Jardin Mécanique + Friendly Rich, La shop du Trou du Diable, vendredi 6 octobre 2017

Une ambiance festive règne toujours à la shop du Trou du Diable – Wabasso, alors que les habitués se réunissent pour venir profiter de spectacles de qualité et de bonnes bières brassées sur place. En ce début de saison automnale, nous avions droit à une programmation très colorée pour la soirée.

C’est l’Ontarien Friendly Rich, déjà venu à Shawinigan l’an dernier, qui a ouvert le bal en cassant son français, mais en y allant de compliments pour charmer le public. « Que vous êtes beaux », disait-il, et voilà, j’étais conquise. Il a récemment lancé son 11e album studio en carrière, The Great Blue Heron, qu’il trimbale en petite tournée pour 6 dates au Québec et en Ontario. Dans une entrevue accordée au Huffington Post, il disait qu’en spectacle, sa grande force est au niveau du lien avec l’audience, ce que j’ai pu remarquer durant sa prestation. Toujours prêt à faire une petite blague pour présenter ses chansons, faisant participer le public de manière humoristique (ex.: le faire claquer des doigts entre les différentes chansons, le faire répéter des bouts de chansons impossibles, le faire siffler, etc.) il s’amusait tout autant que les gens présents à la shop.

Il veut également partager le meilleur de sa musique et encore une fois, mission accomplie! Ne connaissant aucunement ce qu’il faisait, j’ai été captivée par les mélodies folkloriques, aux sonorités de bluegrass par moment, et même de country. Que ce soit par le biais du talent de Steve Ward au trombone, le son impressionnant de la guitare de Phil Miles et le rythme endiablé de Joe Sorbara aux tambours. Friendly Rich s’est entouré de musiciens brillants. Les 4 parties de Terry Fox Suite ont été particulièrement intéressantes. Je pouvais imaginer l’athlète pendant son marathon de l’espoir être accompagné de cette trame musicale. Une belle surprise de découvrir cet artiste qui accumule les projets intéressants (il a notamment fait la musique du Tom Green Show) et qui ne cesse de surprendre.

S’ensuit alors les majestueux Jardin Mécanique, que j’ai vu il y moins d’un an au regretté Cabaret Satyre. À ce moment-là, je les découvrais avec un plaisir incommensurable, lors de la journée de l’Halloween. C’était le moment opportun pour un tel spectacle! Cette fois, je savais que j’appréciais déjà l’univers qu’ils proposent: un opéra rock d’horreur qui valse autour des thèmes de la révolution, de l’apocalypse et du pouvoir. Les trois personnages, Augustache, Camélius et Edwidge, sont tous affublés de costumes et de personnalités caricaturales que l’on comprend rapidement. De plus, leur talent fait tôt de captiver l’audience et de la faire sauter à pieds joints dans le sombre monde du sinistre Théâtre Tintamarre.

À nouveau, ils m’ont impressionnée de par leur justesse incroyable, l’efficacité des différentes interventions théâtrales entre les chansons et l’évolution de l’opéra. J’ai également confirmé ma passion pour la rythmique des tambours de Philippe Coulombe et du côté dramatique intense qu’elle apporte aux chansons. Chacun des membres du trio macabre utilise autant ses forces vocales qu’instrumentales. Francis Gagnon, Philippe Coulombe et Sylvain de Carufel sont magistraux dans leur interprétation du déviant Augustache, du narcissique Edwidge et du tourmenté Camélius. Je le répète, mais un spectacle de Jardin Mécanique dans une ambiance automnale, lorsque ça refroidit tranquillement à l’extérieur, c’est immanquablement parfait. Seule petite déception: j’ai vu deux fois le même épisode, mais j’aurais adoré découvrir quelque chose de nouveau, ou alors voir le premier épisode!

