Spectacle de la rentrée de l’UQTR, 6 septembre 2017

Pour sa quatrième édition, le spectacle de la rentrée de l’UQTR tel qu’on le connaît a frapper fort avec sa programmation. Les personnes présentes ont pu se régaler avec la bière du Trou du Diable et du Temps d’une Pinte, pendant que la scène extérieure Vidéotron accueillait Foreign Diplomats, Canailles et Les Cowboys Fringants.

 

Foreign Diplomats

En spectacle, les gars de Foreign Diplomats ne se contentent pas de reproduire leurs chansons telles qu’elles sont sur l’album. Ils s’amusent en ajoutant des variantes dans la voix ou en mettant plus l’accent sur certains mots ou certaines notes. Ça donne une ambiance un peu enfantine au spectacle, ce qui m’a beaucoup plu. Tous vêtus d’un t-shirt blanc, les gars ont offert une prestation très solide qui donnait juste le goût de danser. Le chanteur, Élie Raymond, était intense dans ses mouvements et il ne s’est pas gêné pour parler avec la foule. Bien que les spectateurs n’étaient pas nombreux à ce moment-là encore, une bonne partie de ceux qui étaient là connaissaient et chantaient les paroles. Plusieurs m’ont même mentionné être venu les découvrir, puisqu’ils avaient aimé ce qu’ils avaient entendu en écoutant l’album pour la première fois lorsque le dévoilement du groupe a été fait, en août dernier.

Avec seulement un album et un EP à leur actif, les gars sont tout de même très professionnels et n’ont pas l’air de débutants du tout. Je trouve que leur style ressemble peu à ce qui se fait au Québec, et ça ne me surprendrait pas de les voir grimper en popularité ailleurs qu’ici. Ils ont un son léché qui mène à une ambiance de fête en spectacle, ce qui a suscité mon intérêt et qui m’a rappelé la fois que je les avais découvert au Ti-Petac il y a quelques mois déjà. Sur scène, ils ont bien sûr joué les chansons de leur album que j’aime beaucoup telles que Queen+King et Lily’s Nice Shoes, qui est ma favorite d’entres toutes. – Karina Tardif

 

Canailles

C’est pour se préparer à la venue des Cowboys Fringants que Canailles est monté sur scène. L’énergie de ses huit membres, neuf membres en réalité en raison de la présence de Lisa Fortin, une accordéoniste invitée qui remplaçait Alice Tougas-St-Jak affligée par une tendinite, préparait bien le terrain pour les festivités de la rentrée de l’UQTR. Canailles a commencé le spectacle avec des pièces de son dernier album, Backflips. Le groupe transmettait bien aussi son plaisir de la scène en s’adonnant à différentes chorégraphie comme un petit french cancan ou un accroupissement du groupe pour laisser la place à un solo de contrebasse d’Antoine Tardif. Ils ont fait quelques chansons de leurs albums antérieurs. Ils sont revenus avec Dimanche et Parle-moi, deux pièces de leur premier album Manger du bois. Ils ont lancé la fin avec leur plus longue pièce, Fromage, qui a une durée de dix minutes sur l’album Ronds-points et qu’ils se sont amusés à étirer en spectacle. À ce moment-là, on pouvait dire qu’on assistait en personne à un jam de Canailles. Ils ont finalement enchaîné avec Chu brûlé qui met encore une fois Antoine Tardif de l’avant avec un débit rapide et très folklorique, mais cette fois-ci avec sa voix. – Marianne Chartier-Boulanger

 

Les Cowboys Fringants

On s’entend pour dire que les étudiants de l’UQTR ont eu droit à un spectacle de la rentrée plus qu’exceptionnel, avec une finale digne des gros festivals du Québec. Les Cowboys Fringants sur le campus de Trois-Rivières, je ne crois pas que nous allons avoir la chance de revoir ça de sitôt. J’étais autant excitée d’assister au spectacle que de voir l’engouement des étudiants pour la soirée. Il était facile de prévoir que la majorité de la foule allait se retrouver devant la scène pour les vedettes de la soirée, à 21 h 30. En forme comme jamais, le groupe a commencé avec Bye bye Lou, premier titre de l’album Octobre paru en 2015. L’appréciation du public pour ce dernier opus est encore aussi incroyable, et les chansons me font retomber en adolescence, lorsque Break syndical est sorti. Par la suite, ils ont interprété les classiques de presque chaque album, comme La manifestation, la Reine, 8 secondes, Paris-Montréal, En berne, et l’excellente Octobre. Un moment marquant du spectacle pour l’étudiante que je suis fut quand Jean-François Pauzé, à la guitare, a dit dans le micro « eh, ho! récréo » et que, par la suite, Karl Tremblay a enchaîné et l’a répété tout au long du spectacle. Je sentais tout d’un coup que mon programme universitaire faisait partie intégrante du spectacle, ce qui m’a bien fait rire. Fidèle à leurs habitudes, les Cowboys Fringants se sont déchaînés pour leur public qui était en feu et qui transmettait de l’énergie au groupe. Encore une fois, quelques chanceux ont eu droit à des ballons pendant la chanson La dévisse, et tous les gens présents ont eu la chance d’assister à un spectacle de la rentrée de l’UQTR qui restera dans nos mémoires longtemps! – Caroline Filion 

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Les Cowboys Fringants, Canailles et Foreign Diplomats au spectacle de la rentrée de l’UQTR!

