Première soirée de qualifications du Cabaret Festif! de la relève – Cabaret de la Maison Otis (Baie-Saint-Paul), 27 janvier 2018

Hé qu’on avait hâte de retourner à Baie-Saint-Paul, où nos amis du Festif! (vous savez, le festival de fou auquel on assiste quasi-religieusement depuis quelques années) nous accueillaient samedi dernier pour la première soirée de qualifications de la huitième édition du Cabaret Festif! de la relève. Comme nous vous l’avons dit il y a quelques jours, nous aurons la chance de voir cet hiver douze excellents artistes de tous les horizons nous présenter leurs (beaux) projets musicaux. Leur premier objectif : se tailler une place pour la finale du 31 mars, où les participants auront la chance de remporter des prix d’une valeur totale de plus de 10 000 $ et des prestations au Festif! et ailleurs.

Cette année, l’événement est de retour au Cabaret de la Maison Otis (du moins pour les préliminaires) après quelques années passées dans la grande salle multi de l’Hôtel Germain. Et ben franchement, c’est une bonne nouvelle (même si le photographe en moi grognait un brin… pour rien, comme vous pouvez le voir plus bas). L’ambiance déjà relax du Cabaret (on vous l’a déjà dit, on ne s’y sent pas comme dans un concours) est renforcée par ce cadre intimiste.

Émile Bilodeau – Photo : Jacques Boivin

Avant de commencer le concours proprement dit, les organisateurs du Cabaret ont eu la brillante idée d’inviter un jeune artiste longueuillois de 21 ans qui aurait tout le talent nécessaire pour participer lui-même au Cabaret. Un dénommé Émile Bilodeau, qui fait dans le folk du quotidien qui suscite un certain intérêt chez les spectateurs. Il a dû inviter quelques membres de sa famille à venir l’encourager : on entend du monde chanter ses chansons avec lui.

Blague à part, le porte-parole de cette édition du Cabaret a présenté quelques chansons, dont une plus récente qui montre que depuis qu’il est reparti avec les grands honneurs de la cinquième édition, la plume de ce jeune homme a pris beaucoup de maturité. Il a dû convaincre quelques adolescentes la veille lorsqu’il est allé chanter à la polyvalente du coin parce qu’elles occupaient toute l’avant-scène! Mais les voir chanter, les yeux pétillants et le sourire aux lèvres, les chansons d’Émile, chansons qu’elles connaissaient par coeur, c’est beau.

Fait chaud. On sue déjà pas mal, mais on a la chance de ne pas se trouver sous les projecteurs. On ne reste pas trop loin, parce que le premier groupe entre en scène, mais on irait bien se lancer dans un banc de neige (bien lourde et mouillée) dehors.

The Johans – Photo : Jacques Boivin

La première formation en lice est un duo folk de Québec nommé The Johans et composé d’Émilie Rochette et Cynthia Larouche. Premier constat : comment ont-elles fait pour passer complètement sous notre radar depuis leurs début? Bien qu’encore un peu vertes, les deux filles sont super talentueuses. Elles ont le sens de la mélodie, qu’elles affichent avec une belle authenticité, sans compter une belle présence sur scène (on est dans un concours et les grands prix comprennent des grosses prestations, alors c’est important!). Accompagnées de deux musiciens pour l’occasion, Émilie et Cynthia n’ont eu aucun mal à convaincre le public, qui a accepté leur proposition avec enthousiasme. Émotion et conviction assorties de mélodies efficaces. Je pense qu’on va revoir ces deux-là plus tôt que tard.

Laura Babin – Photo : Jacques Boivin

Laura Babin a ensuite foulé les planches pour nous présenter quelques-unes de ses chansons. Même si on l’avait déjà vue voler solo, il était intéressant ici de la voir proposer son rock aérien dans un trip à trois bien exécuté. On a Water Buffalo et ses couplets aussi lents que ses refrains sont intenses en tête depuis.

Les Monsieurs – Photo : Jacques Boivin

Parlant de trip à trois, ce sont Les Monsieurs qui ont le plus impressionné les membres du jury en cette première soirée. En formule trio (un membre était absents), les trois musiciens ont livré une prestation convaincante en menant une charge à fond de train. Des textes solides et engagés, une musique livrée avec énergie brute, un rock typiquement québécois, un projet prêt pour la scène, on peut comprendre pourquoi le jury les a choisis.

