Apéros FEQ : Lou-Adriane Cassidy – District Saint-Joseph, 18 janvier 2018

La deuxième artiste à fouler les planches du District St-Joseph pour la deuxième vague des Apéros FEQ est Lou-Adriane Cassidy.

La native de Québec a attiré une foule nombreuse pour l’écouter. Cassidy, que nous avions déjà vue dans plusieurs festivals, était accompagnée par Simon Pedneault et nous a présenté ses compositions en version full band. En plus de Pedneault, les claviers étaient assurés par Vincent Gagnon, la basse par Jessy Caron et la batterie par Pierre-Emmanuel Beaudoin.

La voix chaude et ronde de Lou-Adriane Cassidy a bercé le District dans plusieurs moments forts, comme lors de la chanson Grande Respiration ou encore celle des Soeurs Boulay, que j’avais entendue au Grand Théâtre lors d’une précédente prestation. Cette interprétation a gagné en profondeur avec les musiciens qui accompagnaient Lou-Adriane. Chacun d’eux a eu son moment sur scène et leurs talents s’unissaient à merveille.

Lou-Adriane en a aussi profité pour reprendre la pièce de Leonard Cohen The Partisan, que la chanteuse a livré avec brio et qui lui collait à la peau. La chanson Il pleut s’est aussi montrée plus riche en émotions, ponctuée du piano joué par la jeune auteure-compositrice-interprète.

Elle a terminé son tour de chant avec Ça va, ça va, que plusieurs connaissaient déjà. Lou-Adriane Cassidy a le vent dans les voiles, et c’est tant mieux. L’avenir nous dira assez vite si elle sait tirer son épingle du jeu. À mon humble avis, je crois qu’elle a réussi et j’attends avec impatience son album complet.

Gabrielle Shonk (+ Lou-Adriane Cassidy) – Grand Théâtre de Québec, 14 décembre 2017

Le pari était énorme pour Gabrielle Shonk et Lou-Adriane Cassidy : Faire le Grand Théâtre de Québec, avec un album ou un single à son actif. Il a été payant pour les deux artistes, car la salle était presque pleine. Voici un résumé d’une soirée haute en émotions. 

Lou-Adriane Cassidy est une de mes découvertes de 2017. Son single Ça va, ça va, m’a profondément touchée et j’avais hâte de la voir sur scène. Qu’est-ce qui la distingue de toutes les voix que l’on peut entendre à la radio? À mon avis, c’est la sensibilité à fleur de peau que l’on retrouve dans ses paroles. C’est aussi cette voix chaude et soul qui la caractérisent. Elle en a même profité pour nous faire une nouvelle chanson.

J’ai eu un coup de coeur pour la chanson que les Soeurs Boulay lui ont composé, qui est inspirée de sa vie. Elle était aussi accompagnée du talentueux Simon Pedneault. Le musicien, qui n’a pas besoin de présentation, n’a pas hésité à ajouter sa couleur aux compositions de Lou-Adriane. C’est la pièce Ça va, ça va qui a clôt le spectacle.

Accueillie d’une salve d’applaudissements, Gabrielle Shonk est entrée sur scène en territoire conquis. L’auteure-compositeur-interprète était aussi à la maison. Jessy Caron (basse et guitare), Simon Pedneault (guitare acoustique et électrique), Gabriel Desjardins (claviers) et Pierre-Emmanuel Beaudoin (batterie) l’accompagnent. Une réelle chimie opère entre les musiciens et Gabrielle Shonk. L’auteure-compositrice-interprète, qui est aussi une de mes découvertes de 2017, m’a fait vivre plusieurs émotions.

Gabrielle Shonk a agrémenté son spectacle de plusieurs reprises en plus de jouer son album en totalité. Autour d’un micro, la reprise de Joni Mitchell de Both Sides Now et la réédition de la chanson Pars plus sans moi m’ont donné des frissons. Peter Shonk a aussi partagé la scène avec sa fille pour jouer de l’harmonica sur la pièce The Cliff. La reprise que Gabrielle Shonk a faite de la pièce Fast Car a gagné en profondeur depuis la dernière fois que je l’ai vue sur scène. Gabrielle Shonk et Lou-Adriane Cassidy se sont partagé un micro pour reprendre avec brio Je suis venu te dire (que je m’en vais) de Serge Gainsbourg. Pour finir son spectacle avec brio, Gabrielle Shonk et son groupe ont fait Sidewalks, qui m’a émue profondément.