Encore une fois, la programmation du spectacle de la rentrée de l’Université du Québec à Trois-Rivières nous fait de l’effet.

Foreign Diplomats le 30 mars 2016. Crédit photo: Marion Desjardins / Llamaryon

À partir de 18 h, le 6 septembre prochain, les étudiants et la population trifluvienne et des alentours pourra profiter d’un spectacle festif avec Foreign Diplomats pour ouvrir la soirée. C’est en avril 2016 qu’on a pu les voir en Mauricie pour la dernière fois alors nous avons bien hâte de les voir interpréter les chansons de leur album Princess flash et peut-être même de nouvelles pièces.

 

Canailles – Photo : Jacques Boivin

 

Le groupe Canailles fera continuer la fête en interprétant les chansons de leur nouvel album Backflips et, espérons-le, les chansons de l’album, qui selon mois les a fait connaître davantage, Manger du bois, paru en 2012.

 

Les Cowboys Fringants
LaTaverne,St-Casimir
Crédit photo:Yoan Beaudet

 

C’est le populaire groupe québécois Les Cowboys Fringants qui viendra clore le spectacle sur la scène extérieur sur le terrain de l’UQTR. Même si on les a vus plusieurs fois, c’est toujours un spectacle mémorable et c’est une chance incroyable que les étudiants ont d’avoir ce groupe sur le terrain de leur Université.

 

[ALBUM] Canailles – « Backflips »

Pour son troisième album intitulé Backflips, la formation Canailles a voulu s’éloigner un peu de son folk un peu sale et festif et offrir une proposition un peu plus substantielle sans s’aliéner ses fans. Tâche ardue, certes, mais est-ce que le groupe a réussi à évoluer dans la continuité?

Même si, en bout de piste, Canailles ne sort pas trop des sentiers qu’il a lui-même battus, la palette s’est assez bien garnie, grâce entre autres à l’arrivée d’Olivier Bélisle et Étienne Côté. Le côté un brin punk du groupe est toujours présent, mais que celui-ci s’est raffiné, signe de maturité et de volonté de ne pas faire du sur place. Oui, des chansons comme Margarita, Histoires de fantômes ou Jachère nous ramènent l’ambiance festive qui caractérise si bien la formation, mais il y a aussi des Backflips, pleines de blues, qui rappellent un peu Les Deuxluxes dans ses sonorités un brin rétro (Étienne Barry y joue d’ailleurs du piano), et des Plumage qui sont plus folk que sale.

Comme d’habitude, tout le monde met l’épaule à la roue : ce n’est pas un album de Canailles si chaque membre n’a pas les projecteurs braqués lui ne serait-ce qu’un instant. L’album, réalisé par Tonio Morin-Vargas, a été enregistré live (tout le monde en même temps) au studio Breakglass. Ce changement de dynamique nous rapproche davantage du son de Canailles sur scène, là où la formation a toujours brillé.

Parfait pour ramener l’ambiance festive et un brin insouciante du groupe à la maison!

[ENTREVUE] Canailles

Une constante se dégage lorsqu’on assiste à un concert de Canailles; ce groupe maitrise les mécanismes pour faire lever une soirée et pour transformer chaque spectacle en communion festive. Impossible de ne pas embarquer dans cette frénésie, peu importe l’état d’esprit dans lequel le spectateur franchit les portes de la salle. Ces jours-ci, l’octuor présente Backflips, un nouvel album concis, aussi beau de l’extérieur (voir la magnifique pochette signée par Daphné Brissette) que par son contenu. Avant leur performance au Cercle, nous avons eu la chance de nous entretenir avec deux des membres fondateurs: la chanteuse Daphné Brissette et le chanteur et mandoliniste Erik Evans.

(Photos: Amélie Kenny-Robichaud)

Les premiers balbutiements du nouveau spectacle

La veille du concert au Cercle, le groupe lançait son album au La Tulipe à Montréal. Une foule bien compacte s’y est entassée, et Daphné semblait surprise. D’emblée, elle l’explique: «Tu ne peux pas t’assoir sur ton succès et te dire que le monde va être là. À chaque fois tu ne le sais pas, on lance un évènement Facebook, pis t’espères que le message se passe.» Erik renchérit: «Quand les rideaux ont ouvert, c’était plein en tabarnache. Il était l’heure qu’on commence depuis une demi-heure, mais il fallait retarder, car il y avait encore un line-up d’un coin de rue!» Et avec trois albums est-ce plus facile de concevoir le spectacle? «C’est un beau problème, l’inverse est un peu plate. Quand on a sorti Ronds-Points, Dan, notre joueur de banjo est allé vivre en Louisiane. Donc au moment où il est parti, ça a enlevé 4-5 tounes du répertoire.Là, c’est plus l’inverse. On a du jus et on va pouvoir faire n’importe quoi.» Daphné mentionne ensuite que d’avoir un plus gros répertoire et ainsi changer les « setlists » permet de garder une spontanéité dans les concerts.

