Le Grand Boum – La relève dans tous ses états au Cercle!

Liana Bureau
Liana Bureau

Oh que Le Cercle – Lab vivant était content d’annoncer cette belle nouvelle ce matin, surtout au lendemain de cette belle sélection comme finaliste de la catégorie Salle de spectacles de l’année au GAMIQ (on sait à qui téter un lift)! Voyez-vous, la salle de la rue Saint-Joseph annonce en ce moment même un nouveau partenariat fort important avec Première Ovation (de la Ville de Québec). Une belle contribution financière de l’organisme permet au Cercle de présenter une nouvelle plateforme musicale qui laisse toute la place à la relève.

Anatole - Photo : Marion Desjardins
Anatole – Photo : Marion Desjardins

Ça s’appelle Le grand Boum. Qu’est-ce que c’est? Il s’agit d’une toute nouvelle série de concerts mettant en vedette des artistes de la scène dite émergente et ce, dans de nombreux styles : rock, pop, jazz, électropop et folk. Vous allez me dire « mais le Cercle fait déjà plus que sa part, non? », ce à quoi nos amis du Cercle semblent répondre NON de façon assez retentissante.

 

Harfang - Photo : Marion Desjardins
Harfang – Photo : Marion Desjardins

Donc, pour l’automne, Steve Guimond, infatigable directeur de la programmation du Cercle, ainsi que son équipe, ont concocté tout un menu. En plus de tout ce qu’on vous a déjà annoncé!

Le Grand Boum sera inauguré ce vendredi 2 octobre par la jeune chanteuse Liana Bureau, de Québec. L’ancienne participante à La Voix (ils sont partout, ces jours-ci!) nous promet un spectacle pop et Rn’B comme on en voit trop rarement à Québec. Ça devrait être assez rafraîchissant.

Raton Lover - photos : Jacques Boivin
Raton Lover – photos : Jacques Boivin

On pourra également voir, entre autres, Raton Lover, Peter Henry Philips, le Winston Band (à voir!), Jérôme Casabon, nos amis de BEAT SEXÜ, X-Ray Zebras et Popléon. Ajoutez à cela du jazz de qualité et des ateliers de formation.

Les billets du Grand Boum sont disponibles sur lepointdevente.com. Vous pourrez également vous procurer des forfaits-découverte (2 spectacles dans le même style pour 19,99 $ + taxes et frais de service) à partir de vendredi matin.

 

Programmation complète

  • Liana Bureau (pop) – 2 octobre
  • Universe Effects / Fractal Cypher (rock/metal progressif) – 3 octobre
  • Parc X Trio (jazz – en première partie d’Ariel Pocock) – 7 octobre
  • Guillaume Martel-Simard Quartet (jazz) – 15 octobre
  • Timothy Luke Dawson (folk – en première partie de Canailles) – 23 octobre
  • Peter Henry Philipps (folk) – 3 novembre
  • Dominique Plante Quartet (jazz – en première partie de Pilc + Doxas + Hollins Trio) – 10 novembre
  • 5 for Trio + Nicolas Grynzspan (jazz) – 14 novembre
  • Raton Lover + Mauves (rock – pop + Gael Faure) – 19 novembre
  • Syzzors + Men I Trust (électropop) – 20 novembre
  • Le Winston Band + Damn The Luck (folk) – 26 novembre
  • BEAT SEXÜ (électropop) – 26 novembre
  • X-Ray Zebras + Anatole (électropop) – 3 décembre
  • Jérôme Casabon + Harfang (folk) – 9 décembre
  • LOS + The Babyface Nelsons + Simon Kearney (rock) – 10 décembre
  • Pascal Pico Larouche et le Roche Band (rock) + Popléon (pop) – 12 décembre
  • Gabrielle Shonk chante Billie Holiday (jazz) – 13 décembre
  • Catherine Leblanc (jazz) – 16 décembre
  • Ghostly Kisses + Fjord + Helena Deland (electropop) – 19 décembre

[FESTIVAL] FME 2015: Ça commence bien ! (jour 1)

syzzors
Syzzors

Le FME, le FME, le FME… C’est ma deuxième année et cette fois-ci, je suis arrivée plus tôt le jeudi pour ne rien manquer. Je sais, c’est impossible parce qu’en plus de la programmation régulière, il y a des spectacles « pop up » annoncés par le FME ou des initiatives personnelles d’artistes et même de la Fabrique culturelle.

Donc, dès midi, j’étais sur le site et j’ai pu profiter du test de son Ariane Moffat au gros soleil sur la 7ème rue alors que je sortais du studio de radio du CFME 91,9 FM.

À 17h, ça commençait avec un immense méchoui sur la musique du DJ français Pandagraham, qu’il diffusait à partir de la petite cabane en bois en plein milieu de la place.

