[FEQ] Compte rendu, 15 juillet 2017

Émeraude – Scène Fibe

La jeune formation de Québec est arrivée sur la scène Fibe, tout souriant, prête à nous livrer leur belle musique. Après un premier EP lancé il y a un an (ce premier maxi leur a d’ailleurs mérité une nomination au GAMIQ pour le meilleur EP pop), le groupe présentait hier soir beaucoup de nouvelles chansons en prévision de la sortie d’un nouvel opus dans les prochains mois. Leur musique, c’est de la «pop-rêveuse» à base de synthétiseurs joués par Marie-Renée Grondin et de belles paroles qui résonnent dans un écho bien plantant. À noter que le groupe n’utilise pas de batterie pour le rythme, Simon Tam se charge de battre la mesure avec des rythmes électroniques. N’étant pas toujours un grand fan de se genre d’approche, je dois avouer que c’était très à propos. Des synthétiseurs, une jolie voix qui porte de beaux textes en français, une énergie scintillante, il était difficile de ne pas passer un beau moment avec Émeraude. (Louis-Solem Pérot)

Raton Lover – Scène Hydro-Québec

Raton Lover – Photo : Jacques Boivin

Assister à un show de Raton Lover, c’est comme se retrouver à un comptoir avec de vieux chums. Tout le temps d’une bonne humeur contagieuse, les cinq gars de Quebec, toujours reconnaissants d’être sur scène, entretiennent une chaleureuse relation avec le public. Leur musique de vacances nous emmène dans une sorte de road trip musical sur les routes de campagne et ça donne envie de jouer dehors. Cousins québécois des Sheepdogs, les Ratons portent fièrement les influences des Allman Brothers, de John Forgerty, d’Octobre et de Richard Séguin. Bref, une ouverture parfaite pour une veillée dédiée au rock québécois. D’ailleurs, le groupe a remercié la foule de s’être réunie en grand nombre, soulignant ainsi qu’il est encore et toujours important de pouvoir continuer à faire du rock’n’roll en français en 2017. On ne peut qu’être d’accord. Merci les Ratons! (Christian St-Pierre)

Mauves – Scène Fibe

C’est toujours un plaisir de voir Mauve en spectacle. Alex Martel arborant un magnifique col roulé vert semblait prêt à nous présenter leurs chansons maintenant bien connues de plusieurs d’entre nous. Ce groupe sait très bien approcher les différents styles qu’ils présentent. Tantôt avec un style nous rappelant The Seasons (Longtemps), tantôt avec un rock plus lourd évocateur de Chocolat (J’ai tout essayé), le groupe de Québec est tellement solide qu’ils réussissent avec brio tout ce qu’ils font. Devant un public qui s’est rapproché pour leur prestation (nous pouvons constater la présence de quelques fidèles du Pantoum qui semblent bien connaître leurs chansons), la formation a surtout joué des chansons de son plus récent opus Coco. Je dois avouer que j’ai un faible pour utilisation de la guitare 12 cordes électrique qui donnent une brillance éclatante nous rappelant les sonorités de la côte ouest américaine dans les années 60. Les déhanchements d’Alex Martel et le joli jeu de guitare de Julien Déry nous ont beaucoup charmé, on a déjà hâte à leur prochaine prestation. (Louis-Solem Pérot)

Émile Bilodeau – Scène Hyrdo-Québec

Émile Bilodeau – Photo : Jacques Boivin

Il s’est passé quelque chose lors de ce show. On entend souvent râler contre les milléniaux pour leur non-souci du français et des enjeux de leur époque. Et voilà que débarque un gamin qui prend position dans une langue solide et qui fait crier une meute de jeunes femmes. Le tout avec des drapeaux du Quebec en première rangée (!!!!). Voilà le phénomène Émile Bilodeau. À peine 21 ans, du talent plein la face, de la fougue, beaucoup d’intelligence et, surtout, pas de complexes pour le jeune auteur-compositeur-interprète qui pourrait passer pour le fils de Mononc Serge. À peine quelques mois après la sortie de son premier album, « Rites de passage », Bilodeau à réuni toute une génération pour chanter ses tounes au Carré D’Youville. Le succès est sans équivoque et l’amour instantané. Lucide et confiant, la recrue a déjà des airs de vétéran, ce qui le place dans la catégorie des joueurs de concession. Rien de moins qu’un prodige qui, comme son collègue Philippe Brach, entre autres, laisse présager de belles années à venir pour le Québec et sa chanson.

Andy Shauf – Impérial Bell

Le Saskatchewanais ouvrait le bal pour Foy Vance, hier soir à l’Impérial. Devant une foule compacte, Shauf a enchainé les chansons provenant de The Bearer of Bad News et The Party. Peu loquace, auteur-compositeur-interprète a parlé à la foule un minimum pour se concentrer sur la musique. Et musique, il y a eu! Les musiciens en forme circulaire permettait de bien voir les deux clarinettes, la guitare-basse, le clavier et la batterie. Les mélodies et les chansons m’ont captivées. Drink My Rivers a parti le bal de cette prestation, qui a été suivie par Hometown Hero. Plusieurs pièces ont été chaudement accueillies par la foule, comme The Party, Begin Again et Martha Sways(Marie-Eve Duchesne)

