[FESTIVAL] LE ROYAL de l’Île d’Orléans, 17 juin 2017

Photos : Marion Desjardins

La coïncidence des anniversaires du FME (15 ans) et de Cassis Monna (25 ans) & Filles (15 ans) a été l’occasion, le 17 juin dernier, de réunir de nombreux artistes de la scène indépendante québécoise dans la toute première édition d’un festival conjointement organisé.

Les Hay Babies, Jesse Mac Cormack, Louis-Jean Cormier, Julien Sagot, Aliocha, Patrick Watson, [The Seasons] se sont succédé en alternance sur scènes extérieure et intérieure. Portant le nom de ROYAL, ce festival à la programmation solide a su marier l’énergie de la musique émergente aux décors bucoliques de l’île d’Orléans.

Le résultat : un événement complet, qui offrait autant rafraîchissements et «bistronomie» qu’expérience musicale variée. Le tout dans une ambiance conviviale : la ferme de Cassis Monna & Filles avait été judicieusement décorée pour l’occasion et ses espaces extérieurs offraient des replis invitants.

Mais on n’a pas trop eu le temps de profiter des installations, puisque les généreux sets des nombreux artistes se sont enfilés les uns après les autres. Compte-rendu d’une soirée dont on ne voulait pas perdre une goutte.

 

17h30 – Les Hay Babies

Accompagnées de trois musiciens supplémentaires, les triplettes néo-brunswickoises ont commencé la soirée en force. Prenant tour à tour les devants, parfois toutes en harmonie, Vivianne Roy, Julie Aubé et Katrine Noël chantaient tantôt en français, tantôt en anglais sur une musique fortement inspirée par l’histoire du rock américain. Le tout était d’ailleurs exécuté à merveille et avec une profusion d’instruments différents (banjo, ukulélé, lap steel, ribambelle de guitares, etc.).

Explorant une variété de styles allant du rock psychédélique au country en passant par le blues, les Hay Babies nous ont fait balancer avec lui dans une autre époque, celle de Woodstock. Il fallait voir leurs habits aux couleurs des années 70 et leurs danses des années 60 pour comprendre cette expérience immersive et en goûter la joie contagieuse.

 

Le groupe a su plaire au public qui, timide mais attentif, s’était regroupé autour de la scène extérieure devant le beau paysage de l’île. L’expérience parfaite de fin d’après-midi, avec les rayons de soleil qui chassaient progressivement les nuages. Ça s’est terminé avec une reprise de la chanson Bennie and the Jets d’Elton John, ce qui nous a bien réchauffés pour la suite.

 

19h00 – Jesse Mac Cormack

Tout de suite après, on s’est dirigé vers le deuxième étage de la grange centenaire des Monna pour Jesse Mac Cormack. Tout en bois et assez exigu, l’intérieur du bâtiment offrait une atmosphère feutrée et chaleureuse.

Seul à la guitare – ce qui n’est pas arrivé souvent cette année – l’auteur-compositeur-interprète a déballé ses pièces avec assurance et sans prétention. Que ce soit celles qu’on connaissait déjà où encore de toutes nouvelles créations, chaque titre révélait le travail minutieux du musicien. Et le travail a porté ses fruits : les spectateurs, dont la moitié s’étaient assis, écoutaient en silence, comme subjugués par la musique.

Tout en dégageant une vibe très naturelle, Mac Cormack semblait avoir pensé à chaque rythme, à chaque fluctuation des dynamiques. Sa musique s’en est fait ressentir : minimaliste en version solo, elle allait droit à l’essentiel. Et malgré cette efficacité impressionnante, les sonorités de sa guitare étaient exploitées avec une richesse expressive dans un tout à la fois introspectif et indie-folk sur lequel se posait ses mélodies blues/soul.

 

20h00 – Louis-Jean Cormier

Pas de répit pour nos oreilles enchantées, car à peine Mac Cormack a-t-il terminé de jouer que Louis-Jean Cormier entamait une J’hais les happy end uptempo sur la scène extérieure. Accompagné de Robbie Kuster à la batterie et de Mathieu Désy à la contrebasse, Cormier a redonné un visage nouveau à ses chansons déjà connues, qu’il pigeait autant dans Le treizième étage que dans Les grandes artères. On a pu notamment apprécier une version blues rock de Faire semblant qui n’était pas piquée des vers.

Le temps de deux pièces, on nous a aussi fait le plaisir de ressusciter Karkwa. Bien que Julien Sagot ait manqué à l’appel, Stéphane Bergeron a pour sa part repris les baguettes pour jouer Pyromane et Moi-léger. La brise légère et le ciel bleu clair brodé d’or n’ont fait qu’ajouter à l’émotion du moment, qui a passé comme un courant d’air, comme dans la chanson.

Le set s’est merveilleusement terminé avec une reprise acoustique de Le tour de l’île par Félix Leclerc, délicate à en donner des frissons. On se rappellera aussi les mots de Louis-Jean Cormier pour nous dire adieu : «Je vous souhaite de rester curieux, et de continuer à écouter de la musique francophone de temps en temps.»

 

21h30 – Julien Sagot

En passant de la musique de Louis-Jean Cormier à celle de Karkwa, on avait déjà commencé à basculer lentement vers l’univers déjanté de Julien Sagot. Une fois de retour à la grange, on a pu plonger plus avant, et ce dès les premières notes largement psychédéliques des quatre musiciens.

On retrouvait Kuster aux tambours ainsi que Mishka Stein à la basse, section rythmique solide qui accompagne habituellement Patrick Watson. Un claviériste – dont on se rappellera les soli virtuoses – et Julien Sagot lui-même complétaient le tableau. Il n’en fallait pas plus pour que le résultat soit explosif. Et pourtant, on a eu la surprise de voir Frannie Holder (Dear Criminals) monter sur scène pour chanter notamment Blue Jane, pièce titre du tout dernier album de Sagot.

 

La voix de Julien Sagot est sans contredit aussi originale que le reste de sa musique : lourde, elle s’élève pour mieux retomber dans les graves. Elle murmure des phrases répétées qui prennent parfois des allures aliénantes sur la musique inusitée et juste assez dissonante des instrumentistes. On a particulièrement apprécié Ombres portées, un autre titre de l’album paru en mars dernier et qui s’est emporté dans une finale abracadabrante.

