[SPECTACLE] Prieur & Landry (+Gras-Trance), Café-Bar Zénob, le samedi 13 mai 2017

Je n’ai pas l’habitude de couvrir des spectacles qui font plus dans le rock francophone, mais j’avais envie de faire changement cette fois en assistant à la combinaison Gras Trance et Prieur & Landry.

D’entrée de jeu, comme le Zénob est assez chaleureux (comprendre : pas super grand), dès que le groupe déménage un peu, ça sonne en ti-péché. Le groupe Gras Trance, originaire d’un peu partout au Saguenay-Lac-Saint-Jean, ont sorti leur premier album 500 lbs en octobre 2016. On a pu les voir notamment à l’Omnium du rock en 2015, et plus récemment, ils ont joué au Club Soda dans le cadre du Club Hommages ainsi qu’en première partie de Grimskunk à La Baie.

Ils jouent du rock alternatif français où la guitare et la batterie sont très présentes. Les rythmiques de guitare sont vraiment intéressantes, mais parfois, on perd un peu le clavier au travers. Ils savent également bien jouer avec le style et vont ailleurs parfois en incorporant des moments plus rap à travers. On sent clairement l’influence de The Beastie Boys dans certaines pièces. Il va sans dire que j’ai apprécié la couleur du groupe qui se veut efficace dans ce style, et ça fait du bien de voir des gens qui osent sortir un peu du cadre de ce qui devient plus mainstream au Québec. On a pu découvrir une bonne partie des pièces de 500 lbs ainsi qu’une reprise des Beatles, Come Together, qui a été interprétée avec brio.  Comme a si bien dit mon collègue photographe Adrien : Gras Trance, ça décrasse les oreilles.

Je n’en avais pas fini d’entendre de la musique qui transperce de par son intensité. Eliot Landry et Gab Prieur sont peut-être seulement deux, mais ils n’ont rien à envier aux groupes plus nombreux. Une guitare, une batterie et plusieurs amplificateurs, c’est tout ce dont les deux musiciens ont besoin pour casser la baraque. Cette fois-ci, ils chantaient en anglais un blues rock aux allures grunge parfois, qui contenait de magnifiques mélodies. Alors que Gras Trance nous offrait quelque chose de très rapide, Prieur & Landry y allaient plus dans l’intensité lente. Un son brut sur lequel il est bon se défouler à coup de headbanging. Même si le Zénob n’était pas bondé, ce sont que de vrais amateurs de rock qui étaient dans la place et s’amusaient, même s’ils sont probablement sortis dehors en sillant des oreilles.

Crédit Photo : Andrien Le Toux 

[SPECTACLE] Anatole (+ Fâché), Café-Bar Zénob, le vendredi 5 mai 2017

Ça commence avec une trame musicale lascive, alors qu’on se doute qu’Anatole fera une entrée remarquée. Il descend les trois marches du Zénob cigarette au bec, affublé d’un éventail et d’une tenue rose très excentrique (pattes d’éléphant en prime!), mais qui n’est pas étonnante venant de lui. La première pièce se fait plus en douceur, montrant plutôt l’étendue du talent vocal d’Anatole. Par contre, dès qu’il entame L.A./Tu es des nôtres, l’énergie monte d’un cran, et toute la salle se met à danser.

Anatole et son groupe viennent de Québec, mais ils sont rendus des habitués de la ville de Trois-Rivières depuis un moment déjà. Les amateurs sont toujours au rendez-vous pour une prestation haute en couleur livrée par Anatole et ses musiciens. On entendait par contre un petit bourdonnement bruyant à l’arrière du bar qui m’a fait me retourner à quelques reprises, car j’avais envie de profiter de la prestation.

Plusieurs fois durant la soirée, on remarque la complicité entre les membres du groupe et le chanteur vedette. Pas une fois, malgré tout ce que celui-ci peut faire, les musiciens ne décrochent. Je crois que tous les instruments du groupe finissent par passer sous la langue d’Anatole (comme on peut le voir sur quelques photos des spectacles antérieurs). J’ai beau m’y attendre, je suis toujours un peu surprise de le voir se présenter devant moi, dans ma bulle, pour chanter les paroles de ses chansons.

