Les Hôtesses d’Hilaire (+Garnotte) – La Taverne de St-Casimir, 2 décembre 2017

À l’occasion du spectacle des Hôtesses d’Hilaire et de Garnotte ayant lieu à la Taverne de Saint-Casimir samedi dernier, une délégation d’ecoutedonc.ca Québec a œuvré en territoire contesté (meilleure chance la prochaine fois, délégation de Mauricie). Tandis que Marie-Ève Fortier (chaperon) et Jacques Boivin (photographe) découvraient le lieu pour la première fois, notre nouvelle recrue Gabriel Tremblay y faisait ses premières armes. Compte-rendu d’une soirée on ne peut plus festive.

À l’occasion du spectacle des Hôtesses d’Hilaire et de Garnotte ayant lieu à la Taverne de St-Casimir samedi dernier, une délégation d’ecoutedonc.ca Québec a œuvré en territoire contesté (meilleure chance la prochaine fois, délégation de Mauricie). Tandis que Marie-Ève Fortier (chaperon) et Jacques Boivin (photographe) découvraient le lieu pour la première fois, notre nouvelle recrue Gabriel Tremblay y faisait ses premières armes. Compte-rendu d’une soirée on ne peut plus festive.

PS : Mention honorifique à Madeleine Aubin, chauffeuse attitrée de la délégation ecoutedonc.ca Québec et presque gagnante du concours de limbo.

Garnotte

Garnotte / Photo: Jacques Boivin

Quelle belle découverte que fut Garnotte, ouvrant le bal pour Les Hôtesses d’Hilaire samedi dernier à l’intime Taverne de St-Casimir. À son 2e hiver d’existence, la formation montréalaise nous a agréablement surpris par leur rock progressif variant une multitude de mélodies différentes tout au long de leur prestation. Timide en début de perfo, les gars se sont dégênés à la 3e pièce et on peut clairement entendre des influences du groupe folk The Sheepdogs dans leur musique.

Le leader du groupe David Bourbonnais y va de quelques interventions toujours très drôles et pertinentes pendant le set mentionnant entre autres le fait qu’il a brisé une de ses cordes de guitare au même moment que son batteur (Dominic Matthews) a perdu une baguette. Langoureux par moments, heavy à d’autres occasions, les contrastes de style sont intéressants et les ambiances créées par le claviériste Félix Rioux font voyager le public. Une finale presque country garnie de sifflements a même transformé la taverne en saloon western. La table était mise pour les Hôtesses, et ce de belle façon par les «busboy» de Garnotte.

 

Les Hôtesses d’Hilaire

Arborant une splendide robe aux motifs fleuris, Serge Brideau le chaman acadien nous a offert une multitude de claques dans le visage! Non loin de déplaire au public, Les Hôtesses d’Hilaire ont donné tout un spectacle. Misant sur une ambiance groovy, mais toujours aussi psychédélique, Léandre Bourgeois au clavier, Michel Vienneau à la basse, Mico Roy à la guitare et Maxence Cormier alias le «jeune» nous en ont donné pour notre argent.

De son côté, Serge a complètement converti la Taverne de par son franc-parler et ses critiques sociales, notamment sur Fais faillite et C’est Glen qui l’a dit. Sur cette dernière, le déhanchement du Néo-Brunswickois combiné à la complainte anti-technologique fut une expérience audiovisuelle incroyable. Nous avons également eu droit à une sacrée belle tranche de vie sur Eastbound and Down, qui parle de la naissance de Mico. Dans un 18e roue en plein highway. Brideau a même joué au prof de yoga sur J’me souviens des p’tits bouttes, méditant assis en indien pendant la déroute de ses musiciens. Après plus de deux heures de démence, on pourrait penser que les gars n’ont plus de gaz… Eh bien détrompez-vous. Qu’on tape du pied, qu’on danse ou qu’on se rentre dedans, personne ne peut rester indifférent à la musique des Hôtesses.

 

Comment le spectacle s’est terminé? La légende raconte qu’il ne s’est jamais achevé. Non, sérieusement, la finale se voulait un super jam de 15-20 minutes où les musiciens ont lâché leur fou pendant que Brideau, admiratif, les écoutait en notre compagnie. La cerise sur le sundae déjà all dressed, un DJ set de Serge jusqu’au petit matin qui nous a fait danser comme s’il n’y avait pas de lendemain et pourtant… il y en avait en bel et bien un. Au final, un baptême des Hôtesses plus que concluant pour ma part et une première à la taverne pour Jacques et Marie-Ève. On s’en souviendra longtemps.

[ÉVÉNEMENT] La Noce – 8 juillet 2017 – Zone Portuaire de Chicoutimi

Comme nous n’arrivons pas à être partout en même temps, mais qu’on a des bien bons amis, on a demandé à Camille Goulet, ancienne trifluvienne, mélomane et jeune femme à la plume magnifique, de nous faire un résumé de son expérience à La Noce. 

Salut La Noce, veux-tu ben m’épouser?

