[SPECTACLE] Safia Nolin (+ Antoine Corriveau) Tournée Osheaga à St-Casimir, jeudi 8 juin 2017

Dans le cadre de la tournée Osheaga, Safia Nolin s’arrêtait à St-Casimir accompagnée d’Antoine Corriveau dans la foulée de sa série de spectacles gratuits. C’était sous forme de tirage que les places gratuites étaient distribuées à ceux qui s’étaient inscrits sur le site du festival.

Pour la première partie, Antoine Corriveau a pris place sur une petite chaise avec sa guitare, la tête dénudé de chapeau. Ses longs cheveux cachaient juste assez son visage pour nous mettre dans une ambiance chaleureuse. Bien qu’il a plus d’albums à son actif et d’années d’expérience dans le corps que Safia, rares étaient les personnes qui connaissaient l’une ou l’autre des six chansons de son répertoire qu’ils nous a interprétées. Pour ma part, c’est surtout la partie d’Antoine Corriveau qui m’a plu de cette soirée (désolé Safia, tu sais que je t’aime, mais on s’est trop vu ces derniers temps).

C’est la pièce Rendez-vous qui a démarré la soirée, comme elle le fait sur son plus récent album Cette chose qui cognait au creux de sa poitrine sans vouloir s’arrêter. Avec sa guitare comme unique instrument, il nous a transportés à travers une ambiance très sobre avec Constellation. J’ai adoré entendre ses nouvelles chansons sans orchestration. On ne se le cachera pas, ce qui fait qu’on aime Antoine, c’est l’intensité dans sa voix, et elle était encore plus accentuée sans enrobage musical.

Ses yeux nous regardaient quelques fois, entre deux chansons et trois, quatre coups d’harmonica. J’ai eu l’impression qu’il nous a lancé, dans les quelques minutes qu’il avait pour faire son spectacle, ses chansons préférées de ses trois albums. Entre autres, il nous a interprété Aoûtement de son tout premier disque, St-Maurice/Logan, et Le nouveau vocabulaire qu’on retrouve sur Les ombres longues, mon album préféré d’Antoine Corriveau. Il nous a aussi offert Les trous à rats du dernier album. (Karina Tardif)

J’ai été très étonnée de voir que, contrairement à ses passages partout au Québec dans plusieurs salles, peu de gens s’étaient déplacés à la salle des Grands Bois pour assister au spectacle de Safia. Je dois dire, par contre, que la qualité de l’assistance était indéniable. Tous étaient très attentifs et applaudissaient bruyamment. Ça faisait un beau contraste avec la douceur et la subtilité de l’interprétation de la jeune artiste.

En septembre, ça fera deux ans que Limoilou est sorti, et en salle, on peut entendre quelques nouvelles chansons dont la magnifique Les chemins, qui explore un autre registre vocal de Safia. On ose croire que le prochain album sera dans la même veine que Limoilou, soit des chansons douces et mélancoliques aux sonorités folk.

On a également pu entendre quelques-unes des reprises qui se retrouvent sur Reprises, Vol. 1 sorti en novembre 2016, soit Ayoye, D’amour et d’amitié et Loadé comme un gun. Ce segment du spectacle rassemble Safia et Joseph Marchand, son guitariste, autour d’un microphone. C’est très intime et ça change la dynamique.

Safia Nolin a ensuite poursuivi avec quelques pièces seule avec sa guitare, pour ensuite terminer avec ses chansons les plus connues, soit Ce matin, Igloo et pour terminer, Noël partout.

Bien que la prestation des deux artistes aient été superbes, je crois que l’événement n’a pas été suffisamment promu par le festival, qui offrait des spectacles gratuits méritant clairement une plus vaste audience. Cela nous donne par contre droit à un spectacle intimiste et exclusif. (Caroline Filion)

[Nuits FEQ] Safia Nolin (+Ego Death, + De la Reine), Impérial de Québec, 26 mai 2017

La dernière fois que nos vies s’étaient croisées, il y a de cela presque deux ans, Safia Nolin et moi étions au Cercle dans un cadre assez intimiste. J’assistais à son premier spectacle en tant que tête d’affiche, ce qu’elle nous avait rapporté avec un enthousiasme fébrile. Vendredi dernier, alors que l’Impérial affichait complet, elle s’est montrée avec autant de simplicité qu’alors, déroulant ses chansons humblement et avec la douce passion qu’on lui connaît. Compte-rendu d’une soirée intime malgré les grands espaces et la foule.

Ego Death / De la Reine – Une entrée en matière solide

Avant que l’auteure-compositrice-interprète mette les pieds sur scène, elle a laissé deux groupes de la Vieille Capitale assurer sa première partie.

