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Evil Can Evil + Woodwolf + East Wood, Le Scanner, 10 novembre 2017

Après avoir entendu Albatros et Charrue faire trembler les murs du Pantoum, notre épopée punk-rock-stoner-métal ne pouvait que se poursuivre jusqu’à ce que mort s’ensuive. Après tout, tant qu’à se péter les tympans, on ne le fera pas à moitié (ou pas du tout, s’amener des bouchons c’est bien). C’est ainsi que, le 10 novembre dernier, nous avons vu mourir la nuit et naître le jour avec Evil Can Evil, Woodwolf et East Wood.

 

Evil Can Evil

Evil Can Evil
Crédit: Gabriel Potvin Caissy

Il serait plus juste de parler du 11 novembre 2017, puisque la musique s’est mise à résonner peu de temps avant minuit. Ça nous a donné la chance d’attraper les dernières pièces de Evil Can Evil en arrivant. Composé de quatre musiciens, le groupe stoner rock de Québec se démarquait par son groove. Insérant par-ci par-là des riffs bien blues, les musiciens nous ont donné de quoi nous secouer les cheveux. Sans réinventer la roue, leur set mettait bien la table pour cette fin de soirée.

 

Woodwolf

Woodwolf
Crédit: Gabriel Potvin Caissy

Woodwolf a pris le relais. À seulement deux musiciens sur scène (guitare et batterie), ils avaient la tâche aride d’entretenir un public déjà pas mal avancé à une heure aussi pas mal avancée. Ils ont donné tout ce qu’ils avaient, pour le plaisir des quelques enthousiastes massés à l’avant. Le duo a présenté un gros rock aux accents un peu plus psychédélique. Leur univers scénique et musical avait quelque chose d’intéressant avec ses thématiques du désert et de l’orient.

 

East Wood

East Wood
Crédit: Gabriel Potvin Caissy

Arrivés directement de Trifluvie, ce sont finalement les trois gars d’East Wood qui ont fermé le bal. Revêtant leurs longs chapeaux et ponchos, les musiciens ont présenté d’abord leurs nouvelles pièces – plus stoner rock – pour terminer avec leurs plus anciennes compositions. Ce condensé musical de l’évolution du groupe donnait bien le ton quant à la direction nouvelle du groupe, qui semble construire un projet travaillé. Cela risque d’être bien intéressant à suivre.

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Spectacles

Anatole – Le Bal du Lézard / Le Scanner, 4 novembre 2017

On s’attendait au grandiose – rien de moins – à l’occasion du dernier spectacle d’Anatole tel qu’on l’avait connu jusque-là. Le squelette dandy a bien sûr choisi de faire les choses à sa manière : pour souligner la mue de son avatar et annoncer la nouvelle bonne nouvelle musicale, Anatole s’est mis en scène successivement au Bal du Lézard, puis au Scanner. Compte-rendu d’un spectacle audacieux, aux retentissements quasi bibliques.

 

Anatole – Photo : Jacques Boivin

Ancien Testament

Comme autour de la table lors du dernier repas, les fidèles du royaume de la Nouvelle L.A. furent nombreux à se masser devant la petite scène limouloise du Bal. L’endroit, bien choisi pour son aspect intime et initiatique, accueillit bientôt le divin prophète et ses apôtres, dans leur habituel accoutrement squelettique et éthéré.

C’est avec ce qu’on aurait pu appeler l’énergie du désespoir – de la dernière fois – que le groupe se lança. Enfilant les unes après les autres les pièces de L.A. / Tu es des nôtres, les musiciens s’en donnèrent à cœur joie tandis que, parmi la foule, le chanteur choisissait ses victimes. Dansant, crachant, foudroyant du regard l’auditoire, Anatole faisait exploser les barèmes d’intensité. En symbiose avec les mains habiles de ses instrumentistes, qui manipulaient les pièces avec expertise, il nous fit atteindre les sommets de la grâce sur Grosse Massue, pour ensuite nous faire plonger dans l’abîme avec Le grand sommeil.