Je n’ai jamais rêvé secrètement d’un mariage irréaliste comme ceux qu’on voit dans les films. Mais à ma grande surprise, en ce samedi 8 juillet 2017, l’envie d’épouser, non pas un homme en particulier, mais plutôt un événement musical au grand complet, s’est emparée de moi.

En avril dernier, le divertissant et futé Philippe Brach, porte-parole de l’événement, nous invitait via un vidéo en direct du Pakistan, à La Noce du Saguenay, un événement auquel « faudrait être cave en osti pour pas se pointer » selon ses dires. Déjà « teasée » solide par sa publicité et la programmation qu’il annonçait, je me suis dépêchée de me trouver des billets. Quelques mois plus tard, le jour de La Noce arrivait.

Après de multiples péripéties et quelques heures de route, j’arrive à Chicoutimi, l’âme emballée. La Zone Portuaire s’ouvre à moi. Accueillie par ceux qu’on appelle les Clowns noirs et un décor construit avec les personnages colorés que l’on retrouvait sur toutes les publicités de l’événement, j’entends déjà Le Gros Groupe offrir à une foule éclectique, quelques mélodies instrumentales. Il y a des « food trucks » pour tous les goûts et des artisans locaux qui occupent des kiosques pour nous offrir leurs produits. Les festivaliers se déplacent avec le sourire pendant qu’un célébrant offre des mariages à 10 $. C’est La Noce, t’sé. L’organisation a poussé le concept jusqu’au bout, au plaisir de tous. De mon côté, je me prends une bière et je me promène sur le site pendant que Mordicus pousse la note.

L’horaire de l’événement était partagé sur deux scènes qui se succédaient merveilleusement. Après le spectacle de Mordicus sur la grande scène, Le Gros Groupe accompagné de Philippe Brach, prennent place sur la petite scène pour quelques chansons. Vers 15 h 30, le groupe éclaté Violett Pi (que j’adore) anime la grande scène. Tous costumés, les membres jouent des pièces tirées de leur premier EP ainsi que de leurs deux albums, devant des fans extasiés. S’en suivent des prestations alternées de LAB, Gazoline, puis Martel Solo en Duo qui nous offre de la musique pour nous accompagner pendant l’heure du repas.

En début de soirée, c’est l’entrée en scène des Hôtesses d’Hilaire. En plus des pièces interprétées, on a droit à un spectacle d’humour de la part du chanteur Serge Brideau. Les fous rires éclatent sous une pluie fine qui nous quitte aussitôt. Sur la petite scène, les festivaliers assistent aux prestations de Chantier, Soucy et La Famille Bédard qui se relayent toujours avec celles de la grande scène. Vers 19 h 30, le très attendu Philippe Brach est acclamé par la foule. L’artiste offre comme toujours, un spectacle extraordinaire. Il parcourt la scène en sautillant et en dansant au travers de ses musiciens talentueux, tout en étant en parfait contrôle de sa voix à la fois puissante et mélodieuse. Sa chanson Si proche et si loin à la fois, interprétée en duo avec Klô Pelgag a su mettre en appétit les spectateurs pour la performance subséquente de cette dernière. La toute petite femme au talent immense, accompagnée de ses multiples musiciens chevronnés a su offrir un spectacle fabuleux. La clôture de La Noce s’est faite avec Les Goules, qui attirent, à chaque fois, de nombreux admirateurs nostalgiques et ardents. Tous hurlaient les chansons à l’unisson avec Kouna au micro. Pour les plus coriaces, La Noce prenait fin aux petites heures au Sous-Bois avec un « after ».

C’est avec de beaux souvenirs, un léger mal de tête et le sourire aux lèvres que je lève mon chapeau et mon verre aux initiateurs de l’événement, les gars d’Ambiances Ambiguës, Éric Harvey et Fred Poulin ainsi qu’à Diffusion Saguenay pour cet événement original, festif, agréable et orchestré à merveille. Longue vie à La Noce!

Camille Goulet, rédactrice invitée

Crédit Photo : La Noce – Le Petit Russe 

ENTREVUE AUDIO : LES HÔTESSES D’HILAIRE

Il y a quelques jours, au Festival de la chanson de Tadoussac, notre courageuse Marie-Ève Fortier s’est entretenue avec Les Hôtesses d’Hilaire. Ils ont parlé de tout et de rien, mais surtout de tout.

Entrevue surréaliste à écouter ci-dessous :

Photos : Ludvig Germain Auclair

[FESTIVAL] 34e Festival de la chanson de Tadoussac, jour 4 (2 juillet 2017)

Plus les jours avançaient, plus notre expérience festivalière se transformait en parcours du combattant. Cumulant plus de belles découvertes que d’heures de sommeil, Ludvig Germain Auclair et moi-même avons pour une dernière fois couru de scène en scène dans le décor bucolique d’une Tadoussac ensoleillée. Compte-rendu d’une journée de clôture forte en émotions.

 

Spectacle surprise – Scène Hydro-Québec

On était heureux de retrouver Le Couleur à 13h ainsi que La Bronze à 15h dans le cadre des prestations surprises, étant donné que leur spectacle matinal aux Dunes avait été annulé. Encore une fois, nombreux sont ceux qui furent au rendez-vous.