Ego Death – Photo : Jacques Boivin

Ego Death s’est présenté à 20h tapantes. Joey Proteau et ses cinq musiciens – six si on inclut le gorille de peluche qui trônait à gauche de la scène – ont commencé la soirée en force. Dans un 30 minutes qui parut bien court, le groupe a exploré autant de nouvelles compositions que de pièces tirées de Grief, maxi autoproduit délivré en janvier 2016. Grâce à l’aplomb des musiciens et à la qualité du son dans la salle, les différents titres prenaient des allures de rock psychédélique, ce qui complétait bien leur noyau plus folk. Sans compter les harmonies vocales qui donnaient l’effet d’un véritable chant de sirènes (les vraies : celles, monstrueuses, qui attirent les âmes perdues dans leur gouffre par leurs mélodies cristallines).

Le public s’est montré très participatif au cours de cette première partie, allumant et agitant leurs téléphones «comme des lucioles» tout au long de la «chanson d’amour pas quétaine», tel que rapporté par son auteur. Et les spectateurs ont applaudi avec enthousiasme après la dernière chanson, un titre inédit et rempli de soupirs : Sweet Spirit / Love Spirit.

De la Reine – Photo : Jacques Boivin

De la Reine a enchaîné avec un set retravaillé pour l’occasion. Tandis qu’Ego Death naviguait entre lourdeur et légèreté, le quatuor royal a su exploiter pour sa part la fibre onirique et planante de ses pièces autrement plus trip-hop, rock ou accrocheuses. Ai-je déjà mentionné que les chansons de la Reine sont en français ? Cela leur donne aussi un charme particulier.

Mis en valeur par la qualité sonore, mais aussi par les savants jeux de lumière de Kevin Savard, les musiciens ont livré une performance assumée. On a eu droit à des envolées lyriques autant du côté de la guitare que du chant, tandis que la section rythmique donnait de la chair à l’ensemble avec leurs lignes recherchées.

En plus des pièces de leur album homonyme, ils ont joué une nouvelle reprise ainsi qu’une composition qui promet pour la suite. De quoi faire danser certains spectateurs malgré le manque d’espace. Le tout s’est fini avec une version minimaliste de Le Poids qui jouait sur les silences.

Safia Nolin – L’heure de gloire

C’est acclamée – littéralement – que Safia Nolin a ensuite fait son entrée sur scène. Seule à la guitare pour la première pièce, elle a bientôt accueilli à ses côtés trois autres musiciens : Joseph Marchand, support moral et guitariste, Jean-Philippe Levac, batteur, ainsi que Philippe Brault, bassiste. Cette «formule spéciale» à quatre a donné beaucoup d’intensité aux pièces tirées de Limoilou, qui sont habituellement plus épurées.

Safia Nolin – Photo : Jacques Boivin

Le traditionnel duo Safia – Joseph (guitares et voix) a cependant refait surface par intermittence lors du spectacle, tantôt quand les autres musiciens s’éclipsaient de la scène, tantôt à travers leurs discussions. À plusieurs moments pendant la soirée, on a d’ailleurs pu savourer leurs échanges candides et authentiques avec la foule. Entre Suzuki musique, les wapitis, et même les Babybels, on a abordé maints sujets éclectiques. C’est toujours touchant, à travers cela, d’entendre Safia Nolin s’adresser à son public comme on parle à des amis potentiels. Cela a grandement contribué à créer une atmosphère chaleureuse. Sans parler du majestueux silence qui régnait au parterre d’un Impérial sold-out (et on aurait dont aimé qu’il se prolonge jusqu’aux excellentes premières parties !).

Le duo s’y prêtant bien, c’est dans cette formule que l’artiste a présenté la plupart des reprises tirées de son album Reprises Vol. 1. Face à face, partageant le même micro, les deux musiciens nous ont chanté de douces versions de Loadé comme un gun ou encore de D’amour ou d’amitié. Quel n’a pas été notre étonnement lorsque, pour Calvaire, un invité surprise a mêlé sa voix à celle de Safia : un Boom Desjardins visiblement ému et qui a su faire chanter toute la foule en chœur. Il faut remercier le FEQ, organisateur du spectacle, pour cet avant-goût de l’été.

La soirée s’est ensuite poursuivie avec d’autres compositions originales entrecoupées de discussions. Une nouvelle chanson a été présentée, bleue de mélancolie comme les précédentes. Le groupe a terminé avec la pièce homonyme de l’album Limoilou ainsi qu’avec Ce matin. Entre les deux, on a eu droit à une (longue, mais drôle) chanson des remerciements.

Photos : Jacques Boivin

[NOUVELLES] La tournée OSHEAGA avec Safia Nolin (+Antoine Corriveau) s’arrête à St-Casimir.