 

22h30 – Aliocha

Encore au tout début de sa carrière musicale, Aliocha s’est présenté sur scène avec une belle assurance qu’il savait mêler au charme honnête de ses interventions. Il nous a présenté plusieurs de ses pièces, fraîchement tirées d’Eleven songs.

Accompagné par trois autres musiciens, ses chansons où la guitare prédomine restent principalement dans le registre de la musique pop rock aux accents folk. Évoquant la musique qu’on entendrait le soir autour d’un feu, elles se prêtaient bien à l’occasion et au décor charmant de l’île d’Orléans. Seul hic, on aurait aimé voir ses compositions se démarquer davantage dans ce genre déjà beaucoup exploité.

 

En terminant, l’artiste a joué le simple The Start, qui figure lui aussi sur l’album sorti en juin dernier. On a retrouvé quelques connaisseurs dans le public, qui pouvaient déjà entonner les paroles avec le chanteur.

 

23h30 – Patrick Watson

J’ai été étonnée qu’on y parvienne, mais on s’est tous retrouvés dans la grange pour le clou du spectacle : Patrick Watson et ses musiciens en formule intime. Juste avant, les filles de Cassis Monna et Sandy Boutin du FME nous ont brièvement adressé la parole, la bouche pleine de reconnaissance et les yeux remplis d’enthousiasme.

Le quatuor est ensuite monté sur scène : Patrick Watson s’est dirigé vers le piano droit, Kuster et Stein ont pris d’assaut la section rythmique et le [insérez ici un compliment] Joe Grass (je suis fan) a empoigné l’une de ses fidèles guitares. Avec une introduction tout en douceur, ils ont glissé subrepticement vers Love Songs for Robots, pièce titre de leur dernier album. On a ensuite monté en intensité avec Hearts. Le reste a déboulé avec un calibrage savant entre des montées enivrantes, dégoulinantes d’intensité et de force, et de doux retours au calme, aux mélodies oniriques et éphémères.

On ne peut souligner suffisamment la créativité – écoutez, j’ai vu Kuster jouer sans baguettes – et l’intensité de ces quatre musiciens, qui ont même improvisé une chanson sur place pour le plaisir de nos oreilles. La scène semblait être leur terrain de jeu et leur camaraderie était contagieuse.

Tout cela a donné fruit à des moments magiques, comme la version acoustique de Man Like You pendant laquelle Joe Grass et Patrick Watson se partageaient le micro tandis que Kuster maniait l’égoïne. On a aussi chanté tous en chœur sur Adventures in Your Own Backyard, au cours de laquelle la soirée a atteint son paroxysme musical. En terminant, Patrick Watson a été généreux dans ses rappels pour un public qui était plus que conquis.

 

1h00 – The Seasons [show caché]

En sortant de la grange comme d’un rêve, plusieurs ont pu être agréablement surpris de constater que la soirée n’était pas encore tout à fait terminée. On pourrait étirer encore la magie avec The Seasons, chargés de clore le festival avec leur performance surprise.

Fiers et uniques représentants de la ville de Québec samedi soir, les quatre jeunes musiciens ont montré en formule condensée toute l’énergie dont ils étaient capables. Commençant en force avec The Way it Goes, tirée de leur album Pulp, ils ont enchaîné avec Junk, une nouvelle pièce qui montre bien leurs couleurs.

Avec leur attitude assumée et le reflet de leurs influences 70s, la performance de The Seasons offrait un spectacle dynamique et festif. Se démenant à la guitare, se déhanchant sur Animal Song et nous crachant même de l’eau au visage, Hubert Chiasson nous a clairement démontré qu’Alexandre Martel n’a pas le monopole de la bête de scène dans la Vieille Capitale. De quoi faire danser les plus braves et sourire les plus timides.

 

Une première édition réussie

Il n’y a rien à redire sur l’ensemble de ce festival, qui s’est terminé en beauté et sans anicroche. Les spectateurs, jeunes, très jeunes et moins jeunes, y ont tous trouvé leur compte. C’était même rafraîchissant de voir un public renouvelé, différent de celui auquel on est habitué à Québec ou encore au FME.

On a aimé les paysages à couper le souffle, les sets généreux, le duo scènes intérieure-extérieure ainsi que l’ambiance chaleureuse qui donnait l’impression d’une réunion d’amis et de famille au chalet. On a été envoûtés par la magie de la première édition, et on espère sincèrement que ça ne sera pas la dernière.

 

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Un événement ROYAL sur l’île d’Orléans!

La maison Cassis Monna & Filles et le Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue (FME) soulignent respectivement leur 25e et 15e anniversaire cette année et pour l’occasion, ils ont décidé d’organiser ensemble un événement mémorable le samedi 17 juin prochain : LE ROYAL de l’Île d’Orléans, qui aura lieu au domaine Cassis Monna & Filles à Saint-Pierre de l’Île d’Orléans.

L’événement propose une demi-douzaine d’artistes et de groupes musicaux de la scène indépendante québécoise, comme il se doit. Les spectacles se dérouleront sur deux scènes : la première à l’intérieur d’une grange (ça fait tout le temps des christie de bons shows, on vous en passe un papier), l’autre dans le champ de cassis où on aura une vue incroyable sur le fleuve et le vieux Pont!

Patrick Watson – Photo : Marion Desjardins

Les six artistes qui se succèderont à partir de 17 heures sont les suivants : Les Hay Babies, Aliocha, Louis-Jean Cormier, Julien Sagot, Jesse Mac Cormack et Patrick Watson.

On lit ça pis on se pince encore!

Pour les fins gourmets, une expérience bistronomique sera aussi offerte à ceux qui le voudront. Deux forfaits sont offerts : un forfait à 60 $ pour les concerts seulement, incluant un cocktail Royal Cassis, ou encore un forfait Passeport Gourmand à 120 $ incluant un repas bistronomique concocté sous la supervision du chef David Forbes. À noter que le repas sera servi en terrasse, avec une vue privilégiée sur les concerts.

Pour en savoir plus et acheter vos billets : fmeat.org/leroyal

Santa Teresa et sa programmation de feu!