Crédit Photo: Ludvig Germain Auclair

Les membres de Le Couleur se sont d’abord frayé un chemin à travers leur panoplie d’instruments (percussions diverses, claviers, synthés…). Cela n’en prend pas moins pour rendre vivante leur disco-pop éclectique et accrocheuse. Pigeant dans les années 60 à 80 sur le plan des sonorités et des styles, les deux percussionnistes, le claviériste/bassiste et la chanteuse créent une musique qui – en plus d’être recherchée et vivante – fait irrésistiblement succomber à la fièvre de la danse. La preuve, c’est que vers la fin de leur set même les spectateurs les plus timides s’étaient levés pour nous montrer leurs meilleurs moves – qu’ils les aient appris tout récemment ou directement dans les années disco. Chapeau au groupe qui a livré une performance énergique : on se serait cru dans un club italien au paroxysme d’une soirée bien avancée.

Crédit Photo : Ludvig Germain Auclair

La Bronze a pris la relève vers 15h. Véritable boule d’énergie, la chanteuse Nadia Essadiqi own la scène avec sa personnalité assumée et son attitude chaleureuse. Sa musique, assurée par les excellents musiciens Clément Leduc (claviers) et Francis Brisebois (a.k.a. Funklion, à la guitare), est aussi percutante qu’accrocheuse. On a pu entendre des titres des deux disques du groupe, au son desquels le public tapait des mains ou se laissait aller à hocher la tête. Visiblement, ça le démangeait de danser une fois de plus, puisque tous se sont levés à la demande du groupe pour Rois de Nous, pièce titre de son dernier album.

Il serait scandaleux de passer sous silence la contribution Simon Lévesque au son. Débarqué directement de Montréal avec Le Couleur, il a permis aux deux groupes de livrer un groove de qualité en maniant habilement les platines.

 

Wallace – Chapiteau Desjardins

Crédit Photo : Ludvig Germain Auclair

Originaire de Sète, petite ville du sud de la France, Wallace a su mettre de la joie dans les cœurs de ceux qui s’étaient présentés à leur spectacle de 19h. Le trio amalgamait la chanson française et le manouche – mais aussi l’électro et le rock. En plus d’être original, ce mélange complétait bien l’univers à la fois éclectique et senti du chanteur : on changeait de style comme on passait des baleines aux souvenirs de vagabonds.

 

Daniel Bélanger – Scène Québécor

Ce n’est pas sans difficulté que je peux parler du spectacle de Daniel Bélanger, puisque ce moment a tenu du rêve du début à la fin. En pigeant généreusement dans le répertoire précédant Paloma, son dernier opus, Bélanger a fait plaisir à un public qui était déjà conquis. Lui aussi, il semblait heureux d’être présent parmi nous : son enthousiasme transparaissant derrière le ton candide de ses interventions.

Crédit Photo : Ludvig Germain Auclair

Plusieurs moments forts se sont détachés du lot. Les pièces Fous n’importe où ou encore Parapluie sont à compter parmi celles qui se sont démarquées, mais le paroxysme de la soirée a malgré tout pris forme pendant Rêver mieux, alors que le public mêlait sa voix à celle, inimitable, de l’auteur-compositeur-interprète.

Crédit Photo : Ludvig Germain Auclair

Pendant que la musique nous transportait ailleurs, les musiciens faisaient des pieds et des mains – littéralement – pour insuffler la vie à cette chimère majestueuse. Il était d’ailleurs impressionnant de voir le percussionniste et multi-instrumentiste Alain Quirino à l’œuvre, et ce tout particulièrement lorsqu’il maniait le Theremin pendant Intouchable et immortel. Acolyte de Daniel Bélanger depuis maintenant près de 15 ans, il a su rendre honneur à sa réputation de virtuose.

 

Gab Paquet – Le Gibard [OFF]

Trop tard, nous avons appris que pendant qu’on perdait la tête avec Daniel Bélanger, Gab Paquet enflammait le Gibard. On n’est même pas arrivés à temps pour la dernière goutte de ce suave élixir ! Qu’à cela ne tienne, nous sommes retournés faire la fête avec Les Hôtesses d’Hilaire qui clôturaient officieusement la soirée à l’auberge de jeunesse de Tadoussac.

 

Les Hôtesses d’Hilaire – Site Belle Gueule

On n’a vraiment pas regretté notre décision, parce que c’est une expérience complètement différente de la veille qui nous attendait auprès du groupe acadien. Les Hôtesses d’Hilaire avaient prévu le coup : nouvelle robe, nouvelles interventions tout aussi naturelles et efficaces avec le public, nouveau set. On a même pu entendre C’est Glen qui l’a dit, que le groupe semble garder pour les occasions spéciales.