Crédit photo : Adrien Le Toux

 

 

[SPECTACLE] Duchess Says + Violence + Technical Kidman, La Shop du Trou du diable – Salon Wabasso, 24 février 2017

Vendredi le 24 février dernier avait lieu, à la Shop du Trou du diable – Salon Wabasso – à Shawinigan, un programme triple. Une soirée dans laquelle sons industriels, EDM (electronic dance music), new wave, punk et alternatif ont embrassé la salle d’une atmosphère théâtrale, vaporeuse et étouffante. Donc, on oublie les termes « feutré » ou « chatoyant »…

Technical Kidman  

Technical Kidman – Photo : Adrien Le Toux.

La tâche d’inaugurer ce triple programme revenait à ce trio montréalais. Je dois vous avouer quelque chose, son disque Something Stranger Coming on the Horizon a été une vraie claque dans ma face (merci Poulet Neige pour ce moment délicieux de masochisme!). Inutile de dire que j’étais fortement curieux de découvrir la formation sur scène…

Le groupe, formé de Mathieu Arsenault (voix et arrangements), Pierre-Luc Simon (batterie) et Thomas B. Champagne (claviers et arrangements) ont livré des chansons inédites. Même si Technical Kidman n’a pas la même notoriété que Duchess Says, les spectateurs se montraient attentifs et évitaient de parler comme s’ils étaient dans un café-bistro.

Le groupe s’est montré fidèle à son univers avec les nouvelles compositions. Un univers marqué par des échantillonnages, des voix ralenties et robotiques, des percussions puissantes et des notes électroniques lancinantes. Même le merci d’Arsenault, lancé après la pièce Mercedes, était travaillé pour produire de l’écho. Élément toutefois surprenant, mais qui a été bien intégré : une guitare électrique pour Construction. Une pièce aux effluves trip-hop malgré l’instrument à cordes.

Une belle surprise! Déroutant certes, mais il ne faut pas s’attendre à ce que le trio offre une « doudoune » musicale.

Violence

Violence – Photo : Adrien Le Toux.

Ce groupe, qui succède Technical Kidman, est formé d’Éric Trottier et de Julie Morand-Ferron. Les deux artistes, originaires de la ville hôte, mais ayant déménagé à Montréal, puis à Oxford en Angleterre pour s’installer finalement à Ottawa, ont fait succéder avec leurs synthétiseurs et programmateurs des pièces s’enfilant comme la liste musicale d’un disc-jockey.

Le duo a propulsé des sons évoquant Nine Inch Nails pour ensuite nous emmener vers un territoire sonore à la Human League. Une proposition mélodique provoquant une dissonance cognitive avec le décor boisé de la Wabasso. Une fois habitué par ce clash audio-visuel, il suffisait d’accepter l’impression de participer à une fête musicale se déroulant dans un grand chalet en pleine forêt.

Je ne sais pas si c’est volontaire de la part du duo, mais il était très difficile d’entendre les paroles. On avait l’impression de capter une voix sortant d’une paire d’écouteurs à moitié branchée. Pourtant, l’écriture concise et très imagée de ce dernier aurait mérité d’être clairement entendue. Sinon, cette portion du spectacle a été une belle révélation.

Duchess Says

Faire place à ce groupe, c’est s’attendre à… Non, on ne s’attend à rien en fait!

Une foule prête à tout, surtout la partie qui s’est massée devant la scène, prête à accueillir le pivot de la soirée. Que ce soit le trucker barbu ou encore l’admiratrice en mode gothique, A-Claude (voix, clavier Korg), Ismaël (clavier, guitare), Phil Clem (guitare, basse) et Simon Says (batterie) étaient déterminés à leur brasser non seulement la cage, mais tout ce qui allait autour aussi.

