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Festival d’été de Québec, jour 4 : Compte-rendu

Au Festival d’été de Québec, les têtes d’affiche ne sont pas tout le temps des gros noms de la scène internationale. Il arrive parfois qu’on invite des monstres sacrés de la chanson d’ici à faire la grande scène, un peu en hommage. Ces spectacles attirent une foule généralement très sage, comme la grande vedette que les spectateurs viennent voir et entendre. Cette année, on aura également un peu intronisé Jean Leloup au temple de la renommée du rock québécois, qui est lui-même devenu un genre de monstre sacré… et multigénérationnel!

Soirée moins enrichissante sur le plan de la quantité, puisque je n’ai vu que deux prestations, mais la qualité, elle, n’a pas manqué.

Compte-rendu d’une soirée magique, passée en famille. Il faut donc prendre compte du fait que je n’étais pas dans des conditions idéales. Elle est loin, la scène, quand on est en haut de la butte. 😉

Misteur Valaire : Danse chic

[singlepic id=61 w=320 h=240 float=left]Soyons honnêtes : avant que le spectacle ne débute, moi, ceux que j’attendais avec impatience, c’étaient nos amis de Misteur Valaire avec leur pop électro complètement folle et dansante. Cette musique est taillée sur mesure pour des grands événements comme ceux que nous avons sur les Plaines. Les gars ont d’ailleurs l’habitude, ayant été la tête d’affiche du grand événement du Festival de Jazz de Montréal l’année dernière.

Dès leur arrivée en costume blanc chic, les membres du groupe ont fait danser le parterre (oui, oui, on vous voyait à l’arrière… c’était pas difficile, j’étais dans un coin où tout le monde était sur ses mains) et fait défiler leurs chansons les plus groovy. Béni BBQ est venu pousser quelques tounes, et nombreux sont ceux qui ont découvert la jolie voix de Fanny Bloom. Des danseuses accompagnaient les gars dans des chorégraphies élaborées et les animations en arrière-plan étaient tout simplement savoureuses.

Évidemment, lorsque les gars de Bran Van 3000 sont débarqués pour Ave Mucho, le parterre a explosé (pendant que ma voisine me demandait qui c’étaient, les monsieurs dont lui avec le gilet des Nordiques… oh pis c’est quoi qui joue?). Et, comme moi, les gros fans se sont mis à espérer pour le reste de la soirée.

Ce groupe-là, il faut le réinviter. Carte blanche avec plein d’invités. Party garanti.
Excellent

Jean Leloup : Monstre sacré

[singlepic id=63 w=320 h=240 float=left]Tous ceux qui m’ont entendu parler du Festival cette année savent que j’attendais cette prestation avec une brique et un fanal. Leloup m’avait déçu par le passé et j’ai promis que je ne m’y ferais plus prendre, oh que non, juré craché. Pfouit!

Pourtant, il m’a bien eu, Leloup. Il m’a bien eu.

Tout d’abord, il est arrivé à 21 h 31. Depuis quand Leloup arrive-t-il à l’heure? Depuis quand commence-t-il en force avec Isabelle, Nathalie, Cookie, Faire des enfants et Think About You? Pas de jam de 30 minutes en vue sur Je joue de la guitare? Pas besoin de vous dire qu’après ce départ absolument canon, sur les chapeaux de roues, la foule était conquise et on a même vu des gens à l’arrière taper des mains… poliment.

Heille gang, c’est un show rock!

Son Paradis perdu était efficace et émouvant. Et la foule s’est mise à sautiller pendant le refrain de La vie est laide. Même sa Plus belle fille de la prison, aux accents blues, était bien sentie, tout en blues.

Leloup a continué d’enfiler un hit après l’autre, chacun apportant un petit moment de bonheur. Puis, mon voeu du début de la soirée s’est exaucé quand James Di Salvio (Bran Man lui-même) est apparu pour Johnny Go. O. M. F. G. J’ai eu un orgasme musical comme j’en ai rarement eu.

Ma blonde était dedans. Mon amie Isabel, que je connais depuis la sortie du Dôme (ça fait longtemps!!!), était dedans. Nous chantions les paroles par coeur et nous n’étions pas les seuls. L’extase était à son comble lorsqu’en clôture du spectacle (avant les rappels), Leloup a interprété Le Dôme. Nous avons chanté en choeur, j’ai versé une larme, tout était parfait.

Les deux rappels ont permis à Leloup de savourer tout l’amour que Québec avait pour lui. Amour qui semble indéfectible. Faut dire qu’avec I Lost my Baby et la Vallée des réputations, il était difficile de partir sans l’aimer. Et j’allais oublier Voyager, avec Di Salvio qui s’est lancé dans un bref freestyle…

Leloup a montré hier soir qu’il était vraiment un monstre sacré du rock québécois. Est-ce que quelqu’un d’autre que lui peut meubler un show de deux heures, sans temps mort, avec seulement des grands succès (n’oubliez pas qu’il ne les a même pas toutes faites!). Pire encore : il est multigénérationnel, tel un Paul McCartney moderne. Il y avait au moins trois générations présentes sur les Plaines, et quelques boomers sont même venus faire leur tour.

De loin la meilleure prestation que j’ai vue au Festival cet été. En fait, c’est le meilleur show que j’ai vu cet été. Oui, ça dépasse Radiohead à Bonnaroo. À ce point.
Excellent

Ce soir, on va voir…

Rikers : On les compare à INXS à leurs débuts. Bien hâte de voir ça. 19 heures, scène Bell.

Dashboard Confessional : Je les ai toujours plus ou moins aimés, ceux-là. Voilà leur chance de faire quelques nouveaux fans. 19 h 45, scène Bell.

Bon Jovi : Le show que mes enfants attendent depuis l’annonce officielle en avril dernier. On n’en demandera pas trop à John, Ritchie et la bande. Juste du bon rock, des hits, et un bon moment.  21 heures, scène Bell.

On aurait aussi aimé voir…

Salomé Leclerc, pour sa folk sublime qui m’avait littéralement fait tomber amoureux d’elle dès la sortie de l’album Sous les arbres l’automne dernier, Monogrenade, pour sa pop tantôt animée, tantôt atmosphérique, mais toujours accrocheuse, et Pierre Lapointe, pour sa belle gueule et son univers unique. À partir de 19 heures, scène Loto-Québec.

Osaka Monaurail, pour voir le James Brown japonais…, et Galactic ft. Corey Glover, pour un spectacle funk haut en couleur avec l’ex leader de Living Colour. 19 h 30 et 21 h 30, scène Hydro-Québec.

Qualité Motel, pour revoir les gars de Misteur Valaire dans un contexte plus intimiste… des invités surprise? Aucune idée. Mais ça va sûrement être noir de monde!23 h 30, le Cercle.

On va laisser faire…

Walk off the Earth : Tout le monde a capoté en voyant la vidéo où ils reprennent le succès de Gotye, Somebody that I Used to Know, tous ensemble sur la même guitare. Oui, c’est impressionnant, mais la reprise est moins bonne que l’originale. Et ce que j’ai entendu d’eux ne m’impressionne pas plus qu’il faut. Ah, peut-être serais-je surpris si je leur tendais une oreille plus attentive! 22 h 15, à l’Impérial

Par Jacques Boivin

Propriétaire, rédacteur en chef, rédacteur, correcteur et photographe.

2 réponses sur « Festival d’été de Québec, jour 4 : Compte-rendu »

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