Les talents de tous ceux et celles sur scène m’ont réchauffé le coeur. Autant Lou-Adriane Cassidy que Gabrielle Shonk et ses musiciens ont gagné le pari de remplir le Grand Théâtre. Si jamais Gabrielle Shonk ou Lou-Adriane passe par chez vous, c’est vraiment à voir. Ces deux femmes ont du talent brut combiné.

 

EXTRA :

On a pris de belles photos du lancement de Gabrielle cet automne, mais on n’avait pas eu l’occasion de les publier. Comme on n’avait pas de photographe au Grand Théâtre le 14 décembre dernier, on s’est dit que ça serait le bon moment pour les sortir!

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Apéros FEQ : Medora – District St-Joseph, 16 novembre 2017

C’est dans le cadre des Apéros FEQ que le quatuor de Québec Medora a fait son avant-dernier spectacle avant de se séparer. Le dernier aura lieu le 29 novembre prochain au sous-sol du Cercle. 

Avec ses deux EP et l’album Ï à son actif, le groupe a offert aux spectateurs présents un mélange de leur matériel. Notons les pièces Nature et Sillage et, bien entendu, Tsunami, provenant de Ï.  Les guitares mélodieuses ont enveloppés le District St-Joseph, tandis que la batterie ponctuait le tout.

Au travers de ses pièces, le quatuor a proposé une reprise de la chanson Talent, d’Avec Pas d’Casque, plus rock que l’original, que j’ai trouvé particulièrement réussie.

Medora a joué chanson après chanson. Ils ont réussi à captiver leur public en étant hautement énergiques et charismatiques. C’est dommage qu’ils se séparent, car il existe une véritable symbiose et chimie entre les membres.

Geoffroy (+Paupière et Blue Hawaii) – Nuits FEQ, Impérial Bell, 3 novembre 2017

C’était la soirée synth-pop ou électro-pop à l’Impérial Bell, ce vendredi soir pour la première Nuit FEQ de l’automne. Les formations Paupière et Blue Hawaii se sont succédé avant de laisser la place à l’auteur-compositeur-interprète Geoffroy. La salle, à guichets fermés, était bondée. La foule était visiblement là pour la tête d’affiche, ce qui ne pas m’a pas permis d’apprécier le spectacle complètement.

Paupière – Photo : Jacques Boivin

Paupière

Le trio montréalais avait la tâche d’ouvrir le bal. Sa musique est faite pour danser et on y retrouve un heureux mélange de Le Couleur et de musique des années 80. Les membres du trio sont tous très charismatiques et énergiques. Leur univers a été accentué par des éclairages colorés, un stroboscope et des séquences. Dès les premières minutes, le trio composé de Pierre-Luc Begin, Julia Daigle et Eliane Préfontaine a su tirer son épingle du jeu en jouant les pièces de son premier album À jamais privé de réponses. Ils ont su réchauffer la foule avec des chansons comme Rex et Sans elle.

Blue Hawaii – Photo : Jacques Boivin

Blue Hawaii 

Le duo Blue Hawaii suivait Paupière. Petit bémol : la scène n’était pas aussi éclairée que je l’aurais cru. Malgré le fait qu’ils n’avaient pas tout à fait la même énergie que le groupe précédent, j’ai tout de même danser.

Le projet plus techno de Raphaelle « Ra » Standell (Braids) et les séquences d’Alexander « Agor » Kerby ont su accrocher mon oreille. La voix puissante de Standell se distingue des autres artistes que l’on peut entendre dans le même style.

Geoffroy – Photo : Jacques Boivin

Geoffroy

La pièce de résistance de la soirée est arrivée avec une scène remplie de fumée et de projections. Geoffroy Sauvé était visiblement ému par la foule qui a augmenté depuis sa première performance au District St-Joseph et qui lui rend bien son amour de la scène.

Les musiciens sur scène avec l’auteur-compositeur-interprète ajoutaient une autre dimension à son son électro-pop planant. Notons un saxophone et une flûte traversière joués par Charles Papasoff qui ont su se démarquer dès Bad Habit. 

L’ambiance feutrée cachait légèrement Geoffroy Sauvé et nous faisait planer. Son concert était composé des pièces de son plus récent Coastline, pour le plus grand bonheur de la foule. Il a quand même flirté avec son EP Soaked in Gold en nous proposant Shakes en version acoustique et You Say.

Au rappel, il a interprété Coastline et Sleeping On My Own pour le plus grand bonheur des spectateurs qui l’attendaient. L’ambiance feutrée et l’univers plantant de Geoffroy m’ont beaucoup plu et malgré le fait que ce n’est pas le genre de musique que j’écoute habituellement, j’ai bien aimé ma soirée.

