Festival d’été de Québec 2012, jour 3 : Compte-rendu

Déjà un tiers de festival derrière la cravate. *Soupir* Ça passe vite! Paraît que vous avez aimé Lionel Richie? Vous avez trouvé le « world » de Deltron 3030 étrange? Vous avez dansé jusqu’aux petites heures avec Yuksek et Kid Koala en basse-ville? À moins que comme moi, vous vous trouviez dans un parc de la Francophonie plus que bondé et votre objectif était de ne pas trop pleurer pendant la prestation de City and Colour.

Encore une fois aujourd’hui, j’ai quatre prestations à résumer (même si certaines le seront plus rapidement que d’autres) et beaucoup d’autres choses à vous dire. On va donc commencer tout de suite.

 

Orgone : résolument funk

[singlepic id=58 w=320 h=240 float=left]C’est sur une scène Hydro-Québec toute ensoleillée que le groupe funk américain Orgone nous a fait danser pendant 90 minutes. Le groupe, mené par la guitare de Sergio Rios et la basse d’Ethan Philips, a replongé les nombreux spectateurs (la place d’Youville était à moitié pleine… pas mal pour un show en après-midi) dans les années 70, les films blacksploitation et tout.

La prestation était principalement instrumentale, mais Fanny Franklin est venue ajouter sa voix à quelques morceaux.

Discussion entre ma blonde et moi : « Mais c’est du disco, ça! »
– Non, c’est du funk.
– C’est la même maudite affaire!
– Non. Le disco, c’est quétaine. Le funk, c’est cool.

Orgone était résolument funk, hier.
Excellent

Eight and a Half : meilleur sur disque

[singlepic id=57 w=320 h=240 float=right]Le parc de la Francophonie se remplissait tranquillement pas vite quand Eight and a Half est entré sur scène. Malheureusement, on avait beau avoir droit à deux membres de The Stills et à un ancien Broken Social Scene, le courant avait du mal à passer entre le groupe et le public, qui était là en grande partie uniquement pour voir Dallas Green.

Il est vrai aussi que si je vous dis que le groupe est composé de membres des Stills et de BSS, vous ne vous attendrez pas à un spectacle où les claviers et l’électronique sont omniprésents. Ça a dû en dérouter quelques-uns…

Dommage, le matériel est bon, mais c’est exactement le genre de musique qui s’écoute dans le piton, à la maison, pendant un trip exploration.

Correct, sans plus

Ron Sexsmith : Excellente prestation… dans l’indifférence générale

[singlepic id=59 w=320 h=240 float=left]On a demandé à la foule, qui se faisait de plus en plus compacte, de se lever pour pouvoir laisser entrer plus de festivaliers. Lorsque l’artiste ontarien est arrivé sur scène, le Pigeonnier était pas mal plein… de gens qui discutaient et qui n’ont pas compris qu’ils gâchaient le spectacle de leurs voisins qui étaient peut-être venus pour Sexsmith, qui possède un répertoire sympathique qui méritait la peine d’être entendu.

Seuls moments de grâce où tout le monde s’est tu : Secret Heart et Brandy Alexander, la première ayant été reprise par Feist, la deuxième étant une collaboration avec l’artiste ontarienne.

Peut-être aurait-il plus attiré l’attention avec son band complet?

Vraiment dommage, ce manque de savoir-vivre, qui a gâché mon appréciation du spectacle… et celle de bien du monde.

Décevant

City and Colour : Pure extase

[singlepic id=60 w=320 h=240 float=right]J’ai manqué la bande à Dallas Green à Bonnaroo en espérant bien me reprendre au FEQ. City and Colour se trouve dans ma liste de lecture régulière, mais je dois bien admettre que je ne connais aucun titre par coeur. Je sais juste que chaque fois que j’entends une de leurs pièces, je la reconnais facilement et j’écoute attentivement.

Le country-folk de City and Colour convient parfaitement à une scène comme le parc de la Francophonie, où les milliers de spectateurs ont hoché de la tête et tapé du pied dès la première chanson, We Found Each Other in the Dark. Accompagné de son groupe de musiciens talentueux, Dallas Green a offert aux spectateurs une prestation divisée en trois parties : la première, plus rock, avec le groupe.

Puis le groupe a quitté la scène, laissant seuls Green et sa guitare, pour quelques pièces plus intimes qui vont droit au coeur, dont Hello, I’m in Delaware. Il était drôle de voir la foule, la même qui n’était pas assez polie pour tendre l’oreille à Ron Sexsmith, écouter religieusement Green et sa superbe voix cristalline.

Lorsque le groupe est revenu pour terminer le spectacle, nous avons eu droit à quelques tonnes de briques (The Girl, Waiting, Fragile Bird et Sorrowing Man, qui en a donné plein la gueule à un public qui en redemandait). Pour le rappel, après Comin’ Home, le groupe a interprété un classique de Neil Young, Like a Hurricane.

Les milliers de spectateurs sont repartis, heureux, à la maison. Ce concert était sublime. Est-ce qu’on pourrait rêver à un doublé Bon Iver-City and Colour sur les Plaines dans quelques années? 🙂

 Excellent

Réflexions, trucs et conseils

Oui, il faut arriver plus tôt que jamais pour s’assurer une place pour les spectacles qu’on veut voir. Ce n’est pas une raison pour papoter pendant les premières parties.

Aussi, apprenez à gérer votre espace. C’est quelque chose qui s’apprend. Ça vous énerve quand tout le monde passe en face de vous? Ça, c’est parce que vous laissez l’espace pour le faire. Un grand de 6 pieds 4 vient s’installer devant votre carcasse de 5 pieds? Ça, c’est parce que vous avez laissé l’espace pour le faire. Apprenez à expérimenter. Essayez des endroits différents aux scènes que vous fréquentez le plus souvent. Vous finirez par vous rendre compte que certains endroits sont meilleurs que d’autres. Et non, ce n’est pas toujours la clôture en avant!

Ce soir, on va voir…

Misteur Valaire : Le collectif québécois viendra faire danser les Plaines au début de la soirée. Les gars donnent tout un show et ils ont déjà montré qu’une foule imposante, ça ne leur faisait pas peur.

Jean Leloup : Tantôt excellent, tantôt pourri, on se demande dans quelle forme sera Mister Wolf ce soir. Tous ceux qui ont vu les spectacles de la présente tournée sont unanimes : il est dans une forme du tonnerre! J’ai vu les différents setlists et on est en droit de s’attendre à une prestation qui plaira aux fans de la première heure, comme moi.

[youtube http://youtu.be/Bxccij9Zjxc]

On aurait aussi aimé voir…

Kandle et Cults, à l’Impérial. Pour la découverte d’artistes qui ont encore tout à prouver et du matériel pour le faire. Osaka Monaurail, Delhi 2 Dublin et Slobodan Salisevic Orkestar à la scène Hydro-Québec. Pour voyager pour pas cher.

On va laisser faire…

La soirée hip-hop au Pigeonnier. J’en ai assez vu, là! 😉

 

On se reparle plus tard ce soir. Ou demain matin.

Par Jacques Boivin

Propriétaire, rédacteur en chef, rédacteur, correcteur et photographe.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *