[PHOTOS] Banners et Tor Miller au Cercle

Mercredi soir dernier le cercle accueillait Banners (UK) et Tor miller (New-York) pour une soirée pop-indie.
Tor miller, seul au piano, ouvre la soirée et donne le mood pour la suite. (Allez voir son dernier vidéo clip). Banners s’adresse de nombreuses fois au public (moi j’aime ça!) et joue devant une salle bien occupée par une foule jeune et attentive.

Vous pouvez écouter le dernier single de Banners juste ici: smarturl.it/sHolyGround

 

[Spectacle] Philippe Brach, Le Cercle, 21 avril 2016

Jeudi dernier, District 7 Production et Le Cercle – Lab vivant présentaient le spectacle de Philippe Brach, la révélation de l’année de l’ADISQ 2015. C’est dans une salle comble que Brach a livré une solide prestation.

C’est sous les notes de Portraits de famine, éponyme de son dernier album paru en 2015, étant vêtu d’un kimono et portant un masque d’extraterrestre que Phillipe Brach est monté sur scène. Accompagné de ses trois musiciens, Brach a offert un spectacle touchant à saveur folk. C’est avec la chanson Si proche et si loin à la fois que la foule s’est laissée entrainer.

Llamaryon/Marion Desjardins
Llamaryon/Marion Desjardins

Empreintes d’humour, ses interactions avec la foule étaient authentiques. Le chanteur a même commandé de l’alcool au bar directement sur la scène. C’est à coup de Gin tonic et de shooter de jagermeister que Brach et ses musiciens ont fait lever le party de cette soirée festive. Après tout, assister aux spectacles de Philippe Brach, c’est pour avoir du plaisir.

Il cheers même avec la foule pendant C’est tout oublié.

Conservant le thème des festivités tout au long de son spectacle, Brach s’est évidemment chargé d’honorer le fameux 420 qui avait lieu la veille. Pour l’occasion, les spectateurs ont eu droit à une chanson de Sophie Grégoire !

Llamaryon/Marion Desjardins
Llamaryon/Marion Desjardins

La foule était très fébrile puisque les applaudissements et les cris étaient omniprésents tout au long de la soirée. C’est surtout en interprétant les chansons de son 1er album et ses classiques que le spectacle a littéralement levé. Brach a bien présenté la qualité de son répertoire musical.

Il y a eu plusieurs autres moments forts dans son spectacle comme lorsqu’il a interprété de façon a capella sans instrument et en claquant des doigts sa chanson Bonne journée.

C’est aussi avec une reprise de Ryan Shaw – We Got Love interprété dans le noir complet, qu’il a ajouté une touche de soul à son spectacle. Il a terminé la soirée avec des chansons dansantes et sous des airs de country avec Gaston !

Philippe Brach a offert un spectacle de qualité. Un spectacle qui détend puisqu’on se laisse complètement envelopper par sa musique acoustique et sa voix extraordinaire.


 

[SPECTACLE] Dead Obies, Le Cercle, 18 mars 2016

C’était chaud au Cercle sur les coups de 22h30 quand le collectif rap Dead Obies est entré sur scène. Les six membres, soient Yes Mccan, Snail Kid, Jo RCA, O.G. Bear, 20some et le beatmaker VNCE étaient tous gonflés à bloc pour nous présenter leur dernier opus Gesamtkunstwerk. Au premier regard, on voit tout de suite la fougue des six membres. Tous les fans assemblés devant le scène se reconnaissent et se sentent représentés par les six membres de Dead Obies.

18032016-213923-03-La soirée commence avec Do 2 Get. La foule est très bruyante et énergique. Les mains dans les airs, sautillant et rappant avec les Dead Obies. Tout de suite, on voit que Yes Mccan sera le maitre de cérémonie au micro. Il s’adresse à la foule pratiquement entre chacune des chansons. Il en profite d’ailleurs, heureusement, pour calmer la foule très agitée au devant de la scène.

«  Il y a des belles filles en avant. Les gars, votre job, c’est de les protéger, pas de les pousser sur la scène. Be gentlemEn ! »

18032016-214014-07-Côté rap et performance scénique, Snail Kid à une longueur d’avance sur ses collègues. Quel rappeur ! Autant ses prouesses vocales que son attitude lors du concert, nous voyons que cet homme est fait pour être sur une scène. Le concert se poursuit avec plusieurs chansons appréciées du public, dont Jelly et Wake-Up Call. Il est difficile de ne pas apprécier le spectacle de Dead Obies. Leur présence scénique est tellement importante et imposante. Leur nouvel album est d’ailleurs largement inspiré de La Société du Spectacle de Guy Debord. Il a été conçu pour, et même sur, la scène. Toutes les pièces sont un vrai charme sur scène, et elles ont le succès escompté.

La fameuse Where They @ créer un tabac au Cercle. L’odeur printannière se fait de plus en plus sentir et la foule est en extase. Tous les spectateurs connaissent les paroles et sautent avec les rappeurs. Les talents de O.G Bear sont épatent sur cette pièce. Yes Mccan en profite pour parler à la foule et souligner l’apport de la ville de Québec pour le hip-hop québécois.

« Gros respect pour Québec ! Vous êtes une ville importante pour l’histoire du hip-hop québécois. Il y a beaucoup de pionnierS ici ! »

Après Where They @, l’énergie ne fait qu’augmenter, en même temps que la chaleur dans la pièce. Il faisait tellement chaud qu’une condensation se faisait sur les tuyaux du hait de la salle créant un petit jet d’eau continu sur la foule. Même les Dead Obies avaient droit à leur « douche ». Le tout les a fait rire un certain temps, mais semblait déranger par la suite.

18032016-212911-02-Les mosh pit et le crowd surfing se sont intensifier sur Lil’ $, Johnny et Explosif. Le collectif enchaine la très attendu Aweille! Pas besoin de vous dire que l’énergie était explosive. Les membres du groupe s’époumonent à répéter Aweille pendant 20 fois. Heureusement que la foule ne les a pas laisser tomber et à embarquer avec eux. Mccan et sa troupe nous laisse avec le dernier beat lancé par VNCE : Moi pis mes homies. Avec un petit jeu de lumière intéressant, ils entament donc cette hymne à l’amitié entre les membres de Dead Obies appelé la clique.

18032016-213954-06-En rappel, le groupe a terminé Gesamtkunstwerk avec Oh lord et Untitled. Les gens étaient sur les épaules de leurs amis et le crowd surfing était à son maximum. Un Cercle complet, dans un show de Dead Obies, ça brasse, parfois même un peu trop. Avant de nous laisser, VNCE lance un des plus grand succès de Dead Obies : Tony Hawk, de Montréal $ud. Prenant des airs de concert métal scream, la pièce est difficilement reconnaissable, mais le public s’en contre-fout. Il crie et saute avec Dead Obies pour une dernière fois.

Le concert fut une réussite de A à Z et le groupe va remettre ça à Festival d’Été de Québec le 13 juillet à 20h00 en première partie de Mac Miller. Je doute fort de revoir le collectif au Cercle prochainement. Il viseront clairement plus gros du style de l’Impérial.

18032016-203934-01-Parlons brièvement de la première partie, qui s’est déroulé en deux temps. Au début, un pitonneux de Macbook, rien d’intéressant. Après trente minutes, De La Sauce, issu de Bums & Beats, est apparu sur scène. Trois types, Vinny Pesos, Velozo et Wolfer nous ont offert quelques pièces rap à la parisienne qui ont su épater la foule. L’effet escompté était là, c’était bien, mais sans plus.

 

 

[Spectacle] Mara Tremblay + Maude Audet au Cercle le 26 février 2016

Lors de la dernière visite de Mara Tremblay à Québec, la salle Octave Crémazie m’avait semblé un peu froide pour accueillir autant de chaleur humaine. Ça avait été un bon spectacle, mais j’étais fort heureux de pouvoir renouer avec sa musique dans une salle plus intime. Vendredi soir, en rentrant au Cercle, petite déception en constatant qu’on avait placé des chaises devant la scène. C’est toujours une surprise pour moi d’écouter Mara assis puisque pour chaque chanson comme Douce Lueur, il y a une chanson pas mal plus rock et dansante comme Tout nue avec toi ou Toutes les chances.

Maude Audet
Maude Audet

Qu’à cela ne tienne, nous avons pris place pour écouter quelques ballades folk de Maude Audet. Si les premières notes ont réussi à capter l’attention des spectateurs assis au Cercle, c’est avec sa magnifique guitare électrique Gretsh qu’elle a interprété les pièces les plus convaincantes de son nouvel album Nous sommes le feu. Si elle regrettait l’absence de ses musiciens, elle a tout de même su imposer le silence et remplir sa mission à merveille. Son univers sied bien à celui de Mara Tremblay.

Mara Tremblay
Mara Tremblay

Mara s’est présentée sur scène avec son fils Victor Tremblay-Desrosiers et son amoureux Sunny Duval. Dès les premières notes de Lumières et diamants le spectateur aguerri a compris qu’il découvrirait des chansons ré-imaginées. La basse était plus fuzzée, la guitare plus tranchante et la section rythmique (un hybride de batterie et de « drum machine » ) plus inventive. Après avoir enchainé quelques chansons, Mara nous a présenté son groupe avec toute sa candeur et sa joie habituelle. Avant de jouer la merveilleuse La Chinoisse, elle a mentionné que l’album dont cette pièce est issue (Papillons) fêtait cette année son quinzième anniversaire. Le début du spectacle s’est poursuivi alors que le trio a pigé principalement dans le répertoire des deux derniers albums, servant des versions particulièrement inventives de Sans toi (chanson écrite par son garçon) et Tu n’es pas libre. Puis, chose rare au Cercle, Mara a quitté la scène pour un entracte après une magnifique version solo de la pièce au violon Le Voyage. Je ne suis pas convaincu que ce choix a bien servi le spectacle. Le Cercle, une place qui semble favoriser le bavardage, a semblé perdre un peu de sa concentration et malgré une deuxième moitié de spectacle plus musclée et voyageant davantage dans sa riche discographie, j’ai eu l’impression qu’une (petite) partie de la foule avait plus envie de discuter que de se laisser transporter.

Mara Tremblay
Sunny Duval

Mara a tout de même poursuivi dans la bonne humeur, livrant des versions tantôt salies volontairement, tantôt un peu brouillonnes de succès tels Elvis, Les Bois d’amours, Le teint de Linda ou Le Printemps des Amants. Cette formule trio en est encore à ses balbutiements, alors on comprend et on se laisse charmer par les petites imperfections de ce trio parfait. Mara a aussi abandonné son ingrate guitare-piano sur Aurait-il plu? livrant ainsi une version pas mal bonifiée. Malheureusement, un spectateur qui se croyait seul dans le Cercle a fini par faire perdre patience à Sunny Duval (avec raison!), jetant un timide malaise à la fin de cette généreuse deuxième partie. Le trio est tout de même revenu faire 3 chansons en rappel dont la rare J’aime Ton Bordel écrite alors que son talentueux fiston était encore bambin. Ils ont ensuite terminé la soirée en beauté avec Les aurores chantée à l’unisson avec la foule.

La foule du Cercle aura donc été fidèle à sa réputation d’enfant bavard alors que Mara aura elle été encore cette fille imperturbable qui jouera pour la majorité silencieuse… et charmée.

[À VOIR] Gros lundi : PARQUET COURTS au Cercle, SAN FERMIN à L’Anti

District 7 Production et Le Cercle – Lab vivant nous ont programmé tout un lundi soir!

sanferminD’un côté, à L’Anti, la formation brooklynoise San Fermin revient à Québec nous présenter son plus récent album Jackrabbit. Le groupe dirigé par Ellis Ludwig-Leone avait beaucoup impressionné en première partie de St. Vincent en juillet 2014. La première partie sera assurée par le Vermontois d’origine Sam Amidon. Les billets sont disponibles à L’Anti, chez EXO et sur lepointdevente.com.

parquetDe l’autre, au Cercle, une formation brooklynoise, Parquet Courts, viendra brasser nos cages! Si vous aimez la musique pas très propre, un brin garage, vous allez être servis! Ils seront précédés de Pill, MOM Jeans et Running. Les billets sont disponibles au Cercle, au Knock-Out et sur lepointdevente.com.

Quelle que soit votre saveur d’indie, ça va être une maudite belle soirée!

[ANNONCE] Milk & Bone de retour à Québec le 16 octobre

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Milk & Bone en session « La Fabrique Culturelle » au Festivoix de Trois-Rivière 2015. Crédit Photo : Jacques Boivin/ écoutedont.ca

Au lendemain de l’incroyable performance au Festival d’Été de Québec qu’elles ont livrée, les deux femmes de Milk & Bone annoncent qu’elles seront de retour à Québec en octobre prochain. En effet, le duo formé de Camille Poliquin et Laurence Lafond- Beaulne présentera son premier album Little Mourning pour une troisième fois au spectateur de la ville de Québec. C’est donc le 16 octobre 2015 que Milk & Bone sera de retour sur scène, mais cette fois-ci du côté du Cercle – Lab Vivant. Ce sera le premier concert de Milk & Bone en tête d’affiche è Québec depuis Little Mourning. 

Apres une année incroyablement chargée, Milk & Bone revient au bercail avec une tournée du Québec. Des arrêts dans plusieurs festivals, dont Osheaga, sont prévus et un spectacle au Théâtre Corona Virgin Mobile de Montréal est à l’agenda le 7 octobre prochain. Tels que mentionné, 2015 fut une année de changement pour les deux artistes. Après un lancement d’album important, des critiques favorables et bel accueil du public, Milk & Bone a fait des concerts aux États-Unis et en Europe pour promouvoir la sortie de Little Mourning.

Hier soir, Milk & Bone a lancé les festivités de l’Impérial Bell avant Foxtrott et Yelle. Selon les dires, la performance fut émouvante et enivrante. Les deux femmes savent comment toucher les cordes sensibles des spectateurs. C’était une performance de quarante-cinq minutes, incluant une reprise de Sufjan Stevens ainsi que la plupart des pièces de leur premier album. Nous avons bien hâte de voir ce concert en formule allongée au Cercle le 16 octobre prochain.

Les billets sont en vente dès maintenant au coût de 17$+ frais de service. Ils sont disponible au Le Knock-Out, à la billetterie du Cercle et en ligne au www.lepointdevente.com. Les portes ouvrent à 19h00 au Cercle – Lab Vivant (228 St-Joseph Est) le 16 octobre prochain. Des invités spéciaux seront annoncés ultérieurement.

[ANNONCE] OUGHT lancera un deuxième album en septembre prochain!

Le groupe montréalais OUGHT se passe maintenant de présentation. Après une année fulgurante en 2014, les montréalais sont prêt à affronter 2015 avec un nouvel album en poche. Sun Coming Down sera lancé le 18 septmbre 2015 sous l’étiquette de disque Constellation Records. Il fera suite à l’excellent album More Than Any Other Day qui a été acclamé par la critiques et le public.

Après une année 2014 remplis de concerts aux quatre coins du globe, le groupe a préféré débuté 2015 avec un temps de relaxation pour être fin prêt à enregistrer leur deuxième essaie tant attendu. C’est au studio Hotel2Tango que la magie a opéré. Alternant entre le indie rock et le post-punk, Ought sait faire de grande chose avec peu de moyen. C’est d’ailleurs un des buts du groupe. L’esprit du studio peu organisé doit se sentir dans les compositions et en concert.

Un premier extrait de l’album est dès maintenant disponible. Intitulé Beautiful Blue Sky, la pièce ne diverge pas des habitudes du groupe qui est habitué à de longues pièces (près de huit minutes).

L’album sera lancé le lendemain du concert du groupe dans le cadre du festival POP Montréal le 17 septembre prochain. Le dernier passage dans la Capitale-Nationale du groupe remonte à juillet 2014 au Cercle. Un nouvel arrêt devrait être prévu suite au lancement de l’album.

Il est possible de se procurer l’album en précommande en cliquant ici.