Alors qu’il interprète Le grand sommeil, il se dirige vers le bar. « C’est pour ça que vous avez payé », clame-t-il. En effet, j’avoue apprécier particulièrement le moment où il s’étale sur le bar pour chanter à quel point il est fatigué.

Il a « terminé » avec Discollins, en dansant avec pratiquement tout le monde qui se trouvait dans le Zénob, et ensuite, il est revenu habillé dans son traditionnel costume de squelette. Il repousse toujours un peu les limites au nom de l’art, ce qui m’a finalement amené à une conclusion : il n’y a pas de règles pour Anatole.

Fâché

En première partie, on avait droit au projet musical de Benoit Perreault, bien connu de la Mauricie. Une guitare électrique, quelques pédales, et une trame pour s’accompagner (car il fait tous les instruments à l’enregistrement, mais c’est un peu difficile en spectacle d’y arriver!). Il jouait avec une belle intensité malgré les soucis, quoique j’ai eu de la difficulté à saisir si les problèmes de son étaient voulus pour amplifier le personnage, ou si c’était vraiment réel. Le public n’était pas super réceptif, et le fait que Benoit jouait de dos à l’assistance n’aidait pas à la situation, mais j’ai tout de même su apprécier les mélodies de guitare électrique.

[SPECTACLE] Charles Garant, Café-bar le Zénob, 1 avril 2017

C’est au Zénob, à Trois-Rivières, qu’a eu lieu la prestation de Charles Garant, jeune chanteur de 19 ans, en provenance de Québec. Ce 1er avril, le chanteur a réalisé sa première prestation de son second album : The Blurs, sorti en décembre 2016. Il en a aussi profité pour survoler son premier album, sorti en février 2016 : An Archaic Melancholy.

Avec de bonnes transitions aux airs de rock progressif qui lui confèrent de l’originalité, Charles Garant partage sa musique, un rock alternatif, accessible, ponctuée de touches de grunge et de punk. Quoiqu’un peu en retard, Charles Garant et le bassiste s’installent rapidement, le batteur étant déjà près. Dans l’ambiance conviviale et intime du Zénob (lumière tamisée et tapis au sol obligent), les musiciens et le chanteur font leur entrée en scène avec énergie.

Après deux chansons, le chanteur passe aux présentations : ses musiciens, ses deux albums et lui-même. Il enchaîne avec des chansons des deux albums confondus et occupe pleinement l’espace. Il tourne, saute, se déplace, sort même de la scène. Son dynamisme se fait sentir. Le bar est bien rempli, pourtant, malgré l’énergie présente, la plupart des spectateurs sont assis.

La partie acoustique a permis une transition vers le milieu de la soirée, entre deux parties jouées à la guitare électrique. Des sonorités douces, ponctuées de passages plus dynamiques qui tiennent en éveil. Une partie intéressante qui a permis à Charles Garant de montrer de la diversité dans son registre, même si des difficultés d’accordage ont momentanément coupé le chanteur dans son élan.

Après une courte chanson de son dernier album, Calm after the Storm, Charles Garant termine avec un rappel. Il joue avec émotion une chanson qui l’inspire, Say Yes d’Elliot Smith.

La répartition des chansons était équilibrée, tout au long de la soirée. On ne voit pas le temps passer. Celles du premier album comme du second se sont mélangées avec fluidité.

Petit bémol de la soirée : le chanteur s’écartait rapidement du micro lorsqu’il parlait, de sorte qu’on ne comprenait pas toujours ce qu’il disait, principalement les titres joués. Quelques explications, des détails sur les chansons et le concept du nouvel album auraient été appréciés. Le contexte convivial s’y prêtait bien et cela aurait permis de mieux comprendre l’ensemble. Une petite touche francophone aurait aussi été la bienvenue afin de diversifier le spectacle d’un point de vue linguistique : l’intégralité des albums est en anglais, même la chanson Monsieur le président, dont le titre laisse imaginer une chanson écrite en français.