Au sujet de l’enregistrement du nouvel opus

Si lors de l’enregistrement des deux premiers albums, les chanteurs et le reste des musiciens étaient séparés en studio, cette fois, tout le monde était dans la même pièce du studio Breakglass. «Toute la gang, les huit en rond à se regarder, pas d’écouteurs. C’était une belle expérience», explique Erik. Tonio Morin-Vargas, le réalisateur gravitait déjà autour du groupe: «On aime travailler avec des chums, autant pour les collaborations que pour la réalisation ou les clips.» Daphné explique d’ailleurs qu’il est très perfectionniste et que certaines chansons ont été jouées un nombre incalculable de fois lors de la douzaine de jours en studio. Cela permet en outre d’aborder la tournée bien rodés. Si Canailles est arrivé en studio avec une banque bien garnie de chansons, le processus d’enregistrement réserve assurément des surprises. «Tu penses que t’es prêt, et là tu arrives en studio et tu te rends compte qu’il y a plein d’affaires qui ne marchent pas. Le studio, c’est une loupe», explique Daphné. Éric Villeneuve, réalisateur du deuxième disque, avait d’ailleurs une expression consacrée: l’humilitron. Erik décrit le concept: «Tu fais un bout, par exemple pour moi de mandoline, et là il disait: es-tu prêt a passer à l’humilitron? Puis, il droppe le reste et là il y a juste moi qui joue et tu te dis: câlisse que c’est laite!»

La piñata expliquée

J’ai questionné Daphné au sujet du graphisme derrière l’album. «C’est vraiment long trouver la bonne idée. J’ai eu un flash avec la piñata. C’est festif, mais il y a aussi une destruction là-dedans. Je trouvais que l’image était forte. C’est presque entièrement fait à la peinture.» Ce côté destruction qui s’oppose à la joie est d’ailleurs au centre de l’inoubliable clip du premier extrait Rendez-vous galant, une carte de visite qui cadre bien avec les thématiques de l’album. Quand on demande à Daphné si elle aime la conception visuelle, elle répond décidée: «J’adore ça, mais c’est vraiment stressant parce que c’est mon projet et il y a de grosses attentes. Lui (Erik) c’est le plus difficile, il me dit de retourner au travail!» Erik se défend et prétend toujours l’encourager: «C’est pas vrai! C’est toi qui me pokait tout le temps! Moi j’aimais ça, mais j’essaie d’être critique.» Les deux membres s’occupent souvent du côté visuel et ils nous annoncent d’ailleurs un autre clip pour la chanson Gna Gna qu’on nous a décrit en deux mots: grandeur nature.

Discussion autour des nouvelles chansons

Pour la sélection des chansons, on essaie de garder celles qui représentent le mieux le groupe. «Je ne me verrais pas arriver avec une toune politique, je suis pas mal sûr que ça ne passerait pas, on n’est pas un band engagé, même si on a nos idées sur le sujet», nous expose Erik. Si Canailles est essentiellement festif, l’album comporte tout de même quelques chansons plus mélancoliques comme Tête en lieu sûr, une composition de Daphné: «L’histoire d’une personne vraiment seule qui reste ploguée devant sa TV plutôt que de profiter de la vie.» Elle qualifie la chanson Chu brûlé de monstre en concert. J’ai demandé à Erik d’en expliquer la genèse: «[rires] S’t’un soir de brosse, à la fin, le monde était couché et il restait Annie Carpentier, Olivier Belisle pis moi. Il était 4h du matin, c’pu l’temps de rien faire. On écrivait des affaires, on faisait semblant de travailler. Il nous restait un fond de gin-tonic et on le tétait. Pis y’a Annie qui disparait avant de revenir avec une gigantesque coupe de vin blanc. On la regarde en disant: Annie c’est quoi ça câlisse…» Elle a rapidement rétorqué: «Ben là j’m’en criss, j’irai en racheter d’autre demain… c’est du vin de cuisson.» «L’idée de la toune est partie de là. C’t’une toune qui parle du québécois moyen, du petit confort d’alcoolo.» Sur Jachère ou Margarita, on sent une dichotomie entre le plaisir de faire des concerts et les aléas de la vie sur la route. Lorsqu’on demande comment ils se sentent à l’approche de la nouvelle tournée Erik est catégorique: «J’avais hâte, j’étais tellement écoeuré dans les dernières semaines, on était en répétition, pis s’enfermer dans un local et répéter les tounes, ça peut être le fun…» Daphné l’interrompt: «Erik n’aime pas ça pratiquer.» «Ostie que c’est plate! Le fait qu’on tourne pas mal, ça fait qu’on n’a pas vraiment besoin de pratiquer à part pour des nouveautés dans un spectacle.»