 

Anatole – Photo : Jacques Boivin

C’est à ce moment que survint sa chute. Des convulsions prirent la vedette, qui se débattit jusqu’au dernier instant pour nous livrer son message lyrico-prophétique. Soudain, il s’affala dans un tumulte musical de plus en plus dissonant. C’était la fin d’une ère. Procession funèbre jusqu’à la sortie du Bal, où l’on emmena le corps, l’âme en peine. Mais déjà, un soubresaut d’excitation électrique parcourait les spectateurs : cette mort marquait un passage, le début d’autre chose…

 

Anatole – Photo : Jacques Boivin

Nouveau Testament

Passèrent donc les fidèles du Bal du Lézard jusqu’aux sombres anfractuosités du Scanner, lieu propice aux révélations dionysiaques. De nouveaux visages apparurent aussi. En moins d’une heure, la nouvelle salle se remplit tout autant, voire bien plus que la première.

L’entrée en matière du groupe se fit en simplicité, sous la couleur de nouveaux costumes. Bien sûr, Anatole se fit attendre quelque peu avant de paraître, un habit glamour lui moulant le corps. Au son de la sensuelle Isaac, nos papilles auditives se réveillèrent lentement.

Anatole – Photo : Jacques Boivin

De l’ancien Anatole, le groupe a gardé le regard hypnotique de son chanteur, qui scrutait la foule en canalisant tous les regards. Il a gardé le son franchement eighties, qui s’est d’autant plus assumé dans les nouvelles pièces présentées. Celles-ci redoublaient d’ailleurs d’inventivité sur le plan des motifs mélodiques ou rythmiques exploités.

Brandissant ses nouvelles pièces comme les Tables de la Loi, Anatole fit rapidement grimper l’intensité au tapis grâce à un mélange explosif de dansant et de percutant. Quelques classiques de l’ancien Anatole vinrent ponctuer les nouvelles révélations, au plaisir des fidèles qui pouvaient alors crier leurs serments en chœur. Suivant les lubies de la vedette tels de véritables pantins musicaux, les spectateurs subjugués se sont libérés de leurs réserves pour danser, hocher de la tête, sauter, crier.

L’apparition subite de ce nouvel Anatole devra nous contenter jusqu’en mai, nous a-t-il lancé en fin de spectacle, avant de faire ses adieux définitifs à la pièce Discollins. Et maintenant ? Il ne nous reste qu’à attendre le Jugement dernier, la mémoire empreinte encore des sensations extatiques de ce moment privilégié.

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Nouvelles Région : Québec

Les suggestions de Marie-Michelle, 6 au 9 avril 2017.

Plusieurs événements à ne pas manquer ont lieu en avril. En effet, c’est grâce à un week-end bien rempli que je vous présente les suggestions de concerts de la semaine:

Jeudi 6 avril 2017

Les Nuits Psychédéliques de Québec- Chapitre IV – Le Rêve Lucide -The Blaze Velluto Collection (Lancement de Weatherman)/Walrus/19h30/ 10$ à la porte et en pré-vente au Knock-Out ou sur le site de lepointdevente.com)/ Salle Multi de Méduse, 591 Rue de Saint-Vallier Est, Québec. 

Lien vers l’événement Facebook: https://www.facebook.com/events/1846419052307249/

La quatrième édition des Nuits Psychédéliques de Québec s’apprête à faire pas mal de bruit en fin de semaine prochaine. Bon à savoir, il est possible de se procurer un laissez-passer pour les trois soirs au coût de 33,04$, sur le site de lepointdevente.com. En ouverture, la formation psych-rock Walrus, originaire de Halifax, suivie du lancement de l’album Weatherman de The Blaze Velluto Collection (Erotique PQ, Call me Poupée, Silk Arrows, Ponctuation et Paul Michelo) lequel regroupe des pièces enregistrées entre 2008 et 2016, qui comprend également plusieurs collaborations à découvrir!

Vendredi 7 avril 2017

Les Nuits Psychédéliques de Québec – Chapitre IV – L’Acide Test –
Double date with death/DEAF/Alex Calder/Le Vaisseau d’Or/The Highest Order/Crabe/19h30/20$ à la porte et 15$ en pré-vente au Knock-Out ou sur le site de lepointdevente.com/ Salle Multi de Méduse, 591 Rue de Saint-Vallier Est, Québec. 

