, car trop, c’est comme pas assez. La distorsion est en train de me rendre fou. Comble de malheur, la quatrième pièce est pratiquement pareille à la précédente, mais en plus agressive.

Crédit Photo : llamaryon / www.ecoutedonc.ca
Sam Murdock lors du lancement au Pantoum en avril 2015. Crédit Photo : llamaryon / www.ecoutedonc.ca

Nous sommes maintenant arrivés à mi-chemin. Déjà, nous avons de très bonnes chansons rythmées et punk à souhait. Par contre, il y a des ratés. Que nous réserve la suite? Une super pièce intitulée Orocto Planction. Le rythme s’est calmé un peu et Sam Murdock reprend son micro en main. Je dois admettre que j’adore l’entendre chanter. Parfois, lorsqu’il s’enflamme, j’ai l’impression d’entendre un petit peu de Jack White. Les pièces avec voix sont très plaisantes pour la plupart. L’ambiance électro qui est incluse dans la cinquième pièce est très intéressante… on en aurait pris plus! Nous sautons de plein fouet dans l’ambiance des Zoobombs avec Osamu. D’ailleurs, deux membres du groupe de Tokyo se sont joint au duo pour cette pièce. Don et Matta Matsuo sont présent. L’univers asiatique est très dominant sur l’album, principalement sur cette sixième pièce. En entrevue et dans le livret de l’album (qui est magnifique soit dit en passant), les membres du groupe en font mention à plusieurs reprises. Ils ne s’en cachent pas. Paraîtrait même que le titre de l’album serait relié à Tokyo.

Le reste de l’album est plutôt anodin et redondant. C’est d’ailleurs le point le plus négatif de cet effort. C’est trop long (malgré que l’album ne dure que trente minutes). Les pièces se ressemblent beaucoup pour la plupart et ça devient lassant. Un EP aurait probablement été de meilleure convenance. Par contre, je ne peux que saluer l’univers du groupe. La mise en marché est magnifique, la pochette aussi. Nous sentons vraiment, pour reprendre les mots de Rox Arcand (du Knock-Out et de CKRL), que l’album est fait pour être écouté en concert. L’énergie contagieuse de cet album doit tellement bien se transmettre dans une salle de concert. D’ailleurs, une de nos collaboratrices est allée au lancement de leur album au Pantoum. Un compte-rendu et des photos suivront sous peu.