Le 8 mai dernier, une série de concerts gratuits a été annoncée par le festival de musique OSHEAGA. C’est la gagnante du Félix de révélation de l’année à l’ADISQ 2016, Safia Nolin, qui part en tournée en compagnie d’Antoine Corriveau pour trois des quatre dates. On se rappelle que l’an dernier, la tournée mettait en vedette Salomé Leclerc, Jason Bajada et Mon Doux Saigneur alors qu’en 2015, c’était Les Hay Babies avec invités.

La tournée Osheaga s’arrêtera cette année dans quatre villes : le 2 juin à Sherbrooke au Théâtre Granada, le 7 juin à Rimouski dans le Sous-marin Onondaga, le 8 juin à St-Casimir à la (notre) Taverne, et le 21 juin à Toronto pour Osheaga x WXNE au Drake Hotel.

Ils ne s’arrêteront donc pas trop loin de chez nous, et de plus, le spectacle est totalement GRATUIT. Par contre, il faut s’inscrire sur la page du festival et gagner nos places pour avoir l’opportunité d’assister à l’un de ces spectacles.

C’est bien simple, on se rend au osheaga.ca, ensuite on clique sur la section « Osheaga présente ». Il y a sur cette page une liste de concerts qui sont présentés indépendamment de la programmation régulière du festival. On clique ensuite sur l’un des concerts de Safia Nolin et on s’inscrit au tirage. Après quelques confirmations, on espère être contacté quelques jours avant le spectacle pour avoir la chance d’y assister.

Encore une fois, la Taverne de St-Casimir réussit un bon coup pour la visibilité de sa salle de spectacle située dans un coin de moins en moins méconnu.

[SPECTACLE] Safia Nolin, Église St. James, 30 mars 2017

«Trois-Rivières, c’est la ville oú j’ai le plus joué (…) pis j’aime ça les gros bâteaux », lance Safia Nolin après avoir entamé le spectacle avec La laideur et Acide. Vous aurez compris qu’on a eu droit, tout au long de la soirée, à une Safia sans filtre, au naturel et qui n’a pas arrêter de rire entre les chansons. Elle et son acolyte Joseph nous ont offert un spectacle qui transpirait l’authenticité.

Après avoir tenté de faire des liens avec l’émission Décor ta vie (ne cherchez pas à comprendre), elle enchaîne avec Si seulement et La valse à l’envers. Le décor est magique et Safia a l’air de s’amuser, autant que nous, du fait qu’on soit dans une église. À partir de ce moment-là, tous les problèmes de la vie sont restés derrière et on étaient pendus à ses lèvres, les oreilles grandes ouvertes.

Il semblerait qu’elle fait habituellement un bout de spectacle avec un micro spécial, face-à-face avec Joseph, pour 3 chansons seulement, mais là « j’ai décidé il y a genre 25 secondes qu’on allait faire le reste du show comme ça », lance-t-elle. Finalement, ils auront utilisé ce micro pour 5 chansons. Je n’ai jamais entendu un tel silence, dans une salle pleine, pendant un bon 25 minutes. Le micro faisait en sorte que le son était moins fort alors il fallait porter une attention plus assidue qu’à l’habitude. Elle-même a semblé surprise et contente que les gens aient été si silencieux et qu’ils aient laissé place à ce moment féerique.

C’est donc dans cette ambiance douce et calme qu’elle a enchaîné Le goût du ciment et Technicolor avant de nous gâter les oreilles avec des chansons de son album Reprises Vol.1. Nous avons eu droit à Calvaire, D’amour ou d’amitié et Loader comme un gun. On a l’habitude de chanter à tue-tête ce genre de chansons et j’avoue avoir été complètement déstabilisé de voir la salle aussi silencieuse.

J’imagine qu’elle ne peut pas faire un spectacle sans parler de Céline, mais la c’était spécial parce que le 30 mars c’est l’anniversaire de Céline Dion. « Fuck, vive Céline », s’est écrié Safia, « mais si c’était mon amie, je lui dirait: Céline, tu ne peux pas toujours chanter (…) c’est malaisant » en parlant entre autres de son entrevue à une grosse émission américaine avec Gwen Stefani pour The Voice.

Après ce bref intermède sur son idole, elle interprète la première chanson de l’album, Les excuses pour poursuivre avec une nouvelle chanson. Elle n’a pas de nom, mais elle est pleine d’émotions, comme tout ce que fait Safia d’ailleurs. « Ça parle d’être triste, pour faire changement (…) et elle a été écrite en décembre ». Cette nouvelle pièce est un vrai bijou. Elle a presque réussi à me faire pleurer tellement c’était beau.