Ne manquez pas le spectacle au Cercle à Québec le 8 juin 2017 !

[À VOIR MAURICIE] Suggestions semaine du 17 au 22 novembre

On ne s’ennuiera pas cette semaine en Mauricie alors que nous aurons même à choisir entre plusieurs spectacles.

Dès le jeudi 17 novembre, deux choix s’offrent à nous :

Sarah Toussaint Léveillé et Joëlle St-Pierre seront au Satyre Cabaret-Spectacle à Trois-Rivières à 20 h 30. Deux jeunes auteurs-compositrices-interprètes. La première est souvent accompagnée d’une contrebasse et de sa guitare, alors que la seconde s’accompagne au vibraphone. 20$ à la porte.

Rosie Valland est à 20 h à la salle Louis-Philippe-Poisson de la Maison de la culture de Trois-Rivières. (Nous y serons !) Un doux indie-pop qui vous charmera à coup sûr. 21.50$ en ligne. Vous pouvez aussi aller jeter un coup d’oeil à l’entrevue que nous avons fait avec elle le 5 novembre!

Le vendredi 18 novembre, trois soirées très différentes :

Bleu jeans bleu sera à la Taverne de St-Casimir à 21 h 30. Des outifts en jeans et du bon pop-country humoristique. Quoi demander de mieux ? Vous connaissez probablement leur dernier simple Pantalon de yoga. 20,29$ sur lepointdevente.com

Simon Boudreau est au Magasin Général Lebrun de Maskinongé à 20h. Une pop/rock efficace qui joue sur les radios et un peu partout. Il est connu pour les titres Fleur Bleu et plus récemment La mémoire. 25$ à la porte.

Charrue et Lesbo Vrouven sont au Zénob de Trois-Rivières à 21 h 30. Le premier est un groupe de Trois-Rivières qui fait, d’après eux, du rock angoissant. Ils sortent pour la première fois de l’automne. Le second est un groupe de Québec (avec Sam Murdock entre autres) et leur musique c’est fou-fun-post-pink dansant ! 8$ à l’entrée.

Le samedi le 19 novembre, encore beaucoup de variété :

Louis-Jean Cormier est au Moulin Michel de Bécancour. Il était de passage à Québec la semaine dernière et c’est maintenant nous les chanceux ! (Non mais avez-vous vu les photos de Jacques Boivin à l’Impérial Bell ?! ) **C’est complet, mais on sait jamais!

Mononc’ Serge est au Magasin Général Lebrun de Maskinongé à 20 h. C’est en trio acoustique qu’il livrera son spectacle au Grenier du Magasin général. 26$ à la porte.

Bolduc tout croche et Coroner Paradis sont au Zénob de Trois-Rivières à 21 h 30. Bolduc tout croche c’est du country/folk/alternatif et Coroner Paradis offre des chansons fébriles réconciliant l’âme et le corps. Encore fort probablement des belles découvertes au Zénob. 7$ à l’entrée.

Le mardi 22 novembre

Lancement de l’album de MJ’S à la salle Louis-Philippe-Poisson à 19 h. Le groupe de Trois-Rivières lance leur album « Release » ce mardi. 20$ plus un cd à l’entrée !

Catherine Durand est au Gambrinus de Trois-Rivières à 21 h. Elle vient tout juste de sortir un nouvel album « La pluie entre nous » et elle vient nous présenter ces pièces folks.

Bonne semaine!

