Catégories
Apéros FEQ Région : Québec Spectacles

[SPECTACLE] Apéros FEQ – Simon Kearney, 22 février 2017

Arrivée devant la porte du District Saint-Joseph autour de 18h15, j’entends déjà des notes de guitares traverser les murs pour se rendre à mes oreilles. En entrant, on m’annonce que Simon Kearney en est déjà à sa deuxième pièce, au plus grand plaisir des spectateurs attentifs qui sont attablés ça et là.

Sur scène, le chanteur et guitariste est accompagné par ses deux acolytes habituels : Pépito et «G the king» respectivement à la basse et à la batterie. J’ai le plaisir de reconnaître Hey Man, tirée de La vie en mauve, album que le jeune (mais expérimenté) adepte du rock a sorti en septembre 2015.

 

Il nous déballe ensuite un lot de nouvelles chansons où percent parfois des pièces connues. Entre deux exécutions, Kearney nous raconte l’histoire de ses chansons, nous fait la jasette. On le sent à l’aise autant entre ses pièces que pendant, alors que le groupe lorettain s’adonne visiblement à jouer avec plaisir et intensité.

Les nouveaux titres sont un bon augure pour la suite de la carrière de l’artiste. Alors que les textes nous transportent dans différents univers (comme celui d’un appartement duquel un homme regarde les filles ou encore celui d’un poulet amouraché d’un ange), la musique nous surprend.

La voix de Simon Kearney, qui s’est renouvelée en puissance et en versatilité, s’en va explorer plus souvent les graves avant d’aller chatouiller les aigües. Spirit en est un bon exemple. On se frotte aussi à des sonorités nouvelles, parfois un peu plus planantes, qui rappellent les The police de ce monde et où se cache un soupçon de Jimmy Hunt. Les mélodies sont accrocheuses sans être fades et laissent toujours la part belle aux impressionnants solos de guitare.

Kearney sera en spectacle avec sa bande à Montréal le 22 mars au Matahari Loft en compagnie de Mort Rose.

 

 

 

 

Catégories
Apéros FEQ Région : Québec

[Apéros FEQ] Lydia Képinski, District Saint-Joseph, 8 février 2017

Lydia Képinski a su captiver les spectateurs qui s’étaient rassemblés au District hier soir pour écouter ses chansons dans le cadre des soirées Apéros FEQ. Pendant un peu plus d’une heure, ils ont gardé les yeux (et les oreilles) rivés sur elle, et pour cause! Lydia a livré une performance authentique et bien rodée.

Après s’être présentée elle-même et avoir discuté un peu avec le public de notre service de déneigement (dois-je rappeler qu’il a fait tempête mercredi ?), l’artiste a d’abord joué une pièce seule à la guitare. Cet arrangement laissait toute la place à sa voix haut-perchée et onirique.

La suite de la soirée a pris la forme d’un gros crescendo musical. Accompagnée à la batterie, aux synthés et au violon par ses deux musiciens, Lydia Képinski nous a présenté des pièces de plus en plus intenses, de plus en plus saturées du côté des arrangements. Elle échangeait parfois sa guitare contre une basse pour compléter le tout.

Le tout a pris une tournure nettement plus électro lorsque la sixième chanson, Brise-glace, nous a heurté de plein fouet. Les samples se mêlaient aux notes des musiciens et on avait rajouté des effets au violon pour la pièce suivante. La chanteuse elle-même a su nous montrer la versatilité de sa voix, qui prenait tantôt un air désinvolte et qui tantôt glissait sur les notes comme l’aurait fait Lhasa de Sela.

Au total, on aura entendu huit pièces de la jeune auteure-compositrice-interprète, dont plusieurs qui ne figurent pas sur son EP paru en novembre dernier. Toutes avaient des textes travaillés enrobés d’une musique rock-introspectif aux influences diverses. Sans oublier leur petit côté coup-de-poing qui va si bien à Lydia Képinski.

