[FEQ] Compte rendu, 7 juillet 2017

Deuxième journée complètement folle au Festival d’été de Québec! On a eu peur que la pluie s’installe pour de bon, mais non, elle n’est venue faire un petit tour que pour la prestation de Lydia Képinski (c’est mieux que la tempête de neige des Apéros FEQ en février, Lydia, c’est mieux). Sans plus attendre, voici notre compte rendu de la soirée.

Mr. Weather, L’Anti Bar et spectacles

Mr. Weather – Photo : Sébastien Dion / FEQ

L’Anti a eu le plaisir d’accueillir sur ses planches Mr. Weather, un jeune groupe prometteur de la scène locale donnant dans le rock prog / metal. Les quatre musiciens ont su attirer une foule appréciable et, ma foi, extrêmement enthousiaste malgré l’heure précoce du spectacle, prévu pour 17 h. Et les oreilles présentes n’ont certainement pas regretté d’être là!

La fougue et le dynamisme intarissable du leader et chanteur, Gabriel Drolet-Pollock, ne peut passer sous silence lorsqu’on parle de Mr. Weather. Le beau grand chevelu,  soutenu par Thomas Vidal à la guitare, qui offre des solos ahurissants, Dominique Gaumond aux percussions – qui rend « toujours tout meilleur » aux dires du chanteur, et on est bien d’accord – et d’Alex Turcotte à la basse, a le don de faire lever et crier la foule, autant les adeptes que les nouveaux visages (et il y en avait pas mal). Visiblement reconnaissants, les gars ont remercié les gens présents plusieurs fois entre les chansons.

La chaleur a monté de plusieurs crans tout au long du spectacle, sans oublier la quantité de décibels, qui ont été à leur apogée vers la fin de la prestation lorsqu’ils nous ont offerts en exclusivité deux nouvelles chansons drôlement bien ficelées (malgré ce qu’ils ont voulu nous faire croire), soit Running from Hell et Wrong Side of the Gun. Ces deux titres sont, à mon avis, une superbe démonstration de leur évolution et des efforts investis au cours des trois dernières années.

Le groupe nous a également offert l’ensemble des titres de son premier opus Between Dreams & Reality, soit Between Dreams & Reality, Landscape, Heavy Duty, Mr. Weather, Life of Tears, The Hound, Kingdom, et la plutôt funky Fantasy en rappel. Merci d’avoir mis vos trippes sur la table et de nous avoir fait tripper avec vous. Gorgée! (Tatiana Picard)

The PepTides, Scène Hydro-Québec

The PepTides – Photo : Jacques Boivin

Au premier coup d’œil, on se demande si les personnages de Salmigondis se sont lancés dans le showbiz. Beaucoup, beaucoup de couleur, des paillettes et du glitter. Mais dès les premières notes, c’est un voyage à Funkytown qui débute. Le band envoie un matériel original disco, soul, électro, un peu new wave ’80 où tout y est : wha wha, synthés et hi-hat. La formule à neuf, quatre musiciens et cinq voix, rappelle celle du Boogie Wonder Band où les chorégraphies, simples mais gagnantes, donnent le ton. Le point fort du show demeure les solides performances vocales du quintette, où la justesse retrouve la puissance.

Bref, le band d’Ottawa fait mentir la réputation de sa ville concernant l’esprit de party! (Christian St-Pierre)

Lydia Képinski, Scène Hydro-Québec

Lydia Képinski – Photo : Jacques Boivin

Dans cette soirée dédiée au prix que le FEQ a distribué dans différents festivals au cour de l’année, nous avions droit à deux représentantes de la nouvelle vague Girl Power québécoise. D’abord, la coup de cœur des Francouvertes a dompté la pluie, au point où on l’aurait cru tombée pour elle. Celle qui aime jouer la candeur pour nous qui, même si nous ne sommes pas dupes, jouons le jeu volontiers, était toute en voix pour livrer ses chansons pas aussi naïves qu’elles en ont l’air. Avec ses légères saveurs absurdes, son répertoire séduit et l’espièglerie de la chanteuse se fait sentir autant dans sa performance que dans sa relation très aisée avec le public, même si celui-ci n’était malheureusement pas très nombreux. Sensibilité, humeur bon enfant, sens aigu de la mélodie et esprit de scène, c’est ce que ça prend pour donner des airs tragiques au thème des Cités d’Or en ouverture de show. On la reverra sans nul doute au FEQ dans le futur! (Christian St-Pierre)