Yann Perreau – Scène Hydro-Québec

Yann Perreau – Photo : Jacques Boivin

L’ancien de Doc et les Chirurgiens n’a plus de réputation à se faire. L’opinion de la critique, autant que celle du public ne fait plus de doutes, Perreau est maintenant un incontournable de la chanson du Quebec. Avec son électro-rock fougueux et festif, il livre une performance intense, soutenue, sans compromis. Moment fort de la soirée pour le hit « J’aime les oiseaux » avec lequel le chanteur a transformé la Place D’Youville en boîte de nuit, se payant même le luxe de grimper jusqu’à la cime de la structure scénique pour saluer la foule. Mention aussi à la puissante « Le Bruit des bottes » et aux invités surprises. En effet, Perreau a eu la brillante idée de s’offrir l’appui de la nouvelle coqueluche de la pop québécoise et du Dernier Empereur Bantou. Laurence Nerbonne et Pierre Kwenders sont débarqués pour ajouter à l’énergie déjà atomique du show. Ce fut donc une conclusion à la hauteur de ce qui s’avère la meilleure soirée sur la Scène Hydro de ce 50e! (Christian St-Pierre)

[FESTIVAL EN CHANSON DE PETITE-VALLÉE] 5 spectacles à ne pas manquer!

Dès jeudi prochain, le 29 juin, la municipalité de Petite-Vallée sera remplie de festivaliers d’un peu partout au Québec. Il faut dire qu’en bordure du fleuve St-Laurent, cette partie de la Gaspésie vaut le détour à elle seule. Rajoutez-y plus de 25 musiciens et artistes, et on a une recette gagnante.

Je vais donc vous parler de cinq spectacles à ne pas manquer (à notre avis, du moins) durant la 34e édition du festival.

29 juin – Sarah Toussaint-Léveillée – Théâtre de la Vieille Forge de Petite-Vallée – 16h00

J’ai assisté à son spectacle au regretté Cabaret Satyre (Trois-Rivières) et j’ai été totalement charmée par la jeune auteure-compositrice-interprète. Un beau folk-pop doux-mélancolique et surtout, des mélodies de guitare très brutes, tantôt tirant vers le blues, tantôt vers le country. Ce que je préfère c’est lorsqu’elle chante très rapidement, comme sur la dernière pièce de son album La mort est un jardin sauvage, Dans mon cahier. 

30 juin – Amylie – Théâtre de la Vieille Forge de Petite-Vallée – 16h00 – 17h00

La première fois que j’ai entendu une de ses chansons, c’est en 2009, avec Mes oreilles, qui se retrouve sur son premier album Jusqu’aux oreilles. Je constate une belle évolution chez Amylie, autant dans sa voix que dans sa musique. Elle joue maintenant beaucoup plus de guitare électrique qu’acoustique, et la musique est vraiment accrocheuse. Je n’ai pas encore eu la chance de la voir, mais si j’avais l’occasion d’être à Petite-Vallée, je n’y manquerais certainement pas!

5 juillet – Joëlle St-Pierre – Camp chanson Québecor 

De la cuvée 2014 des Francouvertes, Joëlle Saint-Pierre est l’une des belles découvertes que j’ai faites il y a de ça un an ou deux, au Centre Culturel Pauline-Julien (Trois-Rivières). Accompagnée de son vibraphone, sa voix cristalline se marie à merveille avec le son singulier de l’instrument. Sa musique est intimiste, enveloppante et douce. En l’écoutant de plus en plus, je trouve que parfois, sa voix s’apparente à celle de Klô Pelgag. Elle va également réaliser une résidence avec le Festival Innu Nikamu de Mani-Utenam en partenariat avec le Festival en chanson. Cela consiste en un jumelage entre quatre artistes autochtones et quatre artistes allochtones. La résidence rassemble donc les innus Matiu et Karen Pinette-Fontaine de Mani-Utenam ainsi que Scott Pien-Picard de Uashat, de l’atikamekw Ivan Boivin de Manawan, avec les non-autochtones Cédrik St-Onge, Chloé Lacasse, Joëlle Saint-Pierre et Marcie. Ça risque d’être quelque chose de vraiment intéressant à voir également. Ce festival-là se déroule du 3 au 6 août à Mani-Utenam.

6 juillet – Les Hay Babies – Théâtre de la Vieille Forge de Petite-Vallée – 16h00 

Des musiciennes acadiennes qui chantent à fleur de peau, sans artifice et d’une beauté et d’une authenticité désarmante. Autant elles peuvent être rythmées et festives, autant elles peuvent être profondes et touchantes. Ce trio de jeunes femmes cadre parfaitement dans le festival en chanson de Petite-Vallée. Gageons qu’après les avoir vu vous allez vouloir vous procurer tous les albums et chanter à tue-tête  »J’ai vendu mon char parce qu’yallait pas passer ».

9 juillet – Raton Lover – Théâtre de la Vieille Forge de Petite-Vallée – 2h00 AM 

Valsant entre le pop-rock et le country, Raton-Lover c’est un quintette de gars fort sympathiques qui ont un plaisir de jouer contagieux. Ce qui est intéressant avec ce spectacle, c’est qu’il se déroule à 2h00 du matin en plein dimanche, dernière journée du festival. Disons que ça conclut bien les deux semaines de festivités à Petite-Vallée!