La vie de tournée

Si la troupe vie souvent des moments trippants sur la route, comme cette fois où le propriétaire de La Taverne à Saint-Casimir a organisé un concours de hot-dogs après avoir vu le clip de la chanson Dimanche, le gagnant faisant fructifier son argent dans les machines pour finalement payer des shooters à tout le monde, Erik nous explique qu’il y a aussi de (rares) places qui pourraient se retrouver sur une blacklist comme cette petite ville portuaire québécoise: «[…] on veut pu mettre les pieds là, câlisse que c’est plate. C’est tellement dépressif, t’arrives là-bas, la place est à moitié pleine, le monde jase entre eux autres. Tu finis par te dire: quéssé qu’on fait icitte? C’est pas juste nous autres… Bernard (Adamus) veut pu aller jouer là non plus. T’as l’impression que ça sert à rien, tu t’en vas pas leur faire plaisir et tu ne te fais pas plaisir non plus. Pis la bière est dégueulasse…» Daphné renchérit:«Si on pouvait prendre un crayon et juste la rayer des villes du Québec…» Il semble que le public français est pour sa part assez difficile à analyser tant ils sont respectueux et calmes, ce qui fait générallement contraste avec les foules éclatées qui se présentent habituellement dans les concerts de Canailles.

Questionnaire musical en vrac:

Depuis le début du band quel disque a tourné le plus dans la van?

DB: C’est Pain d’maïs c’est sûr… En France on a eu une tournée de six semaines, il y a quelqu’un qui nous a donné un album disant qu’il faisait du cajun. C’était pas bon… c’est pas bon. Je sais pas pourquoi, mais on était tellement rendus fou de faire de la route tout le temps qu’on faisait jouer l’album et on chantait les paroles.

EE: Je l’écouterais là! … Sinon c’est le copilote le DJ.

DB: Alaclair ensemble a pas mal joué, Quebec Redneck aussi…

Quand vous consommez de la musique, vous êtes plus numérique ou physique?

DB: Nous autres on achète pas mal de vinyles…

EE: Juste des vinyles, j’ai même pas d’ordi…

DB: On est tous vinyle dans le band.

Qu’est-ce que vous avez acheté récemment?

EE: Avec pas d’casque vient de sortir ses deux premiers en vinyle… j’ai juste écouté ça toute la semaine.

DB: J’ai acheté King Gizzard and the Lizard Wizard, sinon j’ai acheté Blaze Velluto Collection de Québec… c’est bon!

Quand vous revenez d’une fin de semaine de tournée, quel serait l’album idéal du lundi matin?

DB: En revenant de tournée?… Le silence. [rires] Souvent, t’as les oreilles qui sillent.

EE: J’ai une collection de vinyles hawaiiens… ça ou Avec Pas d’Casque encore!

Si vous pouviez choisir d’entendre un nouveau disque de n’importe quel artiste, vous choisiriez quoi?

EE: Radiohead a déjà sorti un nouveau disque hein? Un nouveau Tom Waits ça pourrait être cool.

DB: Ça pourrait être le fun ça!

EE: Sinon j’imagine qu’il va y avoir un album de Jean Leloup qui va sortir… faque ça va être le fun à entendre… Sûrement pas là, mais ça serait bien!

C’est quoi le meilleur artiste sur scène que vous avez vu?

DB: J’ai vu Sharon Jones en show au Métropolis, c’est pas mal l’affaire sur laquelle j’ai le plus capoté. J’ai jamais vu quelqu’un autant dedans. J’aurais vraiment aimé voir Nick Cave. J’ai vraiment trouvé son album vraiment beau et touchant.

EE: Sinon il y a CW Stoneking, c’est un artiste australien, intemporel. On l’a vu en mai l’an passé. C’est fucking bon. C’est vraiment un enfoiré… yé bon, yé beau, son band c’est juste des filles…

DB: Ty Segall donne aussi vraiment un bon show! J’ai rarement vu quelqu’un de même, c’est malade.

EE: La performance de Ginette Reno à l’ADISQ cette année. J’étais sur place, c’est ben impressionnant. Céline Dion était là aussi, ça m’a rien fait, mais Ginette… elle a tassé le micro pis a s’est mise à chanter… c’était bon!

[SPECTACLE] Canailles (+ Olivier Bélisle) au Cercle, 28 avril 2017

Au lendemain du lancement de leur 3e album Backflips à Montréal, Canailles se donnait en spectacle au Cercle dans notre belle capitale. J’ai eu la chance d’assister à leur test de son quelques heures avant, me laissant ainsi découvrir avec plaisir la cohésion qui unit les membres du groupe. Entre les jeux de mots d’Érik, la pose de décors farfelus, les commentaires louches (mais, oh combien croustillants!) et les pas de danse improvisés, l’effervescence du groupe était palpable. Si j’avais déjà très hâte de les voir performer leurs nouvelles chansons, les quelques pièces que j’ai pu entendre n’ont fait qu’amplifier cette excitation.

C’est dans un décor rappelant la pochette de leur nouvel album que les neuf membres (exceptionnellement à cause d’une blessure au coude de l’accordéoniste Alice) ont pris place sur l’étroite scène. Une gigantesque piñata et un presque qu’aussi gros œuf miroir pendaient au-dessus de leur tête. Malgré une scène assez chargée, les membres ont su bouger avec autant d’énergie et d’ampleur qu’à leur habitude, donnant dès leur entrée sur scène l’envie aux spectateurs de se trémousser.

Rendez-vous galant fut la première pièce de la soirée; une solide entrée en matière grâce au rythme percutant qui sonne tout aussi bien comme première piste sur l’album. Dès les premières notes, on retrouve ce qui nous fait vibrer chez Canailles; les rythmes dansants, les harmonies vocales et la justesse des musiciens! Le groupe à tout de suite enchaîné avec la bien aimée Ronds-points, permettant à la foule de chanter un air plus connu.

