Festival d’été de Québec – compte-rendu : jour 1

Fuck you, la pluie. On a gagné.

Oui, il a plu hier soir. Même suffisamment pour que ce soit désagréable par moments. C’est pas grave. Primo, les deux premières parties de la soirée s’écoutaient malheureusement aussi bien de la tente VIP qu’au beau milieu du parterre. On reparlera des shows un peu plus tard. Mais on a quand même profité de la couverture offerte par le toit.

Quand la pluie s’est arrêtée quelques minutes avant le début de la prestation de Belle and Sebastian, nous étions certains que ça y était. Mais non, la pluie a repris de plus belle et il  y avait des bous assez… intenses. Pas grave. Ce soir, c’était MA soirée à moi. J’allais pas laisser Dame nature me la gâcher.

Eh ben, malgré la pluie, j’ai assisté à tout un spectacle. Tout en musique. Tout en bonheur. Je ne suis pas crédible parce que je suis fan fini, mais Belle and Sebastian est un grand groupe. Et son répertoire a une profondeur des plus remarquables. En entrevue, Sarah Martin aurait dit que le groupe avait pratiqué 40 pièces. Quand on sait qu’ils en jouent un peu plus d’une quinzaine par soir, je crois qu’on pouvait s’attendre à de la variété.

Eh ben on a été gâtés. Disons-le tout de suite, les gros fans, ceux qui connaissent les chansons les plus obscures et les B-sides les moins évidents, ont été les plus gâtés de tous. Il y avait de vieilles chansons qui n’avaient jamais été jouées en tournée (dont la première chanson instrumentale du groupe, Judy is a Dick Slap, qui ouvrait le spectacle), des B-sides obscurs (quelle joie que d’entendre Your Cover’s Blown, qui se trouve sur Books), des chansons connues, mais dépoussiérées (Piazza, New York Catcher), des chansons de Stevie Jackson (To Be Myself Completely) et des classiques (Boy with the Arab Strap). Vraiment. Tout le spectre était couvert.

Autre détail important, qui est souvent très apparent chez les groupes comptant un grand nombre de participants, c’est le plaisir de jouer [ensemble]. Et communiquer ce plaisir de jouer avec le public. Qui le lui rend (relativement) bien. Les gens dansaient, tout le monde a lâché son fou pendant Boy with the Arab Strap (Stuart a même invité des gens à venir danser sur scène).

Entre les pièces, Stuart Murdoch était exemplaire, placotant juste assez pour être sympa sans devenir lourd. Et il n’y a qu’un Écossais pour nous appeler « Québécois ».

Malheureusement, ce n’était pas parfait. Québec ouvrait la tournée nord-américaine du groupe, qui n’avait pas fait de spectacle depuis plus d’un an. Il y a eu quelques petites erreurs çà et là, mais rien qui ne dérangeait vraiment.

Et les premières parties ont malheureusement eu beaucoup de mal à réchauffer la foule. Born Ruffians a dû composer avec la pluie, mais le groupe torontois aurait pu donner l’impression qu’il avait vraiment envie d’être là. Ça manquait vraiment de rythme. Et Here We Go Magic, qui ouvrait, aurait connu un plus grand succès en salle, devant des fans venus les voir jouer leur rock planant.

Mais heille, Belle and Sebastian. Je peux mourir heureux. Et mouillé.

On se reconnecte plus tard pour les choix du jour. Et pour ajouter quelques photos. Ce soir, Louis-Jean Cormier.

Note : En passant, j’aimerais remercier le Festival d’été pour cette incursion chez les sales bourges, les personnes très importantes, les invités de marque et les médias. Ce fut très apprécié.

Par Jacques Boivin

Propriétaire, rédacteur en chef, rédacteur, correcteur et photographe.

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