Le nouveau festival Santa Teresa, à Ste-Thérèse a annoncé sa programmation qui nous réserve bien des surprises. Il aura lieu au centre-ville de la ville du 27 au 29 avril et est présenté en collaboration avec SiriusXM.

Patrick Watson – Photo : Jacques Boivin

On avait déjà parlé sur le blogue des deux têtes d’affiche du festival, soit City and Colour et Patrick Watson. Les deux spectacles affichent d’ailleurs complet, nous annonce le festival. Le trio Wilsen assurera la première partie de Patrick Watson.

Les autres spectacles seront, entre autres, à l’Église Sainte-Thérèse-D’Avila, le 28 avril. Ce dernier sera bénéfice. Les invités n’ont pas été annoncés pour le moment, mais on reste sur le dossier. Les billets sont en vente au coût de 15 $ et les fonds amassés iront à la fondation Au Diapason, pour aider le programme musicale de l’école primaire Arthur-Vaillancourt.

The Franklin Electric – Photo : Jacques Boivin

Derrière l’hôtel de ville, le 29 avril, aura lieu plusieurs concerts dès 18h. A Tribe Called Red, July Talk, The Franklin Electric, Alaclair Ensemble et RYMZ seront de la partie. Les billets sont au coût de 20$ (taxes et frais de service inclus).

Le 27 avril, Xavier Caféine, Dubé et Zen Bamboo seront en concert au bar le Cha Cha. Ce sera au tour de Geoffroy le 28 avril de s’y produire. Quant à lui, Aliocha fera découvrir ses chansons le 29 avril.

Suuns – Photo : Nicolas Padovani

Au Monte Cristo, c’est du 100 % rock, avec les groupes We Are Wolves, Duchess Says, SUUNS et HAON. Parions qu’il va faire chaud et que ça va brasser! Dans la salle La Protestante, l’auteure compositrice interprète Beyries viendra présenter les chansons de son excellent album Landing pour notre plus grand bonheur. Tous ses spectacles sont au coût de 12$.

Lydia Képinski – Photo : Marion Desjardins

Plusieurs spectacles seront également présentés gratuitement à la Brasserie le Saint-Graal. Dès 20h, des artistes comme Lydia Képinski, Mathieu BérubéPhilémon Cimon et Mon Doux Saigneur seront en spectacle.

Santa Teresa, c’est aussi les arts visuels. Verticale et SOIR s’occuperont de ce volet.

Pour plus d’infos (et la programmation complète), vous pouvez vous rendre sur le site Web du festival.

[SPECTACLE] Patrick Watson (+Laura Sauvage), Impérial Bell, 4 mars 2016

Photos : Marion Desjardins

Patrick WatsonQuébec avait de la grande visite vendredi et samedi soirs. Patrick Watson relançait sa tournée à l’Impérial Bell après avoir déjà conquis le monde une fois avec son magistral Love Songs for Robots.

Nous avions déjà eu le plaisir de voir le spectacle à quelques reprises l’été dernier et nous avions hâte de voir si les cartes avaient au moins été un peu brassées. Nous sommes arrivés dans un Impérial déjà bien garni de jeunes (et moins jeunes) mélomanes déjà tous souriants. La magie allait être dans l’air.

Et n’eut été d’un problème de son chronique qui a agacé Watson, ses musiciens et le public tout au long du spectacle, cette soirée aurait été presque parfaite.

C’est au son de la très feutrée Know That You Know que Watson et son groupe font leur entrée. Quelle entrée en matière, beaucoup plus énergique si on compare aux spectacles de l’année dernière alors que le concert commençait par Love Songs for Robots! Le Montréalais n’a pas perdu de temps et il a enchaîné avec Good Morning Mr. WolfHearts et Bollywood. On remarque déjà que le son n’est pas tout à fait à la hauteur, ce qui semble agacer Watson pendant qu’à la console, on sue à grosses gouttes pour trouver le bobo. On fait son possible pour faire comme si de rien n’était, on se réchauffe le coeur avec Grace, langoureuse, chaude, pop baveuse, mélodieuse comme une chanson des Beach Boys.

Patrick WatsonPendant qu’on est à chaud, aussi bien en profiter avec Mishka, Joe, Robbie, et les autres musiciens (dont une section de cuivres), pour nous jouer quelques vieilles chansons… en mode acoustique, tous autour du même micro! Words in the FireWooden Arms et la déjà classique Into Giants ont su charmer des fans conquis d’avance. Malheureusement, les problèmes de son se sont montrés plus agaçants pendant cette période plus tranquille.

Visuellement, on avait droit une fois de plus à du bonbon grâce à des jeux de lumières savants basés sur ces fameuses lampes qui étaient installées au fond de la scène. On a même eu droit à un impressionnant jeu de lasers qui a ébloui autant le parterre que le balcon, qui ont lancé des « ooh » d’émerveillement. Réussite totale sur ce plan.

C’est une transition magnifique entre Love Songs for Robots et Places You Will Go qui a marqué le début du dernier droit du spectacle qui nous a donné une nouvelle occasion de nous émerveiller avec une Adventures in Your Own Backyard magistrale, épique et complète, trompette incluse. Turn into the Noise est venue clore ce plat de résistance dans une nouvelle immersion son et lumière qui s’est conclue sous un tonnerre d’applaudissements.

L’obligatoire rappel n’a pas déçu, alors que Watson a interprété Big Bird in a Small Cage et Step Out For a While avant de terminer tout en douceur avec Lighthouse. Beaucoup de chansons des deux derniers albums, ce qui n’a pas empêché Watson de piger quelques chansons des premières années de son répertoire.

Sérieux, si ce petit problème de son agaçant avait pu être réglé (une vraie badluck), on aurait eu droit à la totale. Comme les spectateurs du lendemain ont eu. Pas grave, on se reprendra.

Laura Sauvage

Laura SauvageEn septembre dernier, elle présentait ses chansons en solo devant public pour la première fois. Quelques mois plus tard, Laura Sauvage (Vivianne Roy) a beaucoup plus de matériel à présenter et franchement, c’est toujours aussi prometteur. Les pièces folk-rock se mélangent fort bien à l’attitude et à la voix de Sauvage, qui peut autant jouer en douceur que mordre à pleines dents dans la vie. Extraordinormal, le premier album complet de la jeune auteure-compositrice-interprète, sera lancé à la fin du mois sur Simone Records.