 

Je me dois de mentionner également la belle présence féminine qu’il y a à Petite Vallée. Après la création de Femmes en musique et de la lettre (sur le lien), je le remarque beaucoup plus. En plus des 4 choix sur les 5 mentionnés ci-hauts, il y a également Les soeurs boulay, Catherine Major et Klô Pelgag qui seront présentes au Festival en chanson. Par contre, je dois dire que j’ai eu de la difficulté à faire un choix parmi la multitude de merveilleux artistes qui seront présents du 29 juin au 9 juillet 2017 dans la belle municipalité Gaspésienne de Petite-Vallée!

Crédit photo : Festival en chanson de Petite-Vallée 

[PHOTOS] Raton Lover, lancement de « Le sens du vent », District Saint-Joseph, 14 février 2017

En plein jour de la Saint-Valentin (et en pleine Bourse Rideau), le groupe de Québec Raton Lover a lancé publiquement son deuxième album Le sens du vent (album qu’on n’a pas trop détesté, d’ailleurs…). Le District Saint-Joseph était plein de fans et d’amis et le coeur était à la fête! Toujours guidés par leur mascotte Bruno Savard, nos amis ratons ont offert une prestation sympathique, montrant que comme promis, leurs chansons sonnaient aussi bien sur scène que sur disque.

Ça a commencé fort avec Pawné ton âme, qui malgré son début tout en douceur, gagne rapidement en intensité. Le photographe avait des frissons! Après avoir joué quelques autres chansons de l’album, le groupe a invité quelques amis à monter sur scène pour chanter quelques chansons, notamment Éric Dion (Dans l’Shed), Antoine Lachance (qui a chanté Les yeux fermés), Samuele (qui a profité de l’occasion pour faire faire une petite chorégraphie aux gars) et Pierre Guitard!

Tout le monde était ben, ben, ben content de retrouver leurs amis qui aiment frencher des Françaises. Le show s’est terminé dans la foule, sur Le divan des coeurs brisés. Maintenant, on veut un show complet!

Voici quelques photos de la soirée :

[ALBUM] Raton Lover – « Le sens du vent »

Le groupe de Québec Raton Lover lance aujourd’hui un deuxième album intitulé Le sens du vent. Digne successeur du premier (homonyme), ce nouvel opus montre la belle évolution de la formation inspirée par le courant americana. Les fans de la première heure retrouveront une formule gagnante : des mélodies simples, mais accrocheuses, sans tomber dans le racolage, un son live qui se rapproche de ce que le groupe livre en spectacle et des sonorités qui peuvent rappeler aussi bien Les Colocs que Wilco.

Réalisé par le chevronné Dany Placard et enregistré au très chic studio Wild, Le sens du vent propose dix chansons folk-rock aux textures variées. La séquence des chansons a été pensée en fonction d’une sortie en vinyle : si la première moitié présente le côté givré (et résolument pop) de la formation, enchaînant les refrains accrocheurs et les rythmes entraînants, l’éventuel côté B nous présente une version plus introspective de Raton Lover tout en demeurant fichtrement accessible.

Accessible, entre autres, parce que Simon Lachance, qui écrit les paroles, utilise les mots du quotidien pour raconter des histoires auxquelles on peut facilement s’identifier tout en n’ayant pas peur d’utiliser quelques métaphores. Par exemple, pour Tu penses trop, même si la situation n’est pas nécessairement la même que dans la chanson, on connaît tous quelqu’un qui a besoin de lâcher prise et à qui on a envie de chanter :

Je pense que tu penses trop
So let go, let go
Le temps fait si bien les choses

Les gars de Raton Lover sont de grands fans de rock à la sauce alt-countrySans lendemain fait souvent penser à du Dawes dans sa mélodie et dans sa façon de raconter une histoire.

Ça ne les empêche pas de tripper parfois sur du bon vieux rock and roll, comme ils le font sur Frencher des françaises (qu’on connaissait déjà assez bien) et Mister Wright (un rock endiablé – et un brin rebelle – qui donne le goût de danser en faisant du air guitar sur les solos à Guénard!). C’est là qu’on voit que Raton Lover, c’est pas juste Simon Lachance et ses paroles, c’est aussi un méchant travail d’équipe à la musique : en plus de Lachance, il y a Martin Plante à la basse, Simon Guénard et Éric Blanchard aux guitares et Frédérick Desroches à la batterie et aux claviers. Une affaire de famille, qu’ils disent…

Comme je le disais plus tôt, la deuxième partie de l’album est beaucoup plus douce et introspective. On s’envole avec la pièce titre, on écoute attentivement Lachance chanter doucement sur Pawne ton âme, qui prend un peu plus tard une tournure très… karkwa-esque (c’est un compliment, les gars), on se surprend à penser que si Beau dommage avait eu un duo de guitar heroes, ça pourrait sonner comme Un autre que moi, où Lachance nous montre en même temps son côté le plus vulnérable.

Le sens du vent, c’est un peu comme si Raton Lover avait ajouté un paquet d’outils à son coffre et qu’avec ces outils, il avait agrandi son shack pour en faire une maison qu’on a envie d’habiter à l’année. Une maison où y’aura toujours une place pour toé sur le divan des coeurs brisés.