De la Reine – Photo : Jacques Boivin

La soirée s’est terminée avec nos chouchous pantoumiens De la Reine. La pop groovy aux accents trip-hop d’Odile Marmet-Rochefort, Vincent Lamontagne et Jean-Étienne Collin Marcoux a visiblement plu aux Charlevoisiens qui ont écouté attentivement, sauf pour applaudir les prouesses de nos trois musiciens (surtout les solos de Vincent et les envolées d’Odile – qui m’impressionne chaque fois que je l’entends). Seul regret : vingt minutes ne suffisent pas pour saisir toutes les nuances de la proposition du groupe de Québec. De la Reine a remporté le vote du public, ex aequo avec The Johans; les deux formations seront donc du vote Internet qui se déroulera en mars prochain, juste avant la finale.

On a passé une maudite belle veillée à Baie-Saint-Paul avec quatre formations complètement différentes, mais toutes talentueuses. Sur papier, il était difficile de prévoir un gagnant. Après avoir vu les quatre prestations, il était encore plus difficile d’en déterminer un.

Ça annonce bien pour la suite. Prochain rendez-vous le 17 février avec Artifice Palace, Jessy Benjamin, Joey Robin Haché et Natation. Ben franchement, on sait pas qui va se démarquer. Et c’est bien ainsi! Billets en vente ici :

Galerie photos :

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[FEQ] Compte rendu, 15 juillet 2017

Émeraude – Scène Fibe

La jeune formation de Québec est arrivée sur la scène Fibe, tout souriant, prête à nous livrer leur belle musique. Après un premier EP lancé il y a un an (ce premier maxi leur a d’ailleurs mérité une nomination au GAMIQ pour le meilleur EP pop), le groupe présentait hier soir beaucoup de nouvelles chansons en prévision de la sortie d’un nouvel opus dans les prochains mois. Leur musique, c’est de la «pop-rêveuse» à base de synthétiseurs joués par Marie-Renée Grondin et de belles paroles qui résonnent dans un écho bien plantant. À noter que le groupe n’utilise pas de batterie pour le rythme, Simon Tam se charge de battre la mesure avec des rythmes électroniques. N’étant pas toujours un grand fan de se genre d’approche, je dois avouer que c’était très à propos. Des synthétiseurs, une jolie voix qui porte de beaux textes en français, une énergie scintillante, il était difficile de ne pas passer un beau moment avec Émeraude. (Louis-Solem Pérot)

Raton Lover – Scène Hydro-Québec

Raton Lover – Photo : Jacques Boivin

Assister à un show de Raton Lover, c’est comme se retrouver à un comptoir avec de vieux chums. Tout le temps d’une bonne humeur contagieuse, les cinq gars de Quebec, toujours reconnaissants d’être sur scène, entretiennent une chaleureuse relation avec le public. Leur musique de vacances nous emmène dans une sorte de road trip musical sur les routes de campagne et ça donne envie de jouer dehors. Cousins québécois des Sheepdogs, les Ratons portent fièrement les influences des Allman Brothers, de John Forgerty, d’Octobre et de Richard Séguin. Bref, une ouverture parfaite pour une veillée dédiée au rock québécois. D’ailleurs, le groupe a remercié la foule de s’être réunie en grand nombre, soulignant ainsi qu’il est encore et toujours important de pouvoir continuer à faire du rock’n’roll en français en 2017. On ne peut qu’être d’accord. Merci les Ratons! (Christian St-Pierre)

Mauves – Scène Fibe

C’est toujours un plaisir de voir Mauve en spectacle. Alex Martel arborant un magnifique col roulé vert semblait prêt à nous présenter leurs chansons maintenant bien connues de plusieurs d’entre nous. Ce groupe sait très bien approcher les différents styles qu’ils présentent. Tantôt avec un style nous rappelant The Seasons (Longtemps), tantôt avec un rock plus lourd évocateur de Chocolat (J’ai tout essayé), le groupe de Québec est tellement solide qu’ils réussissent avec brio tout ce qu’ils font. Devant un public qui s’est rapproché pour leur prestation (nous pouvons constater la présence de quelques fidèles du Pantoum qui semblent bien connaître leurs chansons), la formation a surtout joué des chansons de son plus récent opus Coco. Je dois avouer que j’ai un faible pour utilisation de la guitare 12 cordes électrique qui donnent une brillance éclatante nous rappelant les sonorités de la côte ouest américaine dans les années 60. Les déhanchements d’Alex Martel et le joli jeu de guitare de Julien Déry nous ont beaucoup charmé, on a déjà hâte à leur prochaine prestation. (Louis-Solem Pérot)