Lien vers l’événement Facebook: https://www.facebook.com/events/1846419052307249/

La seconde soirée des Nuits Psychédéliques se veut somme toute très montréalaise dans l’ensemble. On part le bal avec le duo weird punk francophone Crabe, dont l’énergie est résolument contagieuse. À ne pas manquer non plus, le country/ psych-rock des Torontois.e.s The Highest Order, l’excellent psych-pop de Le Vaisseau d’Or, Alex Calder, DEAF ainsi que Double date with death.

Appalaches/ CHRIST/23h00/10$ à la porte/Scanner Bistro, 291 rue Saint-Vallier Est, Québec.

Le collectif Noise isn’t Noise et Broken Chords présentent une soirée de post-rock/drone/ambient avec CHRIST, ainsi que la formation montréalaise Appalaches, laquelle nous présente son plus récent opus, Cycles.

Lien vers l’événement Facebook: https://www.facebook.com/events/297542173994108/

Samedi 8 avril 2017

Pick a Piper/Yoo Doo Right/20h00/10$ à la porte /BYOB/Le Pantoum, 76 rue Saint-Vallier Ouest, Québec.

Lien vers l’événement Facebook: https://www.facebook.com/events/1799813033676211/

Le Pantoum présente le musicien électro/psych/pop Brad Weber connu sous le nom de Pick A Piper, lequel a sorti l’album Distance un peu plus tôt cette année, lequel est influencé par les voyages de l’artiste. Par ailleurs, c’est le quatuor rock indie/psych montréalais Yoo Doo Right qui a le mandat de fouler la scène du Pantoum pour l’ouverture du spectacle.

Les Nuits Psychédéliques de Québec – Chapitre IV – La cérémonie – WTCHS/
The Mighty Megalodon/ Dopethrone /Strange Broue/ Mhedved/19h30/20$ à la porte et 15$ en pré-vente au Knock-Out ou sur le site de lepointdevente.com)/ Salle Multi de Méduse, 591 Rue de Saint-Vallier Est, Québec. 

Lien vers l’événement Facebook: https://www.facebook.com/events/1846419052307249/

En guise de clôture, les Nuits Psychédéliques proposent une soirée thématique assez sombre, où les participant.e.s arborant une toge ou une cape noire se verront remettre une consommation gratuite. Le programmation ravira les fans de musique lourde (stoner, doom metal, hardcore, crust punk, sludge etc.) À noter, le passage du trio DIY stoner metal/crust Dopethrone et le formation WTCHS. Afin de préserver la nature spéciale de la soirée, les appareils photo ainsi que les téléphones cellulaires seront interdits à l’intérieur de la salle.

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Région : Québec Spectacles

[BD] Si SeÑor, Painted Fruits, Johnny de Courcy et La Fête au Scanner

Jeudi passé j’ai reçu ma paye. Vendredi, j’ai mangé des ramens. Mais entre les deux, il s’est passé des affaires pas mal trippantes. Compte-rendu d’une soirée psychélectrique folle et de bon goût. NDLR : Rassurez-vous, aucune substance illicite n’a été consommée pour les bienfaits de cet article.

Si Senor dans le désert de la muerta.xs

Le show commence avec les Si Señor, boy band aux goûts vestimentaires… créatifs, pour ne pas dire douteux. Écouter la musique des Si Señor, c’est un peu comme ré-écouter l’épisode des Simpsons où Homer mange un piment magique au festival du Chili; il se perd en plein désert, rencontre un coyote nommé Johnny Cash qui lui conseille de partir en quête de son âme soeur et se réveille dans un terrain de golf. Bon. J’ai pas trouvé de coyote au Scanner et mon chili est tout ce qu’il y a de plus straight, mais c’est juste pour expliquer à quel point leur musique est psychédélique en estiche. C’est du bonbon, acid jazz planant instrumental avec des longs riffs appliqués. miam miam.

Painted Fruits.xs

Puis arrivent les fruits peinturés, euh, s’cusez, les PAINTED FRUITS ! Ces gars-là sont pas mangeables, mais sont ben beaux. J’ai trouvé dans leur musique un petit quelque chose d’été et de joli comme une crème glacée, les refrains chantants, la batterie gentille et sautillante,  ça donne envie de s’étaler sur le sable et de jouer au volley à moitié tout nu, ou juste de se prendre par la main… Cute à mort! À ce stade-ci, j’était trop occupée à shaker de la tête pour me souvenir de leur face comme du monde rendue sur ma table à dessins, faut dire qu’une valse contagieuse avait commencé à brasser doucement la foule du Scanner, j’ai même surpris le frigo à esquisser quelques pas de danse.