On a hâte d’entendre!

[ANNONCE] Patrick Watson de retour à Québec !

Bonne nouvelle!

Les mélomanes qui aimeraient revoir Patrick Watson dans un contexte plus intime que lors de son dernier concert au FEQ seront certainement ravis d’apprendre que le talentueux montréalais sera de retour dans la Vielle-Capitale les 4 et 5 mars prochains, et que c’est à l’Impérial de Québec qu’il livrera un spectacle tiré de son dernier opus, Love Songs for Robots.

On a hâte!

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Billets en vente dès vendredi midi, via imperialbell.com ou par téléphone au 418-523-3131.

[OSHEAGA] Compte-rendu 31 juillet (jour 1)

Ce fut par une magnifique journée ensoleillée que débuta notre couverture du festival Osheaga. Présenté à guichets fermés depuis 2012, le festival est un incontournable au Canada. Revenons sur cette première journée de festivités.

13h00 : Catfish & The Bootlemen

Catfish & the Bootlemen à OSHEAGA 2015. Crédit Photo : Pat Beaudry
Catfish & the Bootlemen à OSHEAGA 2015. Crédit Photo : Pat Beaudry

Les quatre Britanniques en étaient à leur première visite en sol québécois, et ce fut un premier passage réussi. Ayant une sonorité très rock, les gars n’ont pas de difficulté à faire lever la foule. Le chanteur et guitariste Ryan McCann était dans une forme incroyable et enchaînait les chansons avec une fougue d’enfer. Les cheveux dans les yeux, il nous lance en introduction Kathleen, une pièce très connu du groupe. L’attention de la foule était déjà très présente. Certes, le groupe est peu bavard et il préfère enchainer les pièces de leur album The Balcony, paru en 2014. Par contre, malgré le peu de communication avec son public, les membres du groupe sont toujours aussi énergiques et nous remarquons que le public l’est tout autant. Les pièces Fallout et Cocoon sont, bien entendu, les plus appréciées de la foule. Chapeau à ce groupe qui a bien ouvert mon festival avec son énergique débordante.

14h30 : Iron & Wine avec Ben Bridwell

Iron & Wine avec Ben Bridwell à OSHEAGA 2015. Crédit Photo : Pat Beaudry
Iron & Wine avec Ben Bridwell à OSHEAGA 2015. Crédit Photo : Pat Beaudry

Le mythique duo Iron & Wine s’est allié au chanteur de Band of Horses Ben Bridwell pour un album commun intitulé Sing into My Mouth. Cet album de reprises du folk américain est un pur délice auditif et j’avais bien hâte de voir ça sur scène. Dès le départ, nous constatons que les voix de Sam Beam et de Ben Bridwell s’unissent d’une magnifique façon. Le chanteur de Band of Horses amène un énergie au concert tandis que Iron & Wine assure au public un moment musical sans faute. Le concert étant pratiquement unique, car peu de représentations ont lieu, Osheaga fut choyé d’avoir ce moment sur la scène principale. Interprétant à la fois des chansons des deux groupes ainsi que de l’album commun, les pièces de Band of Horses sont les plus appréciées du public. Slow Cruel Hands of Time fut interprétée en début de concert tandis que Detlef Schrempf fut jouée à la fin. Magnifique moment en compagnie de deux excellents groupes.

15h25 : Run The Jewels

Run The Jewels à OSHEAGA 2015. Crédit Photo : Tim Snow
Run The Jewels à OSHEAGA 2015. Crédit Photo : Tim Snow

Le duo rap américain est de retour après un Impérial complet pendant le FEQ 2015. Faisant dans le rap violent et agressif, le duo attire un énorme foule sur la scène Verte. Arrivant sur We Are The Champions de Queen, l’ambiance est déjà survoltée autant sur scène que dans la foule. Nous voyons de nombreux moshpit ainsi que du crowd surfing à profusion. Enchainant avec Run the Jewels, ce n’est pas long que les effluves printanières envahissent le site. Un fan monte sur scène avec une peinture du groupe et fait la fête avec eux pour se diriger en coulisses par la suite. On remarque que le groupe adore ses admirateurs et aime la proximité avec son public. Oh My Darling Don’t Cry, Blockbuster Night (part1), Lie, Cheat, Steel et All due Respect sont toutes interprétées avec férocités par El-P et la voix grave de Killer Mike. D’ailleurs, El-P a eu, par moment, quelques faiblesses dans la voix, mais Killer Mike a su rattraper le tout. Nous passons maintenant à l’avertissement de bien vouloir ranger les selfies stick, les téléphones et tout objet précieux, car la prochaine chanson risque d’être violente. Nous entendons le célèbre Run the Jewels Fats, Run the Jewels fast tiré de Close your Eyes. La foule est en délire et nous voyons des vêtements voler, des mosh-pit et une sécurité débordée. Finalement, on peut dire que Run The Jewels, c’est toute une expérience en concert.

17h40 : Milk & Bone

Milk & Bone à OSHEAGA 2015. Crédit Photo : Pierre Bourgault
Milk & Bone à OSHEAGA 2015. Crédit Photo : Pierre Bourgault

Après un escale lunch pendant le très énergique concert de The Kills, nous rejoignons l’énorme foule qui était présente sur la scène des Arbres pour accueillir Milk & Bone. Ne sachant pas trop si elle devait faire le concert en anglais ou en français, le duo décide que Camille Poliquin représentera l’anglais et que Laurence Lafond-Beaulne s’occupera du français. Enchainant les pièces de leur seul album Little Mourning, les deux femmes sont heureuses d’être à Montréal. Ayant pratiquement fait le tour du monde avec cet album, et ce n’est pas fini, le duo était très content de voir des visages connus dans la foule. Ouvrant avec Elephant, le public est très attentif aux mélodies planantes du groupe. La basse est incroyablement forte, spécialement sur Pressure. Les pièces Coconut Water et New York ont eu droit à des accueils digne d’un show rock. Mentions spéciales à l’interprétation d’une reprise de Sufjan Stevens qui était magnifique.

