[PHOTOS] Elliot Maginot (+ Helena Deland), Le Cercle, 10 décembre 2016

On avait un choix difficile à faire en ce samedi soir… Maginot et ses nouvelles chansons ou Shauf et ses chansons finalistes au Polaris? On a eu un peu d’aide de la gang d’Indica qui nous a gentiment invité à venir voir le jeune Montréalais d’origine maskoutaine roder ses nouvelles pièces. Sachant que Shauf serait entre bonnes mains avec ma camarade Arielle, je me suis dirigé tout sourire vers le Cercle, un peu comme la centaine de fans trop heureux d’entendre (et de voir) leur préféré.

Accompagné de trois musiciens (clavier, batterie et violoncelle), Maginot n’a pas perdu de temps à émerveiller le public avec sa voix un brin éraillée et ses chansons pleines d’émotion. Malgré un vilain rhume, l’auteur-compositeur-interprète a tout donné et ses nouvelles pièces ont rapidement gagné l’affection d’un public extrêmement poli et attentif! Il aurait joué sans ampli qu’on aurait tout entendu pareil! On a même vu des couples danser doucement à l’arrière. Maginot nous a même gâtés en invitant Gabrielle Shonk sur scène le temps d’une chansonnette! On a bien hâte d’entendre ce nouvel album.

En première partie, Helena Deland, accompagnée de Mathieu Bérubé, a bien préparé les spectateurs en présentant, entre autres, les pièces de son maxi Drawing Room. Si on se fie à ce qu’on a entendu, la jeune femme est promise à un bel avenir.

[FESTIVOIX] Retour sur la cinquième journée (29 juin 2016) !

On ne peut pas dire que la température est un facteur important au FestiVoix, dans le sens où, pluie ou soleil, les gens sont là. Ils se déplacent pour découvrir ou entendre leurs artistes préférés ! Voici notre couverture de la cinquième journée du FestiVoix.

Benoit Paradis Trio

Festivoix 2016 (29 juin 2016) Benoit Paradis Trio. crédit photo: Jean-François Desputeaux
Festivoix 2016 (29 juin 2016) Benoit Paradis Trio. crédit photo: Jean-François Desputeaux

Les publications qui annonçaient la participation de Benoit Paradis étaient unanimes : le public doit se tenir prêt à être surpris, et la promesse a bien été tenue. Chant, musique, humour et improvisation, le trio musical a livré à la foule un spectacle complet hier sur la scène des Voix Jazz. Tout le monde pouvait y trouver quelque chose à lui plaire, si ce n’est les paroles peu conventionnelles des chansons, ce serait la musique sublime et les multiples talents du chanteur, qui a joué plusieurs instruments pendant la soirée s’affirmant en vrai virtuose. Ce qui a le plus marqué le spectacle c’est l’interaction entre le trio musical et le public, un public qui s’est livré au jeu et qui s’est mis à imiter des sons d’oiseaux à la demande du chanteur. L’artiste qui a su, par son improvisation, arracher des rires à la foule a conduit les spectateurs à une belle complicité qui a effacé les limites entre la scène et les chaises. (Alhassania Khouiyi)

Elliot Maginot

Habituée de voir l’auteur-compositeur-interprète dans des petites salles pour un spectacle d’une heure et demie, l’ambiance de la scène située dans le parc du Manoir Boucher de Niverville était très différente. Moins intime, plus grand public, les spectateurs étaient très attentifs à Elliot Maginot qui sait conquérir des nouveaux fans avec ses mélodies mélancoliques. Pour quelqu’un qui connait bien l’artiste, ce n’était peut-être pas la situation idéale pour le voir en spectacle. Heureusement, il a annoncé qu’il partait en Ontario pour écrire et composer des nouvelles chansons pour le 2e album. Nous avons ainsi eu le privilège d’entendre une nouvelle pièce qui conserve l’essence de l’Elliot Maginot que l’on a appris à découvrir depuis quelques années. (Caroline Filion)

Philippe Brach

Philippe Brach Festivoix Crédit photo:Yoan Beaudet
Philippe Brach
Festivoix
Crédit photo:Yoan Beaudet