Autant la première pièce Poubelle était chargée dans les arrangements, autant Inertia, P.I était davantage mélodieux, comme sur l’album Sciences Nouvelles, leur plus récente galette. Musicalement, il n’y a pas de réarrangements ou réorchestration spéciale. Si on aime les versions studios, on risque de se remémorer des versions scéniques. Bien sûr, ça suppose la fameuse énergie du direct, mais aussi parce que les musiciens ne badinent pas avec la scène. Ils la bouffent carrément. Même qu’au lieu d’être rassasiée, A-Claude décide de dévorer le quatrième mur à partir de la pièce Negative Thoughts. Et ce n’est ici qu’une des nombreuses manifestations du règne de celle qui est devenue l’Impératrice de la Wabasso le temps d’une soirée.

En chantant New York, la musicienne se permet même d’enrouler le public avec du gros ruban adhésif gris (duct tape) ou encore de le faire asseoir par terre. Elle se pare même d’une espèce de toge blanche, confirmant symboliquement son statut de papesse du rock québécois.

Par ses mimiques, ses yeux grands ouverts, le recours de la voix rauque jusqu’au timbre haut perché, il faut dire que l’esprit de la chanteuse allemande Nina Hagen s’est emparé d’A-Claude. Toutefois, la dernière fait passer la première pour une maniaque de tranquillisants! C’est dire…

De leur côté, ses collègues musiciens démontrent beaucoup de plaisir sur scène. Même si le groupe existe depuis 2003, la chimie semble toujours opérer entre ses membres.

Dire que la soirée a été mémorable, c’est vraiment cliché. C’est juste complètement autre chose. Le genre de chose dont nous ne sommes pas sûr du niveau d’appréciation au début, mais qui se relève fantastique lorsque nous laissons nos appréhensions et attentes dans le vestiaire.

P.S. : UN GRAND MERCI À PHIL CLEM POUR LA LISTE MUSICALE. Il faut dire qu’il a même accepté de verser de la bière dessus pour me laisser un souvenir de la soirée! Cette liste est disponible dans la galerie photo ci-bas.

Voici les photos de Adrien Le Toux.

 

[PHOTOS] Chocolat et Les Hôtesses d’Hilaires au Trou du Diable

Vendredi dernier, le Trou du Diable nous offrait à Shawinigan une soirée haute en couleur. Une soirée scientifique où l’ordre de passage des groupes s’est joué à pile ou face et où le verdict fut sans appel : Les Hôtesses d’Hilaire puis Chocolat. On garde le sucré pour le dessert.

Les Hôtesses d’Hilaire étaient heureux de se retrouver au Trou du Diable. Ils y sont comme à la maison. D’ailleurs, leur bus porte fièrement les couleurs de la microbrasserie et le slogan suivant : « Le Trou du Diable, carburant des habitants de ce bus! » Je dois vous avouer un chose, nous avons le même carburant. Il leur a même inspiré une pub radio qu’ils nous ont interprétée, pour la première fois et en exclusivité, pour le plus grand plaisir de tous. Peut-être l’entendrons-nous un jour sur les ondes?

Après cette première partie rock et militante, Chocolat nous a offert un mélange de rock’n’roll progressif et psychédélique qui n’a pas manqué de continuer à faire bouger le public. On y retrouvait d’ailleurs l’équipe de la Taverne. Une autre belle salle de spectacle de la région.

La suite en photos.

 

[SPECTACLE] Émilie & Ogden + Marianne Poirier, Trou du Diable, 29 novembre

C’est avec douceur et réconfort que la soirée du mardi le 29 novembre s’est déroulée. Avec une légère neige tapissant le sol québécois en cette fin du mois de novembre, les gens n’ont pas eu froid aux yeux pour se déplacer direction Shawinigan. La chaleureuse ambiance de la Salle Wabasso de la Shop du Trou du Diable accueillait, presque à salle comble, Émilie & Ogden avec comme première partie la talentueuse et charmante Marianne Poirier. On ne peut omettre de mentionner que les bières du Trou sont toujours un vrai délice !