L’artiste de Montréal sera à nouveau en spectacle à Québec dimanche prochain au Cercle avec The Brooks et Gazoline, dans le cadre de la Bourse RIDEAU.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

 

 

Catégories
Apéros FEQ Nouvelles Région : Québec

À voir ce mercredi : AMOR & WILLIE

Le 17 septembre dernier, la formation de Québec Amor & Willie lançait son album « Western Spagatrash » devant un Cercle rempli à craquer même si juste à côté St-Roch expérience battait son plein. Ça vous donne une idée du pouvoir d’attraction du groupe.

Les gars mélangent joyeusement le rock, le western et les ambiances tarentinesques, ce qui donne une musique plutôt unique, qui bouge, qui brasse tout en étant aussi réconfortante qu’une bonne assiette de spag bien pimentée.

Si on vous en parle, c’est parce qu’on tient absolument à ce que vous ne manquiez pas leur passage à l’Apéro FEQ de ce mercredi, 17 h 30, au District Saint-Joseph. Ça devrait être une belle grosse heure de fun. En plus, l’entrée est gratuite.

C’est à mettre à votre agenda!

Catégories
Apéros FEQ Festival d'été de Québec Région : Québec Spectacles

[ApérosFEQ] Les Louanges, 7 septembre 2016

On vous en avait parlé, nos amis du Festival d’été ont changé la formule des Apéros découverte pour la saison 2016-2017. 32 artistes/groupes s’affrontent au District Saint-Joseph pour une place sur la programmation du 50e Festival d’été de Québec qui aura lieu en juillet prochain.

Trente-deux? Oui, trente-deux. Et le premier de ces 32 artistes? Il s’agit de Les Louanges, projet de l’auteur-compositeur Vincent Roberge, que nos lecteurs connaissent probablement déjà plutôt bien.

Les Louanges - District St-Joseph - 7 septembre 2016
Les Louanges – District St-Joseph – 7 septembre 2016

Les 20 premières minutes de la prestation étaient consacrées à convaincre les membres du jury. Pour ce faire, Roberge et ses musiciens ont sorti les gros canons. L’indie rock jazzé du groupe se prête tellement bien à un 5 à 7, je me commande un cidre, que je sirote en tapant du pied. Tant au piano qu’à la guitare, Roberge ne manque pas de groove.

Entre les pièces, Roberge affiche une belle désinvolture. Certains peuvent trouver qu’il semble brouillon, moi je le trouve juste relax. Pourquoi essayer d’être quelqu’un d’autre?

Une fois les crayons des juges serrés, Roberge et ses complices ont lâché leur fou. Du nouveau (joli) matériel que Roberge a composé alors qu’il était en Belgique pour un stage d’écriture (il repart d’ailleurs en France pour s’inspirer), des chansons qui donnent envie de danser (maudit cidre) et toujours cet air désinvolte sympathique qui nous donne l’impression d’avoir invité le band à jouer dans notre salon.

Les Louanges ont mis la barre à une belle hauteur pour les 31 autres projets qui suivront. Ce mercredi, ce sera au tour de PopLéon de faire vibrer nos tympans. On y sera, bien sûr!

Catégories
Apéros FEQ Festival d'été de Québec Région : Québec Spectacles

[SPECTACLE] Joseph Edgar, District St-Joseph, 26 mai 2016

Dire que j’avais hâte de revoir le grand Acadien en spectacle relève de l’euphémisme. Après tout, Joseph Edgar est un excellent entertainer. C’est donc avec un grand plaisir que je me suis dirigé au District St-Joseph pour la dernière présentation des Apéros découverte du FEQ avant le festival.

District St-Joseph, 26 mai 2016

Joseph Edgar a profité de l’occasion pour jouer les chansons de son dernier (excellent) album Ricochets. Accompagné par Alexandre Pépin, Geneviève Toupin, José Major et André Papanicolaou (une formation qui ne reviendra qu’aux Francofolies), il a joué les pièces de Ricochets dans l’ordre, au grand plaisir de votre (pas très) humble serviteur, qui fredonnait les paroles en prenant ses photos.

Si les chansons sont excellentes sur disque, sur scène, elles prennent une toute autre dimension. Les chansons rock sont taillées sur mesure pour la scène. Pendant quelques instants, on se serait même sentis quelques milliers rassemblés dehors autour d’une grande scène à siffler sur Braises d’été ou à se faire aller les cheveux sur Overdrive Voodoo.