J’avais entendu parler de son nouveau spectacle en lien avec le 2e album de Philippe Brach «Portrait de Famine», mais je n’avais jamais eu la chance d’y assister. Premièrement, le Kimono que porte Brach est un bon divertissement en soi, mais n’a rien à voir avec sa musique. Toujours aussi éclaté, il entrecoupe ses chansons de publicités diverses comme la chanson de Marine Land en français par exemple. Cela n’est pas étonnant venant d’un artiste comme lui, qui se démarque par son excentricité et sa folie. J’étais impatiente d’entendre les pièces de son nouvel album en live et je n’ai pas été déçue par l’interprétation et l’énergie du groupe sur scène. Coup de cœur à la pièce Bonne journée qui était identique à l’album outre le public qui tapait des mains. Pour bien comprendre l’univers de Philippe Brach et ses chansons, il est nécessaire de le voir une fois sur scène pour bien apprécier l’ampleur de son talent de raconteur et de musicien. (Caroline Filion)

Bernard Adamus

Bernard Adamus Festivoix  Crédit photo:Yoan Beaudet
Bernard Adamus
Festivoix
Crédit photo:Yoan Beaudet

Commençants forts avec Le blues à GG, Bernard Adamus et ses musiciens ô combien talentueux nous ont fait passé une soirée digne d’un gros vendredi soir à boire sur la plage entre amis. Devant un public plutôt jeune et supposément « déprimé », il s’est gâté les chansons un peu plus relaxes comme Futton Road et Les étoiles du match, entre autres. Par contre, souvent le spectacle a viré en ambiance rock avec un éclairage dynamique et Bernard qui était très intense sur scène. J’aime beaucoup le virage un peu plus jazz de son dernier album et ce soir, non seulement on a eu droit à ce style, mais aussi à un style plus rock ou reggae même parfois.  Ce que j’aime des spectacles de Bernard Adamus, c’est l’évolution, physiquement et dans ses chansons. Il commence assis pour finir debout et à danser ensuite. Mes deux moments favoris, tout à fait à l’opposé, ont été Les pros du rouleau et le dernier rappel 2176 ! (Karina Tardif)

 

[SPECTACLE] Dans l’univers d’Elliot Maginot au Gambrinus (+ entrevue)

Ce n’était pas la première visite d’Elliot Maginot en Mauricie, et certainement pas, non plus, la dernière. En effet, le Gambrinus affichait complet le 23 février dernier pour une soirée en compagnie de l’auteur-compositeur-interprète et ses musiciens. J’ai eu la chance de m’entretenir avec lui avant sa performance, ce qui m’a permis d’en apprendre davantage sur les divers projets du jeune homme ainsi que sur ses nombreuses visites dans la région. Au début de sa carrière, Elliot Maginot avait joué au Zénob, salle qui peut recevoir tout au plus 100 personnes. Plus récemment, il a eu l’opportunité d’ouvrir pour Bobby Bazini au Festivoix de Trois-Rivières 2015 devant un public de 15 000 personnes. Comme il l’a fait remarquer : «On a tellement joué dans des setups différents, on a fait tout le spectre des publics possible ici. En plus, le Festivoix c’était notre premier spectacle de festival de grande envergure qu’on faisait avec Gabriel notre nouveau claviériste. On commence à avoir une crowd dans le coin ».

Après s’être produit en France, en Australie et en Californie, Elliot Maginot était de retour pour quelques spectacles au Québec, pour ensuite repartir vers la France en avril pour une série de concert en première partie de Cœur de pirate (qui sera au Festivoix le 26 juin prochain). Ouvrir pour une artiste comme Cœur de pirate en France, ce n’est pas rien. Comme il m’expliquait : « Tu sais, les tournées, surtout quand tu commences à tourner à l’étranger souvent c’est assez dur, les petites salles et tout. Sauf que là, j’ai eu la chance énorme énorme d’ouvrir pour Cœur de pirate. C’était de grosses salles, la technique était incroyable. Il y avait un chef en résidence, c’était des repas 5 services pour le band. C’était comme pas la vraie vie là! C’était assez hot ».  Il a également eu l’opportunité d’aller jouer dans un festival qui s’appelle Culture Collide en Californie, événement/magazine et agence créative contemporaine qui lui a permis de se créer un réseau dans cette partie des États-Unis. On peut donc dire que les choses vont assez bien pour Elliot Maginot et pas seulement au Québec.

Lors du spectacle, la première partie était assurée par Afrakite, jeune musicien (et batteur d’Elliot Maginot) qui présentait quelques pièces, dont l’excellente Grown apart qui a plusieurs vues sur Youtube. Son style folk acoustique et mélancolique était une bonne entrée en matière pour la soirée.