Johnny de Courcy.xs

Johnny de Courcy monte sur scène : grande échalote à la gueule de rock star et aux yeux de biche. Je ne connaissais pas du tout le dude, mais aux premières notes de Master Manipulator j’ai su que j’étais en amour, happée comme l’achigan sauvage sur le hameçon du rock progressif. PAF PAF FONT MES MOTS DANS TA FACE Je remercie Vancouver d’être tellement monotone qu’elle a engendré un esprit aussi déjanté. Puisque De Courcy est l’enfant impossible qu’auraient eu David Bowie et Peter Murphy s’ils s’étaient tombé dans les yeux… j’exagère à peine. Une dégaine folle, un laisser-aller, un rien-à-foutre de gars pour qui c’est naturel de cracher des hits. Une sensibilité dans la voix qui passe de murmure étouffé contre le micro à du gueulage viscéral et transcendent, mais toujours la note juste. Je pense aux pistes Wind Chimes et Cherry Lane qui exploitent très bien cette dualité. Si ses chansons étaient une planète, j’y bâtirais ma maison.

La Fête.xs

Enfin viennent La Fête. J’ai un seul reproche à leur faire : y’a pas assez de tounes sur leur bandcamp parce qu’on en MANGERAIT. Ils ont fermé le show en douceur, après la montée dramatique de l’énergie on avait besoin de quoi de plus smooth pour l’atterrissage. Et ce fut réussi. Tantôt jazzy, tantôt noise-tendresse, toujours swell. Une musique agréablement dissonante dans un paysage instrumental acidulé.

ti-galope ti-galope ti-galope je suis un cheval nommé la fête et je distribue joie et indécence sur vos visages fatigués.

Ce fut une belle soirée.

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Nouvelles Région : Québec

[À VOIR] La fête à Rox ce vendredi au Scanner

Affiche : Thomas B. Martin
Affiche : Thomas B. Martin

Les amateurs de musique qui chatouille juste un peu les tympans et amis de Rox, notre maman punk bien aimée et copropriétaire du sympathique Knock-Out, sont invités à une soirée haute en couleurs ce vendredi soir dès 22 heures au Scanner sur St-Vallier.

Comme Rox ne fait jamais rien à moitié, elle a invité des bands assez spéciaux à venir jouer pour elle :

  • Les Vipères (oui, oui, vous avez bien lu, les légendaires Vipères, tellement punk et garages que les garages de Québec se sont appelés « pop » parce qu’ils sont moins garage que les Vipères)
  • Sangomas (du bon rock and roll qui déménage, parfait pour danser comme un malade)
  • Les Vilains puceaux (un autre groupe de punks pas propres qui ont pas l’intention de jouer drette).

Ajoutez à cela quelques surprises qui promettent, des imperméables disponibles pour les chochottes qui veulent pas salir leur linge (t’es peut-être pas à ta place).

Ça va être un beau moment. On va aller chercher un imperméable pour l’appareil photo. Le linge, lui, il se lave. 😉

Les billets sont en vente 10 $ au Knock-Out, pis niaisez pas trop, paraît qu’ils s’envolent assez vite.

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Région : Québec Spectacles

[PHOTOS] Dark Circles, ROPE, SCARE, 4/12/2015, Le Scanner

Vendredi soir dernier avait lieu un concert réunissant trois bands de musique méchante; Dark circles (MTL), ROPE(QC) et SCARE (mon nouveau groupe préféré de Québec).

ROPE - Crédit photo: Catherine Bélanger-F
ROPE – Crédit photo: Catherine Bélanger-F

Les trois formations qui ne font pas dans la dentelle ont livré une performance bien sentie devant les spectateurs qui s’étaient réunis sur place. Gageons qu’ils sont repartis à la maison éméchés et avec les oreilles qui cillent. C’était vraiment satisfaisant en terme de musique qui « rentre », un peu moins pour les photos (mais, ça c’est pas vraiment important!). Je pense que j’ai eu peur pour ma vie, pour vrai.