Émile Bilodeau – Scène Hyrdo-Québec

Émile Bilodeau – Photo : Jacques Boivin

Il s’est passé quelque chose lors de ce show. On entend souvent râler contre les milléniaux pour leur non-souci du français et des enjeux de leur époque. Et voilà que débarque un gamin qui prend position dans une langue solide et qui fait crier une meute de jeunes femmes. Le tout avec des drapeaux du Quebec en première rangée (!!!!). Voilà le phénomène Émile Bilodeau. À peine 21 ans, du talent plein la face, de la fougue, beaucoup d’intelligence et, surtout, pas de complexes pour le jeune auteur-compositeur-interprète qui pourrait passer pour le fils de Mononc Serge. À peine quelques mois après la sortie de son premier album, « Rites de passage », Bilodeau à réuni toute une génération pour chanter ses tounes au Carré D’Youville. Le succès est sans équivoque et l’amour instantané. Lucide et confiant, la recrue a déjà des airs de vétéran, ce qui le place dans la catégorie des joueurs de concession. Rien de moins qu’un prodige qui, comme son collègue Philippe Brach, entre autres, laisse présager de belles années à venir pour le Québec et sa chanson.

Andy Shauf – Impérial Bell

Le Saskatchewanais ouvrait le bal pour Foy Vance, hier soir à l’Impérial. Devant une foule compacte, Shauf a enchainé les chansons provenant de The Bearer of Bad News et The Party. Peu loquace, auteur-compositeur-interprète a parlé à la foule un minimum pour se concentrer sur la musique. Et musique, il y a eu! Les musiciens en forme circulaire permettait de bien voir les deux clarinettes, la guitare-basse, le clavier et la batterie. Les mélodies et les chansons m’ont captivées. Drink My Rivers a parti le bal de cette prestation, qui a été suivie par Hometown Hero. Plusieurs pièces ont été chaudement accueillies par la foule, comme The Party, Begin Again et Martha Sways(Marie-Eve Duchesne)

Yann Perreau – Scène Hydro-Québec

Yann Perreau – Photo : Jacques Boivin

L’ancien de Doc et les Chirurgiens n’a plus de réputation à se faire. L’opinion de la critique, autant que celle du public ne fait plus de doutes, Perreau est maintenant un incontournable de la chanson du Quebec. Avec son électro-rock fougueux et festif, il livre une performance intense, soutenue, sans compromis. Moment fort de la soirée pour le hit « J’aime les oiseaux » avec lequel le chanteur a transformé la Place D’Youville en boîte de nuit, se payant même le luxe de grimper jusqu’à la cime de la structure scénique pour saluer la foule. Mention aussi à la puissante « Le Bruit des bottes » et aux invités surprises. En effet, Perreau a eu la brillante idée de s’offrir l’appui de la nouvelle coqueluche de la pop québécoise et du Dernier Empereur Bantou. Laurence Nerbonne et Pierre Kwenders sont débarqués pour ajouter à l’énergie déjà atomique du show. Ce fut donc une conclusion à la hauteur de ce qui s’avère la meilleure soirée sur la Scène Hydro de ce 50e! (Christian St-Pierre)

[FESTIVOIX] Compte rendu, 1er juillet 2017

PROYECTO IRÉ – SCÈNE DES VOIX JAZZ – 17H45

Proyecto Iré – Photo : Adrien Le Toux

Ce groupe est l’initiative de deux de ses membres, soit celle du chanteur Oscar Fuentes et du pianiste Yoel Diaz. Ce projet artistique jazz afro-cubain, comprenant le danseur Juan Perdomo, a vite suscité l’adhésion de la foule. Cet enthousiasme a connu une apothéose durant la pièce Osain, chanson smooth jazz. Son titre évoque le dieu de la nature dans la religion yoruba, pratiquée originairement au Nigeria et qui s’est implantée lors des traites d’esclaves en Amérique centrale. À ce moment, la pluie battante s’est tue. Les pièces sont dans l’ensemble entraînantes et reflètent la richesse musicale du groupe : la très salsa Pa’ Mi Nganga ; la touche gospel dans Danza Ñáñiga du compositeur Chuco Valdes ; l’âme reggae dans Cuba, Jamaica. Ce groupe compte dans ses rangs, outre Fuentes et Diaz, d’autres musiciens de renom, comme la chanteuse et pianiste jazz multi-primée Neisy Wilson ainsi que le saxophoniste gagnant d’un prix Juno (meilleur enregistrement de jazz contemporain en 2013) Joel Miller. Outre la musique, mentionnons qu’avec les batas et congas, les explications de certains aspects de la culture cubaine et l’odeur impromptue de la fumée de gros cigare d’un spectateur, « on se [croyait] quasiment à Cuba », comme l’a si bien dit une auditrice. -David Ferron