Un album de road-trip, un album qui s’écoute attentivement ou qui s’entend en faisant la vaisselle. Un album qui ne suit pas vraiment les modes et qui se fonde sur des assises universelles et pas mal intemporelles. Un album que vous pouvez aimer avec votre grand-mère sans vous sentir quétaine. De nos jours, dans un milieu surspécialisé où on a l’impression que les musiciens s’adressent à trois ou quatre fans à la fois, voir un band faire de la musique rassembleuse sans tomber dans la rime facile ou la recette éculée (vous savez de qui je parle), ça fait du bien.

Chapeau, les ratons.

Raton Lover lance son album au District Saint-Joseph le 14 février prochain à 17 h. Un paquet d’invités viendra chanter la pomme au public en compagnie du groupe. Vous êtes les bienvenus!

[ENTREVUE] RATON LOVER

 

Raton Lover_Knock Out-1Mardi passé au Knock-Out rue Saint-Joseph, le groupe Raton Lover a lancé son 45 tours sur lequel on peut entendre le single Frencher des Françaises qui tourne régulièrement sur les ondes des radios québécoises. Une trentaine de personnes ont assisté à la prestation
mini-rock,
très bien rodée soit-dit en passant, dans une ambiance intime et décontractée. À l’aube de leur départ pour une longue tournée estivale, les membres du groupe; Simon Lachance (voix, guitare et batterie), Simon Guénard (guitare), Eric Blanchard (guitare et lap steel guitare), Frédérick Desroches (claviers et batterie) et Martin Plante (voix et basse) m’ont accordé un entretien pendant lequel nous avons parlé de leur deuxième album en préparation, de leur participation au Festival Pause Guitare d’Albi en France et des spectacles à venir.

Un deuxième album teinté de grands espaces

Trois années s’écouleront entre le premier album homonyme paru au mois de septembre 2014 et celui que le groupe espère faire paraître en 2017. Juste assez de temps pour que les Ratons acquièrent une solide expérience en tant que musiciens de scène grâce aux nombreux concerts qu’ils ont donnés: « Plus on fait des shows, plus on est prêt en studio, plus on trippe et plus on peut aller loin dans les chansons », raconte Simon L. « Vu que le band a eu la chance de jouer beaucoup pendant ces dernières années, c’est sûr que lorsqu’on rentre en studio la pâte pogne plus vite, comme on dit ». Les trois dernières années auront donc servi à donner aux membres du groupe les outils nécessaires pour façonner une deuxième oeuvre qui se démarquera sans doute de la première. Mais à quel point?
Raton Lover_Knock Out-2alisé par Dany Placard au studio Wild qui se situe au milieu d’un paysage boréal spectaculaire, l’album qui verra le jour l’année prochaine sera définitivement teinté de grands espaces : « On a de grandes salles où l’on place des micros de manière à ce qu’on entende la salle résonner. C’est une chose qu’on ne faisait pas beaucoup sur le premier album qui est un peu moins large au niveau du spectre sonore », raconte Simon L. Parallèlement au son plus étoffé que le groupe a réussi à créer, le deuxième album sera plus uniforme que le premier : « Sur le premier album, il y avait des tounes dark pis il y avait des tounes de lumière. L’album était noir et blanc. C’était ça le concept, c’était ça l’effet qu’on cherchait à produire. Là, pour le deuxième, on voulait que les chansons aient une partie des deux à l’intérieur des textes et des mélodies », explique Simon L. Selon lui, les nouvelles chansons portent des nuances qui laissent l’auditeur choisir le chemin entre le côté obscur ou le côté lumineux de la Force. Par ailleurs, c’est l’écriture peaufinée et plus assumée de Simon L qui délimite la frontière entre le passé et le présent.  Ainsi, selon Éric, l’ensemble des chansons se rapproche davantage de la plume du chanteur : « Simon a vraiment beaucoup travaillé ses textes. Je dis pas que ses textes étaient pas bons avant, mais là je les trouve plus matures. (Dany) Placard l’a beaucoup épaulé dans le processus ». Simon G ajoute que les mélodies à paraître sur le deuxième album mettront en lumière les textes de Simon L qui a réussi à trouver une façon de dire les choses franchement sans toutefois tomber dans le mélodrame. Dans le même ordre d’idée, les membres du groupe qui se connaissent depuis longtemps, partagent les histoires racontées dans les chansons, ce qui a pour effet de créer un sens commun du vécu : « Les textes, c’est des affaires qu’on a vécu ensemble. Fait que quand tu les joues, tu vis plus ce qui se passe », dit Éric. L’unicité au sein du groupe n’est pas à remettre en question et a son rôle à jouer dans l’aboutissement d’un deuxième album plus homogène. Il faut cependant souligner que chaque membre possède différentes forces créatrices et que chacun a trouvé la place qui lui revient:     « On est plus conscient de notre rôle, les arrangements sont plus épurés et laisse plus transparaître la personnalité de chacun », affirme Simon G. 