Après Ce matin, elle nous annonce que c’est le rappel et elle ne sortira pas pour revenir parce qu’elle n’aime pas le concept. Joseph en ajoute, tout en riant, en disant que « c’est parce que son répertoire est limité et que c’est pour ça que le spectacle s’arrête après les deux prochaines chansons ». Après un bon cinq minutes de conversation un peu décousue, mais tellement drôle et attachant, Safia a nous fait ses  »plus grands succès » Igloo et Noël Partout, sur laquelle Joseph nous montre une nouvelle facette de son talent en accompagnant vocalement Safia.

C’était un spectacle sans artifices avec juste du vrai et que du talent. Un spectacle qui fait du bien et qui est, somme toute, difficile à décrire parce que cette fille est unique en son genre.

 

[SPECTACLE] Safia Nolin et Beyries, Le Cercle, 3 novembre 2016

Photos : Jacques Boivin

Safia Nolin est une artiste que nous suivons de près à Écoutedonc.ca, vous pouvez même le constater par les nombreuses critiques de spectacles qui ont été écrites auparavant sur le blogue. Évidemment, on ne pouvait s’empêcher encore une fois d’aller voir son spectacle, surtout qu’il s’agissait du deuxième spectacle depuis qu’elle a remporté le Félix  « Révélation de l’année » au gala de l’ADISQ 2016.  C’est donc dans une salle comble que Safia Nolin s’est produite jeudi dernier au Cercle, dans sa ville natale.

Safia Nolin, Le Cercle, 3 novembre 2016
Safia Nolin, Le Cercle, 3 novembre 2016

En montant sur scène, Safia a été accueillie avec une grosse dose d’amour. Elle était étonnée elle-même d’entendre tous ces  cris et applaudissements. Fidèle à son humour sarcastique, elle a dit : « C’est intense ! […] je n’ai jamais vu autant de monde à mes shows ».  Le  fameux dicton  : « Parlez-en en bien, parlez-en en mal, mais parlez-en » prend ici tout son sens.  Avec la controverse concernant son niveau de langage et son habillement, son album s’est même retrouvé en tête du palmarès d’iTunes Canada.  😀

Son spectacle a débuté avec sa populaire chanson La laideur. Elle a enchaîné avec plusieurs autres succès de son unique album Limoilou (Ce matin, Technicolor, Valser à l’envers, etc.)  Tout au long du spectacle, on pouvait y entendre la foule chanter en choeur. Un grand respect pour Safia régnait dans la salle de la part des spectateurs, ce soir-là.

Safia Nolin, Le Cercle, 3 novembre 2016
Safia Nolin, Le Cercle, 3 novembre 2016

Elle a ensuite interprété sa chanson Les excuses de façon acoustique. Elle a d’ailleurs demandé à la foule de fermer sa gueule pour que tout le monde puisse l’entendre. Cette dernière me pogne carrément dans les tripes, et je n’étais pas la seule puisque l’on pouvait entendre quelques reniflements de pleurs.

Elle a aussi interprété deux covers, juste parce qu’elle aime ça, Safia, les covers. On a pu  entendre Ayoye, d’Offenbach et évidemment une chanson de Céline Dion (D’amour ou d’amitié), son idole, qu’elle a d’ailleurs pu rencontrer au gala de L’ADISQ. Elle a raconté quelques anecdotes : elle a trouvé ça weird que Céline lui dise : « Tu portes mon chandail sur ton coeur, et moi je porte une robe en coeur. », « Céline, elle est sur la puff » a-t-elle ajouté.  Elle a aussi spécifié qu’elle lui avait dit deux fois qu’elle l’aimait.

Parlant du gala de l’ADISQ, elle n’est pas revenue sur ladite controverse en question. Elle a plutôt spécifié que Gerry Boulet, elle l’aime en criss.

N’aimant pas les rappels, Safia a dit à la foule qu’elle n’en ferait tout simplement pas, qu’on avait seulement à s’imaginer qu’il se passait à ce moment X là.  Elle a terminé son spectacle sur les airs de Noël partout, pour se mettre un peu dans l’ambiance des fêtes : « Noël partout, sauf chez nous ».

Depuis quelques années, on peut remarquer évidemment remarquer une meilleure aisance sur scène qu’à ses débuts. Quoi qu’il en soit, les spectacles de Safia Nolin demeureront en quelque sorte toujours intimes. La chanteuse est près de son public.

Merci d’être toi, Safia !

