Festival d’été de Québec 2012, jour 6 : compte-rendu

Mine de rien, nous sommes rendus à mi-chemin du 45e Festival d’été de Québec. Ça passe vite, six jours, quand on y pense. Vous tenez le coup? De mon côté, je risque de succomber à la fatigue et devoir prendre une pause ce soir.

C’est que voyez-vous, la soirée d’hier a été particulièrement éreintante. Une telle magie, une telle féérie, une telle communion, ça prend énormément d’énergie. Hier soir, on avait donné carte blanche à Patrick Watson. Tout était parfait.

Faut dire que ça fait du bien de retourner dans le cadre intime du Pigeonnier après deux soirées dans la foule monstre des Plaines.

Commençons ce compte-rendu…
 

Avec pas d’casque : Magie gâchée par les motards…

[singlepic id=65 w=320 h=240 float=left]C’est au groupe québécois Avec pas d’casque qu’on a accordé l’honneur d’ouvrir cette soirée grandiose. Stéphane Lafleur et ses comparses ont choisi la jolie Intuition #1 pour accrocher les quelques centaines de personnes qui étaient déjà arrivées. Comme moi, la plupart des spectateurs ont mordu à l’hameçon et étaient toute ouïe. Les musiciens ont poursuivi la présentation de pièces de leur plus récent album (le sublime Astronomie), conquérant un public qui ne demandait que ça… jusqu’à l’arrivée des motards à Marcel Aubut sur la Grande Allée.

Les pétarades ont bien entendu déconcentré le groupe et la foule. Stéphane Lafleur en a même perdu ses mots quelques instants. Heureusement, le groupe a repris le dessus et interprété une version plus forte de La journée qui s’en vient est flambant neuve. Finale en lion qui sauve la mise.

 

Thus:Owls : Divine Erika

[singlepic id=66 w=320 h=240 float=right]Le deuxième groupe de la soirée était la formation montréalo-suédoise Thus: Owls. Composé, entre autres, d’Erika et Simon Angell (oui, le guitariste de Patrick Watson), et appuyé pour l’occasion par François Lafontaine (chum de Marie-Pierre Arthur et, accessoirement, claviériste de Karkwa et de Galaxie), le groupe propose une musique des plus atmosphériques qui vole très haut et qui prend vraiment tout son sens sur scène. On en aurait pris au moins deux fois plus.

Essayez de mettre la main sur le dernier album du groupe, Harbours. Vous ne le regretterez pas. Gros coup de coeur pour ce groupe.

 
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Loney, Dear : Haute voltige

[singlepic id=68 w=320 h=240 float=left]Emil Svanängen, mieux connu sous le pseudonyme de Loney, Dear, fut le suivant. Emil roule sa bosse depuis déjà plus de 10 ans et on peut remarquer certaines similitudes avec d’autres artistes qui l’ont suivi (Justin Vernon me vient à l’esprit… il a dû écouter beaucoup de Loney Dear).

La folk-pop de Loney, Dear est absolument féérique, mais elle est moins complexe et texturée que celle des artistes qui ont précédé et suivi. Certaines personnes ont remarqué des erreurs et quelques fausses notes, mais personnellement, j’étais tellement en extase que je n’ai rien remarqué.

Hall Music, leur plus récent album, est génial et vous rappellera de bons souvenirs de cette prestation lumineuse.

 

Patrick Watson : Bouche bée.

[singlepic id=69 w=320 h=240 float=right]Quelle musique! Quelle présence! Quelle scène! Du début à la fin, Patrick Watson nous a complètement envoûtés. J’ai pleuré lorsque les cuivres, chauds, ont soufflé sur Lighthouse, une des plus belles chansons que j’ai entendues de toute ma vie. Je crois qu’à voir les gens se frotter les yeux, j’étais pas seul. 🙂

Écoutez, je pourrais faire comme les autres et vous raconter ce que le groupe a joué, vous parler du caractère quasi-symphonique des chansons une fois pimentées par un quatuor à cordes, des cuivres et une chorale, vous raconter comment Into Giants était sublime avec Erika Angell sur scène, vous expliquer, exemples à l’appui, à quel point Patrick Watson, l’homme, est une personne dont le génie n’a d’égal que sa simplicité et sa gentillesse, vous parler des rappels qui se succédaient tellement nous en voulions plus, ça ne servirait à rien.

Tout ce qui importe, c’est qu’hier, un homme, son band et ses musiciens et artistes invités ont été en parfaite communion avec une foule qui a parfaitement joué le jeu. Nous ne faisions qu’un au parc de la Francophonie, hier soir.

Je pense que Patrick Watson a le tour avec nous autres. 😉 Il paraîtrait que le groupe sera de retour au Grand Théâtre le 11 décembre. La date est encerclée sur le calendrier.

Je vous ai dit que Leloup était mon show de l’année? Ce show de Watson vient coller l’expérience que j’ai vécue à 14 ans, quand j’ai vu Pink Floyd au Stade. Je n’ai jamais vécu autant d’émotions en une seule soirée. Des shows comme hier, c’est pour ça que j’écoute de la musique.

 

Ce soir, on va voir :

Rien du tout. Après le spectacle d’hier, je suis complètement vidé. J’ai besoin d’un petit break. Ce qui ne veut pas dire que vous êtes obligés d’en prendre un! 😉

 

Avoir été plus en forme, on serait allé voir :

Katie Moore, Great Lake Swimmers et Dan Mangan à l’Impérial (20 h, 21 h 10, 22 h 30). Si j’ai assez d’énergie, j’irai peut-être faire un tour pour Mangan, que j’irai voir à Osheaga. Pour les amateurs de folk, ça va être une belle soirée.

Si vous aimez le blues-rock, Tedeschi Trucks Band saura vous séduire au parc de la Francophonie (21 h 30, la soirée arrive à 19 heures… je vous conseille d’arriver avant la première partie).

 

On aurait laissé faire…

La soirée électronique, avec Skrillex en vedette. Je suis juste pas capable. Ça m’agresse, vous savez pas comment. Pis y’a Major Lazer, aussi. Pas capable non plus. Mais si vous aimez ça quand ça se danse et que ça graffigne en même temps, cette soirée sur les Plaines sera mémorable. C’est un excellent coup du Festival d’été, même s’il ne s’adresse pas du tout à moi. Ça commence à 18 heures, sur les Plaines.

Arrivez très tôt.

Par Jacques Boivin

Propriétaire, rédacteur en chef, rédacteur, correcteur et photographe.

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