Le public, lui aussi, vibrait différemment de la veille au son du rock prog psychédélique du groupe. C’était peut-être le manque de sommeil, mais au lieu de s’agiter dans tous les sens il se tenait plus calme – non sans quelques soubresauts – et écoutait activement. L’ambiance permettait de bien se concentrer sur la qualité de la musique des Hôtesses d’Hilaire, ce qui est parfois plus difficile quand on se pitche partout.

Les musiciens se sont d’ailleurs surpassés en ce dernier spectacle (le troisième en trois jours, faut-il le rappeler ?). MDMA ainsi que Hilaire à boire ont été le terrain de jeu dans lequel ils se sont déchaînés dans des parties instrumentales largement improvisées et parfaitement calibrées pour prolonger la tension jusqu’aux finales extatiques. Sérieusement, et terminons notre ultime compte-rendu tadoussacien là-dessus, si tous les hommes savaient faire l’amour comme les Hôtesses savent jammer, il n’y aurait plus aucune femme insatisfaite au lit.

[FESTIVAL EN CHANSON DE PETITE-VALLÉE] COMPTE RENDU, 30 JUIN 2017

Le Festival en chanson de Petite-Vallée débutait sa 35e édition ce jeudi 29 juin 2017 sous la thématique «Des guitares à la mer». C’est entre autres à cette occasion que plus de 1600 spectateurs ont eu le privilège d’assister au choeur de 400 enfants qui chantait haut et fort les mélodies des artistes passeurs, soit Patrick Norman et Les soeurs Boulay. Cette première journée était aussi marquée par les spectacles respectifs de Sarah Toussaint-Léveillé et de Dumas.

Sans plus tarder, j’ai donc pris la route vendredi tôt en matinée pour vous faire un bref topo de cette première fin de semaine de festivités.

AMYLIE – THÉÂTRE DE LA VIEILLE FORGE – 16H

Amylie. Crédit: Alicia Lemieux

Amylie a pris place sur la scène du Théâtre de la Vieille Forge vendredi dans sa robe laissant bien voir son petit ventre rebondi. En effet, elle a pris le temps de se présenter au début du spectacle en racontant quelques faits divers sur elle-même, dont le fait qu’elle était enceinte. C’est un sujet qui est revenu également au cours du spectacle : «Des fois, mon bébé il bouge et j’ai l’impression que tout le monde le voit.» Ces anecdotes font partie du sympathique et attachant univers d’Amylie.

À mon arrivée, les premières chansons que j’ai entendues étaient Sortie du bois et Milles fois, tirées de son troisième album Les éclats. La plupart des pièces semblaient réarrangées tout en simplicité pour convenir aux instruments sur scène soit une batterie, une basse et deux guitares électriques. Pour des musiciens avec qui elle jouait pour la première fois, le rendu était très intéressant.

Au cours du spectacle, Amylie s’est adonnée à un jeu participatif avec le public en lui demandant de choisir entre deux versions d’une chanson pour ensuite se diriger au milieu de la salle avec son ukulele pour en offrir une version acoustique. Ce moment semblait être apprécié du public qui était pendu à ses mots.

Un peu plus tard, elle remontait sur scène pour interpréter quelques chansons en solo à la guitare électrique. Dépouillée de ses musiciens et n’ayant que son instrument et sa voix, c’est ainsi que je sentais retrouver l’artiste dans toute sa fragilité, elle qui nous interprétait sa touchante chanson Tout oublier. Au retour de ses musiciens, elle a entonné les douces paroles de sa pièce Grand-maman, cette chanson émouvante qui a conquis plusieurs coeurs lors de la sortie de son vidéo-clip. S’excusant de jouer que des chansons tristes, elle a conclu ce bloc avec une reprise d’une de ses inspirations, la chanteuse canadienne Feist, avec la pièce The park.

Sur un ton plus festif, elle a terminé son spectacle avec ses pièces Jusqu’au matin et L’amour à dos pour revenir avec un rappel de Système solaire auquel s’est ajoutée sur scène Marie-Pierre Arthur qui était dans la salle. Somme toute, Petite-Vallée a été conquis, tout comme moi, par la touchante Amylie.

LES HÔTESSES D’HILAIRE – THÉÂTRE DE LA VIEILLE FORGE – 23h30

Les Hôtesses d’Hilaire. Crédit: Alicia Lemieux

Le spectacle de fin de soirée à la Vieille Forge prévoyait déjà être très festif avec la venue des Hôtesses d’Hilaire. L’arrivée des quatre musiciens vêtus de blanc sur scène donnait déjà le ton au spectacle. L’introduction de leur chanson Murdochville aux airs psychédéliques s’est mise à résonner dans la salle et c’était maintenant au tour du chanteur du groupe, Serge Brideau, d’arriver par l’arrière de la salle vêtue d’une magnifique robe satinée bleue.

Se sont enchaînés les titres Boule boule, Eastbound and down, Super chiac baby, Fais faillite, Machine à bière, Regarde-moi et Hilaire à boire. Comme à leur habitude, une foule d’anecdotes ou d’histoires loufoques s’entremêlaient à leurs transitions. Nous avons même eu le droit à une nouvelle chanson qui devrait sortir sur leur prochain album concept, Acadie.