18h25 : Stars & Invités

Stars à OSHEAGA 2015. Crédit Photo : Pat Beaudry
Stars à OSHEAGA 2015. Crédit Photo : Pat Beaudry

J’attendais ce concert plus que tous les autres. C’était mon appréhension de la fin de semaine. Stars, un de mes groupes favoris, interprétant Set Yourself on Fire en entier pour ses 10 ans. Ouvrant avec Hold on when you get love and let go when you give it, tiré de The North, le public danse et a du plaisir avec les montréalais. Cette pièce sera la seule tirée d’un autre album que Set Yourself. Torquil Campbell est si heureux d’être là. Il aborde un chandail It’s us Forever en référence à la longévité du groupe. Il est si énergique cet homme, que sa collègue pâtit à ses côtés. En effet, Amy Millan était loin d’être en forme hier soir. C’est probablement le plus grand défaut de ce concert. Enchainant avec la très célèbre Your Ex-Lover is Dead, notre escapade dans les 10 ans de Set Yourself on Fire débute. Evan Cranley, musicien du groupe, est toujours en super forme et saute sur scène tout en jouant de son instrument. Torquil est très en voix et s’amuse à courir dans tous les sens pour voir le public.

Stars à OSHEAGA 2015. Crédit Photo : Pat Beaudry
Stars à OSHEAGA 2015. Crédit Photo : Pat Beaudry

Par la suite, les choses se gâtent un peu. Premièrement, un grand nombre d’invités, peu utiles, se pointent sur scène ne connaissant pas réellement les chansons. Le public ne connait pas non plus les invités, mais Stars passe un bon moment sur scène. Pourquoi Campbell passe la moitié des chansons à présenter les invités? Ça gâche une bonne partie de la magie. Ajoutons à cela un public inattentif dans toutes les balades, et il y en a dans Set Yourself, ça fait un concert moyen. Notons quand même de super beau moment, tels que Angeless Beauty, Set Yourslef on Fire, What I’m Trying to Say et la seule balade plutôt calme bien écouté par la foule One More Night. En fin de concert, le chanteur Patrick Watson a rejoint le groupe pour Celebration Guns. C’était magnifique, car les Levoix de Millan et de Watosn s’unissent à merveille. Torcol et Evan ont même rejoins les rang des instruments avec leur trompettes. En conclusion, avec quelques minutes de dépassement, nous entendons la magnifique Calendar Girl interprétée avec Kevin Drew. Ce fut un bon moment, pas très adapté à un grande scène, avec une Amy Millan peu enthousiaste.

20h25 : Of Monsters and Men

Of Monsters and Men à OSHEAGA 2015. Crédit Photo : Pat Beaudry
Of Monsters and Men à OSHEAGA 2015. Crédit Photo : Pat Beaudry

Après un concert très énergique du groupe folk, qui est très rock en concert, The Avett Brothers, nous passons au folk islandais de Of Monsters and Men. le groupe étant si aimé à Montréal, il n’était pas étonnant de voir l’immense foule qu’il y avait. Faisant pratiquement un moitié-moitié de leur deux albums, les pièces de My head Is an Animal sont beaucoup plus appréciés du public. Par contre, d’un point de vue musical, les chansons de Beneath The Skin sont jouées avec un justesse incroyable. Nanna Bryndís Hilmarsdóttir, chanteuse du groupe, est vêtue d’une façon très officielle et sa voix est magnifique. Ouvrant avec Thousand Eyes, le public est en délire. À ma grande surprise, il est attentif lors des balades. King & Lionheart, Mountain Sound, Lakehouse et Crystals ont eu droit à un accueil très favorable. Pour terminer le concert, le groupe islandais sort les gros canons. Le peu sympathique Ragnar Þórhallsson lance les premières notes de Littles Talks et la foule est en délire. Je dois lever mon chapeau à tous les membres du groupe pour leur énergie et leur justesse sur leur instruments. C’est d’ailleurs ce qui fait la force d’Of Monsters and Men. En conclusion, nous avons droit à Six Weeks, une magnifique pièce de My Head Is An Animals. Nous avons eu droit à un concert très formel, voir cérémonial, avec des éclairages puissants, adapté aux chansons, appuyant la force de frappe du groupe. Peut-être était-ce trop rodé et pas assez personnalisé? Je l’avoue, mais le charme opère quand même.

20h35 : Florence + The Machine

Florence + The Machine à OSHEAGA 2015. Crédit Photo : Vanessa Leclair
Florence + The Machine à OSHEAGA 2015. Crédit Photo : Vanessa Leclair

Plusieurs, dont moi, croyaient que cette femme ne serait pas capable d’être une tête d’affiche. Honte à moi d’avoir pensé ainsi. Cette grande dame de la chanson, car oui, elle en est une à mes yeux, a su émouvoir près de 40 000 festivaliers. Cette femme à une voix inégalable et une fugue sur scène que peu d’artistes savent reproduire. En ouverture, après un vidéo sur son entier passage au festival et des petits feux d’artifices, Florence Welch arrive sur scène avec What the Water Gave Me. Certes, il y a un orchestre sur scène, mais l’attention est tournée vers la chanteuse. Solennellement, derrière son pied de micro, elle ébloui tout les monde avec sa puissante voix. Les cheveux dans le vent, elle chante comme peu savent le faire. Prenant le micro pour un moment dansant sur Ship to Wreck, la foule chante à tu-tête. La troisième pièce était très attendu. Après quelques notes au piano, nous entendons vaguement ce qui ressemble à Shake it Up. 

Florence + The Machine à OSHEAGA 2015. Crédit Photo : Vanessa Leclair
Florence + The Machine à OSHEAGA 2015. Crédit Photo : Vanessa Leclair

Étant si amoureuse de son public, Florence Welch fait une escale dans la foule pour la magnifique pièce Rabbit Heart (Raise it Up). Les fans en délire ont adoré voir la chanteuse se rendre pratiquement à la console de son. Elle a même osé se rendre dans la foule, littéralement, en marchant sur les gens. Les visages heureux étaient visibles à des kilomètres à la ronde. Des larmes étaient même visibles sur plusieurs visages. Après quelques autres pièces et un reprise de sa chanson avec Calvin Harris, Sweet Nothing en version balade, Florence Welch dit à quel point elle aime ses fans et le festival Osheaga. Elle dédicace la prochaine chanson à tous les gens présents. How Big, How Blue, How Beautiful résonne dans les hauts-parleurs du Parc Jean-Drapeau.