Pour reprendre un ami sur facebook: « Satan fait des plaintes de bruit quand Dark Circles jam. »
Si t’as le goût de te faire brasser, rate pas le prochain show de n’importe quel de ces bands là, tu seras pas déçu. Promis.

 

 

 

Dark circles: http://darkcircles.bandcamp.com/album/mmxiv
Rope: http://ropeqc.bandcamp.com/
SCARE: https://scareqc.bandcamp.com/

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Spectacles

[SPECTACLE] Caféïne + Gateway Drugs, Le Scanner, 2 mai 2015

cafeine-150502-16Il est minuit. Le Scanner est pratiquement plein. Après une bonne dose de rock décapant (on y reviendra plus tard), Xavier Caféine vient rejoindre ses comparses qui l’attendent sur scène. Ils sont cinq au total à occuper cette minuscule scène. Le groupe entame les première notes de Love Is A Riot. L’ambiance devient survoltée en quelques secondes. Les fans sont aux anges, sautant dans la foule, dansant avec l’artiste et criant les paroles. Même Xavier Caféine est très surpris de la réaction du public, mais il en est très heureux. Il décide donc de s’approprier le Scanner et de donner tout un show aux spectateurs. Il était dans une force herculéenne, le chanteur punk. Il s’amuse avec son micro, prend des selfies avec les fans pendant qu’il chante, il va danser et embrasser des fans dans la foule, il est en feu! Dès la deuxième chanson, un problème technique vient couper le rythme. Les musiciens (sauf le clavier, d’où vient le problème) s’amusent donc avec le chanteur et la foule. Nous sommes impatients et excités d’entendre d’autres pièces qui nous sont jouées qu’instrumentales depuis cinq minutes, le temps que le clavier redémarre. Tout d’un coup, le bassiste Jean-Philippe Bourgeois entame les premières notes d’Electric. L’album New Love est très connu des spectateurs. les réactions sont fortes. Le public s’époumone et chante « I’m Not Electric » avec le chanteur. Il est si heureux. Il ajoute même qu’il « a eu une dure journée pour le coeur, mais que ça vient de tout régler ».

cafeine-150502-23La pièce titre de l’album New Love suit de façon explosive. « Vous connaissez souvent une seule phrase de cette chanson-là », lance-t-il avant de jouer Montréal, un vieux classique de son répertoire francophone. Certes, les gens connaissaient son dernier opus en anglais, mais ils adorent aussi son bon vieux répertoire francophone. Xavier laisse la foule chanter les refrains pendant qu’il la visite et danse avec le public.

Nous avons eu droit plus tard à une exclusivité : une nouvelle pièce. Cette chanson, sans titre pour le moment, se retrouvera sur le prochain album anglophone du chanteur. Nous en avions discuté avec lui dans l’entrevue qu’il nous avait accordée la semaine dernière. Cette chanson très rock, beaucoup plus que l’album New Love, est prometteuse. C’était la première fois que le groupe la jouait en concert et c’était très bien fait.

Parlons-en du groupe. Il y avait un guitariste, un bassiste, une claviériste et un batteur. Ils sont tous excellents et suivent Xavier Caféine sur la route depuis un certain temps, à l’exception du batteur qui en était à un de ses premiers concerts avec le groupe. Il s’en est très bien tiré. Tout le monde était en sueur, car il faisait chaud dans la salle. Ils avaient tous, par contre, un sourire aux lèvres, car l’ambiance était à la fête.

cafeine-150502-25Le temps avance, il est maintenant près d’une heure du matin. Xavier Caféine a joué douze chansons. La fin approche, mais avant ça, il va nous livrer les gros canons. Il lance donc sa reprise de Sex Beat par The Gun Club. Cette chanson se retrouve sur la version américaine de son album. C’était la première fois, car oui j’ai vu Caféine en spectacle sept fois en moins de deux ans, que je voyais live cette reprise. WOW. Quelle fougue, quelle énergie et quelle belle appropriation du titre à la saveur Caféine. Cette chanson prenait vie dans un endroit comme Le Scanner. Une salle à connotation punk- rock. Tout le monde connaissait Sex Beat, autant le public que le staff, car c’est un bon vieux succès qui roule beaucoup au Scanner. Xavier Caféine demande d’avoir cinq shooters pour son groupe et lance la dernière chanson du spectacle : Black Swan.