Pour clore leur rappel, c’est avec étonnement que le chanteur a descendu de la scène pour se mêler à la foule et en se couchant par terre avec les spectateurs accroupis, presque tels des disciples. Une finale épique comme je les aime et digne de tout ce qui peut arriver d’inattendu à Petite-Vallée!

La suite de mon périple dans le prochain article.

Ça va nocer à Saguenay le 8 juillet – avec Philippe Brach, Klô Pelgag, Les Goules et plusieurs autres!

On va avoir beaucoup envie de tout laisser tomber et de traverser le Parc le 8 juillet prochain pour aller à Saguenay. Diffusion Saguenay et Ambiances Ambiguës ont annoncé ce matin la venue d’un nouvel événement qui aura lieu le 8 juillet dans la Zone portuaire de Saguenay, La Noce, un événement musique, arts bouffe et plus qui possède une affiche fort impressionnante pour un événement d’une journée!

Du côté des prestations musicales, on pourra voir (et entendre) Philippe BrachKlô PelgagLes GoulesGazolineLes Hôtesses d’HilaireMordicusVioleTT Pi et Le Gros Groupe.

On peut s’attendre à des numéros assez spéciaux… Quand on sait que Philippe Brach a participé à l’élaboration du menu, ça risque d’être éclaté! La journée, qui commencera à 13 heures, pourrait s’étirer jusque tard dans la nuit si on compte les nombreux afters qui risquent de se tenir après l’événement.

Les billets sont déjà en vente et si cette journée vous intéresse, on vous invite à ne pas perdre trop de temps : les 500 premiers billets ne coûtent que 15 $ (une fucking aubaine!). Le prix régulier en prévente est de 20 $. Et si jamais vous vous décidez à la dernière minute, c’est 25 $ qu’il vous faudra payer à la porte (vous voyez pourquoi je parle d’une aubaine!).

Pour acheter vos billets ou obtenir plus de renseignements, visitez le site Web de La Noce au http://lanoce.net

[SPECTACLE] Ligue Rock VI (Royal Caniche, Les Hôtesses d’Hilaire, Xavier Caféine), Le Cercle, 18 février 2017

Xavier Caféine – Photo : Marion Desjardins

On attendait le retour de la Ligue Rock avec impatience… eh bien, la série de trois concerts qui décrottent les oreilles commençait ce samedi soir au Cercle et cette soirée promettait: en plus de Royal Caniche et Les Hôtesses d’Hilaire, on a pu célébrer le dixième anniversaire de Gisèle, le désormais album classique de Xavier Caféine.

Chose promise, chose due : des artistes en feu, un public plus qu’enthousiaste, de la bière qui coule à flots (chez vos humbles serviteurs aussi), ce fut une soirée mémorable.

Royal Caniche

Royal Caniche – Photo : Marion Desjardins

Premier groupe de la soirée : un duo (Dany Nicolas et Benjy Vigneault) nommé Royal Caniche. Les gars décrivent leur musique comme du grunge de grange. Si vous trouvez ça étrange comme ça, il suffit de voir Nicolas jouer de ses instruments gossés dans une shed du Plateau pour comprendre. Musicalement, ça sonne comme comme si Kurt Cobain avait préféré les champignons magiques à l’héroïne. C’est sale, vraiment sale, mais c’est rythmé et explosif.

Si Nicolas et Vigneault se montrent fantastiquement cabotins entre leurs chansons, ponctuant leurs interventions de nombreux jurons et poussant quelques blagues savoureuses, quand ils jouent, ils réussissent à remplir la salle avec leur musique et faire oublier qu’ils ne sont que deux. Même quand ils ont quelques petits pépins de moniteurs. Ça ne les a que rendus plus sympathiques.

On va les surveiller, c’est en plein le genre de rock abrasif qui peut vous aider à déglacer une entrée!

Les Hôtesses d’Hilaire

Les Hôtesses d’Hilaire – Photo : Marion Desjardins

Serge Brideau (en robe fushia) et ses comparses avaient concocté pour l’occasion un programme qui me semblait beaucoup plus rock que d’habitude (c’est peut-être juste moi ou le fait que j’étais installé juste à côté de Mico Roy et sa guitare de feu). Pendant près d’une heure, le groupe a offert une prestation endiablée où se sont succédés les morceaux les plus entraînants du répertoire hilairien. MoonshineEastbound and DownJe me souviens des p’tits bouttes/Murdochville/Boule Boule (où on a levé les bras pour chatouiller les orteils du p’tit Jésus), il y étaient tous!

On a eu aussi droit à la folle MDMA, où les musiciens se sont encore une fois démarqués par leur jeu tout en finesse (surtout dans la deuxième moitié de la chanson, toute instrumentale, où Brideau a quitté la scène pour laisser aux spectateurs la chance d’apprécier la guitare possédée de Roy, les claviers psychotroniques de Léandre Bourgeois, le jeu de basse solide de Michel Vienneau et la finesse du rythme de Maxence Cormier.