Le concert se conclue avec plusieurs pièces très énergique, tels que What Kind of Man et Dog Days are Over. Nous avons eu droit à un magnifique moment qui a su rassembler une énorme foule. Cette chanteuse est tout simplement incroyable et j’espère sincèrement la revoir prochainement au Québec.

[OSHEAGA] Itinéraire du 1er août (jour 2)

Après cette première journée très chargée, nous sommes de retour sur l’île Sainte-Hélène pour le deuxième jour du festival Osheaga. Voici un petit itinéraire de notre journée de concerts très chargée.

Bernhari
Bernhari Crédit photo : Jacques Boivin

Tout de suite après être entrée sur le site, nous irons en direction de la scène Vert pour voir notre québécois Bernhari. Pendant 30 minutes, il tentera de charmer le public d’Osheaga avec les mélodies de son premier album éponyme. Nous devrions le rencontrer tout de suite après sa performance pour récolter ses impressions et lui parler de son parcours de l’année 2015. On s’en reparle bientôt!

La première carte blanche de l’histoire d’Osheaga aura lieu à 14h00, encore une fois sur la scène Verte, avec notre Karim Ouellet national. Avec plusieurs invités, dont Ariane Moffat, Loud Lary Ajust, Claude Bégin et bien plus, ce cinquante minute s’annonce fort en émotion. Nous allons ensuite courir vers les scènes principales pour en manquer le moins possible de la performance de Young The Giant à 14h50. Pour avoir vu le groupe dans une forme moyenne l’an dernier au FEQ, je m’attend à une meilleure performance cette année à Montréal. Leur deux albums sont excellents et leur musique énergique devrait faire bouger la foule.

Sans bouger, nous irons voir la sublime et talentueuse St.Vincent à 15h40. Le blogue écoutedonc.ca étant énormément

St. Vincent lors de son plus récent passage au FEQ 2014.
St. Vincent lors de son plus récent passage au FEQ 2014. Crédit photo : Jacques Boivin

fan de la chanteuse, je me dois d’aller la voir en concert pour une première fois. Selon mes lectures, avec son album éponyme, cette artiste est au sommet de sa forme et elle sait rocker une grande scène. Je suis très curieux de voir cela. Si jamais vous êtes plus branchés rap, Action Bronson sera sur la scène Verte en même temps.

Direction scène Verte pour voir la représentante de la France Christine & The Queens à 16h50. Sensation mondiale, la pop d’Héloïse Letissier, de son vrai nom, a su conquérir le monde en si peu de temps. Son album Chaleur Humaine fut très bien reçu l’an dernier. Avec un Métropolis complet lors du dernier festival Montréal en Lumière, il risque d’y avoir une grande foule pour ce numéro mélangeant théâtre et musique. Par contre, avec Milky Chance sur la scène principale, la foule pourrait être plus petite que prévu, car les deux Allemands risque d’attire une énorme foule si l’on se fit à l’édition 2015 du Festival d’Été de Québec.

Alvvays, une de mes belles découvertes de l’année, sera sur la scène de la Vallée tout de suite après Christine & The Queens. Le groupe canadien a fait plusieurs festivals cette été, dont un performance épique au festival Glastonbury, revient à la maison avec un show à Osheaga. Avec un seul album à leur actif, les cinq membres du groupe font dans l’indie-pop qui s’écoute comme du bonbon. À ne pas manquer.

Interpol ou Nas? Le dilemme semble être cruel pour plusieurs festivaliers selon les commentaires sur les réseaux sociaux. Pour moi, le choix est simple je choisi le rappeur. Pourquoi? Parce qu’Interpol est loin d’être au sommet de leur forme. Leur nouvelle musique est très ordinaire… et Nas est un rappeur de la vieille époque qui s’est fait discret dans les dernières années. Interprétant principalement Illmatic, sont album le plus célèbre, la performance risque d’être quelque chose d’impressionnant. C’est à 18h15 sur la scène Verte.

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Crédit photo : Jacques Boivin

Encore un autre dilemme important… Patrick Watson ou Desaparecidos (la bande de Conor Oberst)? Je crois sincèrement qu’avec l’été de Watson (Festivoix, FEQ), il est crucial de voir cet homme sur scène cette année. Vous l’avez vu? Tenter votre chance avec Conor, mais, dans mon cas, je me dois d’aller voir Watson sur la scène principale à 19h20.

Les vétérans de Weezer sont de retour à Osheaga après leur performance de 2010. C’est gars là sont des machines à succès. Parfois super bon sur scène, parfois ordinaire, il n’y a qu’à être sur la scène de la Rivière dès 20h20 pour le savoir. Finalement, nous terminons avec le rappeur Kendrick Lamar. Cet homme a lancé cet année le meilleur album rap depuis My Beautiful Dark Twisted Fantasy de Kanye West. Ne faisant pas souvent de tournée, il est impensable de manquer son passage à Montréal cet été. Par contre, si jamais vous allez voir Ariane Moffat sur la scène de la Vallée suivi de Caribou sur la scène Verte, je comprendrais absolument votre point.

[OSHEAGA] Plus de détails sur STARS et Karim Ouellet

Oshe et Aga, les deux mascottes du festival
Oshe et Aga, les deux mascottes du festival

Aujourd’hui, en plus d’annoncer que le festival affiche complet, evenko en a profité pour donner plus de détails sur la carte blanche remise à Karim Ouellet ainsi que sur les invités qui seront avec Stars sur scène. Rappelons qu’après l’annulation de Stromae, l’organisation a sorti les gros canons avec la présence de Stars interprétant en intégralité un de leur plus grand album, soit Set Yourself On Fire. 

