[ALBUM] CHVRCHES – « Open your eyes»

 

CHVRCHES
CHVRCHES

CHVRCHES, qu’on prononce « Churches», est un groupe écossais d’électro pop qui s’est formé en 2011, composé de Lauren Mayberry (chant, synthétiseurs, et échantillonneurs), Iain Cook (synthétiseurs, guitare, basse, chant), et Martin Doherty (synthétiseurs, samplers, chant). Ces trois jeunes gaillards ont des influences variées dans le genre de Prince, Depeche Mode, Kate Bush, , Cyndi Lauper, Whitney Houston et Elliott Smith. On raconte que le groupe a écrit, enregistré et mixé ses chansons dans un studio en sous-sol à Glasgow. L’album, qui sort en magasin aujourd’hui, Open your eyes, est mon sujet d’étude de la semaine.

Après quelques écoutes, j’en ai conclu que c’est un album qui s’écoute avec l’évolution de la journée, c’est-à-dire, qu’on commence notre matin avec la première pièce, Never ending circles, qui est très intense avec la voix forte et aiguë de la chanteuse et les rythmes accentués, et on termine avec The afterglow, une courte pièce tranquille qui réconforte après une grosse journée au boulot.

Entre ces deux chansons, les neuf pièces ont un rythme assez rapide, dont plusieurs sont semblables. Leave a trace tire même des sonorités de Christine and the queen et ce n’est pas désagréable du tout. C’est une chanson assez linéaire dans les tempos et les intonations de voix, qui est très bien construite et qui s’écoute bien.

L’album se poursuit jusqu’à la pièce Clearest blue, qui m’accroche l’oreille avec son histoire d’amour, pleine d’étincelles, d’eau et de vent. Un air mélancolique et un peu sombre qui nous amène bien vers la prochaine pièce, High enough to carry you over, chantée par l’un des deux gars du groupe. Il faut avouer que ça change complètement le style. Ça fait une coupure à l’album. Cette chanson est douce et sensuelle, choses qu’on ne retrouve nulle part ailleurs sur l’album. J’avoue que j’aurais aimé voir le mélange des voix avec la chanteuse sur cette pièce, mais on apprécie tout de même la diversité qu’elle apporte.

Après deux pièces plus « cheesy » et à la sauce américaine, l’album termine tel que je l’avais prédit, sur une pièce douce, calme et réconfortante qui fait baisser nos battements de cœur.

 

 

[ENTREVUE] La Bronze

La Bronze - Photo : Marion Desjardins
La Bronze – Photo : Marion Desjardins

Ce samedi, 20 heures, au Palais Montcalm, Nadia Essadiqi et ses camarades vous invitent à assister au spectacle de La Bronze, que les membres de l’équipe d’ecoutedonc.ca ont pu voir à quelques reprises au cours de la dernière année. La Bronze, c’est de la pop cool, sensuelle, un brin féline, rythmée à souhait et parfaitement ludique. On a même parfois l’impression d’avoir une version happy et dansante du trip-hop! Une bibitte originale sur nos scènes québécoises, qui prend petit à petit sa place… à plein de places!

D’ailleurs, à son dernier passage (Festival d’été), Nadia s’est fait plein de nouveaux fans! Présentée juste avant Lights dans un Impérial Bell bien chaud, elle avait mis la barre bien haut pour l’Ontarienne avec une prestation énergique au cours de laquelle La Bronze avait la bougeotte! Là-haut, sur la galerie de la presse, on avait bien aimé.

La Bronze - Photo : Marion Desjardins
La Bronze – Photo : Marion Desjardins

Ça valait la peine de piquer un brin de jasette avec l’auteure-compositrice-interprète-comédienne-dramaturge pour en savoir plus sur le spectacle qui s’en vient.

Tout d’abord, je lui fais remarquer que son album aura un an la semaine prochaine (le 17). « C’est vrai », me répond-elle d’un air surpris, « t’as raison! » Que pense-t-elle de l’accueil qu’elle a reçu et du chemin parcouru avec l’album depuis? « J’avais pas vraiment d’attentes, mais il s’est passé tellement de belles choses depuis! On a fait des super shows, on a rencontré de super belles personnes, mon album a bien vécu, je suis vraiment ravie. »

Ceux qui suivent le fil Facebook de l’artiste savent que La Bronze s’était terrée dans le bois, loin de tout, pour faire un petit camp d’écriture, question de préparer un prochain album qui semble vouloir arriver plus tôt que tard. « On planche là-dessus », me répond Nadia, « on devrait enregistrer ça cet hiver. » Un album probablement dans la même veine, mais qu’elle espère une coche au-dessus du premier.

On parle un peu de sa dernière présence, des réactions positives que sa dernière présence au FEQ a suscitées. C’est quoi, le plan de match, quand on fait face à des gens qui ne nous connaissent pas et qu’on les gagne un par un? Sans hésiter, Nadia me répond qu’il n’y a pas de plan de match, qu’elle veut juste donner le meilleur show possible en donnant le meilleur d’elle-même et en nous faisant passer un bon moment.