cafeine-150502-31Au lieu d’aller en rappel, Xavier demande au public s’il est d’accord pour qu’il enchaine les chansons du faux rappel sans sortir de scène. Il ajoute : « Québec! Vous n’êtes pas une gang d’osti de posés ». Le public rit et il enchaîne avec la première chanson du rappel. C’est 1-2-3-4 de l’album Gisèle qui est lancée! Le public est conquis. les vieux hits entrent au poste. Caféine veut donc que 1-2-3-4 soit a capella. Il chante sans micro avec la foule. C’est un très beau moment. Il enchaine tout de suite avec Gisèle, son plus gros succès en carrière. Xavier prend une petite pause et une admiratrice se faufile devant la scène et chuchote à l’oreille du chanteur. Elle veut entendre Fin du Monde. «Je suis pus capable de la jouer celle là, pus capable! Mais Québec, à soir, je la joue une dernière fois»! Avons-nous assisté à la dernière interprétation en concert de cette pièce? J’espère que non, car elle était si bien jouée et aimée du public. C’était un beau moment.

Le spectacle s’est ensuite soldé sur trois autres pièces francophones de son répertoire. Au total, il a joué l’album New Love en entier avec deux nouveautés et sept pièces francophones. Le groupe quitte dignement la scène, après une heure trente de concert enflammé. Il y avait de quoi être fier, car il a fait revivre le punk-rock hier soir au Scanner. Le show avait des allures d’un bon vieux spectacle punk-rock de bar des belles années de ce genre musical que je trouve plutôt discret ces dernières années. Merci Xavier Caféine (et District 7 Production) d’avoir ranimé le punk!

Gateway Drugs

cafeine-150502-12Pour partir le bal, nous avons rencontrés les quatre membres de Gateway Drugs un peu avant 23h00. Le chef de file de ce groupe est le batteur. Il est excellent et si puissant. Le groupe en soit nous a délivré une solide dose de rock pendant environ 30 minutes. C’était solide. Nous n’avons rien compris des paroles, car le micro de la chanteuse n’était pas très fort, mais nous avons apprécié le talent fou du batteur et des guitaristes. Ils ont fini leur performance à genoux, sur le sol, à taper sur leur guitare. C’était un beau moment avec le groupe directement venu de Los Angeles. À découvrir si vous aimez les fortes doses de rock.

(Photos : ecoutedonc.ca/Jacques Boivin)

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Entrevues

[Entrevue] Caféïne – En spectacle à Québec ce samedi!

Crédit Photo : John Londono
Crédit Photo : John Londono

C’est ce samedi que Xavier Caféïne, maintenant appelé Cafeïne, revient visiter Québec pour un des derniers spectacles de l’ère New Love. Il est fraîchement de retour d’une expérience hors du commun au États-Unis pour lancer son album. Il nous a offert une entrevue dans le but de savoir ce qui se prépare dans sa vie professionnelle, mais aussi comment se déroulera sa visite à Québec de ce samedi.

Caféïne - «New Love»  (Indica Records)
Caféïne – «New Love»
(Indica Records)

En ouverture, nous revenons sur son passage en Californie en hiver 2015. En effet, l’album New Love, qui fut lancé en 2013 ici, est maintenant disponible partout chez nos voisins du sud depuis février 2015. Xavier affirme que l’album a été très bien reçu par les Américains. Les radios universitaires ont vraiment aidé à créer un petit hype. Quelques pièces ont eu un bon quota de roulement et les critiques ont été généralement très positives. Certes, pour utiliser ses mots, la réaction est à petite échelle. Mais il est vrai d’affirmer que la vague Caféine, malgré la petite réaction, fut ressentie par plusieurs Américains cet hiver.

Il est certain que le lancement et les réactions ont été différents du Québec. Il affirme lui même « être un petit nouveau là-bas». En comparant le Québec et les États-Unis, le chanteur aborde sa notoriété publique. Ici, «je suis un vétéran, mais là-bas, je ne suis qu’un parmi tant d’autres. L’accueil des médias est totalement différent». Les deux expériences sont vraiment différentes.