C’est ensuite venu le temps de jouer quelques extraits du plus récent album, Touche-moi pas là, qui nous a donné une Super Chiac Baby qui nous a permis de crier SUPER CHIAC à tue-tête à la fin, Fais faillite et son refrain extrêmement cathartique, la tonne de briques de Machine à bière et une finale complètement folle sur… Regarde-moi, où la fameuse machine à boucane du Cercle a fait des siennes et transformé la salle en un immense banc de brouillard où on ne voyait absolument plus rien! J’étais à moins d’un mètre de Mico et pourtant, je ne le voyais PAS DU TOUT! En règle générale, on aurait sacré après l’abus de boucane, mais cette fois, l’ironie était trop belle : comment veux-tu qu’on te regarde, Serge, quand on ne te voit pas?

Vous savez, j’ai vu Les Hôtesses d’Hilaire près d’une dizaine de fois en un peu plus d’un an et demi. Chaque fois, ils étaient meilleurs que la fois précédente. C’était encore vrai samedi soir : nos rockeurs acadiens préférés ont présenté une prestation rodée au quart de tour où tout était absolument parfait – même les trucs involontaires comme la machine à boucane… Je ne suis pas le seul à avoir aimé : le public, qui était surtout là pour Xavier Caféine, a plus qu’apprécié sa découverte.

Tant mieux. Hilaire Brideau peut être fier de ses hôtesses!

Xavier Caféine

Xavier Caféine – Photo : Marion Desjardins

L’organisateur de la Ligue Rock, Sébastien Collin, avait envie de frapper un grand coup cette année : convaincre Xavier Caféine, plus habitué à regarder en avant qu’en arrière, à donner une série de spectacles pour célébrer le dixième anniversaire de son premier album solo, Gisèle. Pour ce faire, Caféine s’est monté un groupe de feu : Samuel Caféine et Alex Crow à la guitare, Vincent Peake à la basse, Marie-Anne Arsenault aux claviers et le légendaire Michel « Away » Langevin à la batterie. Avec une telle équipe, Caféine n’avait qu’à faire ce qu’il fait le mieux : établir le contact avec ses fans en chantant leurs chansons préférées.

Je vous avoue que je n’avais pas beaucoup écouté Gisèle à sa sortie, ce n’est que tout récemment que j’ai découvert cet album et je devais être une des huit personnes au Cercle qui ne connaissait pas ses chansons par coeur. Même si je ne me sentais pas tout à fait dans le coup, le seul fait d’entendre ces mélodies accrocheuses interprétées avec une précision chirurgicale suffisait pour me satisfaire. Si je n’étais pas fan avant, en sortant, je l’étais devenu!

On a eu la chance d’entendre l’intégrale de Gisèle, mais Xavier Caféine avait quelques surprises pour son (généreux) rappel, dont une chanson dont je me souvenais bien : Tu ne peux pas partir… On a terminé ça sur un message des plus optimistes avec La vie est belle, question de partir avec un sourire.

Grandiose.

Cette première soirée était un succès sur toute la ligne. On se donne rendez-vous samedi prochain (25 février) pour une autre soirée de rock : Deux Pouilles en cavale, Lesbo Vrouven et Les Breastfeeders. Pour en savoir plus : http://liguerock.com.

Spectacles à Québec du 16 au 18 février – Chocolat, Les Soeurs Boulay, Keith Kouna et LA LIGUE ROCK!

Xavier Caféïne – Photo : Elias Tahan

Début de semaine cinglé, n’est-ce pas? Et pourtant, on n’a eu que quelques heures pour reprendre notre souffle : le week-end sera chargé en concerts de toutes sortes dans notre belle grande ville!

Voici nos suggestions :

Jeudi 16 février

Chocolat (+ Pure carrière), Le Cercle

Chocolat – Photo : Adrien LeToux

L’amour de plusieurs de nos collaborateurs pour Chocolat est indéfectible. Quelle que soit sa personnalité du moment, la troupe menée par Jimmy Hunt nous emmène toujours en voyage vers des univers trop rarement exploités dans notre petite bulle québécoise. On a trippé sur Rencontrer Looloo, on s’est laissé aller lors de leur dernière visite au Pantoum, et cette fois, on devrait littéralement s’envoler. La première partie sera assurée par Pure Carrière. Les habitués de la scène locale reconnaîtront ces trois êtres déjantés et ludiques qui pourraient vous inviter à pop la pill. On a déjà parlé d’eux ici.

Portes : 20 heures /14 $ en prévente (billetterie du Cercle, Knock-Out et lepointdevente.com), 17 $ à la porte

Vendredi 17 février

Les Soeurs Boulay – Photo : Jacques Boivin

Les soeurs Boulay (+ Amylie), Impérial Bell

Mélanie et Stéphanie Boulay sont de retour à Québec, cette fois à l’Impérial Bell. Les deux jeunes femmes nous proposeront une fois de plus leurs douces chansons folk aux mélodies accrocheuses et leurs harmonies vocales uniques. Tout ça avec un humour des plus charmants. Vous connaissez déjà leurs chansons de Le poids des confettis et de 4488, de l’Amour par coeur. L’Impérial a eu la bonne idée de réserver des sièges au balcon pour ceux et celles qui aimeraient assister au spectacle assis. En première partie, Amylie présentera ses chansons à la fois toutes douces et mordantes.