Crédit photo : Jacques Boivin 

[SPECTACLE] Olivier Bélisle et Mon Doux Saigneur au Zénob

 

C’est en ce beau vendredi 14 octobre que je me suis rendue au Café-Bar Zénob en croyant entendre seulement le groupe Mon Doux Saigneur, que j’ai eu la chance de découvrir lors des Francouvertes 2016, mais ils avaient invité Olivier Bélisle pour assurer leur première partie. C’est toujours un plaisir d’assister à des spectacles à cet endroit, car on y fait souvent des découvertes et il y a des invités qui arrivent à la dernière minute, ce que j’apprécie.

Voix très rauque, look rappelant Les colocs et Bernard Adamus, une guitare acoustique seulement pour s’accompagner, on se croyait presque autour d’un feu en sa compagnie. J’ai été charmée par la sensibilité qu’Olivier Bélisle laissait deviner à travers ses chansons, malgré les teintes d’humour dans ses textes et dans sa façon de se présenter. C’est avec une aisance combinée à une certaine timidité qu’Olivier a fait découvrir ses belles pièces folks à l’ensemble des personnes présentes au Zénob.

Mon Doux Saigneur a foulé les planches du Zénob par la suite. En premier lieu, ce groupe, c’était un pseudonyme pour Emerik St-Cyr lorsqu’il a commencé, mais le projet se concrétisant, il a conservé le pseudonyme pour le groupe auquel s’est greffé David Marchand, Elliot Durocher et Étienne Dupré.

Le quatuor possède un beau son folk qui groove beaucoup et on apprécie les moments ou David Marchand joue du lapsteel. Les textes d’Émerik sont souvent porteurs des moments difficiles qu’il a vécus, mais la manière de les livrer ne le laisse pas nécessairement transparaître. La musique a des fibres folks et indie beaucoup, mais quand Emerik chante, il a tellement de swag qu’on dirait pratiquement qu’il est en train de rapper ses chansons. C’est ce mélange que je trouve particulièrement intéressant et que j’aime découvrir à chaque fois. Semblerait-il que ses textes ne sont pas toujours tout à fait identiques à chaque représentation, et que l’auteur-compositeur-interprète y aille de quelques improvisations. Néanmoins, on sent que la musique est pour Emerik un exutoire des expériences de vie passées. Avec un nom de groupe comme Mon Doux Saigneur, on ne peut pas non plus s’attendre à du joyeux, avec ce que ça peut évoquer.

En plus de sa participation aux Francouvertes, concours vitrine qui lui a permis de participer à plusieurs festivals importants durant l’été, Mon Doux Saigneur soit Emerik St-Cyr en solo a participé aux auditions à l’aveugle de La Voix. Il n’a pas été retenu par aucun des quatre coachs, mais il a « brassé la cabane » et n’est certainement pas passé inaperçu. Il est tout de même ressorti des Francouvertes avec une 2e place et plusieurs prix intéressants qui lui ont permis d’avoir des heures de studio et d’enregistrement pour du nouveau matériel.

Mon Doux Saigneur possède un EP de cinq chansons qui se nomme Mondouxsaigneur#1 datant d’avril 2015 ainsi qu’un simple « Le courant » sorti en juin 2016. L’ensemble de son œuvre rassemble des chansons aux paroles sensibles, actuelles et qui nous font plonger dans l’univers lent et quelque peu mélancolique d’Emerik St-Cyr et son groupe.

Voici les photos qu’a prit Jacques Boivin lors du Festival d’été de Québec le 8 Juillet dernier. 

[Spectacle] Midnight Romeo au Café-Bar le Zénob le 13 février 2016 : Mariage parfait entre électro-pop et rock

Le 13 février dernier au Café-Bar Le Zénob, dans un Trois-Rivières se prenant pour la Sibérie, quelques personnes ont bravé le froid et la tentation du « cocooning » amoureux pour assister à un spectacle où électro des années 1980 et esprit rock se marient.