Apéros FEQ: Casual Rites- District St-Joseph, 2 novembre 2017

La formation de Québec Casual Rites a profité de cette soirée pour lancer son album homonyme. Pour l’occasion, ils ont joué l’album dans son ensemble pour familles et amis présents. Un public qui les connaissaient et qui avait hâte d’entendre le produit final en spectacle.

Alliant folk, pop, funk et blues, ils ont charmé par leurs chansons entraînantes et leur humour distillé entre les pièces. Le concert a débuté par la pièce Storm Chasers. Je pourrais facilement les voir sur la scène Fibe au prochain Festival d’été ou en tant que première partie, car ils ont de l’énergie à revendre!

Crucial Matter et sa ligne de basse funk par Mike Morris a accroché mon oreille dès la première note. Chacun des membres du quintette a eu son moment pour montrer son talent sur scène. Notons entre autres les solos de guitare de Phil Matte et David St-Germain, mais aussi, ceux de Nathan Vanheuverzwijn aux claviers et de Pascal Denis à la batterie.

Casual Rites est définitivement à voir en concert et son album vaut la peine qu’on y tende l’oreille!

Apéros FEQ : Catherine Leduc – District Saint-Joseph, 12 octobre 2017

Après GILLES, ce fut au tour de Catherine Leduc, anciennement du duo Tricot Machine, de se produire sur scène jeudi soir aux Apéros FEQ au District St-Joseph.

C’était la première fois à Québec que Catherine Leduc venait pour y présenter son projet solo. Quelque peu fébrile, elle s’est bien entourée de ses complices Matthieu Beaumont (claviers), Maxime Castellon (basse), Guillaume Éthier (batterie) pour l’occasion. Leduc a su me captiver, tout comme la foule, par sa folk psychédélique aux accents de dream pop. Elle a pris de l’aisance sur scène. 

Catherine Leduc offre un son bien différent de celui de son ancien duo. Elle sait comment doser les chansons plus mélancoliques – Un bras… et Rookie (Houston, Anticosti, Un bras de distance avec le soleil) – et d’autres plus rythmées. Elle a son univers bien à elle. Ses musiciens l’accompagnent brillamment, tout en lui laissant la place. Pour une première fois sur scène, Leduc a utilisée une harpe électronique qui a ajouté une touche de nouveauté aux pièces.

Au cours de l’heure de sa présence sur scène, nous étions dans un autre monde, presque comme sur un nuage. Elle a un projet qui lui colle à la peau.

Apéros FEQ : Gilles – District Saint-Joseph, 5 octobre 2017.

Jeudi dernier, c’était le coup d’envoi pour les soirées Apéros FEQ au District St-Joseph. 24 artistes seront en compétition pour gagner leur place sur une des scènes du Festival d’été de Québec et pour le grand prix de 10 000 $.

C’est tout en douceur que GILLES a débuté sa performance pour séduire le jury et les curieux. Le groupe qu’on avait vu auparavant au Festival d’été de Québec et au Festif de Baie St-Paul a eu un été chargé avec plusieurs performances. Ils ont donc gagnés en maturité et ils ont toujours du plaisir à jouer ensemble sur scène.

Les anciens de l’Ampli ont réussi à mélanger à la fois des chansons d’amour (T’as jeter les yeux sur moi, Télégramme) et des chansons qui font réfléchir (Laxmi, Sortir de la ville). Ils ont aussi utilisés, avec justesse, l’actualité pour jouer la pièce Les voisins, en lien avec la tuerie à Las Vegas plus tôt dans la semaine.
Leur interprétation de The Boxer de Simon & Garfunkel était bien réussie, toute en harmonie et en douceur. Ils ont terminé le spectacle avec leur chanson Passé Pékin. 

Si on se fie à la qualité du spectacle de ce soir, il y a fort à parier que les juges auront des choix déchirants à faire pour choisir qui se méritera les prix en jeu.

Ce jeudi, les Apéros FEQ accueillent Catherine Leduc. 18 heures, District Saint-Joseph. Entrée libre.

Charles-Auguste + Jordan Jack – Librairie Saint-Jean-Baptiste, 30 septembre 2017

C’était devant un public conquis d’avance que Charles-Auguste s’est produit hier.

En première partie, c’est l’auteur-compositeur Jordan Jack. Nouveau dans la scène folk à Québec, ses chansons en anglais, et une bilingue, gagnent du public. Prenant de plus en plus d’assurance sur scène, il sera à suivre dans les prochains mois.