[Concert] Colin Stetson & Sarah Neufeld (Arcade Fire), 12 juin 2015, Le cercle

Album du duo
Album du duo

Avec les critiques assez élogieuses de leur premier album en duo (Pitchwork, Libération, La Presse) c’était assez surprenant de voir la salle du Cercle à moitié pleine pour voir Colin Stetson (Bon Iver) et Sarah Neufeld (Arcade Fire). Il faut dire qu’avec Les Plants and animals au Centre Morin et Organ Mood au Pantoum, le public avait dû se diviser pour ce vendredi 12 juin 2015.

La première partie était assez surprenante. La musique expérimentale de Ryan Sawyer (Lone Wolf) semblait l’être seulement pour lui-même. Ces jams de batterie manquaient cruellement de concordance et sa voix tuait toute harmonie possible.

Heureusement, le duo ou couple de musiciens est arrivé pour relever le niveau. Un peu intimidé pour leur quatrième prestation live après la parution de leur premier album, ils commencent avec la pièce titre « The suns roars into view ».

Colin Stetson & Sarah NeufeldLa salle attentive (ce qui devient rare au Cercle) s’est alors laissée emporter par la symbiose du saxophone et du violon. Le terme « symbiose » est pourtant réducteur pour décrire leur musique. Dans des boucles harmonieuses et complexes, Colin va aller chercher une certaine noirceur tonitruante avec ses instruments en cuivre. Tandis que Sarah va apporter une certaine douceur avec les cordes de son violon. Le tout s’alterne sans heurt, parfois en crescendo ou en decrescendo. Un baume à l’âme qui alterne entre souffrance et réconfort.

Les musiciens s’écoutent, se répondent, se complètent et dansent presque par moment. Malgré la gêne, ils ont donné leur musique ou du moins ils ont montré la maîtrise de leurs instruments. On était bien sur notre petit nuage, on avait du mal à revenir à la dure réalité en sortant.

 

Photos: Marion Desjardins/Llamaryon pour ecoutedonc.ca

 

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[À NE PAS MANQUER] Colin Stetson et Sarah Neufeld au Cercle

stetsonneufeldOn savait déjà que le saxophoniste et clarinettiste Colin Stetson et la violoniste Sarah Neufeld aimaient collaborer ensemble, comme peuvent en témoigner tous ceux qui les ont vus à Victoriaville l’année dernière. Après tout, dans la vie de tous les jours, ils sont un peu plus que colocataires.

Quand ils ne font pas de la pop avec Arcade Fire, Stetson et Neufeld ont une approche beaucoup plus exploratoire de la musique. Suffit d’écouter l’excellent, mais déroutant, Never Were the Way She Was paru en avril dernier et dans le cadre duquel le duo est présentement en tournée. Oubliez les structures couplet-refrain-couplet-refrain-pont-refrain habituelles, on nage ici dans des eaux qui pourraient sembler inconnues pour la plupart des fans du groupe des frères Butler, où la voix et le violon de Neufeld se marient à merveille aux divers cuivres utilisés par Stetson.

Une musique déroutante, oui, mais tout à fait séduisante et ô combien gratifiante pour le curieux!

Colin Stetson et Sarah Neufeld seront au Cercle ce vendredi pour présenter Never Were the Way She Was. Une occasion unique de voir deux musiciens talentueux que vous connaissez déjà pour d’autres raisons vous couper le souffle.

  • Date : vendredi 12 juin à 20 heures 30 (portes : 19 h)
  • Lieu : Le Cercle, 228 rue St-Joseph E
  • Prix : 15 $ (+ frais) en prévente, 17,50 $ à la porte. Billets disponibles au Cercle, au Knock-Out et sur lepointdevente.com
  • Présenté par : Le Cercle – Lab vivant et District 7 production

[ALBUM] Yardlets – « Good Hangs »

C’est en juillet 2012 que Yardlets fait son apparition sur la scène musicale montréalaise. Considérés comme un supergroup (comme le disent si bien les anglophones), les deux membres du duo ont déjà une carrière bien établie dans le monde de la musique. Sam Goldberg Jr. est membre du groupe Broken Social Scene et de The Krooks (le groupe qui suit la charmante Kandle en tournée) et Jeff Edwards est connu pour son implication dans Shot While Hunting. Sur le premier album, le batteur de la formation n’est nul autre que Sebastien Grainger de Death From Above 1979! Le duo s’est entouré de plusieurs autres artistes, dont David Deias à la batterie en remplacement de Sebastien Grainger sur cet album et Tim Fletcher (The Stills) à la basse.