L’autre bord de la flaque

Le 7 et 8 juillet prochain, Raton Lover participera au Festival Pause Guitare d’Albi Raton Lover_Knock Out-8en France. D’ailleurs, Elton John, Louise Attaque, Joan Baez, La Bronze et Michel Fugain compteront parmi les têtes d’affiche. C’est donc une opportunité rêvée pour le groupe de Québec qui tentera de conquérir le territoire français avec son Rock bien à lui. Comment ces petits carnivores masqués ont-ils réussi à faire leur place dans un festival de cette ampleur? « On a eu la chance de se produire dans un showcase en Ontario devant des acheteurs de l’Ouest canadien et de l’Ontario surtout. Il y avait des gens de l’international aussi pour faire du repérage. On a croisé un monsieur super sympathique du nom d’Alain Navarro qui a bien kiffé ce qu’on faisait. C’est cette rencontre-là qui nous a menés au festival », explique Simon L. Les musiciens auront également la chance de montrer ce qu’ils ont dans le ventre à certains diffuseurs sur place, multipliant ainsi leur chance de se faire connaître du public franco-européen.

Authenticité, simplicité et réciprocité

Le groupe passera une bonne partie de l’été en tournée dans l’est du pays. Reconnu comme éRaton Lover_Knock Out-5tant un Jam band qui brasse sur scène, Raton Lover livre la marchandise. « On a mis en ligne une vidéo qu’on a enregistrée l’hiver dernier au District Saint-Joseph dans le cadre des apéros du FEQ. Elle a été réalisée par Sébastien Corriveau qui a fait notre vidéoclip Tant pis. C’est un condensé de trois minutes de ce à quoi les gens peuvent s’attendre de nous », témoigne Martin «Anton» Plante. De plus, puisant dans les racines des années 60 et 70,  leur musique peut rejoindre un large public et c’est pourquoi qu’il n’est pas rare de voir de jeunes enfants accompagnés de leurs grands-parents parmi les spectateurs. C’est toutefois Frédérick qui résume bien la vibe qui transparaît en concert:    « J’aurais comme trois mots, peut-être un peu cheezy, pour définir nos spectacles. Il y a quand même une espèce d’authenticité, de simplicité et de réciprocité ». C’est-à-dire que les musiciens ne sont pas des personnages ; what you see is what you get. De plus,  ils restent très accessibles et sont toujours heureux de rencontrer les gens après les spectacles. Entre eux, ils s’écoutent et s’assurent que tous les membres du groupe soient biens et en mesure de communiquer à la foule leur plaisir à jouer ensemble. 

Tout semble débouler à une vitesse ébouriffante pour Raton Lover qui somme toute, garde les pieds sur terre devant son ascension dans l’industrie musicale du Québec. Dans ce contexte, il peut être difficile de ne pas nourrir les attentes vis-à-vis leur avenir, mais les gars partagent une manière de penser qui les cimente dans l’instant présent: « Il y a une chose importante avant tout; il faut profiter du moment qui est en avant de nous. On peut jamais savoir ce qui va arriver. C’est pour ça que dans le fond, ma philosophie que j’ai toujours appliquée, c’est qu’il ne faut jamais s’attendre à rien, parce qu’on ne sait jamais ce qui va arriver », témoigne Frédérick, qui selon les autres membres du groupe, est l’auteur derrière leur  leitmotiv Je m’attends à rien, comme ça j’ai toute!    «On est extrêmement chanceux de pouvoir faire ça. Il faut s’en rendre compte. Donc, quand même qu’il y a quelque chose qui fonctionne pas, il faut pas oublier qu’à la base on ne fait pas de chirurgie, on est quand même dans le divertissement ».

 

 

Raton Lover_Knock Out-4De vrais amateurs de musique, les sympathiques membres de Raton Lover se sont livrés au traditionnel questionnaire musical. Nous avons beaucoup ri.

Questionnaire musical

Quels sont vos deux albums classiques?

Éric Blanchard: Moi je les ai mes deux! Sky Blue Sky de Wilco et Acadie de Daniel Lanois.

Simon Guénard: Moi ce serait Electric Lady Land, la trilogie de Jimi Hendrix. Quel autre… Je sais pas, je vais y réfléchir.

Frédérick Déroches: C’est trop flou dans ma tête. Osti! C’est trop compliqué comme question! Je suis tellement éparpillé que j’ai pas d’album précis. Je passe d’un style à un autre. Pour moi, ça reste de la musique…

Simon Guénard: … DARK SIDE!

Tout le monde: AH! SHIT! OUIN!

Martin Plante: Depuis que je suis jeune, j’y reviens tout le temps; Blood Sugar Sex Magic des Red Hot Chili Peppers. Ça été une révélation! Sinon, toute l’oeuvre de Kenny G m’a beaucoup influencé. Mais sans blague, je suis déchiré entre Dark Side of the Moon de Pink Floyd et Abbey Road des Beatles. Les lignes de basse sont simples mais tellement efficaces.

Simon Lachance: Pour les grands classiques, je vais surement donner les mêmes réponses que les gars. Je vais dire plutôt les albums que j’ai beaucoup écoutés dans la dernière année qui ne sont pas nécessairement « mes classiques ». J’ai vraiment pogné un fix dernièrement sur l’album Pink Moon de Nick Drake. Mais plus proche de nous, l’album qu’on a beaucoup écouté dans la Van est The End of That de Plants and Animals.

 

Qu’est-ce que vous écoutez lorsque vous êtes sur la route?

MP: Sur la route, sincèrement, c’est souvent The War on Drugs qui joue.

VV: Quel album?

SL: Lost in the Dream.