Première partie : Beyries

BEYRIES, Le Cercle, 3 novembre 2016
BEYRIES, Le Cercle, 3 novembre 2016

L’auteure-compositrice-interprète montréalaise Beyries s’est chargée d’assurer la première partie de la soirée avec brio. Accompagnée de sa choriste et percussionniste, elle a interprété plusieurs des chansons de son tout récent EP. On a d’ailleurs pu entendre J’aurai 100 ans, chanson en collaboration avec Maxime Laflaguais et Louis-Jean Cormier. Cette dernière a même été sacrée découverte du mois de novembre par plusieurs stations de radio francophones. Beyries a aussi joué Soldier, pièce qui lui a permis d’être remarquée.  Je suis complètement tombée sous le charme de sa douce voix. Tout comme Safia Nolin, elle a su me toucher droit au coeur. De plus, elle avait une excellente maîtrise de ses instruments, que ce soit avec sa guitare ou avec son piano. J’ai d’ailleurs particulièrement aimé qu’elle interprète autant des chansons acoustiques avec sa guitare qu’avec son piano. Beyries est une artiste qui gagne certainement à être connue. Bonsound, sa maison de disque, sera amplement la mener au sommet, tout comme elle l’a fait avec Safia Nolin.

[SPECTACLE] Safia Nolin et bonne bière au Gambrinus, qui dit mieux ? (27 septembre 2016)

Mardi dernier, Safia Nolin était de passage pour un spectacle intime dans le cadre des mardis live au fameux Gambrinus de Trois-Rivières. C’est autour d’une bonne bière artisanale et des nachos que j’ai découvert la voix enveloppante inspirée d’Amy Winehouse de Claudya Beaulieu qui faisait la première partie. Auteure, compositrice et interprète de Trois-Rivières, on peut la découvrir dans différents bars-spectacles de la ville accompagnée de son guitariste Anthony Richard.
Assise au fond de la salle, Safia a pris le temps d’écouter Claudya avant de monter sur la «scène» du Gambrinus et nous livrer une performance à son image. Elle a choisi de débuter avec La laideur pour enchaîner avec la Valse à l’envers. Il est facile de se laisser emporter dans les tonalités folks et indies de Safia et son guitariste Joseph Marchand qui l’accompagne en spectacle. Dans le petit public fort probablement composé d’étudiants de l’université, j’ai pu apercevoir plusieurs yeux fermés et des têtes qui se laissaient bercer par la douceur et la sensibilité de la musique jouée. En particulier sur les airs atmosphériques d’Acide et Les marées.
Ce que j’apprécie de cette artiste c’est le passage entre la profondeur des textes et l’innocence de ses interventions entre chaque chanson. Sans même faire de blague, le public riait avec elle de par son comportement gêné lorsqu’elle remercie, ses moments d’égarement ainsi que son langage populaire. Elle nous a clairement lâchée quelques «Tabarnack, pourquoi j’dis ça ? ».
On peut remarquer la complicité entre Joseph et elle par les rires naïfs qu’ils ont échangés entre Si Seulement et Les excuses lorsque Safia s’emportait dans l’absurdité. Au milieu du spectacle, Joseph l’a quitté pour une performance acoustique solo sans micro, où elle a joué deux pièces, dont Work de Rihanna à la demande du public. Si vous voulez aussi vivre ce moment, il est possible d’entendre cette performance sur le web dans le cadre des capsules Nicover de l’émission Vrak Attack. Elle a également fait un petit clin d’œil aux années 80 en s’appropriant le succès d’Offenbach Ayoye avec beaucoup moins de brutalité que Gerry Boulet.
Elle est revenue à ses compositions avec la pièce Technicolor, dont le vidéoclip est sorti cet été. Réalisé par DAVAI dans le décor froid et immense de Terre-Neuve, les images reflètent bien la solitude des paroles.
Elle a lancé elle-même le rappel, ne croyant pas en l’utilité de ce rituel. Avant de terminer sur les notes d’Igloo et Noël Partout, elle a remercié aimablement son équipe ainsi que celle du Gambrinus de l’avoir accueilli.
Safia Nolin a commencé à faire beaucoup plus parler d’elle cet été en traversant les différents festivals du Québec, dont le Festival d’été de Québec, Les FrancoFolies de Montréal, Osheaga, le Festif! et la Grosse Lanterne. Elle a également remporté le prix Félix-Leclerc de la chanson en juin dernier dans le cadre des FrancoFolies de Montréal. Nous sommes  impatients qu’elle se mettre à l’écriture d’un nouvel album qui saura marquer son authenticité, malgré le fait que Limoilou soit sortie il y a seulement 1 an.

Marianne Chartier-Boulanger

Voici quelques images de Safia que nous avons ressorties de notre bibliothèque !