Puis, l’auteur-compositeur Charles-Auguste Lehoux et Jonathan Sonier ont réchauffé la salle. Prenant le pari de l’authenticité et d’un public attentif, ils ont ponctué le spectacle de confessions en lien avec les chansons interprétées. Jonathan Sonier, le guitariste de Charles-Auguste, accompagne celui-ci avec justesse et ajoute de la profondeur. Le contrebassiste Thierry Sterckeman a lui aussi mis sa touche aux chansons de Lehoux. Deux reprises, Dixie et Dimanche au soir à Châteauguay, sont venues s’ajouter aux chansons provenant du EP Les Miettes. Le mini-album, qui sortira le 26 octobre prochain, permet à Charles-Auguste de tirer son épingle du jeu avec son folk authentique. Dans son univers où les histoires de filles se mélangent à quelques périodes plus sombres, j’ai facilement embarqué dans sa musique. Aimer peut-être a reçu une belle dose d’amour et de participation d’une foule qui aurait pris des chansons de plus. Une expérience sans nul doute gravée dans leur mémoire.

 

Julie Aubé – « Joie de vivre »

Julie Aubé
Joie de vivre
Les Disques de la cordonnerie

Après avoir parcouru la Quatrième dimension avec les Hay Babies et vécu une aventure solo avec Laura Sauvage, c’est au tour de Julie Aubé de lancer sa Joie de vivre.

Produit par Marc Pérusse sur une console analogue de seize pistes, le son, on ne peut plus rétro, est assumé. Julie Aubé a coréalisé l’album avec lui et elle y ajoute ses inspirations musicales à la Thin Lizzy ou Black Sabbath. Cette façon de faire donne à sa musique une sonorité unique en son genre et qui sort des sentiers battus.

Dès Joie de vivre, ce sont les arrangements faits par ses complices Mike Trask et Garrett Mason qui ressortent. « Où est-ce que tu l’as mis ta joie de vivre« , nous demande-t-on en fin de chanson titre.

J’ai eu un énorme coup de coeur pour le titre Rêves en couleur, qui sonne tout droit sorti des années soixante-dix, mais tout en étant très actuel. Dans Home’s At, la musicienne recherche la stabilité d’une maison. Elle se dévoile davantage dans Voir un homme et Dormir seule. Les instruments sont très lointains du son des Hay Babies, mais ce changement va à Julie comme un gant.

Sébastien Michaud, qui joue flûte traversière, saxophone, trombone et trompette, vient ajouter son grain de sel. Un son quelque peu country dans Tu veux savoir nous accroche l’oreille. La sonorité vintage est belle est bien présente dans Radio bingoLa voix de ma mère nous laisse sur une Aubé toute en introspection.

Julie Aubé a réussi le pari de mélanger rock, blues, folk et psychédélique dans un album qui mérite d’être écouté. Il est facile d’entrer dans sa tête et de saisir comment elle pense, ses états d’âme. Elle s’appuie sur ses collaborateurs et montre son talent. On tape du pied, on chante: c’est un album parfait pour un roadtrip.

Est-ce qu’on a retrouvé notre joie de vivre à la fin de l’écoute de cet album? Oui, sans aucun doute! C’est une véritable réussite!

Lancement Tire le Coyote – Bar Le détour (Grand théâtre de Québec), 22 septembre 2017

Tire le coyote lançait hier son quatrième album Désherbage au nouveau bar Le détour, situé dans le Grand Théâtre, à Québec.

Famille, amis et public étaient conviés dans une ambiance intimiste à inaugurer l’espace et à le désherber avec Benoît Pinette et sa bande composé de Shampouing (guitare et voix), Cédric Martel (basse), Jean-Philippe Simard (batterie) et de Vincent Gagnon (claviers). Son apport est crucial et il a son charme, car il ajoute une touche qui embellit les pièces de Tire le coyote.

Dans Pouvoirs de glace, des enfants dansent devant la scène et il n’y a que Shampoing et Pinette. La chimie du duo, qui se complétait bien l’un et l’autre, était palpable. Les textes sont encore aussi beaux que sur Mitan et Panorama, mais on gagne en profondeur musicale avec le piano de Vincent Gagnon.

Sa magnifique Tes bras comme une muraille nous assaille par tant de beauté. Les musiciens sont talentueux et énergiques. Dans Toit cathédrale, c’est la guitare de Shampoing qu’on retient. Elle retentit au juste moment. Les frissons n’ont pas tardé dès le début de Le ciel est backorder et Comment te dire. Les deux pièces nous arrachent quelques larmes, mais nous font du bien malgré tout.

Hier, les musiciens étaient en symbiose et se complétaient dans leurs points forts. Ça nous donne encore plus envie d’aller voir la mouture complète sur scène le 9 décembre prochain au Grand Théâtre de Québec.