Plants and Animals, Scène Loto-Québec

Plants and Animals – Photo : Philippe Ruel

Plants and Animals était de retour en ville, servant de prologue à cette soirée indie rock entièrement canadienne. La petite foule de courageux ayant défié la météo menaçante a assisté à une performance sans faille du groupe montréalais. Du début du spectacle avec la très pop-ish No Worries Gonna Find Us, au jam indie-prog de Faerie Dance en clôture, le groupe n’a laissé aucun temps mort venir casser le rythme. La foule attentive était conquise d’avance. Gros coup de coeur aussi pour les pièces Stay et Lightshow qui frappent toujours dans le mille. Le chanteur Warren Spicer fêtait d’ailleurs son anniversaire. On aurait sans aucune hésitation voulu lui donner en cadeau quelques minutes supplémentaires sur la scène du Pigeonnier! (Julien Baby-Cormier)

Samuele, Scène Hydro-Québec

Samuele – Photo : Jacques Boivin

Pour la suite de cette intense soirée au Carré D’Youville, c’était au tour de la Québécoise Samuele de livrer son folk rock tantôt romantique, tantôt grinçant. On a mis le paquet du côté de la chouchou du FEQ au Festival de la chanson de Granby, ajoutant même des brass pour le dernier droit du show. Les pièces étant musicalement déjà bien denses, cet ajout couronne une montée en puissance qui, mine de rien, donne encore plus de corps aux textes qui se veulent parfois percutants. Pour accompagner une telle intensité, la chanteuse a choisi de porter paillettes et apparats qui brillent, contrastant radicalement avec ses allures punk et ses mots mordants. Détail de troisième ordre, mais j’aimerais bien savoir pourquoi. Ceci dit, les textes déclamés sont solides, mais un peu moins de désinvolture serait la bienvenue lors des adresses au public. Somme toute, une jeune femme qui en jette autant ne peut que voir l’avenir d’un très bon œil. (Christian St-Pierre)

The New Pornographers, Scène Loto-Québec

The New Pornographers – Photo : Jacques Boivin

Ce groupe phare de l’indie-rock canadien poursuivait cette soirée sur la scène Loto-Québec. Mené par Carl Newman et Neko Case (absente en tournée et remplacée par Kathryn Calder), il y avait longtemps qu’on n’avait pas vu le groupe à Québec, le groupe ayant présenté son album Electric Version au Capitole en 2003. Le concert s’est ouvert avec High Ticket Attractions, une pièce tirée du dernier album du septuor, particulièrement bien représenté dans la grille de chansons. Si le groupe est capable de mélodies accrocheuses, on sentait les membres sur le pilote automatique, enchainant les chansons qui au final finissent par être plutôt interchangeables. Il y a bien eu quelques moments de grâce, dont l’efficace Mass Romantic en fin de programme, mais la foule un peu indifférente attendait visiblement le plat de résistance. Aurait-on pu faire confiance à Plants & Animals pour nous mettre en appétit dans cette case horaire moins ingrate? (Julien Baby-Cormier)

Lysistrata, Scène Hydro-Québec

Lysistrata – Photo : Stéphane Bourgeois / FEQ

À leur arrivée sur la scène, on aurait dit des participants à Secondaire en spectacle avec leurs t-shirts et leurs barbes légères et follettes. Mais dès les premières salves… Putain (sont français après tout)! On aurait dit que les kids avaient envie de nous péter la gueule. Avec leur rock furieux, qui a des moments trash, des fois punks, voire même prog, ils en mettent pleins les oreilles et le torse. Bref, ça sonne et ça résonne. Beaucoup d’intensité et de virtuosité derrière leurs allures de geeks adolescents. Un pur power trio pesant et tight comme on les aime et on comprend pourquoi le FEQ les a trimbalés du Printemps de Bourges jusqu’au Carré d’Youville. Mon premier coup de cœur de ce 50e! (Christian St-Pierre)

Corey Ledet & His Zydeco Band, Scène Loto-Québec

Corey Ledet & His Zydeco Band – Photo : Stéphane Bourgeois / FEQ

Je vais être honnête, je ne m’attendais pas à ça. Quand on pense à un accordéoniste louisianais, on imagine, oui, le party, mais pas dirigé par une rock star. C’est pourtant l’allure qu’avait Corey Ledet aux commandes de son Zydeco Band. En fait, le zydeco est un style né des musiciens créoles de la Louisianne, proche de la musique cajun. Mais dans les mains de Ledet, on a droit à quelque chose de neuf qui mise sur une présence forte de la guitare électrique. Meneur de foule émérite, l’accordéoniste paraissait jouer devant 5 000 fans tellement il est habile avec le public. C’est un plaisir de voir un aussi bon entertainer donner un air de jeunesse à un instrument et un genre d’un autre temps. (Christian St-Pierre)