À 20h, Syzzors, ceux que j’attendais avec impatience et avec beaucoup d’attentes sont embarqués sur scène. Quatre jeunes talentueux, qui ont une complicité adorable et touchante pour qui j’ai eu un solide coup de cœur. Un son bien ancré et une intensité remarquable qui nous fait embarquer complètement dans leur univers. La voix et les mimiques de Raphaëlle Chouinard, la chanteuse, nous enveloppent dans un univers planant avec des sons parfois, rock, parfois pop, parfois reggae et parfois ambiant qui suggèrent fortement un brassage de hanches et de tête. À cela s’ajoutent les percussions, la basse et les synthétiseurs qui s’harmonisent parfaitement avec le soleil qui laissait place à la nuit au fur et à mesure que le spectacle avançait.

S’en est suivi la prestation de Doldrums, que j’ai regardé du coin de l’œil puisque je me suis déplacé vers l’arrière. Les percussions étaient très accentuées, mais la performance semblait un peu froide.

Puisqu’on m’a chaudement recommandé d’aller voir Deerhoof j’ai pris un trente minutes pour aller à l’Agora des arts assister à leur spectacle. Du gros rock expérimental avec la très intéressante voix de la chanteuse, qui n’était pas assez forte à mon goût. Peut-être moins mon genre, mais j’ai tout de même apprécié l’expérience.

Je suis donc arrivée à ma chanson favorite, Tireurs fous, au spectacle d’Ariane Moffatt, devant une foule bondée. Je me suis donc fait un grand plaisir de chanter à tue-tête, de danser et de sauter sur les arrangements musicaux fabuleux d’Ariane et de ses musiciens.

En attendant le spectacle des Marinellis au sous-sol du Petit théâtre du vieux Noranda, je suis allé faire un tour à la chambre d’hôtel… et je suis tombé dans les limbes. La nuit a été bonne et je suis prête pour une 2ème grosse journée au FME 2015.

*Les photos de la première journée, vue par Maryon, sont ICI

[FESTIVAL] OFF 2015 – 10 juillet – Méduse

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ON A MANQUÉ : 22h – Nimbes

Arrivée vers 22h40 après le dernier spectacle du Parvis, j’espérais attraper au passage quelques chansons de Nimbes, un groupe de shoegaze d’ici en plein essor. Cependant, ils avaient déjà terminé : ce soir-là, on avait visiblement décidé de mieux respecter les horaires que la veille. Les autres spectacles, toutefois, m’ont réconfortée malgré ma déception d’être arrivée en retard. Cette fois, le public était plus nombreux encore et un peu plus de party (c’est ça le vendredi, vous me direz !). Me ressaisissant, je me suis dirigée vers le prochain spectacle.

 

23h – SYZZORS

Avec deux figures féminines fortes, une à la voix et une à la batterie, SYZZORS semble avoir plu au public avec leur électro assumé et énergique. Les quatre musiciens ont joué plusieurs pièces de leur nouvel EP Leo (qui n’est pas le nom d’un garçon, la chanteuse a-t-elle assuré), mais aussi quelques chansons plus anciennes, notamment Rain et Love Triangle. Encore une fois, le public du OFF m’a surprise. Un peu gêné au début, il a fini, après quelques efforts, par se rapprocher pour se déhancher au son des dernières chansons du groupe. Un beau moment qui, me semble-t-il, a été partagé par les musiciens aussi.

 

47OFF30h – Paupière

Belle découverte ce soir, Paupière nous offrait son tout premier spectacle à vie ! Par contre, on ne pourrait pas dire que les musiciens étaient des novices. Composé de Julia Daigle, d’Éliane Préfontaine et du plus connu Pierre-Luc Bégin (vous savez, le batteur de We Are Wolves ?), qui chantent tous et qui jouent tous du synthétiseur, le trio est parvenu à capter l’attention du public avec sa pop très particulière. Leur musique assez joyeuse et dansante, en effet, se déroulait toujours sur un fond inquiétant ou dark. Je ne sais si c’était le drum machine qui jouait en deux temps, les sons graves presque constants, les timbres choisis pour les synthés ou les effets dans les voix, mais vraiment, ça venait donner un côté électro-industriel à leur pop sinon «fruitée», telle que décrite dans la programmation. Avec un ensemble de pièces variées dans un style circonscrit, sans parler ou presque entre les chansons, le groupe nous a lentement amenés au bout de l’heure sans que le public s’en rende compte. C’est avec surprise qu’il s’est fait livrer (déjà ?) la dernière chanson.

 

1h – Holy Data

Voix parfois aiguës, parfois graves, sons planants/futuristes et accords difficiles à discerner, style tout aussi difficile à définir, vague ressemblance avec Tame Impala, dissonances et effets impressionnants, c’est ainsi que je pourrais résumer la musique de Holy Data. Malgré leur bel enthousiasme et les chorégraphies singulières d’un des deux claviéristes, j’ai malheureusement moins accroché. Je mettrai pourtant cela sur le dos de la fatigue, car le public autour de moi prenait son pied et bougeait allègrement sur la musique.