Malgré l’espace restreint qu’offre le Gambrinus pour les artistes, cela n’a pas affecté la performance d’Elliot Maginot et son groupe. Le public, très calme et attentif, était pendu aux lèvres du jeune homme qui, d’après ses dires, avaient la voix mal en point, car il avait cessé de fumer dernièrement. Pour les amateurs de sa musique, la différence était à peine perceptible. Comme à son habitude, Elliot Maginot a su offrir une performance à la hauteur du succès de son album Young/Old/Eveything.In.Between, et a même dévoilé un avant-goût de son prochain album. Il est présentement dans l’écriture des nouvelles pièces, mais il est également très occupé côté spectacle entre la France (avec Cœur de pirate) et le Québec.

Elliot Maginot sera de retour au Québec au mois de mai pour une série de spectacles qui sont déjà annoncés. En terminant, je lui ai demandé s’il y avait un endroit où il aimerait particulièrement jouer prochainement et l’Islande est la première place qui lui est venue à l’esprit: « C’est un pays vraiment  musical et on a quand même beaucoup de contacts là-bas. J’ai des amis qui sont déjà allés. Tu connais Emilie & Odgen ? Et bien elle est allée jouer là-bas il y a quelques mois. J’aimerais aussi aller en Afrique du Sud, mais c’est un marché beaucoup plus difficile à percer que l’Europe, l’Asie et l’Amérique, qui sont plus traditionnels». Il est donc possible de conclure qu’il n’y a pas grand-chose qui n’est pas réalisable pour Elliot Maginot !

Voici les photos d’Adrien Le Toux:

[À VOIR] Suggestions de l’équipe: spectacles à voir en Mauricie (19 au 23 février 2016)

Chaque semaine, on vous informe des spectacles à venir à voir en Mauricie.

Les spectacles que nous sommes supposé aller couvrir sont identifiés avec deux étoiles (**).

Jeudi 18 février

Vendredi 19 février

Samedi 20 février

BONUS:

Mardi le 23 février

 

Bon week-end !

-L’équipe de la Mauricie #TeamMauricie

[SPECTACLE] Rosie Valland, 27/11/2015, Le Zénob

Crédit photo : Alicia Lemieux
Crédit photo : Alicia Lemieux

S’il existe une place où j’aime apprécier un spectacle reclus, dans un coin, capuchon sur la tête et bière noire à la main, c’est probablement au Zénob. Rien de mieux que ce semi sous-sol mythique pour tranquillement savourer de nouvelles découvertes musicales.

Vendredi le 27 novembre, la découverte n’était que partielle, puisque le Zénob accueillait Rosie Valland, que j’avais déjà eu l’occasion d’entendre sporadiquement au cours de la dernière année. Néanmoins, c’état mon baptême live en ce qui a trait à cette jeune auteure-compositrice interprète sortie, il n’y a pas si longtemps, de l’École Nationale de la chanson de Granby.

 

Pour ouvrir le bal de cette soirée, Benoît Perreault s’est armé de sa guitare japonaise, d’une pédale de loop, une autre de distortion. J’avoue avoir déjà pu observé les oeuvres visuelles de Perreault et également avoir entendu, du même coup, quelques expérimentations sonores jointes à ses pratiques en arts. Ainsi, j’étais curieux de l’entendre dans une formule davantage chansonnière.

Ce que l’on peut retenir de la performance de Perreault, c’est l’authenticité. Devant nous se tenait un gars seul qui présentait ce qui lui plaisait d’interpréter.

Ainsi, on aura eu droit à un instrumental aux sonorités d’Ennio Morricone qu’il qualifia de musique cinématographique ou encore sa Toune de bar qui, jovialement, suggère au public de se fermer la gueule. Ce soir là, ce n’était bien sur qu’hypothétique, puisque le public trifluvien connaissant bien Perreault, restait fort attentif à sa performance. S’en suivit quelques compositions ainsi qu’une interprétation distortionnée de l’hymne au Printemps de Félix Leclerc.

L’éclectique performance se termine sur une pièce au saveurs horror-punk­. C’est ensuite que s’avancent du bar Rosie Valland et ses musiciens qui commencent à mettre en place leur attirail.

Juste à voir la quantité de pédales d’effets sur le sol du Zénob proportionnellement au nombre de musiciens qui les utiliseront, il est déjà facile de deviner à quoi ressembleront les interprétations live de Rosie Valland.

Le mot d’ordre pour la soirée : réverbération.