Les invités du groupe, selon la Gazette de Montréal, seront Kevin Drew, du collectif Broken Social Scene, Patrick Watson, Of Monsters and Men, Murray Lightburn du groupe The Dears, Andrew Barr (la moitié des Barr Brothers) ainsi que Bahamas. Aux instruments, notons l’ajout de Marika Anthony-Shawet et Erik Hove, qui ont tout deux participé à l’album. Plusieurs pièces de Set Yourself n’ont pas été interprétés depuis un quelques années, il sera très intéressant de voir le groupe se lancer dans une aventure aussi unique. Je vous conseille, pour en savoir plus, cette super entrevue réalisée par Erik Leijon sur le site web de la Gazette. Ce concert unique sera sur la scène de la Montagne le vendredi 31 juillet à 18h25.

Karim Ouellet - Photo : Jacques Boivin
Karim Ouellet – Photo : Jacques Boivin

En ce qui concerne la carte blanche de Karim Ouellet, un communiqué de la part d’Osheaga annonce qu’Ariane Moffat, Claude Bégin, Loud Lary Ajust, Sarahmée, King Abid et Kandle seront tous sur scène avec le chanteur. Cette nouvelle survient seulement quelques jours après le concert surprise du chanteur de Québec au Festif! de Baie-St-Paul. Il sera super intéressant de voir tous ces invités sur une même scène avec le chanteur. Nous lui avons d’ailleurs parlé la semaine dernière. Le concert, unique en son genre aussi, sera présenté le samedi 1er août à 14h00 sur la scène Verte.

Nous serons du festival cette année pour une couverture complète! Suivez-nous sur les réseaux sociaux et sur le blogue pour des comptes-rendus détaillés ainsi que quelques entrevues.

[FESTIVAL D’ÉTÉ DE QUÉBEC] Compte rendu, jour 9 (scène BELL)

Nota : Aujourd’hui, plutôt que de vous offrir un compte rendu à quatre ou à six mains, on va séparer ça en quelques articles parce que t’sé, écrire et traiter des photos en même temps, c’est pas toujours facile. L’article de Marion au Parc de la Francophonie suivra un peu plus tard. Alice nous a aussi préparé un compte rendu de la soirée de jeudi sur les Plaines, que nous vous présenterons un peu plus tard aussi. Et puis, bien entendu, on vous offrira un bref aperçu de cette 10e journée du Festival d’été, dont la fin approche très (trop?) rapidement.

Qu’est-ce qu’on peut dire quand on va vécu un moment de perfection? Un orgasme musical? Une soirée où il faut recalibrer notre Échelle Patrick Watson de la communion parce que ce même Patrick Watson a allègrement pété le 10/10? Sur les Plaines, en plus?

Soyons honnêtes, j’avais d’énormes craintes à propos de cette soirée, qui était un pari des plus risqués. Proposer les Plaines à un artiste qui a fait de la proximité sa marque de commerce? Un artiste québécois, mais anglophone, qui jouit d’une immense indie cred, mais qui ne joue jamais à la radio et dont les grands médias ne parlent pour ainsi dire jamais? Un spectacle qui demandait une écoute quasi-religieuse? Avouons-le, c’était un méchant gros risque, celui qui peut miner une carrière pour très longtemps.

Au loin, Patrick Watson, sa bande et des éclairages féériques - Photo : Jacques Boivin
Au loin, Patrick Watson, sa bande et des éclairages féériques – Photo : Jacques Boivin

Pourtant, hier soir, Patrick Watson et ses complices, aidés de Brigitte Poupart à la mise en scène, ont désamorcé toutes mes craintes une par une en offrant une des prestations les plus magiques auxquelles j’ai eu la chance d’assister au cours des 42 premières années de ma vie, et ils l’ont fait tout en restant eux-mêmes! Oui, il y avait beaucoup de monde sur scène (une chorale en plus du trio de choristes de feu, des cordes, des cuivres en masse, ainsi que Mishka, Robbie, Frank, Joe et Pat), mais un peu comme lorsque Watson avait joué avec l’OSQ, tout ce monde-là ne faisait qu’ajouter une (magnifique) couche de vernis à une oeuvre qui était déjà superbe. En plus, j’ai pu le vérifier, le son était absolument parfait à peu près partout sur les Plaines. P-A-R-F-A-I-T!

Pour la partie régulière du spectacle, je savais pas mal à quoi m’attendre : j’ai déjà vu le show de la présente tournée à deux reprises (une fois à l’Anglicane, l’autre à Trois-Rivières), ce n’est donc pas comme si je me préparais à faire une grande découverte. Ça ne m’a pas empêché d’être très surpris lorsque j’ai vu la chorale arriver au tout début du spectacle, menée par une Erika Angell (Thus Owls) qui chantait comme seule la Suédoise peut le faire. Évidemment, tout ce beau monde vêtu de blanc cachait la vedette de la soirée, déjà assise derrière son piano, prête à se lancer dans la pièce-titre de son plus récent album, Love Songs for Robots. Patrick, qui semble avoir oublié sa sempiternelle casquette lorsqu’il l’a enlevée à Trois-Rivières, est encore à contre-jour, ce qui doit faire jurer quelques photographes dans le pit, mais hé, de loin, c’est tellement beau (j’étais tellement collé sur la scène les deux premières fois… parce que justement, j’essayais de prendre des photos de ce contre-jour)! Watson a tout de suite enchaîné avec Good Morning, Mr. Wolf, une de mes chansons préférées du dernier album. Dieu que le piano de Watson et la pedal steel de Joe Grass (qui s’est tapé les deux spectacles ce soir avec le même entrain et la même grosse face de bébé trop heureux de jouer avec ses jouets… CHAPEAU!) se marient bien ensemble! Oui, Simon Angell était excellent, mais Joe complète tellement bien Patrick et sa joie de vivre est tellement contagieuse, ça nous rapproche encore plus de la communion parfaite! C’est ni meilleur, ni pire, c’est juste une expérience différente. Et un show de Patrick Watson, C’EST une expérience.

Festival international d'ete de Quebec 2015 Photo: Renaud Philippe www.longsho.com www.renaudphilippe.com
Patrick Watson et Robert Charlebois – Photo: Renaud Philippe

Robbie, Mishka et Frank n’étaient pas en reste! Lafontaine (qui en était à sa je ne sais plus combientième présence au FEQ cette année) avait son sourire cabotin des grands jours. Robbie Kuster tapait partout avec bonheur et Mishka Stein avait sa GoPro sur le manche de sa basse, un peu à la Dire Straits. D’ailleurs, des caméras étaient installées un peu partout au plus grand plaisir des fans qui étaient loin. Ça ajoutait un élément visuel spécial, on avait vraiment l’impression d’être avec les gars.