33ème édition du Festival de la Chanson de Tadoussac

Moins de deux mois avant le coup d’envoi du 33e Festival de la chanson de Tadoussac, l’organisation a rendu officiel sa programmation. Ce sont près de 40 artistes qui se succèderont sur les six scènes installées sur la magnifique région de Tadoussac. Pendant quatre jours, du 9 au 12 juin prochain, les festivaliers pourront s’amuser aux rythmes de légendes de la chanson tout en découvrant la crème de l’émergence.
En tête d’affiche, nous retrouvons le légendaire Plume Latraverse et Isabelle Boulay. Avec eux, Bernard Adamus, Les Sœurs Boulay, Steve Veilleux, Yann Perreau et Thomas Fersen amèneront une bonne dose de musique à Tadoussac. Le spectacle Sept jours en mai, projet inusité de Michel Rivard, Luc de Larochellière, Mara Tremblay, Éric Goulet, Gilles Bélanger et les Mountain Daisies, sera aussi présenté pour la seule fois en formule festival selon le calendrier de tournée.

Tadoussac 2016Du côté des découvertes et de la relève, Tadoussac a réussi a dégoter de belle prises avec des soirées bien rythmées incluant Busty and the Bass, Poirier, Dumas, Cherry Chérie et Laurence Nerbonne. Les amateurs de folk et de douceur seront servis avec Safia Nolin, Laura Magnan et Rosie Valland. Les rockeurs ne seront pas en reste avec Keith Kouna, qui offrira un spectacle solo, Zébulon, Pandaléon, Les Goules et Galaxie, tout deux sur le bord de l’eau (!).

Le nouveau directeur de la programmation, Marc-André Sarrault, concernant la programmation 2016 :

Cette année, pour son 33e anniversaire, le Festival fait quelques clins d’oeil au passé, a les deux pieds dans le présent et l’oreille résolument tendue vers l’avenir. L’édition 2016 caressera, surprendra, bercera, écorchera, chatouillera et satisfera les oreilles, des plus jeunes aux plus expérimentées.

L’an dernier nous avions adoré notre séjour à Tadoussac. Le festival fait vivre des moments uniques aux festivaliers. Le compte-rendu est disponible ici.

Les billets sont en vente sur le site web du festival selon divers forfaits. Le festival a lieu du 9 au 12 juin prochain, et il représente votre seule chance de voir Les Goules et Galaxie rocker sur le bord de l’eau

[Bourse RIDEAU] 5 à 7 Scène 1425, Palais Montcalm, 17 février

C’est sous un soleil de plomb, beaucoup plus agréable que le verglas de la veille, que je me suis dirigée vers le Palais Montcalm pour assister au légendaire 5 à 7 de la Bourse Rideau, organisé par Scène 1425, la SOCAN et Lepointdevente.com. J’étais très heureuse de retrouver, pour une deuxième année consécutive, une salle D’Youville bondée, où l’ambiance conviviale régnait et la saperlipopette de bonne musique pullulait.

Misc

La soirée a commencé toute en finesse avec les compositions instrumentales de Misc (anciennement Trio Jérôme Beaulieu). Sacrés Révélation Jazz Radio-Canada 2013-2014, Jérôme Beaulieu (piano), William Côté (batterie) et Philippe Leduc (contrebasse), lanceront un album le 18 mars prochain sous l’étiquette Bonsound. Présentées avec fougue, tout en dégageant une certaine sobriété, les pièces La Fin et Les Années Molles, ont donné à l’assistance un avant-goût fort convainquant de l’opus à venir.

 

Charlotte Cardin

Charlotte Cardin

Vint ensuite le temps pour Charlotte Cardin (et ses deux acolytes) de monter sur les planches pour présenter son matériel devant les gens de l’industrie. L’auteure-compositrice-interprète, découverte par le grand public à l’émission télévisée La Voix, a livré quelques compositions au clavier, avec aplomb et sincérité. Dès les premières notes de Big Boy, on prend conscience de la vieille âme que cette artiste possède et du son mature, imprégné de soul, qui émane de son projet. Charlotte a ensuite interprété deux nouvelles chansons émotivement chargées, en anglais, qui pourraient bien se retrouver sur son premier album à paraître à l’automne 2016. Celle qui sera en spectacle au festival Osheaga cet été, a terminé sa prestation avec Faufiles, une délicate pièce dépouillée, en français cette fois, où sa chavirante fragilité de jeune interprète se révèle davantage. «Tu te faufiles, entre mes lignes», nous soufflait-elle doucement. Coup de cœur pour Charlotte, sur toute la ligne.