Que ce soit à la guitare rythmique de Valland ou au Roland Juno utilisé par Jesse McCormack, multi-instrumentiste, arrangeur et en grande partie artisan de ce son contemplatif qu’on peut entendre sur les albums de Rosie Valland, une chose est sure, c’est qu’on joue avec l’écho. Dès lors, le Zénob devient cathédrale. Le public de curieux peut alors apprécier les expérimentations de cette messe folk-rock-shoegaze au structurations pop qui nous démontrent que la chanson québécoise évolue pour le mieux, dans un univers où il est si facile de se perdre dans un flot infini de musique.

Le fort de Rosie Valland ne réside certes pas dans sa communication directe avec le public. En effet, comparativement à Benoît Perreault qui l’a précédé, elle ne tergiverse pas entre les chansons, et c’est aussi bien comme ça, parce qu’il est évident que ce que la chanteuse et son groupe désirent, c’est de plonger le public dans un univers sonore et lyrique unique à leurs performances, qui poussent, à mon avis personnel, bien plus loin que sur l’album, quant à lui plus facile d’approche.

 

Certes uniques et méditatives, les lancés musicales ce soir là ne pouvaient qu’agréablement me rappeler Salomé Leclerc et Elliot Maginot. Cependant, ce n’est que pour le mieux que Valland trouve sa signature dans cette nouvelle sphère de la musique québécoise.

Si l’on sort un peu de la francophonie, le jeu de basse m’a rappelé un groupe que j’ai découvert il y a quelques années de ça nommé Blue Foundation.

D’ailleurs parlant de basse, c’est probablement le point qui m’a le plus satisfait tout au long du spectacle; c’est à dire que lorsque Valland laisse tomber la guitare pour la basse, elle a une fort intéressante manière de l’appréhender. En fait, la relation qu’elle semble avoir avec sa basse est si symbiotique qu’elle permet à McCormack de s’équiper d’une autre basse pour se charger du lead. Avouons qu’un trio basse-basse-batterie ne représente pas ce que nous sommes habitués d’entendre sur la scène locale francophone. Je lève donc mon chapeau pour cette audace bien placée.

Ainsi, Olympe, dont j’avais sur apprécier la version studio à quelques surprises a davantage pris son sens avec la prédominance de la basse en live. La percussivité et la lourdeur de l’instrument complémente parfaitement la Salomesque voix de Rosie Valland ainsi que le jeu feutré du batteur Jean-Philippe Levac qui, malgré son retrait apparent, se veut un pilier indispensable au duo mélodique qu’il soutient.

Je garde une forte impression du concert de Rosie Valland qui me permet d’apprécier différemment les versions studio de ses chansons. Cependant, c’est surtout une envie forte de retourner la voir en spectacle et de faire découvrir cette artiste au monde environnant, maintenant que le silence m’aspire dans l’écriture de cette chronique.

[SPECTACLE] Nuits FEQ (Loud Lary Ajust + Eman x Vlooper + ToastDawg), 14/11/2015, Impérial Bell

Loud Lary Ajust

Photos : Jacques Boivin

Nuits FEQ, Impérial Bell, 14 novembre 2015Passé un certain âge, la jeune génération semble perplexe quand on lui annonce, tout souriant, qu’on écoute du rap (ou du hip-hop, même affaire!). Il esquisse un sourire, pis toi tu vois ça et tu t’emballes : le cours d’histoire peut commencer. En vain : à la minute que tu namedroppes Grandmaster Flash, les kids décrochent. Loin de moi l’idée de me qualifier de puriste, mais j’aime bien savoir quelle route a été parcourue pour justifier que ma destination soit la plus populaire en 2015. C’est une fatalité : l’rap, c’est une musique de jeunes POUR les jeunes, point barre. Tout ça pour dire que je suis allé voir Loud Lary Ajust à l’Impérial Bell dans le cadre des NuitsFEQ.

Pendant qu’une odeur de post-puberté envahissait la salle et que le paysage qui se dressait devant moi devenait, lentement mais surement, un forêt de capuches su’a tête, ce cher Toast Dawg est monté sur la scène avec Monk.e pour commencer ce spectacle ‘drette à l’heure (une première, dans mon cas. Bravo!). En fait, le set de Toast Dawg était, dans mon cas, un livre d’histoire du « rapqueb » qui s’ouvrait devant moi. Une magnifique clash générationnel, avec des MCs de qualité qui se succédaient. Le fait que le public continuait d’entrer ou de vaquer à ses inutiles occupations me dérangeait, mais « Feeling Light » d’Egypto et Waahli m’a fait décrocher. Les MCs multipliaient les efforts afin de faire embarquer un public qui m’apparaissait irrespectueux. Les rappers louangeaient le légendaire producteur en se succédant sur diverses pièces des deux volumes de Brazivillain ainsi que quelques tracks plus personnelles (s/o à Ken’lo pour sa reprise de Sugar Hill Gang). Ce jeune public s’est fait entendre lorsque Yes McCan a interprété « Moi pis mes Homies », et à la venue de Koriass, qui conclut ce set en lion avec un « Sorry » très énergique.