Wolf Parade, Scène Loto-Québec

Wolf Parade – Photo : Jacques Boivin

Wolf Parade était de retour en ville pour une troisième fois supportant toujours son dernier EP, et surtout, testant quelques chansons à paraître sur le très attendu nouvel album. Le quatuor montréalovictorien prend visiblement beaucoup de plaisir à jouer sur scène, et ils sont solides. Les riffs quasi chirurgicaux de Dan Boeckner se fondent à merveille dans les lignes de clavier luxuriantes de Spencer Krug. Malgré un duo de nouveautés (celle chantée par Dan était particulièrement prometteuse), le groupe a surtout puisé dans ses deux premiers albums, ouvrant en force avec le duo You Are a Runner and I Am My Father’s Son / Fancy Claps. Ils ont enchaîné les pièces avec hargne et professionnalisme, au plus grand bonheur de la foule dispersée au Pigeonnier. Langage City a reçu un accueil très favorable, alors que la monstrueuse Kissing the Beehive a conclu le set principal de très belle façon, c’est-à-dire à coup de riffs assassins pendant plus de 12 minutes. Probablement que la foule aurait été plus imposante avec des têtes d’affiche différentes sur les autres scènes, mais ceux ayant choisi le rock auront reçu une solide dose de savoir-faire mélodique et scénique. Une performance sans bavure et sans artifice; tout pour le rock. (Julien Baby-Cormier)

Kendrick Lamar, Scène Bell

Kendrick Lamar – Photo : Renaud Philippe / FEQ

On sait que ce n’est pas dans le créneau du blogue, mais bon, parfois des billets VIP pour Kendrick Lamar tombent du ciel. La bonne chose à faire : les ramasser, fermer les yeux et aller dans la foule des plaines pour aller turn up. Sur une scène presque vide devant les Plaines presque pleines, Kendrick Lamar est arrivé comme un géant sur scène. Connaissant seulement son excellent album To Pimp a Butterfly j’ai été un peu déçu de constater qu’il a surtout interprété de titres de son nouveau répertoire, plus trap aux paroles basées sur le hustle et le money making. Le géant du rap était accompagné de deux musiciens qu’on n’a jamais pu voir en action, étant disposés au fond de l’immense scène Bell. Ce fut un spectacle vraiment impressionnant. Les projections très intéressantes derrière Kendrick apportaient vraiment une touche d’art à cette immense production industrialisée. On a bien dansé, on a essayé de chanter les quelques chansons qu’on connaissait, bref, une expérience cochée sur la liste, mais pas nécessairement à refaire. (Louis-Solem Perot)

Bernard Adamus, Scène Hydro-Québec

Bernard Adamus – Photo : Jacques Boivin

C’est au sympathique bum à Adamus que revenait la tâche de conclure le marathon de six shows à d’Youville, et c’est dans la bonne humeur que ça c’est passé, évidement. Flanqué de son fidèle et fort efficace band, il a enchaîné ses meilleurs morceaux pour les curieux, mais surtout pour les centaines de fans qui ne se sont pas fait prier pour chanter en chœur. Ça été, ça va de soi, de Brun (la couleur de l’amour), remâchée en bluegrass pour l’occasion. D’ailleurs, en plus du country et du blues, Adamus et ses hommes ont tapé aussi dans le manouche. Ce qui donne, au final, avec la voix éraillé du bum en chef et ses airs de « j’en ai rien à foutre », un show qui ressemble aux shots de Jameson qu’il s’envoie; une entrée forte en gueule, mais un assemblage somme toute fort raffiné. (Christian St-Pierre)

[SPECTACLE] Bernard Adamus, la Taverne de St-Casimir, 11 mars 2017

Bien au chaud dans La Taverne, vendredi dernier, nous avons assisté à un excellent spectacle de Bernard Adamus. Sa tournée Sorel Soviet So What est sans aucun doute sa meilleure, en comptant celles de ses deux autres albums. C’est d’ailleurs avec le premier extrait, Le blues à GG, qu’il est entré sur scène.

D’emblée, le choix des instruments qui l’accompagnent ressort du confort qu’il s’est créé durant No. 2 et Brun. Dorénavant, il quitte les cuivres pour nous présenter son complice, Guillaume Bourque, à la clarinette basse et au saxophone. Sa présence sur scène ajoute une nouvelle dynamique au spectacle d’Adamus par le bien-être que procure ces instruments à vent.

Bernard Adamus
La Taverne, St-Casimir
Crédit Photo : Yoan Beaudet

Il poursuit le spectacle avec Cauchemar de course, qui a eu une incidence particulière sur l’énergie de la foule, qui dégageait déjà une festivité avant même le début du spectacle. Non seulement la musique de Bernard Adamus nous donne l’envie d’en boire quelques-unes, mais ce dernier nous invite à aller visiter les gars de la microbrasserie Les Grands Bois à l’arrière de la salle, qui servaient de délicieux produits brassicoles de St-Casimir.