 

2h – Fonkyson

Mes attentes étaient assez hautes envers Fonkynson. Je voulais finir la soirée en grand et en dansant. Et au départ, ça commençait bien : avec un visuel de FOU (composé d’alliages ingénieux et psychédéliques de femmes, de chats, de dauphins, de bouffe, d’argent et de mille autres choses, les images qui défilaient à une vitesse folle étaient captivantes) et un beat pas pire (plus house que je pensais, moins disco), quelques personnes ont commencé à se dandiner, toujours avec une certaine gêne. Après quelque temps, cependant, la salle a été prise d’assaut par de grands enthousiastes quelque peu intoxiqués et qui incitaient peut-être trop ouvertement les autres à sauter partout comme eux. Ça, et le style musical un peu trop répétitif pour moi m’ont convaincue de partir avant la fin, comme une partie du public. Il n’est quand même pas trop tard pour aller découvrir l’artiste par vous même si son genre vous intéresse. Quant à moi, je m’en tiendrai au disco original.

 

En somme, une belle soirée au Méduse ; j’ai dansé plus que je pensais en début de soirée, et moins en fin de soirée. J’ai aimé la participation du public, son écoute et l’enthousiasme des groupes qui, comme la veille, se sont montrés très reconnaissants de pouvoir participer à un événement de la trempe du OFF. Bien hâte à demain, déjà le dernier jour !

 

Crédit photo: Llamaryon

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[FESTIVAL] Programmation du Festival OFF de Québec

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Photo : Marion Desjardins

C’est au Knock-Out que la programmation du Festival OFF de Québec nous a été dévoilée ce matin. En entrée, on a eu droit à deux pièces de la charmante Sarahjane Johnston, qui s’occupera du spectacle d’ouverture le mercredi 8 juillet prochain. Puis le directeur général, Guillaume Sirois, et la directrice de la programmation, Sophie Bernier, nous ont révélé quelques détails croustillants sur la prog et le festival en tant que tel.

Tous azimuts
Tous azimuts. Crédit photo : ecoutedonc.ca

Toujours en accord avec la mission qu’ils se sont donnée il y a quelques années, les membres du festival nous offrent cette année une programmation à 50% locale locale. C’est-à-dire que la moitié des artistes présentés viennent non seulement de notre province, mais aussi de notre belle ville où, comme ils l’ont mentionné, on sent de plus en plus d’effervescence dans le milieu musical. C’est ainsi que performeront Nimbes, Medora et Tous Azimuts, qui font partie de ce que Mme Bernier a appelé la «jeunesse d’or» d’ici, ainsi que de nombreux autres.

Photo : Marion Desjardins
Photo : Marion Desjardins

Autre chose, ne vous inquiétez pas si vous ne connaissez pas beaucoup de noms cette année, c’est prévu ! L’équipe du OFF au aussi voulu que la moitié des spectacles soient des «premières fois», en accord avec le slogan de 2015 : «C’est toujours la première fois!». Différents artistes n’ayant jamais mis les pieds à Labeaumeville pourront donc venir nous émerveiller les oreilles. Pour ne donner que quelques noms, seront de passage Paupière, Fonkyson, Felix Dyotte et She Serpent. Et de ce que Mme Bernier en a dit, il y en aura pour tous les goûts: du disco funk au shoegaze en passant, oui, par la musique classique contemporaine.

Photo : Marion Desjardins
Photo : Marion Desjardins

Cette dernière est d’ailleurs le fruit d’un projet qui titillait l’équipe du OFF depuis longtemps. Le public de ce festival étant pour la plupart des mélomanes, ils ont voulu aller chercher la richesse musicale du classique et se rapprocher de la faculté de musique de l’Université Laval. Résultat : en guise de spectacle d’ouverture du soir, on nous présentera Music for 18 musicians de Steve Reich, suivi d’un spectacle de Burlesque (oui oui) !

Photo : Marion Desjardins
Photo : Marion Desjardins

Bref, beaucoup de bonne musique est au rendez-vous; vous pourrez le constater par vous-même ici, sur le site du festival. Il faut aussi savoir que ce festival, en plus de présenter de nombreux futurs grands talents – vous seriez surpris de voir quels étaient les artistes présentés il y a de cela quelques années, à leurs débuts, et qui sont maintenant assez établis – met de l’avant l’expérience en soi. Plus de 40 spectacles en 4 jours, du 8 au 11 juillet, c’est de l’intensité !

Pour bien terminer la présentation, SYZZORS, un groupe de Montréal, a fait son agace et nous a laissé l’eau à la bouche après leur unique chanson, qui groovait déjà pas mal. Chose certaine, je ne manquerai pas leur show. En espérant donc vous croiser là-bas, à l’une des différentes scènes du festival, en train d’apprécier de la bonne musique, une bonne bière ou une bonne sieste entre deux spectacles(recommandée par l’équipe pour une meilleure expérience) !

TourneePS : Si vous êtes intéressés à entendre encore parler un peu du OFF, Jacques et Mathieu de notre équipe aborderont le sujet plus en profondeur dans une balado qui devrait sortir d’ici la semaine prochaine.