Joseph EdgarLes spectateurs ont réservé un accueil chaleureux aux nouvelles chansons de l’auteur-compositeur-interprète, mais on n’a pas besoin de chercher très loin pour savoir ce qui les a amenés au District : en rappel, Joseph Edgar a interprété son ver d’oreille Espionne russe au grand plaisir de tous.

Tout ce qu’il manquait, c’était Lisa LeBlanc pour venir chanter Horizon. Parions que ça va finir par arriver. On espère juste être là!

Catégories
Apéros FEQ Festival d'été de Québec Région : Québec Spectacles

[PHOTOS] Pépé et sa guitare – District St-Joseph, 19 mai 2016

Le 19 mai dernier, l’auteur-compositeur-interprète pimpant Pépé et ses musiciens ont lancé Tout le monde veut jouer avec Pépé, son septième album en carrière et probablement le plus fédérateur de la gang. Il suffisait de voir à quel point le District St-Joseph était rempli (à craquer) pour comprendre la popularité du jeune homme.

Il y avait du monde de tous âges et les plus petits (10 ans) comme les plus grands (Papi Limoilou) avaient beaucoup de plaisir à jouer avec Pépé.

Du fun en technicolor. On vous montre ça en photos :

Catégories
Apéros FEQ Festival d'été de Québec Région : Québec Spectacles

[SPECTACLE] Anatole émerveille le District St-Joseph

Personne n’était prêt à ça. Même pas moi, fan d’Anatole de la première heure. C’est en formule 5@7 apéro-découverte que le Festival d’Été de Québec et le District St-Joseph ont programmé Anatole, Alexandre Martel de son vrai nom, pour une soirée haute en émotion.

AnatoleC’est donc vers 17h45 que les quatre musiciens du groupe se sont présentés, tous vêtus de blanc, sur la scène du District. Pas très loin suivait Anatole, mystérieux sous sa cape. L’artiste, qui vient tout juste de sortir son excellent premier album, débute donc l’éclectique prestation. Le public voit le phénomène sans trop savoir comment réagir, ce qui est compréhensible. Se dévoilant de plus en plus lors du spectacle, le premier extrait, et pièce titre, L.A/Tu es des nôtres, fait réagir plusieurs membres de la foule. Les gens embarquent avec le squelette qu’est Anatole, littéralement parlant.

Le concept pop-disco-sensuel bat son plein, car Anatole se dévêtit de plus en plus, quittant régulièrement la scène pour se rapprocher des spectateurs. Le contact avec les gens est super à regarder. Certains sont perplexes, d’autres gênés d’apprécier le concept, chacun a sa version d’Anatole. Ne se gênant pas pour se coller et toucher à ses admirateurs, les moments de malaises sont nombreux, au grand plaisir des fans de l’artiste.

Étant multitâche, Anatole ne se gêne pas pour chanter en allant se commander un cocktail, et pourquoi pas tiens, le siroter tout en chantant couché (!) sur le bar. Nous avons eu droit à plusieurs titres de l’album ainsi qu’au simple Grosse Massue, qui fut un des plus beaux moments de la soirée. Faisant le morceau sous une forme de chanson à répondre, le public était très engagé. Certains ont été choqués du comportement explicitement sexuelle du chanteur, faisant des gestes très osés avec son micro et son corps, mais la plupart ont adoré le moment. Même Daniel Gélinas, grand patron du Festival d’Été de Québec, riait aux éclats lors de l’interprétation de la pièce. Anatole nous quitte ensuite sur l’excellente pièce Discollins, interprétée avec brio.

Avant de parler du rappel, il faut que je souligne le fait qu’Anatole est une bête de scène. Tout le spectacle est très théâtral, et il décroche très peu de son personnage. Même les musiciens sont impliqués dans le processus. Dans son costume de squelette, Alexandre Martel danse et assume sa folie à 100%.

AnatoleLe point culminant du personnage est donc durant le rappel, lors d’une deuxième interprétation, avec boule disco, de L.A/Tu es des nôtres. Anatole nous revient… en sous-vêtement! Il est tout simplement vêtu de sa cape et de son sous-vêtement. L’ambiance est très bonne et il demande au public de se lever. Ce dernier répond à l’appel et danse avec le groupe pour une dernière fois.