ÉMILE BILODEAU – SCÈNE DES VOIX LIBRES – 18H

Émile Bilodeau – Photo : Adrien Le Toux

Émile Bilodeau, c’est LA révélation de l’année pour tout le monde qui l’entend ou le voit. C’est aussi la nouvelle icône de sa génération. La foule très jeune était debout à l’écouter parler de sa vie dans ses chansons comme dans les intermèdes. Sa blonde Roseline, dont il parle dans la chanson Rosie, ou ses chums de hockey dont il parle dans la chanson Hockey, c’est comme si c’était tous nos amis parce qu’il parle sans arrêt et nous fait sentir tellement à l’aise. On a le sentiment d’être à la bonne place au bon moment pendant tout son spectacle, tous debout à manger ses paroles et à attendre sa prochaine grimace. La foule populeuse connaissait pas mal toutes ses chansons qu’il nous a fait comme Amour de félin, Les poètes maudits, Ça va, America et la chanson qui l’a fait connaître J’en ai plein mon cass. -Karina Tardif

MORDICUS – SCÈNE DES VOIX POPULAIRES – 20H35

Mordicus – Photo : Le Toux Adrien

Après l’hymne national, rituel de la fête du Canada, les gars de Mordicus ont défoncé la scène. Ils en ont pris possession et l’ont habitée mieux que bien des artistes qui passent sur cette grande scène. Ils ont commencé avec Oh maman, de l’album Cri primal, pour enchaîner avec Cause à effet du plus récent, Edgar Allan Pop. Un accent de Chicoutimi, un look à la Mick Jagger et une énergie comme 1000 personnes, je ne sais pas ce qu’il faut de plus pour faire lever une foule qui est venue voir, rappelons-le, le spectacle des Trois accords qui suivait. Les gars avaient clairement des ressorts dans les pieds et étaient, selon, les vrais rockstars du Festivoix ! Après Amour révolution, la chanson thème du Festivoix, Miroir miroir et Weekend de fou, ils ont terminé de façon magistrale avec la balade rock Que tournent les vautours. – Karina Tardif

LES TROIS ACCORDS – SCÈNE DES VOIX POPULAIRES – 21H35

Les Trois Accords – Photo : Adrien Le Toux

Fidèles à eux-mêmes, les succès et la coupe champignon dans le vent, Les Trois Accords ont pris d’assaut la scène des Voix populaires du Festivoix. Je ne sais pas comment ils choisissent les chansons qu’ils vont jouer, parce qu’ils ont fait des chansons de tous leurs albums en passant de Hawaienne, Vraiment beau et Loin d’ici du tout premier album sorti en 2003, à Joie d’être gai et St-Bruno du tout dernier paru en 2015. Juste avant Bamboula, ils se sont fait plaisir en jouant Pas capable d’arrêter (l’hymne de l’émission Les Appendices) en se remémorant la première fois qu’ils l’avaient jouée en spectacle à Trois-Rivières. Sans surprise et surtout au plus grand bonheur de la foule détrempée par la pluie, ils ont fini avec Saskatchewan. -Karina Tardif

GEOFFROY – SCÈNE DES VOIX ÉMERGENTES – 23H

Geoffroy – Photo : Adrien Le Toux

C’est à l’embuscade que se déroulait le premier spectacle d’une tournée estivale qui s’annonce pour Geoffroy. Sacré espoir FEQ il y a quelques jours, on comprend pourquoi quand on écoute son album Coastline. C’est électro-ambiant et la voix chaude de Geoffroy est rajoutée à cela. En compagnie de Phil Creamer au synthétiseur, à la basse et à la voix également, et Alexandre Ouellette à la batterie, c’est complètement envoûtant. Nous avons eu droit à presque toutes les chansons de son dernier album, à ma plus grande joie. La version live de Got Me All Tired était tellement fantastique. Un piano-voix bien sentie, pour une finale intense et rythmée. Ça a demandé un peu de retenue à la jeune foule du bar, mais ça en valait clairement la peine. En pseudo-rappel (parce qu’on s’entend que de sortir d’une scène de 12X12 subtilement pour aller se  »cacher » et revenir, c’est pas facile) il a fait You say, de son EP Soaked in Gold que j’aurais probablement dû plus écouter. Pour terminer, après nous avoir offert I’ll never break your heart des Backstreet Boys, il a conclu avec Sleeping on my own. On a eu droit à un rappel bonus d’une chanson car il avait trop de plaisir sur scène (et nous tout autant dans la foule!). Bref, si vous pouvez le voir durant l’été, courrez-y! – Caroline Filion

Voici les photos de nos photographes pour les spectacles de Proyecto Iré, Émile Bilodeau, Mordicus, Les Trois Accords, Pure Carrière et Geoffroy:

Festival de la poutine de Drummonville célèbre la 10e édition avec les Trois Accords

Le Festival de la Poutine de Drummonville a dévoilé, hier après-midi, sa programmation de spectacles pour l’édition 2017. Ce festival, inauguré en 2007 par le groupe originaire de Drummonville Les Trois Accords célèbre cette année leur 10e édition. C’est pourquoi il est important pour eux de faire partie de la programmation cette année. Simon Proulx, à la tête du groupe et du festival, croit important de « célébrer avec ceux qui ont rendu ce festival possible ! ».