On a pu entendre Erik Evans comme lead vocal notamment pour la courte pièce Jachère que j’affectionne particulièrement. Gna Gna sera sûrement un incontournable pour les prochains spectacles. Avec son refrain rassembleur, la voix de la foule s’est rapidement ajoutée à celle des chanteurs amplifiant l’ambiance de fête qui régnait déjà depuis un bon moment dans la salle. Presque toutes les nouvelles pièces ont été jouées, à l’exception de Plumage. On s’en console assez rapidement à l’écoute des premières notes de bijoux comme Dimanche, Breakers, Titanic et J’l’haïs. C’est d’ailleurs sur cette dernière chanson que le groupe a terminé son spectacle, laissant son public comblé.

Olivier Bélisle, guitariste du groupe, a ouvert la soirée avec son projet solo. Quelques membres de Canailles se sont joints à lui pour le plaisir de tous. Ils ont assurément mis la foule en appétit pour le plat de résistance.

Bref, c’était une soirée haute en couleurs, à l’image du groupe. Encore une fois, Canailles aura réussi à mettre le feu à la foule. Sautez sur l’occasion si vous avez la chance de les voir en spectacle bientôt !

Pour les prochaines dates de spectacles, c’est ici: http://www.grosseboite.com/fr/concerts/order-alpha

[PHOTOS] Émile Bilodeau, Canailles et Bernard Adamus au spectacle anniversaire de Dare to Care, Impérial Bell, 15 décembre 2016

La maison de disques Dare to Care (qu’on connaît aussi pour sa filiale Grosse Boîte) a organisé tout un party le 15 décembre dernier alors que se sont succédé Émile Bilodeau, Canailles et Bernard Adamus. Dès les premières notes du jeune auteur-compositeur-interprète, ça faisait la fête au parterre et ça chantait fort les paroles des chansons de Bilodeau! Le party s’est poursuivi avec Canailles (et sa scène pleine de musiciens festifs) et ça n’a pas été long avant que les moshpits et les trains ne se forment… Enfin, Bernard Adamus a mis le feu à l’Impérial Bell avec son excellent groupe de musiciens. Chansons tristes? Chansons gaies? Qu’importe, le public, lui, avait le coeur à la fête et l’a montré chaque fois qu’il en avait l’occasion.

Comme une image vaut mille mots, on a quelques photos pour vous…

[FESTIVAL] Oh la la ! Le BivouaK’alooza !

Je ne sais pas trop par où commencer toute cette histoire.

Pour ma part, quand la programmation du BivouaK’alooza est sortie, j’ai tout de suite appelé mon frère et ma sœur et on a acheté nos billets incluant ceux pour le camping. Sérieusement, avec entre autres Les Deuxluxes, Philippe Brach, Québec Redneck Bluegrass Project, Canailles et Bernard Adamus sur la même scène, la même journée, on ne peut pas vraiment en demander plus. J’ose même dire que je l’ai attendu tout l’été ! Ok je me suis bien amusée dans quelques autres festivals, mais celui là, je savais que ça allait être quelque chose de différent. Point bonus: ça se passait dans mon Chaudière-Appalaches et ça, ça n’arrive pas si souvent.

C’est pour toutes ces raisons que j’ai décidé de lui « offrir » un traitement qui fait un peu changement de ce que vous avez l’habitude de lire dans les compte-rendus de festivals.

Je t’explique : lorsqu’on est média et encore plus photographe pour un média, je dirais qu’on vit ce genre d’événement d’une toute autre façon que les festivaliers. On passe une bonne partie des spectacles en solo dans la « fosse » à photographes à l’avant et si on en fait la rédaction en plus et bien on se prend des notes et on essaie de se souvenir d’un peu de tout. Cette fois-ci j’ai décidé d’être une festivalière, question de bien vivre ce qu’offre le Bivouak. En plus de tout ça, les photos que vous allez voir ont été réalisées sur pellicule. Oui, t’as bien lu, j’ai sorti le vieux « kodak », quelques films expirés et pendant que j’écris ces lignes il y quelqu’un dans un laboratoire photo qui est entrain de les développer.

J’ai quitté Québec vers 11h, en route vers Saint-Jean-Port-Joli, la voiture plus que pleine comme si on partait 3 semaines. Arrivés sur les lieux, une navette (lire ici : un pick-up), fait des aller-retours pour les gens avec beaucoup trop de stock comme nous autres. L’alcool achetée préalablement est interdite à l’intérieur du site, alors les gens boivent du stationnement jusqu’à l’entrée, question d’épuiser leurs ressources. De notre côté, on est entrés vers 16h, juste à temps pour Les Deuxluxes, qui fidèles à leur habitude, ont fait bouger le foule comme il se doit. Pendant ce temps-là, les garçons montaient notre tente. C’est eux qui avaient choisi l’emplacement « idéal »: la montagne en plein milieu du champs. Celle que j’ai dû monter à quatre pattes, vu son inclinaison importante. C’est en m’y rendant que j’ai aperçu la petite cabane boutique. On pouvait y lire à l’entrée « t-shirt 20$, verre 2,50$, tête de licorne 25$ », le choix était facile, la journée s’annonçait parfaite !