En milieu de spectacle, il est intervenu en nous disant : « On va jouer de la musique de drogué » en guise d’introduction d’une reprise de la pièce Faire des enfants, de Jean Leloup. C’est avec étonnement que nous avons apprécié cette sortie de zone de la part de Bernard, reconnu comme un artiste authentique et à part entière.

Bien que le spectacle promeut le dernier album, Bernard Adamus et ses musiciens nous ont livré les pièces les plus appréciées de ses deux autres créations. Évidemment, un spectacle de Bernard Adamus ne vient pas sans Brun et La Question à 100 piasses qui ont marqué ses projets antérieurs. C’est de manière plutôt humoristique qu’il a transmis ces pièces classiques en jouant de manière nonchalante et en laissant plus de place au chant du public qu’au sien.

Bernard Adamus
La Taverne, St-Casimir
Crédit Photo : Yoan Beaudet

Autre moment fort en musique : la prestation de Les pros du rouleau, qui met en évidence le pianiste Martin Lizotte dans des solos de qualité. Tout au long du spectacle, il nous a offert une performance dynamique en se baladant entre le piano classique et le clavier, parfois même au synthétiseur.

Avant de nous présenter Hola les lolos, il nous a mentionné les mots « espoir » et « lumière », des concepts qui ne ressortent pas de ses autres pièces plus crues avec un soupçon d’acrimonie dans les paroles. C’est dans cet univers plus disjoncté qu’il termine donc le spectacle, avec le débit rapide de Donne-moi-z’en, qu’il nous a portée jusqu’à bout de souffle. Cette pièce est un bel exemple des inspirations jazz et blues qu’il a ajoutées à ses compositions folk, donnant un style bluegrass unique.

En rappel, il revient aussi festif avec un version plus électro et psychédélique de Rue Ontario, ainsi que Ouais ben. Ses musiciens le quittent officiellement pour le laisser entreprendre ses pièces les plus nostalgiques, Le scotch goûte le vent et 2176, où l’harmonica nous plonge dans une atmosphère familière et réconfortante.

Voici les photos de la soirée prises par Yoan Beaudet.

[PHOTOS] Émile Bilodeau, Canailles et Bernard Adamus au spectacle anniversaire de Dare to Care, Impérial Bell, 15 décembre 2016

La maison de disques Dare to Care (qu’on connaît aussi pour sa filiale Grosse Boîte) a organisé tout un party le 15 décembre dernier alors que se sont succédé Émile Bilodeau, Canailles et Bernard Adamus. Dès les premières notes du jeune auteur-compositeur-interprète, ça faisait la fête au parterre et ça chantait fort les paroles des chansons de Bilodeau! Le party s’est poursuivi avec Canailles (et sa scène pleine de musiciens festifs) et ça n’a pas été long avant que les moshpits et les trains ne se forment… Enfin, Bernard Adamus a mis le feu à l’Impérial Bell avec son excellent groupe de musiciens. Chansons tristes? Chansons gaies? Qu’importe, le public, lui, avait le coeur à la fête et l’a montré chaque fois qu’il en avait l’occasion.

Comme une image vaut mille mots, on a quelques photos pour vous…

[FESTIVAL] Oh la la ! Le BivouaK’alooza !

Je ne sais pas trop par où commencer toute cette histoire.

Pour ma part, quand la programmation du BivouaK’alooza est sortie, j’ai tout de suite appelé mon frère et ma sœur et on a acheté nos billets incluant ceux pour le camping. Sérieusement, avec entre autres Les Deuxluxes, Philippe Brach, Québec Redneck Bluegrass Project, Canailles et Bernard Adamus sur la même scène, la même journée, on ne peut pas vraiment en demander plus. J’ose même dire que je l’ai attendu tout l’été ! Ok je me suis bien amusée dans quelques autres festivals, mais celui là, je savais que ça allait être quelque chose de différent. Point bonus: ça se passait dans mon Chaudière-Appalaches et ça, ça n’arrive pas si souvent.

C’est pour toutes ces raisons que j’ai décidé de lui « offrir » un traitement qui fait un peu changement de ce que vous avez l’habitude de lire dans les compte-rendus de festivals.

Je t’explique : lorsqu’on est média et encore plus photographe pour un média, je dirais qu’on vit ce genre d’événement d’une toute autre façon que les festivaliers. On passe une bonne partie des spectacles en solo dans la « fosse » à photographes à l’avant et si on en fait la rédaction en plus et bien on se prend des notes et on essaie de se souvenir d’un peu de tout. Cette fois-ci j’ai décidé d’être une festivalière, question de bien vivre ce qu’offre le Bivouak. En plus de tout ça, les photos que vous allez voir ont été réalisées sur pellicule. Oui, t’as bien lu, j’ai sorti le vieux « kodak », quelques films expirés et pendant que j’écris ces lignes il y quelqu’un dans un laboratoire photo qui est entrain de les développer.