Parlons de son spectacle de samedi : est-ce qu’elle a déjà vu la première partie, Anatole (ce vil personnage à cause de qui nous avons presque été obligés de déclarer la guerre totale à Google)? « J’ai déjà vu des vidéos et j’ai beaucoup aimé ce que j’ai vu. Je le trouve vraiment éclaté, il a une belle vibe, puis j’ai très hâte de le voir live. » Nous, on le sait, ça sent le coup de foudre musical entre le squelette dandy le L.A.moilou et la charismatique Nadia.

Pour ce qui est de sa propre prestation, si vous aimez l’album de La Bronze, vous serez servis : « On va jouer presque l’intégralité de mon album pis on va faire plusieurs surprises. » Chanceux, vous pourrez entendre des exclusivités et des nouvelles chansons qui n’ont jamais été jouées devant public!

La Bronze - Photo : Marion Desjardins
La Bronze – Photo : Marion Desjardins

Parlant de chansons qu’elle fait en spectacle, on a eu l’occasion d’entendre La Bronze une version toute personnelle de Formidable (réarrangée et traduite en arabe), de Stromae, qui n’est pas passée inaperçue lors de son passage au FEQ. Est-ce qu’on va pouvoir réentendre cette chanson-là un jour? « Complètement, c’est dans les plans, ça va sortir sous peu! »

En attendant, il ne vous reste qu’à mettre vos souliers les plus confortables pour danser et aller chanter/danser avec La Bronze ce samedi. Bien entendu, nous serons là, des fois que vous manqueriez le show. Mais tenez-vous vraiment à vous contenter d’un résumé et de jolies photos alors que vous pouvez aussi avoir le spectacle dans une salle qui permettra aux artistes de la soirée de se promener comme bon leur semble?

LA BRONZE + ANATOLE
Palais Montcalm
samedi 12 septembre, 20 heures
13 $ – Détails

[ALBUM] Ropoporose – «Elephant love»

Album «Elephant love» de Ropoporose
Album «Elephant love» de Ropoporose

Ropoporose, c’est un duo familial originaire de Vendôme et composé de Pauline (chant, guitare, clavier, percussions) et Romain (batterie, guitare, chœurs). Influençée, entre autres, par Yann Tiersen, Sonic Youth, Arcade Fire ou Piano Chat, leur musique pop-rock, parfois plus planante, parfois plus « noise », nous rappelle la sensation de liberté souvent associée à la jeunesse.

L’album Elephant Love sortait en janvier 2015 en Europe et est arrivé sur nos tablettes le 28 août dernier via Simone Records.

J’avoue avoir été complètement sous le charme après ma première écoute. L’album commence très bien avec un enchainement de notes à la guitare électrique sur la pièce Day of may. Tout de suite, ça donne le goût d’écouter tout le reste. Ça n’en prenait pas plus pour comprendre que j’allais passer ma journée du 28 août à l’écouter en boucle, pour mon plus grand bonheur.

La deuxième pièce, Desire, est plus instrumentale et plus planante. Avec Moïra, on passe à un autre niveau. La chanson commence tout doucement et prend son envol vers le milieu. Ça donne envie de défoncer des montagnes en rentrant dedans avec des tanks géant en lançant de la dynamite. Drôle de métaphore me direz-vous, mais vous comprendrez mon engouement en l’écoutant.

Avec la pièce Whu-whu, c’est là que tout l’album prend son sens. C’est là qu’on assimile tout ce qu’on entend depuis le début. C’est, à mon avis, la pièce qui joint le début et la fin. La présence de la guitare, la voix de Pauline, la mélancolie de la mélodie et le crescendo instrumental m’ont rendu accro à l’album.

La pièce Empty-headed, qui arrive juste après, a l’effet d’une bombe. C’est assez intense pour nous donner envie de danser et assez doux pour qu’on ait juste envie de hocher la tête tranquillement de l’avant vers l’arrière.

La chanson titre de l’album est musicalement plus lourde et le vocal est encore plus angélique que sur les autres pièces… un parfait mélange !

Consolation est plus dans le psychédélique rock avec un rythme un peu plus lent, mais juste assez pour nous préparer à la suite, avec My god qui est plus lente et plus du type traditionnelle.

La chanson 40 slates nous amène vers la fin de l’album avec une introduction musicalement relaxe et en terminant sur une intensité digne d’un film de guerre qui finit bien pour les gentils. De toute beauté !

En plus d’avoir la chance de les voir au Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue (FME) le 4 septembre prochain, je crains de ne jamais pouvoir me passer de leur musique. Un album qui s’harmonise tout à fait avec l’automne qui arrive par les mélodies accrocheuses et harmonieuses entre les voix et la guitare électrique prédominante. Bien qu’on retrouve sur l’album des éléments nous rappelant les groupes qui les ont inspiré, ils ont su développé un style bien à eux, qui les rends charmants et ô combien plaisant à écouter.