Typique de tous les albums anglophones créés par des artistes francophones, la question linguistique était sujet de discussion. Je lui ai demandé s’il avait ressenti une certaine réticence du public et des médias face à son album anglophone (New Love). Il répond que non. « Beaucoup moins qu’il y a dix ans », ajoute-t-il. La question linguistique est un débat plutôt en retrait ces dernières années, donc il n’a pas eu de problème. Il ajoute même une réflexion très intéressante sur le sujet. « Connais-tu des chanteurs ou groupes suédois qui chantent en suédois? », me demande-t-il. La réponse est non. « Par contre, tu connais The Hives, tu connais ABBA. Ce sont tous des groupes anglophones qui sont originaires de la Suède. Le Québec n’est pas plus niaiseux qu’un autre. Il a compris que les représentants à l’étranger [lire ici : pays non francophone] devaient chanter en anglais ».

Nous abordons maintenant sa série de spectacles à venir. Il y a un concert à Québec, un à Montréal et quelques showcases à Toronto pour la Canadian Music Week (CMW). C’est d’ailleurs en vue de ces showcases que les concerts de Montréal et Québec ont été ajoutés à l’horaire pour repartir la machine, car les derniers concerts datent de quelques mois. À quoi peut-on s’attendre samedi au Scanner? Il répond simplement que ce sera «l’album New Love avec deux pièces inédites et quelques vieux succès francophones tirés d’albums précédents». Xavier Caféine affirme ne pas être nostalgique de ses pièces plus anciennes. « J’adore encore beaucoup jouer ces chansons. Par contre, je ne suis pas nostalgique. Faut s’entendre que je n’ai pas de hits comme Iron Maiden ou encore Éric Lapointe. J’aime beaucoup aller de l’avant et présenter mon nouveau matériel. Je ressors le vieux stock dans le rappel ». Le show est dans une plus petite salle pour pouvoir adapter le concert au lieu et le faire par passion. Ce sont les derniers concerts de l’ère New Love. Caféine ajoute que les prochains concerts suivront vraisemblablement le prochain album.

Xavier Caféine lors de son passa à Osheaga 2013. Crédit Photo : Matthieu Paquet-Chabot / www.écoutedonc.ca
Xavier Caféine lors de son passage à Osheaga 2013. Crédit Photo : Matthieu Paquet-Chabot / www.écoutedonc.ca

En parlant du concert, nous avons aussi abordé le sujet de la première partie : Gateway Drugs. Le groupe est de passage au Canada pour la CMW et en profitera pour faire quelques concerts avec le roi du punk québécois. La connexion s’est faite rapidement entre les deux groupes grâce à John Kastner, gérant du groupe de L.A et ami de Xavier Caféine. Ayant ouvert pour le groupe lors de son séjour aux États-Unis, la faveur est maintenant inverse au Canada. En plus d’avoir une connexion musicale, ils sont maintenant des amis. En parlant du groupe, Xavier ajoute que les deux groupes «sont de la même famille, mais qu’ils n’ont pas vraiment le même son. Les deux shows seront donc totalement différents, mais dans le même esprit punk-rock».

Qu’est-ce qui attend Xavier Caféine dans le futur? «Décidément un album en anglais. J’ai déjà des maquettes de faites et j’aime ça. C’est différent». Lancer New Love aux États-Unis était pour montrer qu’il existait. « Maintenant, le gros reste à faire avec le prochain album », me dit-il. Par contre, il n’abandonne pas la langue de Molière. «J’aimerais beaucoup lancer un EP en français prochainement. Peut-être même avec un concept flyé de cassette ou quelque chose du genre, quelque chose de collection».  Il avoue adorer le français et surtout écrire en français. Il ne se sentirait jamais capable d’abandonner cette langue. Pourquoi un EP? Parce qu’il n’y a plus personne qui achète des albums lance-t-il. «Je les comprends, quand tu as le choix entre la gratuité ou payer 15$, je ne peux pas leur en vouloir de choisir la gratuité sur le web». À suivre…

Pour conclure, je lui demande de convaincre les gens, en quelques mots, de venir assister à son spectacle. Il me répond qu’il ne veut pas essayer de convaincre personne. « Si vous ne m’avez jamais vu, vous devriez aller au spectacle. » Le show est très physique et enflammé. Il ajoute qu’il est difficile de décrire l’expérience Caféine sur scène.