Marie-Pierre Bellerose (voix et clavier), Marie-Pierre Bellefeuille (claviers), Julien Valois (guitare), Jonathan Girard (batterie) et Olivier Quirillon (basse) offrent avec amour un spectacle où chaque membre est mis davantage en évidence selon les pièces. Les différentes personnalités du groupe pourraient créer des chicanes de ménage au sein du groupe. Elles permettent plutôt de prendre sa place au moment opportun, selon les besoins des arrangements. Par exemple, Bellefeuille s’exprime en toute tranquillité et efficacité dans son ménage à trois avec ses deux claviers alors que Valois semble favoriser une relation intense et électrique avec sa guitare. Tellement intense qu’Adrien, notre photographe, éprouve de la difficulté à le prendre en photo ! La voix de Bellerose, rauque et haut perchée à la fois, est mise en évidence sans prendre toute la place. Ainsi, les instruments ne se retrouvent jamais au second rang. À certains moments, il est même difficile d’entendre les paroles, tant le son est riche !

Les pièces proposées ne se ressemblent pas les unes des autres, empêchant ainsi la routine de s’installer auprès du groupe et de son public. Tantôt new wave, tantôt funky, tantôt rock, les dix-sept pièces présentées mettent en scène l’amour sous toutes ses formes. Malgré un public à l’assistance plutôt confidentielle, les membres du groupe sont restés enthousiastes. Plus la soirée allait, plus on sentait une aisance naturelle entre le public et le groupe.

Les pièces présentées, dont plusieurs sont issues de l’excellent album « Le Luxe », prennent parfois une nouvelle vie sur scène. Le son de la guitare et de la basse en ressort parfois même davantage qu’en studio, comme c’est le cas pour les pièces « Pa Pow » et « Unbreakable Girl ».

Le Zénob, pour une soirée, s’est transformée en temple de l’amour en forme de cœur électro-rock pour le plus grand plaisir des gens présents.

Crédits photos : Adrien Le Toux

[SPECTACLE] Ambiance saloon au Zénob avec Les revenants

Vendredi 12 février, journée bien remplie côté spectacle dans la région de la Mauricie pour l’équipe. Le Café-Bar Zénob ne faisant pas exception, c’est le groupe montréalais Les revenants qui s’y produisaient pour la deuxième fois de l’histoire. Leur dernière visite datait de leur premier album Bêtes lumineuses sorti en 2011 et cette fois ils présentaient les chansons de leur plus récent enregistrement Épouvantail sorti en octobre 2015. Depuis que le dernier album est paru, ils ont joué un peu partout dans les bars ainsi qu’à la radio et plus récemment au Divan Orange et au Jono Bar dans le cadre du Taverne Tour. « C’est dans des bars qui ne sont pas nécessairement dans un contexte où ils peuvent recevoir des spectacles, et le défi c’est de faire taper les habitués du pied. On a eu beaucoup de plaisir à participer à ça » expliquait Jimmy Beaudoin, chanteur et guitariste du groupe, que nous avons eu la chance de rencontrer après le spectacle.

Moins bondée en début de soirée, la salle s’est remplie petit à petit de gens qui ont rapidement apprécié le style country folk planant du groupe. Ils ont fait très peu d’interventions entre les chansons et ont eu le temps de jouer près de 25 pièces tellement l’assistance en redemandait. Malgré les morceaux plus lents, ils ont réussi à faire plonger le public dans leur musique qui rappelait les vieux westerns américains par moment. Il n’est donc pas surprenant que Les revenants rêvent d’un jour se voir confier la musique d’un film. Les musiciens sont tout de même parvenus à convaincre plusieurs personnes au Zénob en ce vendredi soir, car l’énergie et l’engouement des gens étaient palpables. « Ça fait longtemps que nous ne sommes pas venus, et nous savions que c’était un public à regagner, mais quand les habitués sont arrivés ils se sont tous mis à danser. Nous avons fait 2 rappels donc pour moi, c’était un bon show », racontait Jimmy Beaudoin.