EB: Sinon, le dernier album des Sheepdogs on l’a écouté quand même pas mal. Wilco.

MP: Wilco, on y revient toujours.

SL: Ryan Adams, Heartbraker. Je dirais en passant que c’est le fun que ton média soit écrit parce que les gens vont vraiment comprendre Ryan Adams et non Brian Adams!

MP: On a déjà écouté du Brian Adams sur la route, mais c’était la vidéo où il crie 24 fois «YEAH» en une minute!

SL: Il y a des albums qu’on ne peut pas passer sous silence. Soit Songs from the Big Pink ou The Band de The Band.

 

Qu’est-ce que vous écoutez quand vous êtes « in the mood for love » ?

EB: Moi, j’écoute les grenouilles.

VV: Ok. C’est cool… Me niaises-tu?

EB: Ah non, je niaise pas! J’écoute les grenouilles sur le bord du lac. Chez nous, à la maison, on entend des grenouilles.

VV: Ok, fait que le son des grenouilles,  ça te met dedans!

EB: Oui, ça me met dedans, c’est le cas de le dire… Pis après on se prend chacun une cigarette Popaye.

SL: J’y réfléchis… Il y a une toune sur Lost in the Dream de The War on Drugs dont je me suis promis que j’allais tester. Mais c’est pas encore faite… Mais c’est sûr que Barry White est un incontournable.

FD: Ah je mets pas de musique. C’est mieux! Ça fait trop marcher mon cerveau. La musique c’est plus comme des mathématiques dans ma tête.

MP: Let’s get it on de Marvin Gaye. En fait, pas mal d’affaires de Marvin Gaye. Pis I Love You Honeybear de Father John Misty.

 

Qu’est-ce que vous écoutez pour vous mettre « in the mood to rock »?

SL: En fait, on fait du Yoga Rock. Rick, notre entraîneur chef, nous fait faire la drill du Rock. Des fois, on répète les tounes, mais en chantant juste nos parties.

 

Quelle chanson aimeriez-vous qu’on joue à vos funérailles?

EB: Moi, ma chanson d’enterrement c’est The Maker de Daniel Lanois. Ça reflète ma spiritualité.

FD: Je pense que je vais écrire ma toune.

SL: Je dirais une chanson de Nick Drake.

MP: Le temps qu’il nous reste de Serge Reggiani. Ça laisse un beau message pour ceux qui sont vivants. 

 

Pour toutes informations en lien avec Raton Lover, visitez leur site Facebook

 

SPECTACLE : Les Hôtesses d’Hilaire (+ Godendard et Raton Lover), L’ANTI Bar et Spectacles, 10 avril 2016

On commence à prendre goût à ces sorties dominicales… si elles ne sont pas des plus payantes pour les promoteurs, elles sont néanmoins agréables pour les mélomanes qui peuvent voir leurs artistes préférés de près, sans étouffer au milieu d’un tas de monde chaudaille qui renverse sa bière un peu partout. Ça tombe bien, on a ici trois groupes qui aiment bien faire bouger le parterre.

(Bref?) Retour sur une soirée où le rock aura été servi à toutes les sauces!

Godendard

Godendard - Photo : Josée Painchaud
Godendard – Photo : Josée Painchaud

Formation de Québec qui compte parmi ses rangs Nackawic Babin (guitare), ainsi que Julien Dallaire-Charest (voix), Mathieu Gariépy (basse) et Maxime Gauthier (batterie), Godendard joue du rock aux accents parfois punks, parfois lourdauds. Pendant près d’une demi-heure, nous avons joyeusement hoché la tête pendant que Dallaire-Charest nous abreuvait de ses paroles qu’il beuglait (quand même fort bien) autant qu’il chantait. Babin, lui, enfilait les solos, au grand plaisir des rockeurs présents. +10 pour les chemises de bûcheron. +25 pour la chaleur dans la salle après leur prestation enjouée.

Raton Lover

Raton Lover - Photo : Josée Painchaud
Raton Lover – Photo : Josée Painchaud

Nos amis ratons étaient terrés depuis quelques semaines, question de préparer l’enregistrement de leur deuxième album (avec Dany Placard, imaginez-vous donc!) qui sera lancé à la fin de l’année ou au début de l’année prochaine. Ce qui veut dire que le groupe avait du nouveau matériel à nous proposer. Et ajout de taille pour l’occasion : Pascal Denis a joint les autres membres du groupe à la batterie (ce qui libérait Frédérick Desroches, qui a pu se concentrer sur le piano). La différence n’a pas tardé à se faire entendre.

Le groupe de Québec n’a pas perdu de temps à mettre les spectateurs dans sa petite poche d’en arrière, sous l’oeil bienveillant de Bruno Savard, mascotte-raton officielle. Ce qui fait le succès de Raton Lover, c’est ce rock and roll mélodieux avec un petit accent du Sud qui mise sur l’excellence de ses musiciens, qui jouent constamment avec passion et dans le plus pur bonheur. Chacun a son petit 30 secondes de gloire, certes, mais c’est ensemble qu’ils sont à leur meilleur. Le nouveau matériel entendu, qui mise sur l’évolution plutôt que la révolution, est prêt. On les attend de pied ferme au Festival d’été de Québec!

