Festival d’été de Québec, jour 10 : Compte-rendu

Quelle belle soirée que celle d’hier! Deux belles découvertes, et un des meilleurs groupes pop de notre génération qui ne me déçoit pas! Bon, je suis en retard, alors on va faire ça vite, question de pouvoir profiter un peu de la dernière journée du festival. Désolé, un événement inattendu m’a empêché de voir Amylie.

Oh, en passant, je prévois faire mon bilan personnel du Festival cette semaine, je ne sais pas quand. Je prévois aussi faire une critique rétrospective de l’album-culte de Pink Floyd, The Wall, en préparation au spectacle de samedi prochain.

Quelques albums très attendus devraient paraître au cours des prochaines semaines, dont Gossamer, de Passion Pit. Le buzz est bon!

(Les photos viendront plus tard au cours de la journée.)

Hey Rosetta! : Newfie rock

Voilà un groupe qui ne m’avait jamais accroché sur disque. Faut dire que je rate souvent de belles occasions simplement par manque de temps et qu’il arrive que je ne laisse pas beaucoup de chances au coureur. Mais hier, sur scène, j’ai été agréablement surpris par un band amoureux de la musique, qui sait faire prendre l’air à son indie rock, qui sonne bien en spectacle. Surtout les cordes qui, lorsqu’elles vibraient, faisaient vibrer nos coeurs. Plus un showcase qu’une prestation, on en aurait pris plus juste pour bien goûter.

Half Moon Run : Peut-on m’aider à me relever?

[singlepic id=75 w=240 h=320 float=right]Wow! Parmi les prestations qui m’auront soufflé, il faudra parler de celle des Montréalais d’Half Moon Run, groupe dont on parle beaucoup ces temps-ci en raison de son succès Full Circle, qui sonne comme une tonne de briques. Il est difficile de faire entrer ce groupe dans un moule. Folk? Indie pop? Rock? On peut toutefois dire que chez Half Moon Run, on aime bien les harmonies vocales… ainsi que les envolées de Devon Portielje, dont la voix peut parfois rappeler celle d’un Thom Yorke.

D’ailleurs, j’ai beaucoup apprécié Give Up, qui rappelle étrangement ce que Radiohead a de mieux à offrir. Gros, gros coup de coeur ici. Si la tendance se maintient, on n’a pas fini d’entendre parler de ce groupe.

Metric : Dance partie

[singlepic id=76 w=320 h=240 float=left]Oh qu’on avait hâte aux retrouvailles au parc de la Francophonie. Le Pigeonnier était rempli de grands fans du groupe et croyez-moi, l’espace était très limité au parterre. L’accueil d’Emily Haines et sa bande a été triomphal, digne de celui qu’on fait à un groupe en tête d’affiche un samedi soir, sur les Plaines.

Le groupe a parti le bal en interprétant coup sur coup les trois premières pièces de Synthetica qui, comme les autres disques de Metric, est fait pour s’entendre sur scène. Il était incroyable d’entendre la foule chanter les nouvelles chansons avec Haines, l’album n’étant sorti il n’y a qu’un mois!

[singlepic id=77 w=320 h=240 float=right]Avare de mots (elle n’en a dit qu’une vingtaine, dont les trois quarts au rappel), Haines se servait de tout son corps pour communiquer avec son public. C’est fou tout ce qu’elle réussit à dire de manière non verbale, et ça dépasse les « Hey! Je vais avoir 40 ans l’an prochain, mais je sais encore la jouer petite fille! ». Mais bon. Tout le monde ne parle que d’Emily…

… c’est que Metric est un groupe et ce groupe est composé de musiciens incroyables. Hier, Jimmy Shaw était particulièrement en forme. Quand c’est le cas (et c’est presque toujours le cas), il est un des meilleurs guitaristes rock de sa génération. Ses solos sonnent comme des tonnes de briques en pleine face et il y prend tellement de plaisir que ça en a l’air facile. Joshua Winstead (basse) et Joules Scott-Key (batterie) complètent à la perfection le duo.

[singlepic id=78 w=240 h=320 float=left]Évidemment, le groupe était principalement venu présenter son nouveau disque, et le setlist le démontrait. Mais quand on sortait du cadre, c’était quelque chose : Empty a mis le feu au Pigeonnier, Help! I’m Alive est toujours un cri du coeur d’une grande efficacité, Dead Disco kicke beaucoup de culsAu rappel? Que du bombon. Monster Hospital préparait merveilleusement Gold Guns Girls, où même Emily Haines rocke la guitare. Mais z’avez vu le solo de la mort par Shaw à la fin? Hein? Dites-moi que vous avez pas fait de air guitar, voir! 😉

[singlepic id=79 w=320 h=240 float=right]C’est les yeux pleins d’eau qu’Emily Haines nous a remerciés avant d’entonner une Gimme Sympathy acoustique en choeur avec la foule. J’en ai encore la chair de poule. Communion totale.

Merci fuckin’ beaucoup, Emily, Jimmy, Jules et Josh!

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=jio-whp1u98]
Source :

Ce soir, on va voir…

Marie-Pierre Arthur et Vincent Vallières et ses invités (à partir de 19 h 45, Scène Bell), surtout pour MPA, dont le dernier album folk joyeux et pépé m’a séduit.

Vous irez peut-être voir…

A Perfect Murder, Grimskunk et Mastodon, à partir de 19 h, scène Loto-QuébecSi vous aimez le Metal, vlà votre chance!

Donavon Frankenreiter, 21 h 30, scène Hydro-Québec. Si vous aimez Jack Johnson, vous allez adorer Donavon!

On va essayer de finir en beauté en allant voir…

HonheeHoneee et Library Voices, deux groupes indie qui semblent fort prometteurs pour mes oreilles, à partir de 23 heures, au Cercle.

 

Bonne dernière journée, tout le monde!

Par Jacques Boivin

Propriétaire, rédacteur en chef, rédacteur, correcteur et photographe.

2 commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *