Festival d’été de Québec – Jour 1 : Compte-rendu

J’ai mal aux pieds. J’ai fichetrement mal aux pieds. Ouch. Les coupables? Marième, Sidi Touré et surtout, SURTOUT, Radio Radio. Çaaaaaa faaaaaaaaaiiiiiit maaaaaaaal! Pourtant, je m’étais préparé d’avance! Je m’étais réchauffé, mes pieds avaient été à l’air libre une bonne partie de la journée (bonjour, chers collègues!), j’allais pouvoir tougher la run, comme on dit. Je pense que ça m’aurait pris des deck shoes.

Vous comprendrez que j’ai passé une excellente soirée en agréable compagnie et que je pouvais difficilement trouver mieux pour ouvrir le Festival d’été de Québec que ces trois artistes/groupes. Bon. Allons-y, je suis exténué. Et mes pieds me tuent. 😉

Commençons par un petit compte-rendu :

Marième : la reine d’en bas de la côte

[singlepic id=50 w=320 h=240 float=left]Dix-huit heures pile. Nous n’étions encore que quelques centaines, quelques gouttes de pluie tombaient même si nos bons amis météorologues nous avaient annoncé du beau temps. Le band de Marième entre, la plupart des membres porte un t-shirt jaune. On reconnaît ses bons vieux potes du collectif CEA. Puis c’est au tour de Marième elle-même d’entrer sur scène. L’artiste à qui vient l’honneur d’ouvrir le bal du 45e Festival d’été porte une jolie robe couleur blé qui épouse la forme de son ventre bien rond. Elle nous explique qu’elle est venue avec ses jumeaux aujourd’hui.

C’est accompagnée de six musiciens et choristes qu’elle chante sa relecture très classique de Laisse tomber les filles. Puis, miracle : alors qu’elle commence à chanter le refrain de Le soleil emmène au soleil, ce classique de Jean-Pierre Ferland, Galarneau lui-même ose se pointer, comme par magie. Le Festival n’est pas commencé depuis 30 minutes que déjà on a un moment mémorable à raconter!

Pour la deuxième partie de sa prestation, Marième a laissé plus de place à ses amis et collaborateurs et les pièces reggae se sont succédées, faisant bouger la foule qui grossissait lentement mais sûrement.

On va souhaiter à la future maman une belle fin de grossesse et beaucoup de soleil.

Excellent

Sidi Touré : Mali Blues

[singlepic id=51 w=320 h=240 float=right]Après le reggae ensoleillé de Marième, le folk-blues envoûtant aux accents africains de Sidi Touré détonnait un peu et en a étonné plusieurs par sa qualité. Pendant une heure et demie, le Malien au sang royal nous a charmés malgré les problèmes qu’un de ses musiciens avait à garder son instrument traditionnel accordé. Je sais que certaines personnes ont trouvé la prestation trop longue ou mal placée (j’avoue qu’entre deux trucs très urbains, ça détonne un peu), mais de mon côté, j’avais envie de danser et les passages de transe de Touré étaient une belle occasion de le faire.

Le Malien a été extrêmement généreux, prenant le temps de nous expliquer le sens de chacune des chansons qu’il a jouées. Je ne sais pas pourquoi, mais on dirait que les plus mythiques étaient celles qui avaient le thème le plus simple.

Revenez nous voir, vous êtes le bienvenu.

 Excellent

Radio Radio : Y’avait plus de place dans mon Jaccuzzi.

[singlepic id=52 w=320 h=240 float=left]Pendant le spectacle de Sidi Touré, la scène Hydro-Québec s’est remplie petit à petit. Ce qui devait arriver arriva : l’enceinte était trop pleine et ça a débordé d’un peu partout. Tout ça pourquoi? Pour un trio de joyeux Acadiens qui rappent en chiac, Radio Radio.

Passons outre les petits pépins techniques qui ont dérangé un peu tout le monde pendant le premiers tiers du spectacle et concentrons-nous sur ce que Radio Radio a fait de bon : leurs chansons s’apprennent rapidement, le beat, qu’il soit de tendance hip-hop ou disco, donne énormément le goût de danser jusqu’à ce que mort s’en suive. Les gars nous ont joué bon nombre de leurs pièces de leurs deux plus récents albums (Havre de grâce, beaucoup plus intéressant live, et Belmundo Regal, une vraie bombe!) en plus du grand classiques de Cliché Hot (Jaccuzzi).

Nous dansions tant bien que mal (il semblerait qu’à certains endroits, on manquait de place). Et nous participions avec joie aux interactions du groupe avec le public. J’ai même pu chanter (vite dit, ça) un moment donné dans le micro… que ma blonde a reçu directement sur le front. La pauvre. Maintenant, elle sait ce que c’est que d’être proche de l’action.

Quelques high five et 2 ou 3 ampoules plus tard, Radio Radio pouvait dire : mission accomplie.

 Excellent

Réflexions, trucs et conseils

N’oubliez pas de bien vous hydrater. Avec de l’eau, pas avec de la bière. Évidemment, le Festival d’été n’en est pas encore aux postes de remplissage de gourdes, alors il vous faudra peut-être en acheter. Même si le kiosque est loin, faites-le. ÇA VAUT LA PEINE.

Sinon, il se vend des sacs-gourdes qui se traînent comme un sac à dos. Le mien a une capacité de trois litres. C’est beaucoup? Je suis passé à travers ce soir… sans compter les Molson sèches que j’ai bues…

Ce soir, on va voir…

Moriarty : Le country-folk du groupe français semble tout approprié pour démarrer une soirée sous l’enseigne de la folk. 18 heures, au Cercle.

Sophie Hunger : L’auteure-compositeure-interprète suisse nous présente un spectacle-hommage à Bob Dylan. Si ses reprises sont aussi touchantes que celle qu’elle a fait pour Le vent l’emportera, de Noir désir, cette prestation sera magique. 20 heures, à l’Impérial.

Piers Faccini : Sa folk-pop a des influences de toutes sortes. Québec a hâte de l’entendre. 21 h 30, à l’Impérial.

Adam Cohen : Sa dernière venue à Québec avait fait plaisir aux spectateurs présents. Adam Cohen assume beaucoup mieux le nom qu’il porte et l’héritage énorme qui vient avec. Un beau moment en perspective. 23 h 15, à l’Impérial.

On aurait aussi aimé voir…

La pop inclassable de Rich Aucoin au Cercle. On va peut-être aller y faire un petit tour, si jamais Adam Cohen se couche tôt. Ines Talbi à la scène Loto-Québec (parc de la Francophonie) et sa pop résolument moderne. Tire le Coyote à place d’Youville, avec un sandwich, en pleine heure du lunch. Angélique Kidjo en soirée, au même endroit. C’est quand même un monument!

Euh… on va laisser faire!

Je sais que la grosse pop absurde de LMFAO plaît à tout le monde de 7 à 77 ans, mais non merci. L’offre est beaucoup plus intéressante à l’Impérial.

BON JOUR 2!

Par Jacques Boivin

Propriétaire, rédacteur en chef, rédacteur, correcteur et photographe.

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