Caféine sera en spectacle au Scanner samedi 2 mai prochain à 21h00. Les billets sont en vente sur www.lepointdevente.ca. Il sera aussi le lendemain du côté de Montréal à La Vitrola. Le spectacle de Québec est présenté par District 7 Production. 

Merci à Xavier Caféïne d’avoir accepté de répondre à nos questions. Je vous conseille vivement d’aller voir le groupe en spectacle, c’est toute une expérience!

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Spectacles

Nos choix du week-end

(Photo : ecoutedonc.ca/archives)
(Photo : ecoutedonc.ca/archives)

Fin de semaine de fou encore une fois à Québec. On ne se plaindra pas, au contraire, aussi bien en profiter! Voici une liste TRÈS partielle des spectacles présentés cette fin de semaine.

Jeudi 16 avril

  • Anatole et Les choses sauvages sont au Cercle. Portes à 19 heures, les spectacles commencent à 20 heures. L’alter-ego d’Alexandre Martel est de retour à la maison. S’il y a quelqu’un qui peut donner de la vie à un show de sous-sol, c’est cet homme, qui n’hésitera pas à faire quelques pas de danse collé collé avec vous. Et quand je dis vous, je vise pas mal tout le monde. 10 $ à la porte. On couvre le show? On couvre le show!
  • Claude Bégin occupera pour sa part la grande salle du Cercle. Portes à 21 heures, on va laisser le temps à Anatole de finir son spectacle, alors si vous êtes en bas, vous aurez le temps de vous déhancher avant de voir un Bégin plus grand que nature. Les Magiciens, c’est un maudit bon album de pop très assumée, et si on se fie à la mini prestation qu’on a vue en février, Bégin donnera tout un show. 12 $. On va être là aussi!
  • rvmLe Rendez-vous musical de Limoilou se poursuit au Bal du Lézard. Après le rock de la semaine dernière, on retourne au folk et au bluegrass avec les formations Dreams May Come et Tze Texas Redmecs. Ça commence à 21 heures, ça ne coûte que 5 dollars et Boréale vous offre une petite surprise. Pour avoir déjà vu les Redmecs, c’est un spectacle que vous voudrez voir.
  • Et puis y’a Dumas au Petit-Champlain. Notre prolifique auteur-compositeur-interprète devrait en faire groover quelques-uns. 20 heures, 35 $.

Vendredi 17 avril

  • Joseph Edgar
    Joseph Edgar
    (Photo : ecoutedonc.ca/Jacques Boivin)

    Joseph Edgar donnera un spectacle fort attendu au Petit Impérial. Le sympathique Acadien viendra bien sûr présenter son album Gazebo, mais compte tenu de la profondeur de son répertoire, on risque de faire de belles découvertes. Chansons engageantes. Entrevue ici. Première partie : Jérôme Casabon. 20 $, 20 heures. On y sera.

  • Simon Kearney sera au Vieux bureau de poste, à St-Romuald. Ce jeune homme est à surveiller. 20 heures, 17 $.
  • Lemon Bucket Orkestra sera avec Magotty Brats au Cercle. Ça va faire la fête dans la salle de la rue St-Joseph. Une belle attitude punk qui devrait plaire. 15 $ à la porte, qui ouvre à 20 heures. Spectacle à 21 heures.
  • La Bronze présentera sa jolie pop au Pantoum. Première partie : Émeraude. Déjà plein de gens ont manifesté leur intérêt, on vous conseille donc d’arriver tôt. Devinez quoi : on y sera aussi! Ouverture des portes à 20 heures, 10 $, apportez votre étanche-soif préféré.

Samedi 18 avril

  • 10945848_424236551062210_3046142450159656962_oLa formation The Brooks va être au Cercle. Du funk comme on l’aime, plein de soul, avec un gars qui a déjà été choriste pour le roi de la pop lui-même. L’équipe d’ecoutedonc.ca est très tentée… Macédoine assurera la première partie. 15 $ à la porte, qui ouvre à 20 heures.
  • Oktoplut et Jet Black sont au Scanner. 8 $, 23 heures. Si après le funk des Brooks, ça vous tente de stoner un peu, vous voilà servis.

C’est une liste TRÈS partielle. Si vous voulez en voir plus, nous vous invitons à consulter votre calendrier préféré.