 

Jesse Mac Cormack

Jesse Mac Cormack

Dans un tout autre registre musical, Jesse Mac Cormack est venu jouer son folk-rock-électro en compagnie de ses trois musiciens. Celui qui a signé la réalisation des albums de Rosie Valland, Emilie & Ogden et, plus récemment, du prochain Betty Bonifassi, a donné une performance introspective, timide mais sentie, où il a interprété quelques pièces de son second EP Crush, notamment Too Far Into. Je crois aussi avoir entendu son nouveau single After The Glow. Bien que certaines conversations de la foule s’immisçaient à travers ses pièces ponctuées de silences, Mac Cormack a quand même réussi à garder plusieurs oreilles captivées grâce à son identité musicale forte et distinctive. Un grand talent synonyme d’intégrité qui, sur scène, laisse sa musique prendre toute la place.

 

Safia NolinSafia Nolin

L’enfant chérie de Québec, l’attachante Safia Nolin, semblait très attendue des spectateurs présents. Avec son foulard sur la tête et le guitariste Joseph Marchand à ses côtés, l’artiste a chanté tour à tour quatre chansons de son bijou d’album, Limoilou. Paradoxalement, Safia a entonné sa magnifique chanson La laideur, puis a poursuivi avec la touchante pièce Technicolor. Faisant preuve d’humour comme à son habitude, la jeune femme a pris le temps de raconter son spectacle à Rideau l’an dernier, tout en accordant sa guitare. «On était au Petit-Champlain, c’était la première fois que Joseph et moi on jouait ensemble pis c’était même pas bon! On était assis, c’était la première fois que je mettais mon chandail de Britney Spears», a-t-elle lancé en riant de bon cœur avec son complice. Après avoir interprété Si seulement, l’auteure-compositrice-interprète annonce qu’elle nous quitte avec la renversante Noël Partout, avant de lâcher candidement : «Nos guitares sont pas tunées. Ok…byebye tout le monde». Simple, vraie et ô combien talentueuse.

 

Matt HolubowskiMatt Holubowski

C’est à Matt Holubowski que revenait la tâche de clore ce 5 à 7 de feu. J’ai dû quitter hâtivement pour me rendre à mon entrevue avec Foreign Diplomats. J’ai donc raté la majeure partie de sa performance, mais, par curiosité, j’ai tout de même écouté quelques minutes. Bien entouré d’un batteur, d’un bassiste et d’un guitariste, en l’occurrence André Papanicolaou, l’ex-finaliste de La Voix est arrivé sur scène, harmonica au cou et guitare à la main, pour livrer une charmante composition en anglais. J’étais bien contente de retrouver cette voix chaleureuse qui me rappelle celle de Passenger par moments. C’est assurément partie remise pour assister à un concert complet!

Photos : Marion Desjardins/ Llamaryon

 

[Spectacle] Safia Nolin, 19/11/2015, Salle Louis-Philippe Poisson

Jeudi soir dernier, à l’intime salle Louis-Philippe Poisson de Trois-Rivières, Safia Nolin rencontrait son public trifluvien pour la première fois depuis le lancement de son premier album. L’équipe d’écoutedonc Mauricie était au rendez-vous afin de rencontrer la jeune artiste en ascension.  

 

On peut dire avec certitude que le vent souffle dans les voiles de la charmante jeune femme originaire de Québec. Son premier opus, Limoilou, dont nous avons fait la critique ici, l’amène, depuis le début de l’automne, dans toutes les petites salles du Québec. Safia sillonne la province pour charmer les cœurs accompagnée de son guitariste, Joseph Marchand. À deux, ils envahissent l’espace scénique le temps d’un album et offrent un moment unique et coloré.

 

C’est entre deux gorgées de tisane aux Halls que la tendre Safia Nolin s’est présentée. Elle a joué quelques titres accompagnée de son Joseph, puis ce dernier s’est éclipsé en coulisses le temps de quatre chansons acoustiques, dont une nouvelle pièce inédite. Dès les premiers accords et  les quelques gags, la cinquantaine de personnes présentes sont tombées en amour avec cette artiste singulière. 

 

Première tournée et petite salle obligent un jeu de lumière tout en simplicité, bien qu’efficace. Par exemple, lors de sa toune de Noël, pas si joyeuse, Noël Partout, la lumière virait tout doucement du rouge au vert. Ceci dit, petite salle ne signifie pas nécessairement show cheap. Au contraire, la grande voix de Safia Nolin nous est parvenue et est « entrée en nous comme une arme », avec ou sans micro. Sa partie acoustique est probablement le moment le plus marquant de la soirée. La simplicité et la puissance de cette mise en scène n’était pas sans rappeler l’ambiance des musiciens de rue ou encore la Môme à ses débuts. 

 

Attrapez-la quand vous pourrez, faites-en votre nouvelle meilleure amie, ou likez simplement ses photos Instagram, mais de grâce, allez découvrir cette jeune artiste qui n’est qu’au début de la grande carrière qui l’attend. 

 

Safia Nolin sera en tournée au Québec jusqu’à la fin décembre et en Europe dès le début décembre, entre autre, en première partie de Lou Doillon. 