Nuits FEQ, Impérial Bell, 14 novembre 2015

Koriass ayant rendu la crowd hype (et quelques chants de « Olé » trés clichés), Eman est apparu, masque sur le visage, pour son set qui m’a déçu, dans l’ensemble. Pourtant, Eman et Vlooper sont une des forces tranquilles du rapquébécois : des productions soignées, soulful qu’Eman, un des meilleurs MCs bars-for-bars au Québec (son meilleur verse à vie est sur « Miracle Vivant », qu’il a fait), ride sans problème, avec une certaine désinvolture (presque). Mais ce duo manque de « charisme de scène » (ca existe tu, ça ), ce qui fait que je n’étais pas 100% dans leur performance. L’ajout de ModLee, pendant deux chansons, fut la bienvenue pour un « Back to Me » très senti. Eman s’est amusé avec ce jeune public assoiffé de meme en commençant un « Hotline Bling » qu’il a coupé court assez rapidement, sourire aux lèvres.

Nuits FEQ, Impérial Bell, 14 novembre 2015La foule devenait plus compacte : signe métaphorique pour moi de laisser la place à cette belle jeunesse qui voulait vénérer leur « rapqueb gods » : Loud Lary Ajust. C’est d’en haut, le sourire en coin que j’observais cette foule se dépêcher sur les nombreux hits de A-Justice, l’architecte du succès de LLA. L’énergie étais au rendez-vous : Loudmouth et Lary Kidd (et son dadbod) sautaient et s’appropriaient efficacement la scène de l’Impérial devant un public conquis d’avance. Leur performance puait l’assurance jusqu’au second étage : ils avaient la certitude que tout ce beau monde se sont déplacés pour eux et eux seulement.  Les beats de A-Justice étais mis en grande valeur grâce à la batterie et la guitare (Elliot Maginot, by the way) afin que le tout soit à un autre niveau : celui de l’excellence. « Gruau » fut indécent (dans le bon sens du terme) et j’ai particulièrement apprécié l’implication d’A-Justice dans le spectacle, qui rendait le tout plus vivant et qui le valorisait comme membre du groupe à part entière (J’pas sûr, j’pense j’aime ben’ Ajust…). Loudmouth (qui as pris du galon au niveau charisme) et Lary Kidd n’ont pas pris leur public pour acquis et ont donné l’impression de tout donner pour le dernier tour de piste de leur Blue Volvo, tout en offrant deux nouvelles chansons de leur prochain projet, au passage.

Peu importe: mes élucubrations de old head qui sombre dans un certain élitisme, je souriais subtilement en regardant une scène vivante et éclectique à souhait, remuer la tête sur de la musique originale et actuelle. L’accessibilité de LLA  permet de faire briller efficacement le « rapqueb ».

Tout ce qui manque, c’est l’respect des médias.

[FESTIVAL D’ÉTÉ DE QUÉBEC] Aperçu, jour 11

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«Toute bonne chose à une fin» comme le dit si bien le célèbre dicton. Eh oui, c’est déjà le dernier jour du Festival d’été de Québec 2015! Un mélange d’émotions nous envahit, on va s’en reparler au bilan. Avant de tourner la page sur l’édition 2015, il reste encore quelques bons groupes à voir et à découvrir. Le rock plus classique de Deap Purple ne vous intéresse pas et vous commencez à être fatigué de courir partout? Voici deux choix de scènes qui risquent de vous intéresser.

Choix 1 : Impérial Bell

19 h 45 – Cobrateens

Pour ouvrir la soirée punk du festival, qui de mieux que le groupe de Québec Cobrateens. Avec Rox à la batterie, Rich aux guitares et Yan à la basse, le trio nous livrera un performance de feu avec leur rythmes accrocheurs et exécutés avec une rapidité d’enfer. Ce serait un de leur derniers concerts avant un petit bout, il faut donc arriver tôt et ne pas les manquer!

20 h 45 – Carotté

Changement complet de registre, la troupe de musique traditionnel réinventé à la saveur punk Carotté sera sur scène dès 20 h 45. Les six membres du groupe de Neuville se décrivent comme étant l’enfant terrible de La Bottine Souriante. Ça promet d’être une performance que l’on n’oubliera et qui risque de faire jaser.