J’ai quitté Québec vers 11h, en route vers Saint-Jean-Port-Joli, la voiture plus que pleine comme si on partait 3 semaines. Arrivés sur les lieux, une navette (lire ici : un pick-up), fait des aller-retours pour les gens avec beaucoup trop de stock comme nous autres. L’alcool achetée préalablement est interdite à l’intérieur du site, alors les gens boivent du stationnement jusqu’à l’entrée, question d’épuiser leurs ressources. De notre côté, on est entrés vers 16h, juste à temps pour Les Deuxluxes, qui fidèles à leur habitude, ont fait bouger le foule comme il se doit. Pendant ce temps-là, les garçons montaient notre tente. C’est eux qui avaient choisi l’emplacement « idéal »: la montagne en plein milieu du champs. Celle que j’ai dû monter à quatre pattes, vu son inclinaison importante. C’est en m’y rendant que j’ai aperçu la petite cabane boutique. On pouvait y lire à l’entrée « t-shirt 20$, verre 2,50$, tête de licorne 25$ », le choix était facile, la journée s’annonçait parfaite !

Puis la faim et la soif viennent rapidement. Une file monstre s’est installée au kiosque de la micro brasserie Ras L’Bock et malheureusement, c’est long. Non seulement ça l’est pour avoir une petite bière, mais ça l’est aussi pour avoir de l’eau. À la chaleur qu’il faisait, avec aucun moyen de remplir nos bouteilles vides. Laissez- moi vous dire que c’était le point le plus négatif de la journée, mais je suis assurée que le tir serait corrigé l’an prochain, enfin je l’espère.

Philippe Brach – Photo : Marion Desjardins

Après l’attente, une petite blanche aux framboises à la main, bouteille d’eau dans l’autre, j’étais prête à revoir Philippe Brach, bien en forme sur scène. La place s’est remplie mais avec ce qui s’en venait, on savait que ce n’était pas fini. Les Québec Redneck s’installent, les gars de la sécurité sont plus nombreux et m’avertissent de faire attention puisque la barrière qui sépare les photographes de la foule agitée, allait probablement céder. De toute façon, un spectacle des QRBP ce n’est pas fait pour rester dans le pit à photo. Les fans étaient nombreux à chanter les hymnes à la boisson et croyez-moi, les effets du manque d’eau additionnés à la boisson prise au soleil se faisaient sentir et ce même pour moi.

Québec Redneck Bluegrass Project – Photo : Marion Desjardins

Petit intermède pour dire que Joe Robicho, un gars d’la place assurait l’ambiance entre les groupes. Pendant son 8e retour devant la foule, j’en ai profité pour aller sur notre montagne, les étoiles étaient sorties. On s’est abreuvé de melon d’eau jusqu’à ce que la troupe de Canailles monte sur scène. Hot dogs et pop corn à la main, la fête se continuait. S’en suit le toujours aussi excellent Bernard Adamus comme dernier spectacle extérieur de la soirée. L’assistance est un peu plus tranquille, mais les fidèles à l’avant profitent.

Le tout se termine: le Cabaret des survivants, qui porte extrêmement bien son nom, accueille ceux qui ne sont pas encore prêts à dormir avec les excellents Breastfeeders. On devait être moins d’une centaine à l’intérieur et malgré un volume un peu trop élevé, les pas de danse viennent seuls et on oublie le reste. La bonne bière aidant, on retourne comblés, à la montagne, un peu avant la fin.

Je vous laisse avec ces quelques photos fraîchement sorties des laboratoires du parfait Centre d’images St-Jean, un des seuls endroits près de Québec qui offre encore le service de développement sur place.

Quant à toi cher Bivouak, les bands étaient excellents, les gens étaient sympathiques et le lieu était parfait. Longue vie ! J’ai effectivement capoté, à bientôt St-Jean-Port-Joli !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

[FESTIVOIX] Retour sur la cinquième journée (29 juin 2016) !

On ne peut pas dire que la température est un facteur important au FestiVoix, dans le sens où, pluie ou soleil, les gens sont là. Ils se déplacent pour découvrir ou entendre leurs artistes préférés ! Voici notre couverture de la cinquième journée du FestiVoix.