Puis la faim et la soif viennent rapidement. Une file monstre s’est installée au kiosque de la micro brasserie Ras L’Bock et malheureusement, c’est long. Non seulement ça l’est pour avoir une petite bière, mais ça l’est aussi pour avoir de l’eau. À la chaleur qu’il faisait, avec aucun moyen de remplir nos bouteilles vides. Laissez- moi vous dire que c’était le point le plus négatif de la journée, mais je suis assurée que le tir serait corrigé l’an prochain, enfin je l’espère.

Philippe Brach – Photo : Marion Desjardins

Après l’attente, une petite blanche aux framboises à la main, bouteille d’eau dans l’autre, j’étais prête à revoir Philippe Brach, bien en forme sur scène. La place s’est remplie mais avec ce qui s’en venait, on savait que ce n’était pas fini. Les Québec Redneck s’installent, les gars de la sécurité sont plus nombreux et m’avertissent de faire attention puisque la barrière qui sépare les photographes de la foule agitée, allait probablement céder. De toute façon, un spectacle des QRBP ce n’est pas fait pour rester dans le pit à photo. Les fans étaient nombreux à chanter les hymnes à la boisson et croyez-moi, les effets du manque d’eau additionnés à la boisson prise au soleil se faisaient sentir et ce même pour moi.

Québec Redneck Bluegrass Project – Photo : Marion Desjardins

Petit intermède pour dire que Joe Robicho, un gars d’la place assurait l’ambiance entre les groupes. Pendant son 8e retour devant la foule, j’en ai profité pour aller sur notre montagne, les étoiles étaient sorties. On s’est abreuvé de melon d’eau jusqu’à ce que la troupe de Canailles monte sur scène. Hot dogs et pop corn à la main, la fête se continuait. S’en suit le toujours aussi excellent Bernard Adamus comme dernier spectacle extérieur de la soirée. L’assistance est un peu plus tranquille, mais les fidèles à l’avant profitent.

Le tout se termine: le Cabaret des survivants, qui porte extrêmement bien son nom, accueille ceux qui ne sont pas encore prêts à dormir avec les excellents Breastfeeders. On devait être moins d’une centaine à l’intérieur et malgré un volume un peu trop élevé, les pas de danse viennent seuls et on oublie le reste. La bonne bière aidant, on retourne comblés, à la montagne, un peu avant la fin.

Je vous laisse avec ces quelques photos fraîchement sorties des laboratoires du parfait Centre d’images St-Jean, un des seuls endroits près de Québec qui offre encore le service de développement sur place.

Quant à toi cher Bivouak, les bands étaient excellents, les gens étaient sympathiques et le lieu était parfait. Longue vie ! J’ai effectivement capoté, à bientôt St-Jean-Port-Joli !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Escapades à prévoir: Les Vendredis en Musique et le BivouaK’alooza

Cette été si tu as envie d’une petite sortie musicale à l’extérieur de la ville, mais pas trop loin, je te conseille Chaudière-Appalaches ou plus précisément Beaumont et St-Jean-Port-Joli. C’est certain qu’il va te falloir un ami qui sait manier le volant, mais t’as besoin de lui pour un minime 40 minutes ou pas plus qu’une heure et quart, pour la seconde destination, si tu pars de Québec. Profites-en pour apporter ton stock de dodo puisque dans ces deux évènements il est possible de camper juste à côté du site question de te laisser profiter de la bière locale offerte.

Les Vendredis en Musique au Parc Vincennes

Le concept est très simple : tout les vendredis dès le 24 juin un spectacle vous est offert gratuitement au Parc Vincennes à Beaumont. Des consommations sont vendues sur les lieux (provenant de la Microbrasserie de Bellechasse) mais rien ne vous empêche d’en apporter. Lors de ces rendez-vous, il est impossible que ce soit complet. Le parc est en fait un ancien camping, donc il y a suffisamment d’espace pour tous les lecteurs d’écoutedonc.ca. On a entre autres pu y voir dans les années précédentes: Raton Lover, Les Chercheurs d’Or et les Québec Redneck Bluegrass Project. Cette année les soirées sont présentées en plateau double et en tant que fière Beaumontoise, je devrais y être pour Les Louanges et Simon Kearney le 22 juillet, ainsi qu’à De la Reine et Anatole le 29 juillet.

Si vous dormez au site voisin (avec Motel et Camping), vous irez faire un tour le lendemain sur le bord du fleuve: il y a une belle descente de 232 marches ! Notez qu’il y a la présence de JP Couët le 15 juillet mais puisque c’est en plein FEQ, je vais me reprendre au BivouaK’alooza !

Plus d’informations sur Les Vendredis en Musique

BivouaK’alooza

Un petit nouveau qui a su accrocher l’attention avec sa programmation incroyable: Les Deuxluxes, Canailles, Philippe Brach, JP Couët, Québec Redneck Bluegrass Project et Bernard Adamus rien de moins ! Le tout est entre midi et minuit le 27 août au Domaine de Gaspé à Saint-jean-port-joli. Il y a aussi une mention comme quoi d’autres artistes allaient être dévoilés pour la portion qui se déroule à l’intérieur jusqu’à 3h du matin ! Pour un minime 15$ il est possible de camper sur les lieux et les produits de la microbrasserie Ras L’Bock seront en vente sur place en plus de la nourriture des restaurateurs du coin.