21h50 – MAP fête ses 20 ans

Crédit Photo : Stéphane Bourgeois
Crédit Photo : Stéphane Bourgeois

Finalement, pour bien conclure le Festival d’été de Québec 2015, qui de mieux que les gars de MAP! Afin de souligner leur 20ème anniversaire, les gars de MAP ont décidé de se reformer pour quelques concerts et Québec ne sera pas sans reste. Avec un concert de plus d’une heure et demie, incluant quelques invités spéciaux (on garde le secret!), le groupe punk mythique interprétera ses plus grands classiques sur scène pour ce qui semble être leur dernier concert.  Tous les détails du concert et une super entrevue avec le groupe ici.

Choix 2 : Parc de la Francophonie

19 h 00 – Elliot Maginot

Elliot Maginot au Festivoix de Trois-Rivières – Photo : ecoutedonc.ca

 Ce sera une soirée très occupée au Pigeonnier ce soir. En effet, le parc risque d’être complet très rapidement, nous vous conseillons donc d’arriver tôt et de ne pas manquer Elliot Maginot. Avec son nouvel album Young/Old/Everything.In.Between, paru plus tôt cette année, le chanteur folk saura vous charmer avec ses mélodies accrocheuses et son charisme sur scène. Essayez de porter une attention particulière aux magnifiques paroles du jeune chanteur, elles valent la peine d’être comprises.

20h00 – Mark Berube

Mark Berube – Photo : ecoutedonc.ca

 Un peu plus expérimental, Mark Berube fait dans le folk-pop qui tire parfois sur la musique alternative. Beaucoup plus recherché dans le son, les instruments se multiplient sur l’album, le rythme est beaucoup plus soutenu tout au long de son dernier opus. Sur scène, le tout risque d’être fort intéressant.

21h30 – Milky Chance

Directement venu de l’Allemagne, le duo radiophonique de l’année 2015 Milky Chance prendra d’assaut la scène du Pigeonnier à 21h30 avec un public conquis d’avance. En effet, le duo se retrouve au numéro un des palmarès radio avec sa chanson Stolen Dance. Le duo fait dans le folk radiophonique. Nous sommes beaucoup plus dans la pop que dans la musique folk traditionnelle. Dans un cas où le pigeonnier serait plein, le groupe sera de passage à Chicoutimi demain et à Osheaga le samedi 1er août.

[FESTIVOIX DE TROIS-RIVIÈRES] Compte-rendu du 27 juin 2015

TourneeJe vais être honnête avec vous : je n’avais pas prévu passer la nuit à Trois-Rivières vendredi. J’ai réservé ma chambre pas mal à la dernière minute. Mais bon, la journée du lendemain était prometteuse, et il y avait ce Yan Boissonnault, qui avait fini premier des Mardis de la relève (un concours régional) et dont le folk agricole m’intriguait. On s’en reparle un peu plus loin.

Compte-rendu d’une journée plus remplie que prévu (on ne s’en plaindra surtout pas).

FestivoixJ2-4Au début de l’après-midi, je reçois un courriel de l’organisation du Festivoix : il y aura une séance d’enregistrement vidéo surprise à l’église Sainte-Cécile et il se pourrait bien que les filles de Milk and Bone y soient. Je savais que je ne pourrais pas les voir en soirée à cause de mon retour à Régisgrad, j’ai donc sauté sur l’occasion. Sans surprise, j’ai reconnu la fourgonnette de La fabrique culturelle à la porte. Une église vidée de son contenu, Camille, Laurence, un ukelele, des harmonies parfaites. En quatre prises de la même chanson, les quelques personnes présentes ont pu constater que le buzz qui entoure ces deux jeunes femmes est pleinement justifié.

L’enregistrement sera bientôt sur le site de La Fab au lafabriqueculturelle.tv. Comme ça, vous pourrez avoir les mêmes frissons que nous. 🙂

FestivoixJ2-16Un peu plus tard, c’était au tour de la talentueuse jazzwoman Ariel Pocock de nous montrer tout son talent. L’auteure-compositrice-interprète américaine âgée d’à peine 22 ans en a impressionné plus d’un, surtout avec ses compositions riches et complexes, que j’ai beaucoup plus appréciées que les reprises un peu convenues choisies pour pimenter le programme.