Le festival est également fier d’avoir Half Moon Run comme tête d’affiche. Ce groupe est en grande demande dans les divers événements estivaux du Québec en plus de prendre une place grandissante sur la scène internationale.

Les amateurs de ce repas « traditionnel » à la culture québécoise pourront profiter d’une excellente programmation musicale. Ce sont des spectacles à l’image de la relève en incluant les gagnants du concours Secondaire et Cégep en Spectacle mais aussi des artistes qui représentent la jeunesse et la musique d’aujourd’hui. C’est la fin de semaine du 24 au 26 août que le tout se déroulera au Centre Marcel-Dionne à Drummonville.

Jeudi soir, le festival s’ouvre avec Secondaire en spectacle à 18 h suivi de The Brooks (19 h), Les Sœurs Boulay (20 h) et Alex Nevsky (21 h). Vendredi le 25 août c’est au tour de Cégeps en spectacle de monter sur scène avant de laisser la place à Émile Bilodeau (19 h), Kevin Parent (20 h) et Les Trois Accords (21 h). Enfin, samedi le 26 août, la fameuse Lydia Képinski (18 h), qui sera également un peu partout au Québec cet été ayant remporté les Francouvertes en mai dernier, fermera le bal avec Alaclair Ensemble (19 h), Fred Fortin (20 h 15) et Half Moon Run (21 h 30).

Il est inévitable que la programmation attire beaucoup de jeunes en plus de leur tarif spécial de 28$ le week-end pour les premiers 2 500 passeports vendus. Sinon il est possible de se les procurer au tarif régulier à 38 $ pour le week-end ou 23 $ la journée.  C’est un rendez-vous gastronomique et musical ! www.festivaldelapoutine.com

[SPECTACLE] Émile Bilodeau au Centre culturel Pauline-Julien

Lors du spectacle d’Émile Bilodeau au Centre culturel Pauline-Julien, c’est seulement 125 chanceux qui ont eu l’opportunité d’y assister. Le public présent lors de l’événement reflétait bien l’artiste sur scène, c’est-à-dire à peine majeur. On y retrouvait également des amateurs de musique folk à la Bernard Adamus ou Philippe Brach, artistes qu’il respecte beaucoup de par leur manière de chanter qui concorde avec leur manière de parler.

Le jeune homme s’est présenté sur scène avec ses trois musiciens, prêt à mettre le feu dans la place. Il a débuté avec Tu m’dirais tu, chanson très rythmée qui a su donner le ton pour la soirée. Dès les premiers mots, le public chantait à l’unisson, connaissant le moindre mot qu’Émile disait. Passer à TV a suivi, chanson qui fait un parallèle entre passer à la télévision et faire un exposé oral.

On peut comprendre que les chansons de son premier album, Rites de passage paru le 7 octobre 2016, racontent des histoires de cégep, de peine d’amour, de nouvel amour, de voyage et de musique. C’est efficace, accrocheur, et ça rejoint les jeunes, ce qu’on peut appeler une mission accomplie pour l’auteur-compositeur-interprète. Il faut avouer que l’aide qu’il a reçue n’est pas négligeable non plus. C’est Philippe B. qui a réalisé l’album et plusieurs musiciens ont contribué également, dont Michel-Olivier Gasse de Saratoga.

Après avoir parlé de sa Crise existentielle, il a raconté J’ai vu la France et également à quel point il est fou (pièce Je suis un fou). Malgré les textes qui parfois, abordent des sujets plus douloureux pour le jeune artiste, la manière de les livrer est souvent amusante et entraînante. Comme la scène du centre culturel n’est pas très haute, on sent une proximité entre le public et les musiciens. Émile s’adresse aux gens comme des amis, et la simplicité et l’authenticité dans la manière qu’il se présente le rend attachant. C’est son Amour de félin qui m’a le plus charmé lors du spectacle, chanson qui raconte ses épopées amoureuses et comment il s’est consolé avec ses trois chats.

Il a joué près de vingt chansons avant de partir pour mieux revenir en rappel. C’est là qu’il a interprété une de mes pièces préférées, Je vais marcher. Ensuite, après que tous les gens présents (ou presque) lui aient crié de chanter La bière, il s’en est donné à cœur joie. Le public chantait tellement fort qu’on avait presque du mal à entendre Émile, rendu seul sur scène.

Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est l’ambiance de la soirée. Ne connaissant pas bien les pièces d’Émile Bilodeau, excepté J’en ai plein mon casse, je ne savais pas à quoi m’attendre vraiment. J’ai été agréablement surprise de voir un jeune homme en pleine maîtrise de son art, que les jeunes adorent, et qui ne donne pas l’impression de se croire meilleur. Il fait ce qu’il aime, de la manière qu’il aime, et ça fonctionne étonnamment bien. Je n’ai pas l’impression d’avoir découvert quelque chose de nouveau, mais je me suis drôlement amusé, et la musique, c’est aussi là pour ça!

Crédit photo : Claudine Bérubé 

 

[PHOTOS] Émile Bilodeau, Canailles et Bernard Adamus au spectacle anniversaire de Dare to Care, Impérial Bell, 15 décembre 2016

La maison de disques Dare to Care (qu’on connaît aussi pour sa filiale Grosse Boîte) a organisé tout un party le 15 décembre dernier alors que se sont succédé Émile Bilodeau, Canailles et Bernard Adamus. Dès les premières notes du jeune auteur-compositeur-interprète, ça faisait la fête au parterre et ça chantait fort les paroles des chansons de Bilodeau! Le party s’est poursuivi avec Canailles (et sa scène pleine de musiciens festifs) et ça n’a pas été long avant que les moshpits et les trains ne se forment… Enfin, Bernard Adamus a mis le feu à l’Impérial Bell avec son excellent groupe de musiciens. Chansons tristes? Chansons gaies? Qu’importe, le public, lui, avait le coeur à la fête et l’a montré chaque fois qu’il en avait l’occasion.

Comme une image vaut mille mots, on a quelques photos pour vous…

[Album] Émile Bilodeau- Rites de passage

Après plusieurs présences dans les festivals (Francouvertes, Festival international de la chanson de Granby), Émile Bilodeau sort l’album Rites de passage.

Le jeune cégépien de vingt ans a des choses à dire. Dans son folk-comico-identitaire, il rappelle le ton de Bernard Adamus ou de Philippe Brach. Réalisé par Philippe B, le premier album de Bilodeau a aussi l’aide de Pierre Fortin (Galaxie) à la batterie, Michel-Olivier Gasse (Saratoga) à la basse et Alexis Dumais (Bernard Adamus) au piano.

Le premier extrait J’en ai plein mon cass donne le ton à l’album : candide et un peu insouciant. Il y va de ses contestations qu’il fait. « Il y a l’amour et puis le temps », chante Émile Bilodeau, thèmes récurrents dans cette première offre musicale.

Sur Crise existentielle, les musiciens ajoutent du mordant dans la musique du jeune auteur-compositeur-interprète. Amour de félin, quant à elle, surprend par la candeur du nouveau poulain de Grosse boîte qui chante sans pudeur à propos d’une relation amoureuse.

Dehors est un de mes coups de coeurs sur l’album. La langue de Bilodeau parle d’elle-même, et son refrain rappelle l’importance des réseaux sociaux dans nos vies et sur nos relations.

Tu me diras-tu est plus brute et plus crue que la précédente, ce qui fait un contraste tout à l’avantage de Bilodeau. América présente quant à elle le côté plus engagé du chanteur. Rosie, chanson courte pour sa copine, mais qui dit tout.

Dans le style de chansons faciles d’écoute, Bière s’apparente à ce que Bernard Adamus a fait avec Brun (La couleur de l’amour). « De la bière, s’il vous plaît, donnez-nous de la bière », demande Bilodeau à son auditoire.

Passer à la télé compare les exposés oraux et passer à la télé. L’autodérision est au rendez-vous et fait penser à un jeune Mononc’ Serge.

La folie sur Je suis un fou et Les Poètes maudits est peut-être bien passagère, mais Bilodeau est lucide dans ses paroles.

Sur Ça va, Émile Bilodeau est en discussion avec Dieu et un vieux « motard ». Un peu philosophique sur la vie, la chanson est une belle vitrine du travail d’auteur du chanteur.

On ne réinventera peut-être pas la roue avec le disque d’Émile Bilodeau, mais on se met rapidement dans les souliers de cégépien de l’auteur-compositeur. Le jeune homme a du talent, et on peut dire qu’il a bien réussi son rite de passage.

 

[À VOIR CE WEEK-END] Québec

Les prochaines semaines seront complètement folles côté spectacles à Québec et la fin de semaine qui s’en vient en sera un bon exemple. Alors, quel est le menu du week-end?

On vous en présente un aperçu, mais vous pouvez toujours consulter Quoi faire à Québec pour plus de concerts de toutes sortes.