Je dois avouer qu’il est difficile d’exprimer en mots toute la folie du spectacle d’Anatole. Je vous invite à le vivre le 21 avril prochain au Sous-Sol du Cercle avec Yokofeu et le 13 juillet au Festival d’Été de Québec. La tournée Discollins se poursuit avec des dates à Montréal, St-Hyacinthe, Sherbrooke et St-Casimir. Tous les détails sur le bandcamp d’Anatole.

Photos: Marion Desjardins / Llamaryon

Catégories
Apéros FEQ Festival d'été de Québec Région : Québec Spectacles

[SPECTACLE] Laurence Nerbornne à l’apéro découverte 24 mars

Pour faire la promotion de son nouvel album XO, pour lequel les critiques sont pour le moins enthousiastes (retrouver la nôtre ici), Laurence Nerbornne s’est essayée à la nouvelle formule « Apéro Découverte » au District Saint-Joseph de Québec.

Pour réchauffer l’ambiance, sa formation entame Rêves d’été, l’un des titres les plus prometteurs. On entend davantage les touches électroniques, la batterie est assez présente et la voix authentique. Laurence Nerbornne a tout de même un beau charisme sur scène, elle est dynamique dans sa gestuelle et se permet des blagues, mais le public ou plutôt clientèle n’est pas vraiment réceptive et pensait d’abord à manger ce qu’il y avait dans son assiette et à boire sa bière de 5 à 7.

La chanteuse ne se laisse pourtant pas démonter. Elle demande a ce qu’on baisse les lumières, qu’on ferme les rideaux et se lance dans sa chanson Tinder Love. L’ambiance tamisée, l’éclairage rose et les ballons cadrent alors à la chanson (au show).

Après que King Abid soit venu lui porter un gâteau de fête, un crowd de six personnes dont Karim Ouellet et Claude Bégin est venu faire lui faire le cadeau d’un body-surfing.

Elle nous a interprété les pièces Astronautes et Les Dieux de façon professionnelle, avec le meilleur enthousiasme qu’on peut avoir dans ce genre de situation.

À la fin, la nouvelle représentante de la génération X a invité son public à la rencontrer sur les médias sociaux.

Un apéro découverte plutôt express (40 minutes) donc, qui aurait mérité un autre public que des messieurs qui voulaient voir le match de Hockey.

Photos : Marion Desjardins/ Llamaryon

Catégories
Apéros FEQ Festival d'été de Québec Région : Québec Spectacles

[SPECTACLE] FRANCIS FAUBERT À L’APÉRO DÉCOUVERTE DU FEQ

Francis Faubert s’est produit pour la première fois à Québec au District rue Saint-Joseph dans le cadre de la série Apéro découverte du Festival d’été de Québec. Accompagné de Dany Placard à la basse et de Mat Vézio à la batterie, Faubert  n’a pas déçu, au contraire.

10032016-180359-05-Francis FaubertPuisant essentiellement dans son album Maniwaki, paru l’automne passé et réalisé par Dany Placard, Faubert nous a servi une véritable volée de rock folk-garage. La chanson titre de l’album annonçait les couleurs du trio qui a donné une solide performance toute en profondeur. Le tone était pesant, rond et fort. Les solos de guitare rappelaient ceux de Freddie King. Complètement à sa place à la basse, Placard était beau à voir danser et jouer avec assurance. Il faut également noter l’excellent travail de Vézio (Antoine Corriveau) à la batterie.

Certains trouveront l’univers de Faubert «damnant», mais une dose de mélancolie et de douleur trouve définitivement sa place dans un contexte de fin d’hiver. Parolier de la trempe de Fred Fortin, il a su nouer les gorges avec la pièce Chaque fois, qui partage la même charge émotive que la chanson Batiscan de Keith Kouna. La veille du spectacle, Faubert a dévoilé le vidéoclip de la chanson Moman; véritable appel à l’aide d’un homme vulnérable qui demande à sa mère de prier pour lui. L’entendre live a été toute une expérience. C’était deep rare.

Somme toute, l’auteur-compositeur-interprète a donné une très belle performance touchante et on espère le revoir à Québec dans un avenir rapproché.