Benoit Paradis Trio

Festivoix 2016 (29 juin 2016) Benoit Paradis Trio. crédit photo: Jean-François Desputeaux
Festivoix 2016 (29 juin 2016) Benoit Paradis Trio. crédit photo: Jean-François Desputeaux

Les publications qui annonçaient la participation de Benoit Paradis étaient unanimes : le public doit se tenir prêt à être surpris, et la promesse a bien été tenue. Chant, musique, humour et improvisation, le trio musical a livré à la foule un spectacle complet hier sur la scène des Voix Jazz. Tout le monde pouvait y trouver quelque chose à lui plaire, si ce n’est les paroles peu conventionnelles des chansons, ce serait la musique sublime et les multiples talents du chanteur, qui a joué plusieurs instruments pendant la soirée s’affirmant en vrai virtuose. Ce qui a le plus marqué le spectacle c’est l’interaction entre le trio musical et le public, un public qui s’est livré au jeu et qui s’est mis à imiter des sons d’oiseaux à la demande du chanteur. L’artiste qui a su, par son improvisation, arracher des rires à la foule a conduit les spectateurs à une belle complicité qui a effacé les limites entre la scène et les chaises. (Alhassania Khouiyi)

Elliot Maginot

Habituée de voir l’auteur-compositeur-interprète dans des petites salles pour un spectacle d’une heure et demie, l’ambiance de la scène située dans le parc du Manoir Boucher de Niverville était très différente. Moins intime, plus grand public, les spectateurs étaient très attentifs à Elliot Maginot qui sait conquérir des nouveaux fans avec ses mélodies mélancoliques. Pour quelqu’un qui connait bien l’artiste, ce n’était peut-être pas la situation idéale pour le voir en spectacle. Heureusement, il a annoncé qu’il partait en Ontario pour écrire et composer des nouvelles chansons pour le 2e album. Nous avons ainsi eu le privilège d’entendre une nouvelle pièce qui conserve l’essence de l’Elliot Maginot que l’on a appris à découvrir depuis quelques années. (Caroline Filion)

Philippe Brach

Philippe Brach Festivoix Crédit photo:Yoan Beaudet
Philippe Brach
Festivoix
Crédit photo:Yoan Beaudet

J’avais entendu parler de son nouveau spectacle en lien avec le 2e album de Philippe Brach «Portrait de Famine», mais je n’avais jamais eu la chance d’y assister. Premièrement, le Kimono que porte Brach est un bon divertissement en soi, mais n’a rien à voir avec sa musique. Toujours aussi éclaté, il entrecoupe ses chansons de publicités diverses comme la chanson de Marine Land en français par exemple. Cela n’est pas étonnant venant d’un artiste comme lui, qui se démarque par son excentricité et sa folie. J’étais impatiente d’entendre les pièces de son nouvel album en live et je n’ai pas été déçue par l’interprétation et l’énergie du groupe sur scène. Coup de cœur à la pièce Bonne journée qui était identique à l’album outre le public qui tapait des mains. Pour bien comprendre l’univers de Philippe Brach et ses chansons, il est nécessaire de le voir une fois sur scène pour bien apprécier l’ampleur de son talent de raconteur et de musicien. (Caroline Filion)

Bernard Adamus

Bernard Adamus Festivoix  Crédit photo:Yoan Beaudet
Bernard Adamus
Festivoix
Crédit photo:Yoan Beaudet

Commençants forts avec Le blues à GG, Bernard Adamus et ses musiciens ô combien talentueux nous ont fait passé une soirée digne d’un gros vendredi soir à boire sur la plage entre amis. Devant un public plutôt jeune et supposément « déprimé », il s’est gâté les chansons un peu plus relaxes comme Futton Road et Les étoiles du match, entre autres. Par contre, souvent le spectacle a viré en ambiance rock avec un éclairage dynamique et Bernard qui était très intense sur scène. J’aime beaucoup le virage un peu plus jazz de son dernier album et ce soir, non seulement on a eu droit à ce style, mais aussi à un style plus rock ou reggae même parfois.  Ce que j’aime des spectacles de Bernard Adamus, c’est l’évolution, physiquement et dans ses chansons. Il commence assis pour finir debout et à danser ensuite. Mes deux moments favoris, tout à fait à l’opposé, ont été Les pros du rouleau et le dernier rappel 2176 ! (Karina Tardif)

 

[FESTIVOIX] À voir aujourd’hui (29 juin 2016)

En ce mercredi, on vous suggère un beau parcours musical au FestiVoix:

  • 17 h 00: Just Wôan | Les Voix Publiques
  • 17 h 45: Benoit Paradis Trio | Les Voix Jazz
  • 18 h 00: Elliot Maginot | Les Voix Libres
  • 20 h 30: Philippe Brach et Bernard Adamus | Les Voix Populaires

Le résumé du 28 juin sera publié au courant de la journée. Bon FestiVoix !

[SPECTACLE] Bernard Adamus @ Limoilou en musique, vendredi 17 juin 2016

Le week-end dernier, les Productions Limoilou en Vrac présentaient la 8e édition de Limoilou en musique mettant en vedette Bernard Adamus, Pif Paf Hangover et Mara Tremblay.  Vendredi, nous avons assisté au spectacle d’Adamus.