Jeudi 21 avril

Émile Bilodeau - Photo : Jacques Boivin
Émile Bilodeau – Photo : Jacques Boivin

On commence la soirée avec Émile Bilodeau au District St-Joseph dans le cadre des Apéros découverte du FEQ. On aime beaucoup ce jeune homme qu’on a pu voir un peu partout au cours de la dernière année. Vous aimez Mononc’ Serge? Vous trippez sur Philippe Brach? Vous allez adorer Émile. À 17 h 30. Entrée libre.

Il était à Lévis la semaine dernière (avec Émile, justement), le v’là de retour sur la rive-nord. Je parle bien sûr de Philippe Brach, qui nous interprétera les chansons de son magnifique Portrait de famine. Il reste encore quelques billets, mais on n’est pas sûrs qu’il va en rester à la porte. Décidez-vous rapidement! Portes : 19 h. Spectacle : 20 h. 22 $. **

Anatole
Anatole – Photo : Marion Desjardins

Quelle belle façon de finir sa soirée que d’aller voir Anatole et Yokofeu! Les deux groupes se produiront au sous-sol du Cercle à 22 h (ou après la fin du concert de Brach). Anatole va en profiter pour lancer son jeu de tarot. Que vous réserve la nouvelle L.A.? 10 $ (5 $ pour les détenteurs de billets de Brach) **

La formation pop de Québec Unknown Colour lancera son album Beat the Clock à L’Anti. Première partie : Tracer Flare. Portes : 20 h. 10 $

Vendredi 22 avril

L’auteur-compositeur-interprète Fred Labrie lance son album Dans la fumée claire à la Ninkasi en formule 5 à 7. Entrée libre.

Le groupe rap du 83 Taktika sera à L’Anglicane pour célébrer ses 20 ans. C’est complet, mais si vous avez déjà votre billet, on vous rappelle que le spectacle est à 20 h.

The Two Birdz profite également de ce vendredi pour lancer un nouvel album, No One’s a Stranger. Au Fou-Bar à 20 h 30. Contribution volontaire.

Amor et Willie - Photo : Jacques Boivin
Amor et Willie – Photo : Jacques Boivin

Les amateurs de musique qui sent la campagne iront assister au Barn Show à L’Anti, un show qu’on nous vend comme un show d’cowboys 100 % Québec. Au menu : The Free WalkersAmor & WillieLe Paparman Club Band et Tze Texas Redmecs. Ça va être festif et déjanté, nul doute à ce sujet, surtout que le tord-boyau va couler à flots. Est-ce que les gens de L’Anti vont oser garder le miroir derrière le bar? Une balle perdue, ça fait des dégâts! 20 h. 10 $ (à la porte).

Milk and Bone - Photo : Jacques Boivin
Milk and Bone – Photo : Jacques Boivin

Au Cercle, c’est le retour de Milk & Bone, qui avait fait un tabac à sa dernière visite à l’automne dernier. Cette fois, la première partie sera assurée par la sensation Geoffroy, qui devrait donner quelques frissons aux spectateurs avec sa jolie musique. 20 h, 20 $ (on nous souffle qu’il ne reste qu’une cinquantaine de billets… faites vite!).

Give Me Something Beautiful et Les Avalés sont au Bateau de nuit dès 20 h 30.

Samedi 23 avril

La jeune auteure-compositrice-interprète Marianne Poirier sera au Vieux bureau de poste. 20 h. Mais vous savez quoi? C’est complet! Yep. Même les artistes qui débutent remplissent les salles!

Samuele - Photo : Jacques Boivin
Samuele – Photo : Jacques Boivin

On l’a beaucoup aimée cet hiver au Cabaret festif de la relève, elle est de retour à Québec : Samuele sera au Pantoum! En première partie? Une pieuvre qu’on aime beaucoup : L’Octopus. Portes vers 20 h, BYOB. 10 $.***

 

[QUOI FAIRE] Mauricie: Les suggestions de l’équipe du 15 au 19 avril 2016

Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas.. wow ! Bons spectacles en Mauricie :

15 avril:

  • Happening électro avec Biobazar au Centre culturel Pauline Julien
  • Victor Wainwright au Cabaret de l’Amphithéâtre Cogeco
  • Matt Hulobowski au Magasin Général Le Brun (Supplémentaire)

16 avril:

  • Philippe Brach et Émile Bilodeau à La Taverne de Saint-Casimir
  • Matt Hulobowski au Magasin Général Le Brun
  • J.P.Soars And The Red Hot au Cabaret de l’Amphithéâtre Cogeco
  • Fire/Work au Moulin Michel de Gentilly
  • La Valérie et Cosmophone au Zénob
  • Stefie Shock à la Maison de la culture Francis-Brisson

17 avril:

  • Greg Regus + We told you so + Charlie Letendre au Ti-Petac

19 avril:

  • SUUNS + Pang attack au Café Frida

 

[OH OUI] Le Cabaret Festif de la relève de retour pour une sixième édition!