En plus des cordes, des cuivres et de la chorale, les trois choristes des grandes occasions, Erika Angell (Thus Owls), Lisa Iwanycki-Moore (Blood and Glass) et Marie-Pierre Arthur, étaient là pour accompagner Watson. On savait déjà qu’Angell complétait très bien Watson (Into Giants), mais oh boy, Marie-Pierre? C’est un match parfait conclu au paradis. Fallait les entendre tout mélanger sur un espèce de mashup entre In Circles (Watson) et Le silence (Arthur). C’était tellement magnifique qu’une larme ou deux ont été versées.

Puis est venue Adventures in Your Own Backyard. Je suis redevenu un petit garçon qui jouait aux cowboys et aux Indiens dans la cour. Et je suis visiblement un parmi tant d’autres, car Philippe Papineau, du Devoir, a illustré parfaitement cette chanson :

Il n’y avait au début qu’une toute petite guitare grattée gentiment, puis une voix d’ange derrière est apparue, et le batteur Robbie Kuster qui frappait l’anneau de ses tambours pour imiter le cheval qui galope. Ensuite la guitare « morriconienne » a fait soulever le vent, et puis le choeur a soufflé encore plus fort. Et il manquait encore les cuivres, les cordes, bref, c’était toute la cavalerie qui nous faisait avancer à toute allure dans le désert. On pouvait presque voir les vallées désertiques et entendre les coups de fusil.

Mais le clou de la soirée, c’était l’arrivée de Robert Charlebois sur Je te laisserai des mots, une rare pièce en français de Watson. Bon, on l’avait appris la veille, mais la magie était quand même entière. Tout de suite après, sans transition, la troupe avait enchaîné avec Lindberg, avec Watson dans le rôle de Louise Forestier. Quelle belle folie se dégageait de la scène! Tout autour de moi, les gens souriaient, bien sûr! Comment faire autrement! Deux générations d’artistes de grand talent, qui ont marqué (et marquent encore) notre histoire musicale! Deux grands compléments sur tous les plans, même linguistique!

Après une Places You Will Go toujours aussi efficace (et votre humble serviteur qui affiche un sourire béat qui ne veut pas se décrocher), Watson demande qu’on éteigne toutes les lumières. Ce qui est fait. Il lance The Great Escape, seul au Piano, pendant que des ballons s’envolent. Je l’avoue, j’ai pleuré de joie. Et je ne suis visiblement pas le seul. Finir un rêve par une telle apothéose, ça devrait être interdit.

Patrick Watson a conquis les Plaines. Ainsi que le coeur d’un paquet de monde de Québec. J’ai l’impression que les billets pour son prochain spectacle vont s’envoler rapidement… Surtout, il vient de montrer qu’il faisait maintenant partie des grands. Des grands qui savent garder une dimension humaine.

La grande scène de Bonnaroo 2016, mon Patrick? 🙂

♥♥♥♥♥

Sur l’échelle Patrick Watson de la communion, ce spectacle se mérite un 12/10.

The Barr Brothers

BarrEn première partie, Brad Barr et ses complices ont offert une prestation sans faille, comme on peut s’attendre de ce groupe plein d’affinités avec Patrick Watson. Que ce soit sur Oscilla ou sur Half Crazy (et sa finale teintée de blues), les frères Barr, Joe Grass et Sara Pagé (divine, une fois de plus, à la harpe) ont conquis le coeur des nombreux curieux présents. Juste au moment où mon ami me lance qu’ils ont beaucoup d’affinités avec Pink Floyd (en effet), les vlà-t’y pas qui se lancent dans une magnifique (et complète) Shine on You, Crazy Diamond. Avec de la harpe. Et de la pedal steel. Joie, bonheur, plénitude. Quelle belle façon de nous préparer pour Patrick Watson! David Gilmour serait tellement fier de ces gars (et de cette fille) là!

♥♥♥♥♥

Evelyne Lavoie

Evelyne Lavoie - Photo : Jacques Boivin
Evelyne Lavoie – Photo : Jacques Boivin

Sur les douze coups de midi, Evelyne Lavoie se présente sur la scène Hydro-Québec, prête à montrer à tous les curieux présents tout ce qu’elle a dans le ventre! Elle commence toute seule, mais après une chanson en solo, la voilà accompagnée de Catherine Lefrançois et Steve Bernard. Le folk-pop plein d’images, inspiré de livres pour enfants (ah, la joie d’être parents), a su convaincre la foule qui s’était déplacée. On en veut plus!

♥♥♥♥

Pierre-Hervé Goulet

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Pierre-Hervé Goulet – Photo : Jacques Boivin

On a l’habitude de voir le jeune auteur-compositeur-interprète jouer seul avec sa guitare. Pour cette prestation au Festival d’été, Goulet s’est payé un peu de luxe : un groupe complet avec des percussions, du saxophone, de la harpe et j’en passe! Goulet, que j’ai déjà comparé à un Renaud avec de la voix, semblait lui-même ravi des nouvelles textures qui accompagnaient ses chansons. Nous aussi. À un point tel qu’on se dit que ce gars-là, avec un peu plus de moyens, pourrait avoir une carrière incroyable. SÉRIEUX! Signez-le, quelqu’un, faites de quoi!

♥♥♥♥

Quelques jolies photos de Patrick Watson au Festivoix (en attendant son spectacle de ce soir au Festival d’été)

DSC_6885Notre Wayne Gretzky du déclencheur, Marion Desjardins, a eu une petite mésaventure au Festivoix il y a quelques semaines. Ça ne l’a pas empêchée de prendre de belles photos. On a quand même fait appel à une nouvelle collaboratrice, Loredana Beauchamp, pour couvrir les angles que Marion ne pouvait couvrir avec son matériel limité.

Comme Patrick Watson est sur les Plaines ce soir, on s’est dit que le timing était parfait. Voici donc de jolies photos du spectacle de clôture du Festivoix de Trois-Rivières :

(Photos : Loredana Beauchamp)

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