Yardlets - Good Hangs
Yardlets – Good Hangs

Le concept reste le même que sur Middle Ages (2012), soit de faire de la musique de façon simple et minimaliste pour avoir un résultat accrocheur et réel. Oubliez la réalisation léchée et les longues heures de travail au studio sur Good Hangs. Le duo nous offre plutôt une performance rock garage, parfois punk, parfois shoegaze, pour le plus grand plaisir des amateurs de musique de garage. Enregistré au mythique Studio Breakglass dans la Petite-Italie, à Montréal, l’album qu’a voulu créer Yardlets est simple, mais efficace. Le fait que l’album soit tourné en studio vient quand même ajouter un aspect moins logique de la vocation du groupe. Le duo a essayé de faire fi de l’aspect studio et il a tenté de recréer cet aspect garage de son son. C’est réussi, mais c’est moins garage que leur premier opus. La réalisation de Jace Lasek  (Besnard Lakes) est minime, mais présente. Nous ne sommes pas dans la même ligue que l’album de 2012 enregistré sur un ordinateur portable.

La simplicité de cet album est, certes, la force du groupe. Tout au long de l’écoute, nous sentons l’esprit punk garage du groupe. C’est accrocheur, les rythmes sont soutenus, la réalisation est minimaliste : nous écoutons un vrai album sale. C’est accompagné d’une belle touche d’humour et de dénonciation cynique dans l’esprit punk. Par contre, les paroles peuvent parfois sembler inutiles et seulement être un passage obligé… Certaines paroles, dont cet extrait tiré de UnModern Man, démontre une insouciance du texte de la part du duo…

Don’t ask why i like Star Trek 
My toilet is filthy 
I have a pizza under my loveseat 
I drive a white Chevy Malibu 
I have a black belt in Kung Fu

C’est la plus grande faiblesse de cet album. Il faut souvent faire fi des parole pour apprécier la musique du groupe. Par contre, il y a de belles pièces qui sauront faire sourire les rockeurs de Montréal, dont cet extrait tiré, encore une fois, de UnModern Man.

My favourite concert was 
Metallica and Guns and Roses 
At the olympic stadium 
Faith No More opened 
James burnt his face off 
In a pyro accident 
And when the Guns ended short 
The city went to shit 

Au total, on retrouve onze pièces qui totalisent près de 45 minutes. Le son punk est très intéressant et fait du bien au paysage musical de Montréal, qui, au cours des dernières années, est très axé vers la musique alternative. La voix de Jeff Edwards est très sombre et mystérieuse, ce qui vient ajouter une touche de noirceur à l’album. Elle est souvent faible et retirée pour laisser place aux instruments.

Nous sommes loin d’un grand album avec Good Hangs. Par contre, l’écoute en vaut la peine. La musique simple et sans grande réalisation est de plus en plus rare en 2015 et c’est très intéressant d’entendre ce qui pourrait être (pour certaines pièces) des ébauches de chansons à retravailler plus tard. Attention, c’est loin d’être négatif comme propos. C’est ça Yardlets : des pièces sales, peu travaillées et enregistrées en peu de temps pour que l’on ressente, en tant qu’auditeurs, l’esprit qui régnait lors des répétitions et en studio.

Yardlets viendra nous présenter Good Hangs au sous-sol du Cercle le 21 mai prochain à 21 h (portes : 20 h). L’esprit du sous-sol du Cercle est parfait pour la musique de garage du groupe. En prime, les premières parties (Elsa et Doloréanne) seront satisfaire vos oreilles avant le groupe principal. Les billets sont seulement 10 $ (+ frais) en prévente, 12 $ à la porte. Ils sont disponibles au Knock-Out, à la billetterie du Cercle et sur lepointdevente.com. Le concert est présenté par Le Cercle – Lab Vivant et District 7 Production.