Dans les prochains mois, ils seront des spectacles un peu partout au Québec pour faire connaître le dernier album qui a été vraiment bien reçu par les critiques. Contenant des morceaux plus psychédéliques que le premier, il unit des sons tantôt rock, tantôt folk, mais avec un son country prédominant. La voix de Jimmy Beaudoin se fond dans la mélodie tellement elle s’immisce bien dans la musique. Ils ont enregistré cet album eux-mêmes en l’espace de deux ans et ont su trouver une sonorité qui leur est propre. Quelques autres projets sont également en cours. « On travaille présentement sur un nouveau vidéoclip avec Maxime-Claude Lécuyer (qui a réalisé le premier vidéo pour la chanson la candeur de l’inconnu) qu’on aimerait beaucoup sortir au printemps », nous confiait Beaudoin. Pour plus d’information à leur sujet, surveillez leur page Facebook.

Crédit photo : Adrien Le Toux 

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[À VOIR] À voir ce week-end en Mauricie

Chaque semaine, on vous informe des spectacles à voir en Mauricie du jeudi au dimanche en Mauricie.

Les spectacles que nous allons couvrir sont identifiés avec deux étoiles (**).

 

Jeudi 11 février

 

Vendredi 12 février

  • ** Café-bar Zénob (Trois-Rivières) : Les revenants  |  21 h 30  |  6 $  |  événement Facebook  (nous les aurons aussi en entrevue. Surveillez l’article à venir.)

 

 

 

 

 

Samedi 13 février

 

 

 

 

Bon week-end !

-L’équipe de la Mauricie #TeamMauricie

[Spectacle] L’art de secouer le manouche – Brasser Brassens au Café-Bar Le Zénob, 6 février 2016

Une foule composée de gens de tous âges s’est rassemblée, le 6 février dernier, pour écouter des reprises de Georges Brassens au Café-Bar Le Zénob. Résultat : Brasser Brassens est très loin d’être un « band de covers ».

Le duo complice formé d’Hugo Blouin (voix et contrebasse) et de Sonia Painchaud (voix et accordéon) a livré une prestation très énergique. La preuve : à la fin du spectacle, un spectateur clame haut et fort « qu’il a de l’énergie pour un mois ». Aucune exagération dans cette affirmation : l’enthousiasme et la passion dégagés par les musiciens sont palpables et très contagieux. Les membres de la formation se montrent souriants, avec un regard visuel démontrant leur aisance avec le public. Entre les chansons, Blouin et Painchaud font part d’anecdotes sur le groupe (sa formation lors d’une fête pour un proche des Îles-de-la-Madeleine ou encore à propos de son passage en Suisse chez un vignoble) ou sur les chansons de l’univers brassensien. Se démarque également l’humour pince-sans-rire de Blouin, qui se permet d’évoquer de manière badine les revers de la vie agricole ou encore de demander aux spectateurs de crier comme de chats à l’agonie. Tant pis pour les chatons mignons de YouTube.

Rendre hommage à ce vilain matou que pouvait être Brassens par le biais d’une contrebasse et d’un accordéon s’avérait périlleux, tant les amateurs de ce monstre sacré de la chanson française se montrent fervents. Comme Blouin et Painchaud connaissent plus que deux accords en plus de maîtriser le sens de la mélodie, les chansons interprétées sur scène transcendent la simple reprise : elles reçoivent carrément un nouveau souffle. Quelques exemples ici. La pièce « Mourir pour des idées » prend une tournure solennelle, lorsque jouée à la contrebasse avec l’archet, utilisé seulement pour cette chanson. Quant à la voix haute perchée de l’accordéoniste dans certains bouts de « La Mauvaise Herbe », elle évoque une jeune Barbara en pleine période parisienne. « Chanson pour l’Auvergnat » fait penser de son côté à « Amsterdam » de Brel. Des références à la musique folklorique dans « Pauvre Martin » et des Balkans dans « Les trompettes de la Renommée » confirment que Brasser Brassens se montre respectueux envers l’œuvre originale, tout en se la réappropriant.

