Festival d’été de Québec 2012 : un bilan rapide

Wow. Même si je n’ai pas pu en profiter autant que par les années passées (alors que j’étais en vacances et que les enfants étaient à l’extérieur de la maison), je dois avouer que la 45e présentation du Festival d’été de Québec a été pour moi une réussite totale.

Il a fait beau 99,9 % du temps.

Les gens de Québec ont de plus en plus l’esprit à la fête.

Toutes les scènes se remplissent beaucoup plus rapidement.

La musique, qui constitue quand même la principale raison de fréquenter le Festival, était excellente.

J’ai assisté aux prestations de 26 artistes/groupes différents. Du hip-hop au country-folk, en passant par l’électro-pop et le stadium rock. Beaucoup, beaucoup d’artistes canadiens dans la liste. Marième. Radio Radio. Adam Cohen. Misteur Valaire. Jean Leloup. Rikers. Avec pas d’casque. Patrick Watson. Kathleen Edwards. Sarah McLachlan. Hey Rosetta! Half Moon Run. Metric. Étonnant.

J’ai emmené mes enfants au Festival… ailleurs qu’à place de la Famille. Ils ont dansé sur Misteur Valaire, appris à apprécier Jean Leloup, et fait du air guitare avec leur père pendant le show de Bon Jovi. Ils vont s’en souvenir longtemps. Le plus jeune m’en a voulu de ne pas l’emmener avec moi plus souvent.

Les fleurs

  • Marième était toute indiquée pour démarrer les activités de ce festival. On ne s’en souvient peut-être pas, mais c’est son Le Soleil emmène au soleil qui a chassé la grisaille pour presque toute la durée de la fête. Premier moment magique d’un festival qui en comptera un très grand nombre.
  • Radio Radio, en spectacle, ça fait bouger en maudit. Excellente prestation qui a mis tous les spectateurs présents sur un gros high pour le reste du festival.
  • Belle idée que de mettre l’Impérial en formule cabaret pour la soirée d’Adam Cohen, même si à certains moments, on se sentait mal de ne pas pouvoir plus bouger.
  • Belle idée, les jeunes femmes à 18 heures au Cercle! Et Moriarty aussi!
  • Ma vie a besoin de plus de Sophie Hunger.
  • La prestation d’Adam Cohen, toute en subtilité. Dire qu’on était juste 450 à y goûter!
  • Ron Sexsmith est un vrai professionnel, qui ne s’est pas laissé déranger par la foule impolie devant lui.
  • City and Colour, c’est joli.
  • J’vous l’avais dit que Misteur Valaire savait mettre le party dans la place.
  • Quand il est en forme, Jean Leloup n’a pas du tout l’air fou comme tête d’affiche avec les Bon Jovi et Aerosmith. Quel spectacle!
  • Bran Fuckin’ Van 3000 – James DiSalvio à Valaire et à Leloup. Dream come true!
  • Du bon vieux Bon Jovi, ça reste bon.
  • On ne dira jamais assez combien la soirée carte blanche à Patrick Watson a été géniale. Les artistes ont été divins. La musique a été plus-que-divine. Le public était à l’écoute. Les personnes présentes au Pigeonnier ce soir-là ont été privilégiées. Des moments comme celui-là, ça n’arrive pas à tous les festivals.
  • Merci pour la zone sans chaises à l’avant pour la soirée McLachlan!
  • Kathleen Edwards s’est fait beaucoup de nouveaux fans sur les Plaines. Excellente idée que de l’enlever de Place d’Youville pour l’envoyer sur les Plaines. Merci aux spectateurs de l’avoir écoutée au lieu de papoter comme ils l’ont fait pendant une bonne partie du festival. Vous en êtes ressortis gagnants.
  • Sarah McLachlan : Par sa grande générosité et par sa simplicité, McLachlan nous a donné l’impression d’assister à un concert intime… avec 50 000 autres spectateurs!
  • La gang de Hey Rosetta! rocke, vous savez?
  • Half Moon Run. On va retenir leur nom.
  • Je sais que le concert de Metric n’a pas fait que des heureux. Synthetica est sorti il y a à peine un mois et ça prend plus d’une écoute pour l’apprécier. Mais bordel, parmi les fans finis qui savaient les chansons par coeur et qui dansaient comme s’ils allaient mourir dans la nuit de samedi à dimanche, ce spectacle-là était complètement fou.

Les pots

  • Sidi Touré était super bon. Mais il ne fittait pas du tout entre Marième et Radio Radio. Désolé.
  • Lorsqu’il y a un spectacle, j’aimerais pouvoir l’écouter. Je comprends que dans un festival, ce soit un peu plus bruyant qu’en salle, mais quand on n’entend plus l’artiste devant soi parce que *tout le monde* parle, il y a un problème. Surtout quand la prestation est bonne. C’est pas tout d’arriver tôt aux spectacles. Faut aussi écouter!
  • Rikers, là, c’est pas bon. Le chanteur a l’air sympathique avec sa tronche de Billy Idol, mais sa musique ne m’impressionne pas.
  • Dashboard Confessionnal, là, j’aime pas ça.
  • Les gars de Bon Jovi auraient pu faire un tout petit effort pour qu’on n’ait pas l’impression qu’ils ont fait un in and out à Québec.
  • Marcel Aubut et sa gang de Harley pendant la prestation d’Avec pas d’casque. Y’a des prostates qui vont brûler en enfer à cause de ça.

Ai-je aimé mon festival? Oh que oui. Musicalement parlant, j’ai trouvé le FEQ 2012 supérieur à Bonnaroo. Bien sûr, globalement, les deux expériences ne se comparent pas, mais sur le plan musical, la programmation du FEQ m’a plu davantage.

C’était plein partout. Vraiment plein. Pas mal tous les soirs. Le Pigeonnier a presque constamment débordé. Encore plus qu’à l’habitude. Voulez-vous que je vous dise? J’ai peur pour le Pigeonnier. J’espère qu’on maintiendra le caractère spécial de cette scène intimiste à souhait. Personnellement, je préférerais qu’on ajoute une autre scène d’environ 10 000 à 20 000 places ailleurs. Probablement sur les Plaines. Ou au parc Victoria? Il y a sûrement moyen d’arranger quelque chose.

Prochain arrêt : Roger WatersThe Wall.
Prochaine critique : Passion PitGossamer.

Par Jacques Boivin

Propriétaire, rédacteur en chef, rédacteur, correcteur et photographe.

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