Le spectacle débute avec une agréable et intrigante jeune demoiselle du nom de Marianne Poirier. Sa candeur et sa sensibilité se côtoient dans un acoustique folk, alternatif. Sa douce voix vient nous bercer, nous cajoler; tant en français qu’en anglais. Elle est empreinte d’une mélancolie qui nous transporte dans un univers atmosphérique et planant. Attachante et émouvante, elle nous offre sa poésie de l’âme sensible. Voici un aperçu de son émouvante poésie : « et le soleil crève les yeux comme la vie submerge l’océan de nos existences ». Elle joue de la guitare tantôt en acoustique, tantôt plus électrisante, mais toujours dans la simplicité. Son souffle est comme une longue vague qui déferle lentement sur notre intérieur pour apaiser; on dirait même qu’il nous flatte. Marianne est craquante lorsqu’elle confie « on m’a dit que je devais m’assumer plus sur scène, c’est pas facile… c’est parce ce que je suis gênée ». Juste avant de quitter, elle a offert la 3e pièce, Révolutionnaire, de son magnifique EP sorti en avril 2016 . D’ailleurs, la couverture de la pochette est une coquette illustration faite de la main d’une artiste trifluvenne Mathilde Cinq-Mars. Elle prend la peine de remercier le public de son respect, du silence, de l’écoute, en plus d’être honorée d’ouvrir pour Émilie et Ogden. Cette petite femme est une future grande artiste à surveiller.

Pour faire les présentations, la tant attendue Emilie Kahn ainsi que sa harpe ; Ogden, étaient accompagnées de leurs musiciens Dominic Lalonde (guitare, basse et voix) et Francis Ledoux (batterie et voix). Sa fierté la rattachant à son band se ressentait. On comprend mieux lorsqu’on sait qu’ils reviennent tout juste d’une tournée européenne, assurant la première partie pour le groupe montréalais Half Moon Run. Émilie & Ogden et ses musiciens ont pu fouler le sol européen, pour revenir par les États-Unis. Un parcours captivant lie la jeune femme, sa précieuse harpe et ses musiciens; que se soit ses prestations au festival NXNE à Toronto, celles au Festival International de Jazz de Montréal l’été dernier ou encore ses premières parties pour Half Moon Run et Patrick Watson. La compositrice-interprète Kahn a réalisé un tout premier album vers octobre 2015, intitulé Ten Thousand, faisant suite à un EP lancé deux ans plus tôt. Produit, par Secret City Records, il a été enregistré au fameux studio B-12 de Valcourt avec son batteur Francis Ledoux et réalisé par Jesse Mac Cormack. Sa voix est en parfaite harmonie avec sa harpe celtique (fabriquée par Lyon & Healyet). Elle s’offre à nous en anglais parfois avec douceur et incertitude, mêlés à sa belle assurance. Définitivement, sa délicatesse se dévoile à travers une touche parfois pop, folk et même jazzy. Son faible pour la pop sucrée a fait craquer pas mal d’internautes avec sa reprise totalement personnelle de la pièce Style de Taylors Swift, qu’elle nous a d’ailleurs jouée. Son charme et sa grâce étaient totalement envoûtants. Une voix hypnotisante et des effets assez intrigants qu’elle manie si habillement avec sa harpe. Elle poursuit sa tournée au Québec ce qui vous laisse encore quelques chances pour vous procurer des billets et la voir en spectacle…si ce n’est déjà fait. Vous pouvez le faire ici : https://www.songkick.com/artists/6059449-emilie-and-ogden/calendar

Vous pouvez admirer les jolies photographies d’Adrien Le Toux.

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[SPECTACLE] Canailles poli-sons à la Shop du Trou du diable, 6 mai 2016

Je le sais, mon titre ne mérite pas un Prix Guy-Mongrain pour le jeu de mots de l’année 2016. Toutefois, il exprime tout ce que moi et Adrien, notre talentueux photographe, avons vécu vendredi dernier à la Shop du Trou du Diable – Wabasso. C’est simple : il s’agit de huit musiciens, dont le style est décrit soit comme « bluecrass », « folk-trash », ou « cajun-poutine ». Lors du spectacle, ces artistes ont démontré un talent pour amalgamer sons de l’Amérique profonde et du Québec avec une énergie, une folie et une candeur débordantes.

Dès qu’elle entonne la pièce « Titanic » en ouverture, la chanteuse principale Daphné Brissette a déjà les cheveux noyant sa face. Loin d’un naufrage, l’ambiance folle annonce plutôt une soirée électrisante ! Concernant les instruments, l’exotisme et le patrimoine québécois se marient. Par exemple, la chanteuse et musicienne Annie Carpentier gratte sa planche à linge à la cuillière tandis que JP Tremblay utilise une sorte de maraca et sa batterie. De son côté, le public de Shawinigan est considéré assez chaleureux par le groupe pour avoir le droit à des primeurs ! Il y a « Jachère », à propos de ce qu’on ne peut pas faire, et aussi « Toune de tour » (titre provisoire ?) avec son parfum de rock’n roll. Pour les paroles de cette nouveauté, je vais écouter le conseil du groupe : attendons que le prochain album sorte pour les obtenir… J’aurais bien voulu toutes les entendre, mais la richesse instrumentale camouflait malheureusement les mots à certaines occasions !

Au-delà de l’esprit qui semble un peu cabotin (je vous en parle un peu plus loin dans l’article, patience !), le groupe offre des mélodies hyper-accrocheuses avec parfois des paroles moins festives que l’ambiance sur place. « Breaker » et son petit air alterno parle d’une fille qui, « à vouloir que toute soit drette, [a tout fait] pour que ça pète. » Pour la pièce « Ronds-Points », on a le droit à un pont musical de type rock’n cajun avec de la boucane en sus. Paraît que la vidéo va sortir bientôt ! « Texas » évoque, malgré le titre, les joies de l’alcool et de la marijuana. Cette pièce semble être tout droit sorti de l’univers de Mononc’Serge et de Bernard Adamus ! La pièce « Fromage », pouvant être considérée comme leur chanson « prog », a des petits airs de tango, de rock, de blues et d’americana. Le pont musical, à son paroxysme, fait penser quelque peu à la version de « Mr. Piment » par Montreal Guitare Trio (MG3).

Le groupe, dont chaque membre est complémentaire, se démarque quand même par l’animation d’Érik Evans (chanteur et guitariste) et de Brissette. Ces deux boute-en-train s’assurent que les spectateurs fassent le train, tapent des mains ou dansent un set carré. Le rappel, incorporant la pièce « J’l’haïs », est surtout marqué par un gros pot-pourri de classiques radiophoniques reprises de manière insolente. Ce pot-pourri met en scène AC/DC, les BB, Michaël Jackson, la Compagnie Créole et les Beatles. Bon, désolé de nommer ces noms de catégorie triple A de l’alphabet Pierre Lapointe sur note site, temple de la musique émergente et alternative… Mais bon, avec Canailles, c’est carrément de l’appropriation ironique. Alors, on est quitte !

Canailles a mérité amplement son prix GAMIQ 2012 pour le spectacle de l’année. Ça paraît que le groupe a accumulé jusqu’à ce jour plus de 400 spectacles. Ce n’est pas toutes les formations qui peuvent être assez à l’aise en public pour combiner une œuvre musicale élaborée à une ambiance festive, voire désinvolte.

BONUS : parce que je suis agace, je suis heureux de vous annoncer que J’AI LA « SETLIST » QUI SENT BON LA BIÈRE ARTISANALE !!! Pour vous consoler : après quelques jours, l’odeur s’est complètement volatilisée… Sniiiiifffff !

Canailles Setlist
Un grand merci à Antoine Tardif, contrebassiste du groupe, pour ce souvenir qui sentait bon la bière artisanale !

 

Crédits photos : Adrien Le Toux