Obtenant un succès d’envergure en présentant la plupart de ses spectacles à guichets fermés, Bernard Adamus a offert un concert extérieur gratuit à ses fans de Québec sur la 3e Avenue.

Accompagné de ses musiciens, il est monté sur scène vers 21 h, prêt à faire le party. Content d’offrir une prestation dans les rues de Limoilou, quartier qu’il affectionne particulièrement, Adamus a offert encore une fois un spectacle de haut calibre. Du grand Adamus à l’état pur! Avec ses chansons de party, la foule s’est laissée transporter dans son merveilleux monde de débauche.

L’événement était tout de même assez familial. En effet, on pouvait remarquer que des gens de tous les âges s’étaient déplacés pour voir Adamus et sa bande. Même les touts-petits étaient au rendez-vous. Bernard Adamus rassemble ainsi un bon nombre de personnes différentes.

Au cours du spectacle, le chanteur a interprété plusieurs de ses plus grands succès tels que Hola les lolos, Brun – La couleur de l’amour, la question à 100 piasses pour finalement terminer en second rappel avec 2176, seul sur scène. La foule réclamait d’ailleurs cette dernière en criant « 21, 21, 21 » ! Enfin, il a joué plusieurs chansons de son dernier album Sorel Soviet So What; le spectacle était des plus vivants.

Ses interactions avec la foule étaient bien exécutées, il a dédié une chanson qu’il qualifie lui-même de chanson de brosse, à tous ceux qui vont virer trop sur la brosse! Il a aussi évoqué les raisons pourquoi il n’aimait pas la ville de Montréal à travers sa chanson La rue Ontario. Rappelons que celle-ci représente les dures réalités qui sont présentes dans la métropole.

Ses musiciens ont donné un spectacle à couper le souffle passant par des solos de tous les instruments. Leur prestation était majestueuse et leur talent est assez impressionnant. Un spectacle à saveur folk qui allie aussi le country, le blues et même le rap. D’ailleurs, la prestation de chant rapide était assez spectaculaire. Du grand rap à la Adamus!

Première partie : Manny Jr & The Cyclones
C’est avec une foule un peu timide que Manny Jr & The Cyclones s’est occupé de réchauffer la foule avant la tête d’affiche de la soirée. Le groupe rockabilly originaire de Limoilou a bien effectué son mandat. Leur musique a attiré les curieux puisque la foule était de plus en plus imposante. Les gens dansaient et s’amusaient. On a même eu droit à des prestations de swing par certains couples.

Belle première soirée pour Limoilou en musique !

Escapades à prévoir: Les Vendredis en Musique et le BivouaK’alooza

Cette été si tu as envie d’une petite sortie musicale à l’extérieur de la ville, mais pas trop loin, je te conseille Chaudière-Appalaches ou plus précisément Beaumont et St-Jean-Port-Joli. C’est certain qu’il va te falloir un ami qui sait manier le volant, mais t’as besoin de lui pour un minime 40 minutes ou pas plus qu’une heure et quart, pour la seconde destination, si tu pars de Québec. Profites-en pour apporter ton stock de dodo puisque dans ces deux évènements il est possible de camper juste à côté du site question de te laisser profiter de la bière locale offerte.

Les Vendredis en Musique au Parc Vincennes

Le concept est très simple : tout les vendredis dès le 24 juin un spectacle vous est offert gratuitement au Parc Vincennes à Beaumont. Des consommations sont vendues sur les lieux (provenant de la Microbrasserie de Bellechasse) mais rien ne vous empêche d’en apporter. Lors de ces rendez-vous, il est impossible que ce soit complet. Le parc est en fait un ancien camping, donc il y a suffisamment d’espace pour tous les lecteurs d’écoutedonc.ca. On a entre autres pu y voir dans les années précédentes: Raton Lover, Les Chercheurs d’Or et les Québec Redneck Bluegrass Project. Cette année les soirées sont présentées en plateau double et en tant que fière Beaumontoise, je devrais y être pour Les Louanges et Simon Kearney le 22 juillet, ainsi qu’à De la Reine et Anatole le 29 juillet.

Si vous dormez au site voisin (avec Motel et Camping), vous irez faire un tour le lendemain sur le bord du fleuve: il y a une belle descente de 232 marches ! Notez qu’il y a la présence de JP Couët le 15 juillet mais puisque c’est en plein FEQ, je vais me reprendre au BivouaK’alooza !