Les Hôtesses d’Hilaire

Les Hôtesses d'Hilaire - Photo : Josée Painchaud
Les Hôtesses d’Hilaire – Photo : Josée Painchaud

C’est vêtu d’une robe blanche et orangée que Serge Brideau est monté sur la scène de L’Anti après une longue (et excellente) pièce instrumentale de son groupe. La table était mise : ce soir, place à la musique, place au psychédélique interprété par Mico Roy (guitares), Michel Vienneau (basse), Léandre Bourgeois (claviers) et Maxence Cormier (batterie). L’arrivée du grand barbu ajoute une touche de folie à un univers déjà assez coloré, merci.

Bien entendu, la prestation était axée sur les pièces du plus récent album, l’excellent Touche-moi pas là. Faut dire qu’avec l’enlevante Machine à bière, on était gonflés à bloc. Les spectateurs se sont approchés, la fête est lancée, la prochaine heure (et plus) nous permet d’apprécier l’excellent jeu de Bourgeois (maître de l’ébène et de l’ivoire), les manigances sur les manches de Vienneau et Roy, le métronome de Cormier et les paroles pas toujours si folles que ça de Brideau. On se regarde, qu’on se connaisse ou pas, on se sourit. Brideau, qui ne cesse de nous rappeler du bon vieux temps où c’qu’on s’parlait, devait rire dans sa barbe. Cette façon de nous donner un show unique, une fiesta psychotronique, tout en nous faisant sentir plus unis que jamais!

Maintenant, on essaie de s’imaginer les Hôtesses sur le circuit des festivals cet été. Que vont penser les touristes à Place d’Youville au FEQ? Brideau portera-t-il sa belle soutane au Festif? Est-ce que l’apocalypse aura lieu au Brise-Bise (Gaspé)? Ces questions sont TOUTES pertinentes. On a envie d’assister à toute la gang. Pour le trip. Pour LES trips.

Nous aimerions remercier Josée Painchaud, qui a gentiment accepté de remplacer notre photographe à pied levé.

[À VOIR] CO-UP/FRAN-CO – Daniel Lanois – « O Marie »

Aujourd’hui, on vous présente un clip un peu particulier, réalisé par un gars dont la tête déborde de projets. Vous y reconnaîtrez quelques visages et surtout, vous y reconnaîtrez la chanson.

Simon Lachance (Raton Lover), Pascal Denis (Whisky Legs) et Yanick Côté (l’instigateur du projet Co-Up) nous offrent ici, en toute simplicité, une magnifique reprise de la chanson O Marie de l’auteur-compositeur-interprète Daniel Lanois.

Co-Up, c’est un projet lancé par Yanick Côté (http://www.whysee.co/), qui nous a décrit son projet comme un mouvement qui met en vedette des artistes de la région de Québec qui jouent ensemble le temps d’un après-midi. Vous aurez compris que FRAN-CO, c’est comme le volet francophone de ce projet. Bien entendu, c’est le genre d’initiative qu’on aime beaucoup à ecoutedonc.ca et nous nous sommes empressés d’offrir notre collaboration pour la diffusion du clip.

On pouvait difficilement trouver mieux comme combinaison pour cette chanson aussi folk que blues.

Le groupe de Simon Lachance, Raton Lover, prépare actuellement un nouvel album qui ne devrait pas manquer de mordant. Ici, on tape du pied avec impatience en attendant.

De leur côté, Pascal Denis et ses Whisky Legs ne cessent de tourner un peu partout pour présenter leur excellent Basement Confessions. Ils seront notamment au Vieux Bureau de poste le 27 février prochain et on vous invite à y faire un tour.

[À VOIR] Les apéros découverte du FEQ au District St-Joseph (de la pop et un raton très aimant)

Nos amis du Festival d’été viennent d’annoncer, comme promis, qui ferait partie des premiers artistes de la nouvelle série Apéros découvertes qui se dérouleront au District St-Joseph en janvier et en février :

14 janvier, 18 h : Cosmophone
21 janvier, 18 h : Liana Bureau
11 février, 18 h : Valérie Clio
25 février, 18 h : Raton Lover

Belles découvertes en perspective!

Le plus beau dans tout ça? C’est complètement gratuit! En effet, ces spectacles ont été payés, entre autres, par les billets de moitié-moitié que vous avez acheté au FEQ l’année dernière.

Les gars de Raton Lover doivent donc remercier les fans de Keith Urban… entre autres! 😉

[SPECTACLE] Raton Lover, 19/11/2015, Le Cercle

(Photos : Jacques Boivin)

19112015-232514-05-Raton LoverC’est devant un public conquis et  plus qu’enthousiaste que le groupe Raton Lover s’est produit au Cercle jeudi soir. Accompagnés de leur fidèle mascotte Bruno S., Fred, Simon, Guénard, Martin et Eric étaient visiblement très heureux d’être présents pour rocker la casbah.

Et ils ont rocké la casbah.

Du nouveau matériel qui aguiche

Raton Lover a offert une prestation solide et bien sentie en plus de nous présenter du nouveau matériel. Les gars ont d’ailleurs entamé le concert avec Average Guy et Mr. Wright, deux chansons rock qui ont donné le ton à cette soirée festive. Les chansons tirées de l’album éponyme ont fait danser et chanter le public jusqu’au deuxième rappel où la salle a entonné en chœur l’hymnique Feu de paille. Très beau moment qui confirme le pouvoir rassembleur de la musique. C’est toutefois  grâce à Traverser novembre et Le sens du vent qu’on découvre de nouvelles chansons abouties aux mélodies accrocheuses qui rappellent, à quelques égards, la sonorité de Wilco. C’est très prometteur pour le prochain album qui sera à surveiller dès sa sortie.