Si certaines personnes peuvent être déconcertées par l’absence de guitare, arme de prédilection de Brassens pour mitrailler ses chansons, il n’en reste pas moins que les purs et durs ne se sont pas montrés prudes. Ils ont plutôt sauté à pieds joints dans la proposition musicale. De plus, comment garder nos tympans insensibles quand les deux comparses alternent en une seule chanson rythmes lents et rapides ? Quand Blouin exécute un solo de contrebasse comme une « rockstar » alors que Painchaud change de notes comme si c’était une course contre la montre ? Quand leurs deux voix se marient pour faire trembler le Zénob sans aucun micro lors du rappel ?

Brasser Brassens relève donc un double défi : rendre hommage à un incontournable de la chanson française tout en adoptant une identité musicale propre. Sur scène, cette combinaison permet d’offrir une très belle surprise !

Crédits photos : Adrien Le Toux

[Spectacle] Orloge Simard offre un « show » au clavier à 60$… et plus !

Avec des textes crus et un public en délire, l’auteur-compositeur-interprète Orloge Simard et ses musiciens ont livré, le 30 janvier dernier au Café-Bar Le Zénob, un spectacle électrique et décoiffant.

L’endroit est devenu, en l’espace d’une soirée, davantage un bar avec un public en délire qu’un café parfumé d’une ambiance de poésie matinale. Doté d’un excellent sens de la mélodie et de paroles assez explicites, Orloge Simard et son groupe ont séduit et surpris une foule ayant rempli complètement la place. Il faut dire que les musiciens semblent jouir d’un audimat majoritairement masculin mais surtout, déjà conquis. Certains de ses fans sont même venus en avion !

La musique d’Orloge Simard, c’est un mélange de grunge, de funk, de folk et d’alternatif, avec un côté psychédélique rendu possible par le claviériste Andy Ellefsen. Ce dernier, par ailleurs, fracasse sans gêne et avec énergie son instrument valant 60$ à la fin du spectacle, faisant de la batterie de Maxime Bouchard une victime collatérale. De l’énergie, les musiciens n’hésitent aucunement à en dépenser. Aidé par la proximité avec la foule, l’aisance du groupe sur scène n’en ai davantage qu’éclatante. Par exemple, l’un des musiciens partage de l’alcool avec des spectateurs et serre des mains pendant le spectacle.

Crédit photo : Adrien Le Toux
Le claviériste Andy Ellefsen savourant une bonne bierre après une fin de spectacle… plutôt dynamique !  Crédit photo : Adrien Le Toux

Ce qui démarque Orloge Simard, au-delà de l’énergie folle et de la musique entraînante, c’est qu’il n’a Aucun cadre (son album) et encore moins de filtre. Dès le début du spectacle, le ton est donné : Simard confie au public qu’il veut boire de la tisane et qu’il se sent chaleureux auprès de ses Terribles Truands, nom donné à ses admirateurs. Ainsi s’enfilent des chansons truffées de métaphores sur la sexualité, les souvenirs d’adolescence, les difficultés du quotidien ou les effets de la drogue. Impossible d’oublier plusieurs bouts de paroles qu’on ne vous dévoilera pas ici.

Le groupe se montre habile dans le détournement d’éléments de culture populaire. Par exemple, Orloge Simard réinvente le nom d’une célèbre marque de fromage bon marché qu’il nomme « Vulvevita » et reprend la mélodie de chansons anglophones célèbres pour y chanter les paroles issues de son imagination assez fertile ! De cette folie créatrice surgit aussi occasionnellement de la subtilité, notamment en parlant de rapports sexuels dans « 12 pouces ».

Si on accepte d’aller au-delà d’un univers qui semble à première vue bien puéril, on découvre un groupe formé de musiciens talentueux et dévoués, avec un chanteur ayant un sens de l’observation aiguisé à propos d’une société et ses envies, travers et complexes. Bref, Adrien (notre photographe) et moi étions ressortis du Zénob complètement enchantés par ce spectacle unique et mémorable !

Voici quelques autres photos prises sur le vif par Adrien Le Toux.