Dommage que la scène jazz ait été désertée aujourd’hui. La veille, il y avait foule, mais on dirait que de nombreux spectateurs, qui n’avaient pas pu voir leur enfant prodige la veille (Valérie Carpentier), sont allés directement au spectacle de Daniel Lavoie

FestivoixJ2-29… à qui on avait promis un spectacle intime. Avec quelques milliers de spectateurs, ouais! Qu’à cela ne tienne, le sympathique jeune homme était visiblement ravi d’interpréter ses classiques en formule trio (avec Marc Vallée et Daniel Hubert).

Lavoie n’a pas perdu de temps à mettre les nombreux spectateurs dans sa petite poche : Où la route mèneLa danse du smatteJours de plaineJ’ai quitté mon île… Même les sceptiques comme moi, qui aiment moins le Lavoie période interprète (surtout les comédies musicales) ont été confondus.

Ben quoi? Le Franco-Manitobain a écrit de magnifiques chansons tout au long de sa carrière et j’ai toujours préféré un artiste qui chante ses propres tounes que les chansons des autres! (Pour ceux que ça intéresse, Lavoie sera à l’Anglicane le 30 juillet prochain et en formule trio, il est loin, très loin d’être ringard!)

FestivoixJ2-51Je devais maintenant aller voir ce Yan Boissonnault, qui a gagné le concours Les mardis de la relève, un concours local qui promettait à son gagnant une bourse alléchante et une prestation pendant le Festivoix. De nombreuses personnes attendaient l’auteur-compositeur-interprète de pied ferme sur les bancs de parc installés en rang. Boissonnault arrive accompagné du multi-instrumentiste Daniel Lemay. Pendant une heure, nous avons droit au folk agricole de Boissonnault. Du folk agricole, vous dites? Mais qu’est-ce que ça mange en hiver?

Ben c’est simple : vous vous souvenez de Paul Piché, période À qui appartient le beau temps? Des Séguin des années 1970? Des chansons qui portent sur l’amour de la terre, de l’achat local, du quotidien des gens qui vivent au bout du rang? Des ballades qui partent en gigue parce que la meilleure façon de chasser la tristesse, c’est de danser?

FestivoixJ2-62Ben c’est ça, Yan Boissonnault. Gros coup de coeur jusqu’à maintenant. Vous pouvez être certains que nous allons le surveiller à partir de maintenant.

Avec tout ça, j’ai manqué une bonne partie du spectacle d’Elliot Maginot. Ce n’est pas grave, il est jeune et on risque de le croiser de nouveau à quelques reprises. Avec un peu de chance, il aura réussi à se démarquer du lot dans lequel il est cantonné à l’heure actuelle. On lui souhaite car il a plein de talent.

Le clou de la soirée était sans contredit la sensation Bobby Bazini (le frère de l’autre, oui). Accompagné d’un band de feu, l’artiste a chanté du rock, du blues, du folk et de la pop sans faire de discrimination d’un genre à l’autre. Il s’est même permis une petite incursion du côté de la chanson francophone avec un petit air de Piaf.

FestivoixJ2-78Seul bémol, le côté statique de Bazini, qui a passé le plus clair de son temps sur son tapis qui est identique à celui qui se trouve dans son salon. Alors que les jeunes femmes auraient aimé le voir bouger plus, se promener d’un bord à l’autre de la grande scène, Bazini restait cantonné à son petit carré tissé. On a déjà vu bien pire (j’veux dire, pensez-vous que Boissonnault s’est levé souvent de sa botte de foin, vous autres?) et ce n’est pas le genre de détail qui me fait aimer ou détester une prestation, mais les charmantes demoiselles qui remplissaient le parterre (ça s’entendait) avaient des attentes et celles-ci semblent ne pas avoir été satisfaites. Bien curieux de voir s’il restera sur son confortable tapis sur l’immense scène des Plaines d’Abraham dans quelques jours.

Je suis parti de Trois-Rivières le coeur léger, samedi soir. Deux belles journées de musique et d’émotions, ça se prend bien. La fête se poursuit ce soir si vous êtes intéressés. De notre côté, nous retournons dans la capitale de la Mauricie mercredi pour y voir The Barr BrothersLes Hay Babies et Vincent Vallières. De même que jeudi (Pierre Lapointe et Fanny Bloom). Et vendredi (Zachary Richard et Bernard Adamus). Et dimanche (Emilie & Ogden, The Franklin Electric et Patrick Watson). Il reste des passeports à 49 $, et si vous ne voulez monter que pour une journée, c’est 22 $. Les spectacles extérieurs de mercredi sont gratuits pour la fête du Canada.

Merci, chers organisateurs et chères organisatrices du Festivoix, de nous avoir accueillis chez vous. On revient, ça ne sera pas long!