19112015-234305-14-Raton LoverPourquoi pas dans mon char?

Un des moments forts du concert a eu lieu lorsque le groupe a joué la version francophone de la chanson Why don’t we do it in the road? des Beatles. On a alors compris qu’on avait à faire à des musiciens chevronnés qui connaissent la scène et qui savent plaire à son public.

Party de chalet

19112015-231919-02-Raton LoverSur la scène, les musiciens s’échangeaient les instruments, faisaient des blagues, sollicitaient régulièrement le public créant ainsi une ambiance conviviale où tous se sentaient à l’aise de danser et de chanter. On avait rapidement l’impression d’être dans un party de chalet et Raton Lover était là pour faire lever la fête avec son rock.  Simon Lachance a réussi à entretenir un dialogue avec la salle qui embarquait sans broncher. C’est d’ailleurs la force de Raton Lover; établir une proximité avec son public.  Somme toute, les deux parties ont passé un beau moment et n’est-ce pas là l’ultime but d’assister à un concert?

Le Grand Boum – La relève dans tous ses états au Cercle!

Liana Bureau
Liana Bureau

Oh que Le Cercle – Lab vivant était content d’annoncer cette belle nouvelle ce matin, surtout au lendemain de cette belle sélection comme finaliste de la catégorie Salle de spectacles de l’année au GAMIQ (on sait à qui téter un lift)! Voyez-vous, la salle de la rue Saint-Joseph annonce en ce moment même un nouveau partenariat fort important avec Première Ovation (de la Ville de Québec). Une belle contribution financière de l’organisme permet au Cercle de présenter une nouvelle plateforme musicale qui laisse toute la place à la relève.

Anatole - Photo : Marion Desjardins
Anatole – Photo : Marion Desjardins

Ça s’appelle Le grand Boum. Qu’est-ce que c’est? Il s’agit d’une toute nouvelle série de concerts mettant en vedette des artistes de la scène dite émergente et ce, dans de nombreux styles : rock, pop, jazz, électropop et folk. Vous allez me dire « mais le Cercle fait déjà plus que sa part, non? », ce à quoi nos amis du Cercle semblent répondre NON de façon assez retentissante.

 

Harfang - Photo : Marion Desjardins
Harfang – Photo : Marion Desjardins

Donc, pour l’automne, Steve Guimond, infatigable directeur de la programmation du Cercle, ainsi que son équipe, ont concocté tout un menu. En plus de tout ce qu’on vous a déjà annoncé!

Le Grand Boum sera inauguré ce vendredi 2 octobre par la jeune chanteuse Liana Bureau, de Québec. L’ancienne participante à La Voix (ils sont partout, ces jours-ci!) nous promet un spectacle pop et Rn’B comme on en voit trop rarement à Québec. Ça devrait être assez rafraîchissant.

Raton Lover - photos : Jacques Boivin
Raton Lover – photos : Jacques Boivin

On pourra également voir, entre autres, Raton Lover, Peter Henry Philips, le Winston Band (à voir!), Jérôme Casabon, nos amis de BEAT SEXÜ, X-Ray Zebras et Popléon. Ajoutez à cela du jazz de qualité et des ateliers de formation.

Les billets du Grand Boum sont disponibles sur lepointdevente.com. Vous pourrez également vous procurer des forfaits-découverte (2 spectacles dans le même style pour 19,99 $ + taxes et frais de service) à partir de vendredi matin.

 

Programmation complète

  • Liana Bureau (pop) – 2 octobre
  • Universe Effects / Fractal Cypher (rock/metal progressif) – 3 octobre
  • Parc X Trio (jazz – en première partie d’Ariel Pocock) – 7 octobre
  • Guillaume Martel-Simard Quartet (jazz) – 15 octobre
  • Timothy Luke Dawson (folk – en première partie de Canailles) – 23 octobre
  • Peter Henry Philipps (folk) – 3 novembre
  • Dominique Plante Quartet (jazz – en première partie de Pilc + Doxas + Hollins Trio) – 10 novembre
  • 5 for Trio + Nicolas Grynzspan (jazz) – 14 novembre
  • Raton Lover + Mauves (rock – pop + Gael Faure) – 19 novembre
  • Syzzors + Men I Trust (électropop) – 20 novembre
  • Le Winston Band + Damn The Luck (folk) – 26 novembre
  • BEAT SEXÜ (électropop) – 26 novembre
  • X-Ray Zebras + Anatole (électropop) – 3 décembre
  • Jérôme Casabon + Harfang (folk) – 9 décembre
  • LOS + The Babyface Nelsons + Simon Kearney (rock) – 10 décembre
  • Pascal Pico Larouche et le Roche Band (rock) + Popléon (pop) – 12 décembre
  • Gabrielle Shonk chante Billie Holiday (jazz) – 13 décembre
  • Catherine Leblanc (jazz) – 16 décembre
  • Ghostly Kisses + Fjord + Helena Deland (electropop) – 19 décembre