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Dany Placard, porte-parole du 6e Cabaret du Festif!
Dany Placard, porte-parole du 6e Cabaret du Festif!

Bon, vous le savez, l’été dernier, nous avons nous aussi succombé au charme du Festif! La gang de Baie-Saint-Paul ressemble beaucoup à la nôtre : des passionnés qui donnent sans compter, qui se lèvent très tôt et se couchent très tard par amour pour notre culture et nos artistes. C’est d’ailleurs pour cette raison que nos amis organisent depuis plus de cinq ans un volet concours qui donne aux artistes de demain la chance de montrer ce qu’ils ont dans le ventre. Jusqu’à maintenant, plus de 72 artistes auront bénéficié du Cabaret Festif!, dont quelques chouchous d’ecoutedonc.ca tels que Philippe Brach, Émile Bilodeau et Simon Kearney.

Eh ben voilà, le Cabaret Festif! de la relève est de retour pour une sixième édition, qui se déroulera à la Salle Multi de l’Hôtel Le Germain de Baie-Saint-Paul les samedis 23 janvier, 6 février, 20 février et 26 mars. Cette année, le Cabaret était très heureux de nous annoncer un nouveau partenariat avec SIRIUS XM, qui agira à titre de co-présentateur de la 6ème édition du concours, en compagnie de DERYtelecom, fidèle partenaire de l’événement. À une plus petite échelle, on vous annonce aussi qu’un petit bloguscule de Québec s’ajoute à la liste des partenaires. Yep, ecoutedonc.ca saute à pieds joints dans l’aventure. On vous en reparle un peu plus bas.

Le porte-parole de la sixième édition est nul autre que Dany Placard, qui sera présent le 23 janvier pour pousser quelques tounes (on est déjà prêts pour les na na na na na). Placard croit, comme nos amis de Baie-Saint-Paul et nous-mêmes, en la diffusion de la musique émergente à l’extérieur des grands centres et à l’importance d’offrir au public des régions une multitude de styles et de catégories d’artistes et ce, à l’année longue (ça aussi, on va s’en reparler, mais une autre fois).

Les guerres d'l'amour
Les guerres d’l’amour

Pour les participants, il devient encore plus intéressant de s’inscrire tant la qualité des prix offerts est intéressante :

  • Le grand prix du jury offrira au gagnant, en plus d’une place dans la programmation de la 7e édition du Festif!, une bourse en argent de 5000 $ (offerte par Sirius XM). À cela s’ajoute une grande tournée des médias de la région de Québec, 1000 $ de promo à CKRL, ainsi qu’une prestation et une formation radio à CHYZ.
  • Le public aura toujours droit de cité lors des trois soirées de qualification, mais cette fois pour déterminer l’artiste qui se rendra a un vote internet. Le candidat ayant obtenu le plus de votes ira directement à la finale, lors de laquelle le public couronnera enfin la personne qu’il veut voir dans la programmation du Festif en plus de remporter la bourse DERYTELECOM de 2000 $!
  • Plusieurs événements et établissements partenaires, dont, le Festival de Chanson de St-Ambroise, le Festival de la Chanson de Tadoussac, le Domaine Forget, La Fascine, l’Auberge de Jeunesse de la Malbaie et le Marché Public de Baie-St-Paul, seront tous présents afin de remettre un prix à l’un de nos finalistes en l’incorporant dans leur prochaine programmation.
  • Autre nouveauté, un des 4 finalistes aura la chance de remporter le prix de la « Tournée Charlevoisienne ». L’artiste choisi s’arrêtera donc à La Fascine, à l’Auberge de Jeunesse de la Malbaie et au Marché Public de l’Hotel Germain de de Baie-St-Paul. Un jury spécial sera formé afin de déterminer qui sera l’heureux élu.
  • Enfin, ecoutedonc.ca offrira à l’un des finalistes un ensemble assez sympa : couverture complète, entrevue de fond, séance photo professionnelle, prestation de type showcase et plus encore. On peut dire qu’on va braquer notre radar sur ce finaliste pendant un bon bout de temps. On a bien hâte de participer nous aussi!

Les artistes et les groupes intéressés à participer sont invités à remplir le formulaire d’inscription sur la page du Festif avant le 16 décembre 2015.

On vous parlera donc beaucoup du Cabaret Festif! de la relève cet hiver. Ça tombe bien, nous piaffons d’impatience de vous montrer tout ce talent!