20 heures. Billets : 35 $ (billetterie ou site Web de l’Impérial Bell)

Pascale Picard – Photo : Jacques Boivin

Pascale Picard et invités, L’Anti Bar et spectacles

On vous en parle, mais c’est juste pour tourner le fer dans la plaie puisque c’est complet. Pascale Picard célèbrera en grand le dixième anniversaire de son album Me, Myself and Us.

Portes : 19 heures. COMPLET

Samedi 18 février

LIGUE ROCK VI (Xavier Caféine, Les Hôtesses d’Hilaire, Royal Caniche), Le Cercle

Oh mon Dieu. La Ligue Rock est de retour et elle frappe plus fort que jamais avec une première soirée qui ne manquera pas d’énergie!

Tout d’abord, on pourra voir Royal Caniche (qu’on avait manqué à notre grand regret au Coup de Grâce de Saint-Prime), groupe qui propose du… grunge de grange. On vous avertit : les gars fabriquent leurs propres instruments. Difficile de faire plus artisan que ça. Au fait, les gars vous conseillent de ne pas vous habiller trop propre ou de prévoir du linge de rechange… On dit ça de même.

Les Hôtesses d’Hilaire – Photo : Jacques Boivin

Ensuite, a-t-on vraiment besoin de vos présenter nos amis acadiens Les Hôtesses d’Hilaire, qui sèment le chaos avec leur rock psychédélique à saveur de poutine râpée? Encore une fois, Serge Brideau et ses solides acolytes vont mettre le feu au Cercle et laisser la tête d’affiche jouer sur un tas de cendres.

Enfin, Xavier Caféïne vient célébrer le dixième anniversaire d’un classique du rock québécois, l’excellent album Gisèle. Au menu : un rock solide et bien sucré, des mélodies accrocheuses dont seul Caféïne a le secret et une présence scénique hors du commun. On ne peut pas demander mieux. Même Langevin et Peake seront là!

Portes : 20 h. Billets : 20 $ (+ frais) – disponibles au Cercle, au Knock-Out ou sur liguerock.com.

Avec pas d’casque, Salle Octave-Crémazie, Grand Théâtre de Québec

Avec pas d’casque – Photo : Jacques Boivin

Stéphane Lafleur et ses complices reviennent chatouiller nos oreilles tout en douceur avec les chansons de leur magnifique éloge à la lenteur, Effets spéciaux. Nous avons vu ce concert à quelques reprises l’automne dernier et nous avons été tout simplement transportés.

20 h. Billets : 29,50 $ à 38 $

Le Scanner célèbre ses 20 ans avec Keith Kouna

Dans un milieu où les bars et les salles de spectacles vont et viennent, on peut dire que Le Scanner est un vrai survivant. Le bistro qui succédait à un bar-cinéma et qui avait ouvert ses portes comme bistro multimédia (c’est pas tout le monde qui avait Internet en 1997) a toujours présenté des spectacles et diverses activités en son sein, et la musique punk et underground y a toujours été bien reçue. Pour célébrer son vingtième anniversaire, le Scanner reçoit nul autre que le chanteur et parolier des Goules Keith Kouna. Allez acheter vos billets au Knock-Out avant qu’il n’en reste plus! Ça ne coûte que 10 $! 23 h.

Autres spectacles

  • Maryanne Côté et Joey Robin Haché sont au Vieux Bureau de poste. 20 h. Billets
  • Emilie Claire Barlow est à l’Impérial Bell. 20 h. Billets
  • We Are Monroe, Men & Company et Guidestones sont à L’Anti Bar et spectacles. 20 h. Billets
  • Ego Death et Mathieu Bérubé sont à la Librairie St-Jean-Baptiste. 20 h. Gratuit (ça ne vous empêche pas de donner une petite contribution ou de payer une petite bière!).

[PHOTOS] Chocolat et Les Hôtesses d’Hilaires au Trou du Diable

Vendredi dernier, le Trou du Diable nous offrait à Shawinigan une soirée haute en couleur. Une soirée scientifique où l’ordre de passage des groupes s’est joué à pile ou face et où le verdict fut sans appel : Les Hôtesses d’Hilaire puis Chocolat. On garde le sucré pour le dessert.

Les Hôtesses d’Hilaire étaient heureux de se retrouver au Trou du Diable. Ils y sont comme à la maison. D’ailleurs, leur bus porte fièrement les couleurs de la microbrasserie et le slogan suivant : « Le Trou du Diable, carburant des habitants de ce bus! » Je dois vous avouer un chose, nous avons le même carburant. Il leur a même inspiré une pub radio qu’ils nous ont interprétée, pour la première fois et en exclusivité, pour le plus grand plaisir de tous. Peut-être l’entendrons-nous un jour sur les ondes?