Plus d’informations sur Les Vendredis en Musique

BivouaK’alooza

Un petit nouveau qui a su accrocher l’attention avec sa programmation incroyable: Les Deuxluxes, Canailles, Philippe Brach, JP Couët, Québec Redneck Bluegrass Project et Bernard Adamus rien de moins ! Le tout est entre midi et minuit le 27 août au Domaine de Gaspé à Saint-jean-port-joli. Il y a aussi une mention comme quoi d’autres artistes allaient être dévoilés pour la portion qui se déroule à l’intérieur jusqu’à 3h du matin ! Pour un minime 15$ il est possible de camper sur les lieux et les produits de la microbrasserie Ras L’Bock seront en vente sur place en plus de la nourriture des restaurateurs du coin.

C’est à noter que Saint-Jean-Port-Joli est tout aussi magnifique que Beaumont côté paysage et vous fera voir autre chose que ce que la ville vous offre à longueur d’année. N’oubliez pas à votre retour de choisir la 132 et préparez votre argent de poche pour les top marchés aux puces de bord de route !

Pour tout savoir sur le BivouaK’alooza

12688271_1677832772473623_5143886472895377364_n

33ème édition du Festival de la Chanson de Tadoussac

Moins de deux mois avant le coup d’envoi du 33e Festival de la chanson de Tadoussac, l’organisation a rendu officiel sa programmation. Ce sont près de 40 artistes qui se succèderont sur les six scènes installées sur la magnifique région de Tadoussac. Pendant quatre jours, du 9 au 12 juin prochain, les festivaliers pourront s’amuser aux rythmes de légendes de la chanson tout en découvrant la crème de l’émergence.
En tête d’affiche, nous retrouvons le légendaire Plume Latraverse et Isabelle Boulay. Avec eux, Bernard Adamus, Les Sœurs Boulay, Steve Veilleux, Yann Perreau et Thomas Fersen amèneront une bonne dose de musique à Tadoussac. Le spectacle Sept jours en mai, projet inusité de Michel Rivard, Luc de Larochellière, Mara Tremblay, Éric Goulet, Gilles Bélanger et les Mountain Daisies, sera aussi présenté pour la seule fois en formule festival selon le calendrier de tournée.

Tadoussac 2016Du côté des découvertes et de la relève, Tadoussac a réussi a dégoter de belle prises avec des soirées bien rythmées incluant Busty and the Bass, Poirier, Dumas, Cherry Chérie et Laurence Nerbonne. Les amateurs de folk et de douceur seront servis avec Safia Nolin, Laura Magnan et Rosie Valland. Les rockeurs ne seront pas en reste avec Keith Kouna, qui offrira un spectacle solo, Zébulon, Pandaléon, Les Goules et Galaxie, tout deux sur le bord de l’eau (!).

Le nouveau directeur de la programmation, Marc-André Sarrault, concernant la programmation 2016 :

Cette année, pour son 33e anniversaire, le Festival fait quelques clins d’oeil au passé, a les deux pieds dans le présent et l’oreille résolument tendue vers l’avenir. L’édition 2016 caressera, surprendra, bercera, écorchera, chatouillera et satisfera les oreilles, des plus jeunes aux plus expérimentées.

L’an dernier nous avions adoré notre séjour à Tadoussac. Le festival fait vivre des moments uniques aux festivaliers. Le compte-rendu est disponible ici.

Les billets sont en vente sur le site web du festival selon divers forfaits. Le festival a lieu du 9 au 12 juin prochain, et il représente votre seule chance de voir Les Goules et Galaxie rocker sur le bord de l’eau

[FESTIVAL] Le FestiVoix de Trois-Rivières dévoile quelques noms de sa programmation 2016 !

C’est sur la scène de la salle Salle J.-Antonio-Thompson, qui a été aménagée en salle de réception pour l’occasion, qu’ont été annoncés quelques noms de la programmation 2016 du FestiVoix de Trois-Rivières, qui se tiendra du 24 juin au 3 juillet.

Ne sachant toujours pas si Claude Bégin fera un spectacle, bien qu’on l’espère, on est super contents de pouvoir entendre sa propre adaptation de sa chanson Des coeurs par la tête, qui est l’hymne de l’édition 2016 du FestiVoix !

Parmi les spectacles annoncés, nous sommes bien heureux d’y retrouver Tire le coyote le 3 juillet pour clore les 9 jours de festivals sur la scène des Voix multiples à 19 h.

Le 29 juin, on aura droit à une belle soirée avec Philippe Brach en première partie de Bernard Adamus sur la scène principale des Voix populaires dès 20 h 15.

Coeur de pirate sera aussi de la partie le 26 juin sur la scène des Voix populaires à 21 h 30.

Dans les prochaines semaines, nous saurons, petit à petit, les autres noms qui complèteront la programmation. Pourrions-nous y voir Dumas, Saratoga, Les soeurs Boulay, Louis-Jean Cormier, Karim Ouellet, Pierre Flynn, Les cowboys fringants, Ingrid St-Pierre ou même Half moon run? à suivre…