Photos : Jacques Boivin/ecoutedonc.ca

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[SPECTACLES] Nos choix – 26 au 29 mars

Une autre grosse fin de semaine de spectacles s’amorce ce soir. Alors, sans plus tarder :

Jeudi 26 mars

  • Les amateurs de rockabilly et de swing iront voir Melvis & The Jive Cats au Sacrilège. C’est à 18 heures et c’est… gratuit!
  • Martha Wainwright présente son spectacle hommage à Édith Piaf au Cégep Garneau. Pour le 100e anniversaire de la grande dame de la chanson. Pour les étudiants, c’est 15 $, pour les autres, on vous demande 60 $. À 20 heures.
  • Malika Sellami viendra interpréter ses chansons au Café Babylone. C’est à 20 heures 30 et le prix d’entrée est de 10 $.
  • La nouvelle sensation Elliot Maginot est au Cercle. Première partie, Jesse McCormack. Les portes ouvrent à 20 heures, les spectacles commencent à 21 heures et on vous demandera 17,50 $ à l’entrée.
  • Nous devrions avoir un espion au concert donné par Charlie Foxtrot, Mauves, Les Trimpes, Whisky Gallery et Doloréanne. Si vous voulez y aller, c’est à la Salle multi du complexe Méduse. Les portes ouvrent à 19 h 30, les shows commencent à 20 heures. Prix d’entrée : 10 $ pour les adultes, 5 $ pour les moins de 18 ans. N’oubliez pas votre pièce d’identité, pour une fois qu’elle pourrait vous valoir un rabais!
  • De son côté, Jacques sera au Bal du Lézard où commencera le Rendez-vous musical 2015. Pour ce premier jeudi, nos amis de Limoilou en Vrac ont invité Whisky Legs et Damn the Luck. Ça commence à 21 heures et on ne vous soutirera qu’un gros 5 $ pour entrer (en échange, vous aurez une surprise Boréale… je ne me fais que le messager!). Compte-rendu demain!

Vendredi 27 mars

  • On va commencer par l’incontournable : Langevin pis sa gang de Galaxie (première partie : Lubik et Furhats) sont à l’Impérial Bell, et si vous n’avez pas déjà votre précieux sésame, oubliez ça, c’est complet. Devinez maintenant si nous y serons. BEN SÛR QUE NOUS Y SERONS! Les portes ouvrent à 19 heures, le spectacle est à 20 heures. Couverture complète, mais pas pendant le spectacle, parce que quand l’endroit est plein, le réseau cellulaire se sature vite. On devrait même avoir une petite entrevue à vous présenter!
  • The Free Walkers seront au Bateau de nuit pour y présenter leur americana. C’est gratuit, 21 heures.

Samedi 28 mars

  • Nous assisterons au spectacle de lancement de Pascal Pico Larouche et son Roche Bande. Ça se passe au Cercle à 20 heures. Entrée à la porte : 10 $. Si c’est aussi bon que l’album, on va en redemander, je crois.
  • Nous aurions bien aimé être au Théâtre Petit-Champlain pour le spectacle de Dom La Nena. En première partie, Claudia Gagné enfilera son costume pour devenir L’Octopus. On l’avait bien aimée quand on l’avait vue l’an dernier. C’est un match parfait. Oseront-elles se lancer dans un duel violoncelle-contrebasse? 😀 Début du spectacle à 20 heures. 35 $
  • Il commence à y avoir des spectacles intéressants à la Grange du presbytère de Stoneham et celui de Willows en est un. La franco-manitobaine viendra présenter son joli disque homonyme. 20 $, 20 heures.

Dimanche 29 mars

Soirée lutte au Château de l’oreille tendue où il y aura à peine un peu moins de monde dans le salon de Jacques qu’au magistral spectacle des Flaming Lips l’été dernier. Ce qui ne veut pas dire que vous devez vous terrer dans votre salon!

  • Michael Feuerstack sera au Sous-sol du Cercle à 20 heures (portes 19 heures). Pour ceux qui aiment les auteurs-compositeurs-interprètes qui n’ont pas la langue dans leur poche et qui aiment gratter leur guitare. Si vous connaissez les Wooden Stars, vous connaissez Feuerstack, un des membres fondateurs du groupe. Première partie : Charles Garant et My Cone Buddy. Seulement 12 $. À ne pas manquer!

Bons spectacles! Et si vous ne voyez pas quelque chose qui vous intéresse, allez voir le site de VOIR ou de Quoi faire à Québec. Y’a plein d’autres suggestions!