Après cette première partie rock et militante, Chocolat nous a offert un mélange de rock’n’roll progressif et psychédélique qui n’a pas manqué de continuer à faire bouger le public. On y retrouvait d’ailleurs l’équipe de la Taverne. Une autre belle salle de spectacle de la région.

La suite en photos.

 

SPECTACLE : Les Hôtesses d’Hilaire (+ Godendard et Raton Lover), L’ANTI Bar et Spectacles, 10 avril 2016

On commence à prendre goût à ces sorties dominicales… si elles ne sont pas des plus payantes pour les promoteurs, elles sont néanmoins agréables pour les mélomanes qui peuvent voir leurs artistes préférés de près, sans étouffer au milieu d’un tas de monde chaudaille qui renverse sa bière un peu partout. Ça tombe bien, on a ici trois groupes qui aiment bien faire bouger le parterre.

(Bref?) Retour sur une soirée où le rock aura été servi à toutes les sauces!

Godendard

Godendard - Photo : Josée Painchaud
Godendard – Photo : Josée Painchaud

Formation de Québec qui compte parmi ses rangs Nackawic Babin (guitare), ainsi que Julien Dallaire-Charest (voix), Mathieu Gariépy (basse) et Maxime Gauthier (batterie), Godendard joue du rock aux accents parfois punks, parfois lourdauds. Pendant près d’une demi-heure, nous avons joyeusement hoché la tête pendant que Dallaire-Charest nous abreuvait de ses paroles qu’il beuglait (quand même fort bien) autant qu’il chantait. Babin, lui, enfilait les solos, au grand plaisir des rockeurs présents. +10 pour les chemises de bûcheron. +25 pour la chaleur dans la salle après leur prestation enjouée.

Raton Lover

Raton Lover - Photo : Josée Painchaud
Raton Lover – Photo : Josée Painchaud

Nos amis ratons étaient terrés depuis quelques semaines, question de préparer l’enregistrement de leur deuxième album (avec Dany Placard, imaginez-vous donc!) qui sera lancé à la fin de l’année ou au début de l’année prochaine. Ce qui veut dire que le groupe avait du nouveau matériel à nous proposer. Et ajout de taille pour l’occasion : Pascal Denis a joint les autres membres du groupe à la batterie (ce qui libérait Frédérick Desroches, qui a pu se concentrer sur le piano). La différence n’a pas tardé à se faire entendre.

Le groupe de Québec n’a pas perdu de temps à mettre les spectateurs dans sa petite poche d’en arrière, sous l’oeil bienveillant de Bruno Savard, mascotte-raton officielle. Ce qui fait le succès de Raton Lover, c’est ce rock and roll mélodieux avec un petit accent du Sud qui mise sur l’excellence de ses musiciens, qui jouent constamment avec passion et dans le plus pur bonheur. Chacun a son petit 30 secondes de gloire, certes, mais c’est ensemble qu’ils sont à leur meilleur. Le nouveau matériel entendu, qui mise sur l’évolution plutôt que la révolution, est prêt. On les attend de pied ferme au Festival d’été de Québec!

Les Hôtesses d’Hilaire

Les Hôtesses d'Hilaire - Photo : Josée Painchaud
Les Hôtesses d’Hilaire – Photo : Josée Painchaud

C’est vêtu d’une robe blanche et orangée que Serge Brideau est monté sur la scène de L’Anti après une longue (et excellente) pièce instrumentale de son groupe. La table était mise : ce soir, place à la musique, place au psychédélique interprété par Mico Roy (guitares), Michel Vienneau (basse), Léandre Bourgeois (claviers) et Maxence Cormier (batterie). L’arrivée du grand barbu ajoute une touche de folie à un univers déjà assez coloré, merci.

Bien entendu, la prestation était axée sur les pièces du plus récent album, l’excellent Touche-moi pas là. Faut dire qu’avec l’enlevante Machine à bière, on était gonflés à bloc. Les spectateurs se sont approchés, la fête est lancée, la prochaine heure (et plus) nous permet d’apprécier l’excellent jeu de Bourgeois (maître de l’ébène et de l’ivoire), les manigances sur les manches de Vienneau et Roy, le métronome de Cormier et les paroles pas toujours si folles que ça de Brideau. On se regarde, qu’on se connaisse ou pas, on se sourit. Brideau, qui ne cesse de nous rappeler du bon vieux temps où c’qu’on s’parlait, devait rire dans sa barbe. Cette façon de nous donner un show unique, une fiesta psychotronique, tout en nous faisant sentir plus unis que jamais!

Maintenant, on essaie de s’imaginer les Hôtesses sur le circuit des festivals cet été. Que vont penser les touristes à Place d’Youville au FEQ? Brideau portera-t-il sa belle soutane au Festif? Est-ce que l’apocalypse aura lieu au Brise-Bise (Gaspé)? Ces questions sont TOUTES pertinentes. On a envie d’assister à toute la gang. Pour le trip. Pour LES trips.

Nous aimerions remercier Josée Painchaud, qui a gentiment accepté de remplacer notre photographe à pied levé.