C’est à noter que Saint-Jean-Port-Joli est tout aussi magnifique que Beaumont côté paysage et vous fera voir autre chose que ce que la ville vous offre à longueur d’année. N’oubliez pas à votre retour de choisir la 132 et préparez votre argent de poche pour les top marchés aux puces de bord de route !

Pour tout savoir sur le BivouaK’alooza

12688271_1677832772473623_5143886472895377364_n

[SPECTACLE] Canailles poli-sons à la Shop du Trou du diable, 6 mai 2016

Je le sais, mon titre ne mérite pas un Prix Guy-Mongrain pour le jeu de mots de l’année 2016. Toutefois, il exprime tout ce que moi et Adrien, notre talentueux photographe, avons vécu vendredi dernier à la Shop du Trou du Diable – Wabasso. C’est simple : il s’agit de huit musiciens, dont le style est décrit soit comme « bluecrass », « folk-trash », ou « cajun-poutine ». Lors du spectacle, ces artistes ont démontré un talent pour amalgamer sons de l’Amérique profonde et du Québec avec une énergie, une folie et une candeur débordantes.

Dès qu’elle entonne la pièce « Titanic » en ouverture, la chanteuse principale Daphné Brissette a déjà les cheveux noyant sa face. Loin d’un naufrage, l’ambiance folle annonce plutôt une soirée électrisante ! Concernant les instruments, l’exotisme et le patrimoine québécois se marient. Par exemple, la chanteuse et musicienne Annie Carpentier gratte sa planche à linge à la cuillière tandis que JP Tremblay utilise une sorte de maraca et sa batterie. De son côté, le public de Shawinigan est considéré assez chaleureux par le groupe pour avoir le droit à des primeurs ! Il y a « Jachère », à propos de ce qu’on ne peut pas faire, et aussi « Toune de tour » (titre provisoire ?) avec son parfum de rock’n roll. Pour les paroles de cette nouveauté, je vais écouter le conseil du groupe : attendons que le prochain album sorte pour les obtenir… J’aurais bien voulu toutes les entendre, mais la richesse instrumentale camouflait malheureusement les mots à certaines occasions !

Au-delà de l’esprit qui semble un peu cabotin (je vous en parle un peu plus loin dans l’article, patience !), le groupe offre des mélodies hyper-accrocheuses avec parfois des paroles moins festives que l’ambiance sur place. « Breaker » et son petit air alterno parle d’une fille qui, « à vouloir que toute soit drette, [a tout fait] pour que ça pète. » Pour la pièce « Ronds-Points », on a le droit à un pont musical de type rock’n cajun avec de la boucane en sus. Paraît que la vidéo va sortir bientôt ! « Texas » évoque, malgré le titre, les joies de l’alcool et de la marijuana. Cette pièce semble être tout droit sorti de l’univers de Mononc’Serge et de Bernard Adamus ! La pièce « Fromage », pouvant être considérée comme leur chanson « prog », a des petits airs de tango, de rock, de blues et d’americana. Le pont musical, à son paroxysme, fait penser quelque peu à la version de « Mr. Piment » par Montreal Guitare Trio (MG3).

Le groupe, dont chaque membre est complémentaire, se démarque quand même par l’animation d’Érik Evans (chanteur et guitariste) et de Brissette. Ces deux boute-en-train s’assurent que les spectateurs fassent le train, tapent des mains ou dansent un set carré. Le rappel, incorporant la pièce « J’l’haïs », est surtout marqué par un gros pot-pourri de classiques radiophoniques reprises de manière insolente. Ce pot-pourri met en scène AC/DC, les BB, Michaël Jackson, la Compagnie Créole et les Beatles. Bon, désolé de nommer ces noms de catégorie triple A de l’alphabet Pierre Lapointe sur note site, temple de la musique émergente et alternative… Mais bon, avec Canailles, c’est carrément de l’appropriation ironique. Alors, on est quitte !

Canailles a mérité amplement son prix GAMIQ 2012 pour le spectacle de l’année. Ça paraît que le groupe a accumulé jusqu’à ce jour plus de 400 spectacles. Ce n’est pas toutes les formations qui peuvent être assez à l’aise en public pour combiner une œuvre musicale élaborée à une ambiance festive, voire désinvolte.

BONUS : parce que je suis agace, je suis heureux de vous annoncer que J’AI LA « SETLIST » QUI SENT BON LA BIÈRE ARTISANALE !!! Pour vous consoler : après quelques jours, l’odeur s’est complètement volatilisée… Sniiiiifffff !

Canailles Setlist
Un grand merci à Antoine Tardif, contrebassiste du groupe, pour ce souvenir qui sentait bon la bière artisanale !