 

 

Charles F. et Gabrièle Lavallée 

[SPECTACLE] Safia Nolin (+ Laura Sauvage), Le Cercle, 16 septembre 2015

(Photos : Jacques Boivin)

On a assisté à bien des premières et à beaucoup d’amour hier soir au Cercle. C’est que Safia Nolin et sa première partie, Laura Sauvage, ont toutes deux amorcé leurs projets musicaux respectifs assez récemment, en plus d’être authentiques et attendrissantes sur scène.

«Salut, j’m’appelle Viv…Laura Sauvage…»

20150916-204115-03-Laura SauvageC’est un peu nerveuse à l’idée de monter seule sur scène que Vivianne Roy a débuté la première partie, accompagnée uniquement de sa guitare. Habituellement entourée des deux autres membres des Hay Babies, celle qui se fait appeler Laura Sauvage nous a présenté son tout premier spectacle sous ce nom. Heureusement, le public a été généreux : il a fait preuve d’une bonne écoute et de nombreux gestes réconfortants (on lui lève notre chapeau, écoutedonc voit rarement ça). Rapidement, Laura Sauvage s’est sentie à sa place, sur le stage, au milieu de son blues-rock teinté de soul. Elle accompagnait sa guitare d’une voix grave, rock, mais douce. J’ai été étonnée par la beauté simple de ses mélodies, sur lesquelles elle raconte des histoires de dates ou de vendeurs de magasines.

20150916-210528-05-Laura SauvageLe public aussi semble avoir apprécié, puisque certains ont même accompagné les oh-oh-ooooh de Laura sur Avalanche et que l’artiste a été chaudement acclamée à la fin de sa performance. Moment fort de sa prestation : elle nous a joué une de ses nouvelles chansons (un work in progress, comme elle l’expliquait), qui a quelque chose du grunge de Nirvana, et pendant laquelle Laura Sauvage a fait preuve d’une belle intensité. Son premier maxi (Americana Submarine) sortira dès la fin du mois, et elle travaille déjà sur un album. Si en solo ses chansons étaient déjà bonnes, les arrangements musicaux viendront certes les perfectionner ; on vous conseille donc de suivre attentivement la progression de ce projet. Juste avant de partir, Vivianne Roy a remercié ces musiciens fictifs et a quitté sur un candide «faites pas de drogue, j’vous aime».

Ma première tête d’affiche

20150916-213913-12-Safia NolinSafia Nolin a ensuite pris le relais, commençant tout de suite en musique son premier spectacle en tant que tête d’affiche. Les deux guitares (la sienne et celle, électrique, de Joseph Marchand) ainsi que la magnifique voix de Safia ont envahi la salle, alors assez pleine et toujours aussi attentive (pour vrai gang, bravo). Avec sa musique douce, mélancolique, à fleur de peau et sa personnalité pétillante mais réservée, je suppose que Safia Nolin a récolté ce qu’elle a semé. Tel artiste, tel public. Comme elle souhaitait que son album soit le plus raw possible, on a aussi pu constater que sa prestation live correspondait presque parfaitement à sa version sur album, au grand plaisir du public qui s’est pris quelquefois à chanter vers la fin du spectacle.

D’entrée de jeu, après son intro en musique, Safia nous parle, discute même avec nous. Entre ses pièces, elle fait quelques commentaires, nous avertit qu’une de ses chansons «finit sec». Cela a eu pour effet de créer une ambiance toute particulière, remarquée par l’artiste elle-même : «On dirait plus mon party de fête qu’un show !» Moment fort de sa prestation : une reprise bien à la bonne franquette de Calvaire (oui oui, de La Chicane). N’ayant pas pu l’apprendre au complet mais voulant la jouer quand même, Safia a demandé l’aide du public pour la compléter, ce qui a créé une très belle atmosphère chaleureuse.

20150916-215436-14-Safia NolinAprès quelques rires, quelques commentaires particuliers de Joseph («vu la forme de la salle, pourquoi ça s’appelle Le Cercle ?») et blagues sur Metallica (qui jouait le même soir au Centre Vidéotron), l’artiste a poussé ses dernières chansons et a fait ses remerciements. La salle, visiblement émerveillée, l’a applaudie à n’en plus finir, demandant un rappel qu’on lui offrit sans attendre. Ça s’est terminé sur Igloo, la chanson qui parle de Limoilou, dont plusieurs représentants étaient présents (avec leurs t-shirts). L’album de Safia Nolin, Limoilou, est disponible depuis le 11 septembre dernier. Pour découvrir ou retrouver sa voix puissante, mais qui montre parfois sa faiblesse, je vous encourage à vous le procurer.