 

Crédits photos : Adrien Le Toux

 

Spectacles à surveiller ce week-end

On peut difficilement faire plus chargé comme fin de semaine de musique. Les mélomanes devront faire des choix difficiles. Pour vous aider, voici ce que nous vous suggérons :

Jeudi 22 octobre

IMG_6648
Bears of Legend – Photo : Yannick D’Amours

Tout d’abord, il faut parler de la formation trifluvienne Bears of Legend qui fait un retour au Théâtre Petit-Champlain après avoir rempli la salle le printemps dernier. Porté par l’excellent Ghostwritten Chronicles, le populaire septuor nous livre une parfaite symbiose de valses, de rythmes amérindiens, de modulations progressives, de chœurs, de folklore et d’envolées vocales. Inspiré d’un mystérieux journal de bord retrouvé en mer, Bears of Legend nous raconte la vie d’un équipage aux histoires métaphoriques vivement inspirantes. Billets : 30 $ à 35 $. Le spectacle est à 20 heures. INFOS

Pendant ce temps, District 7 Production et Le Cercle – Lab vivant présentent The Posterz (+ Hashed Out). Après avoir transformé le sous-sol du Cercle en sauna plus tôt cette année, les jeunes rappeurs récidivent, cette fois dans la grande salle. Il reste encore de la place, alors n’hésitez pas à acheter votre billet (15 $). Les portes ouvrent à 19 heures, le spectacle est à 20 heures. INFOS

Au Grand Théâtre, Plume Latraverse présente son spectacle Récidives en formule trio. Une heure et demie des chansons les plus poétiques du très prolifique auteur-compositeur-interprète. Si on se fie à ce qui a été présenté à Montréal, il s’agira d’un magnifique voyage qui nous permettra d’entendre un paquet de chansons que l’oncle Pluplu n’a pas fait très souvent en 45 ans de carrière. C’est complet, on a annoncé des supplémentaires en avril prochain. Pour ceux qui ont déjà leur billet, c’est à 20 heures. INFOS

Ariane Moffatt
Ariane Moffatt – Photo : Marion Desjardins

Sur la rive sud, Ariane Moffatt sera à L’Anglicane de Lévis pour y présenter son spectacle 22h22, un spectacle qui groove en beauté. La première partie sera assurée par la non moins excellente Rosie Valland. Il ne reste que quelques billets, alors on vous suggère de ne pas tarder. Le spectacle est… à 20 heures. INFOS

À L’Anti Bar et spectacles, le rock sera à l’honneur avec la formation EL DIVER (+ Repartee). 20 heures. 7 $. INFOS

Il a peut-être été candidat à l’émission La Voix, mais Mathieu Holubowski s’est aussi mérité de belles accolades depuis, notamment au festival ARTEFACT de Valleyfield, où il jouait son folk bien à lui à la maison. Il sera au Centre d’art La Chapelle ce soir, dès 20 heures. 32 $. INFOS

Vendredi 23 octobre

Au Grand Théâtre, Plume Latraverse présente une deuxième fois son spectacle Récidives en formule trio. Une heure et demie des chansons les plus poétiques du très prolifique auteur-compositeur-interprète. Si on se fie à ce qui a été présenté à Montréal, il s’agira d’un magnifique voyage qui nous permettra d’entendre un paquet de chansons que l’oncle Pluplu n’a pas fait très souvent en 45 ans de carrière. C’est complet, on a annoncé des supplémentaires en avril prochain. Pour ceux qui ont déjà leur billet, c’est à 20 heures. INFOS

IMG_5006
Canailles – Photo : Marie-Laure Tremblay

On les a vus à plusieurs reprises ces dernières années et chaque fois, ils ont livré la marchandise. Canailles est de retour au Cercle pour nous présenter un spectacle plus que rodé. En première partie, l’excellent Timothy Luke Dawson. Le party va pogner, c’est évident. Présenté dans le cadre du Grand Boum. Les billets sont 15 $ et les portes ouvrent à 19 heures. Un incontournable. INFOS

Évidemment, à Québec, les spectacles incontournables ne viennent jamais seuls. C’est pour ça qu’en plus de Plume et de Canailles, on aura la chance de voir (ou de manquer, c’est selon) l’archi-talentueuse auteure-compositrice-interprète Basia Bulat au Palais Montcalm, qui nous chantera des pièces de Tall Tall Shadow et bien d’autres chansons envoûtantes de son répertoire. La première partie sera assurée par la vibraphoniste Joëlle Saint-Pierre, qui nous a fait rêver tout récemment avec son album Et toi, tu fais quoi?Les billets sont 38 $. 20 heures. INFOS

Les amateurs de punk rock seront bien servis à L’Anti avec le spectacle de FullcountJeffrey Lost Control et Hate It Too. Seulement 5 $. 21 heures. INFOS

Samedi 24 octobre

Ce samedi, ça se passe sur la rive sud avec un doublé Cégeps en spectacle au Vieux bureau de poste avec Émilie et les Why Five et Alicia Deschênes. On vous a déjà brièvement parlé d’Alicia, c’était la courageuse jeune femme qui s’était portée volontaire pour faire la voix féminine sur Chanson d’amour en sol standard avec Tire le coyote en avril dernier. Eh bien, c’est pas juste une courageuse, elle est aussi une auteure-compositrice-interprète prometteuse qu’on surveille de près. Les billets sont 17 $ et le spectacle commence à 20 heures. INFOS

Comme toujours, il ne s’agit que d’une sélection. Pour en savoir plus, visitez Quoi faire à Québec.