[FEQ] Compte rendu, 13 juillet 2017

On n’a pas pu résister. On est allés voir The Who. Comme (presque) tout le monde. Mais on est aussi allés voir plein d’autres bons artistes pleins de talent!

Lou-Adriane Cassidy – Scène Fibe

Lou-Adriane Cassidy – Photo : Marion Desjardins

La jeune artiste a déjà un parcours bien rempli pour son âge. Elle a participé à La Voix, participé au stage de Petite-Vallée, plus récemment, elle était dans l’aventure de Destination Chanson Fleuve, ce stage d’un mois qui s’arrêtait à Montréal, Québec, Tadoussac et Petite-Vallée pour des formations ainsi que des concerts dans chacune de ces destinations. Elle y a brillé en y remportant de nombreux prix comprenant une prestation à Belle et Bum, des prix en argent ainsi que le prix Vitrine ROSEQ. Sur scène, Lou-Adriane livre ses chansons intimes avec une belle voix chaude d’alto. En plus de sa voix qui l’a fait remarquer par les quelques deux millions de spectateurs à la télévision, Lou-Adriane est aussi une jeune auteure-compositrice qui nous propose de très beaux textes, surtout sur l’amour. On ne peut passer sous silence son groupe incroyable qui l’accompagne. Elle est entourée de Vincent Gagnon (Keith Kouna), Jessy Caron (Men I Trust) PE Beaudoin (Gab Shonk) et Simon Pedneault (Louis-Jean Cormier) qui n’ont plus besoin de présentations, étant tous dans de nombreux projets à Québec. Elle s’est bien s’entourée, c’est le cas de le dire; récemment les Sœurs Boulay ainsi que Philémon Cimon lui ont écrit chacun une chanson pour qu’elle l’interprète lors de ses spectacles. Nous avons tout intérêt à suivre attentivement la carrière de la jeune chanteuse. (Louis-Solem Pérot)

High & Mighty Brass Band – Scène Loto-Québec

High & Mighty Brass Band – Photo : Jacques Boivin

C’est une orgie de groove qui nous attendait au Carré avec ce band new yorkais. Avec un ensemble de brass au complet (c’est le nom du band après tout), tuba compris, qui sonne la charge, les musiciens envoie un funk chargé et énergique, avec quelques saveurs soul et hip-hop, et qui fait peu de concessions. La cadence est soutenue et le publique endossé immédiatement. Ce n’est jamais simple d’ouvrir à 18h sur cette scène, mais le big band a su y faire, pour le plaisir des festivaliers sur place. (Christian St-Pierre)

Amélie No – Scène Fibe

Amélie No – Photo : Marion Desjardins

Munie d’une voix très soul, Amélie No en a impressionné plus d’un lors de sa prestation. La jeune artiste soutenue par l’Ampli a elle aussi participé à l’aventure de La Voix. Et toute une voix elle a! Un mélange de soul un peu plaintif avec un vibrato jazz bien contrôlé appuie ses textes personnels et ses reprises. Elle chante exclusivement en anglais dans un emballage très rythmé et groovy. Le style me faisait un peu penser au fameux jam du mardi soir au District où beaucoup de musiciens de Québec s’affairent à jouer ce style bien senti. Amélie No est capable de très bien s’entourer aussi : Marco Noël (De la Reine), Jessy Caron (oui oui c’est le même que plus haut), Olivier Beaulieu (Karim Ouellet), Gabriel Desjardins (Coco Country Band). La scène Fibe était vraiment bien remplie ce soir là. J’oublie parfois que La Voix attire les foules… Tant mieux si ça peut permettre aux jeunes artistes d’avoir un public bien rempli! (Louis-Solem Pérot)

Nicolas Michaux – Scène Loto-Québec

Nicolas Michaux – Photo : Jacques Boivin

Le Belge Nicolas Michaux, qui avait déjà joué plus tôt cette semaine sur la scène Fibe, était de retour, cette fois au parc de la Francophonie. La musique pop de Michaux, un brin mélancolique, parfois psychédélique, un brin rock and roll, toujours groovy à souhait grâce à la basse entraînante de Ted Clark, a fait sourire de nombreux spectateurs. La recette? Rien de trop compliqué : des paroles simples, toutes en contraste avec ce que la lourdeur de certains Européens, sur une musique vitaminée qui fait la part belle à la guitare. La recette prend, notamment grâce à la présence scénique des musiciens (Clément Nourry à la guitare et Morgan Vigilante à la batterie). Peu d’interactions verbales avec le public, mais de nombreux échanges de regards souriants. Et une reprise énergique des Velvet Underground pour finir! Il n’en fallait pas plus! La table est mise pour la suite de la soirée! (Jacques Boivin)

Zagata – Scène Fibe

Zagata – Photo : Marion Desjardins

Après les deux chanteuses, la foule était maintenant bien dense et prête à accueillir Zagata. Ce groupe est en fait le projet mené par Jesse Proteau et appuyé par son frère, Joey Proteau (Ego Death). Le projet très solide s’imprègne tranquillement dans la culture pop-rock de Québec. La formation est très solide, les musiciens (du même calibre que les deux prestations d’avant) savent tous où et comment placer leurs interventions musicales pour permettre aux chansons d’être bien équilibrées. Ils ont un son très professionnel de très gros calibre. La formation dotée d’un immense potentiel commercial nous a fait penser un peu a un Coldplay plus rock, un Harfang plus pop-rock ou bien encore un The Franklin Electric, plus fort. Ils ont sorti leur premier EP à l’automne dernier ainsi qu’un single/clip vidéo dans les derniers jours. Les jeunes filles seront charmées par les frères Proteau et leur groupe très solide.

Men Without Hats – Scène Loto-Québec

Men Without Hats – Photo : Jacques Boivin

Quel plaisir d’entendre (et de voir, surtout) un groupe qui a bercé mon adolescence! Sans perdre de temps, le groupe synth-pop lance son plus gros succès, Safety Dance, au plus grand plaisir d’un Pigeonnier rempli à craquer, malgré quelques problèmes de son qui gâchent un peu la sauce. Le leader Ivan Doroschuk, chemise à paillettes argent, était dans une forme dangereuse, dansant, faisant plein de poses au public, qui répondait par des cris et des applaudissements. Les chansons pop des années 1980 se sont ensuite succédées, entrecoupées de nouvelles chansons (de 2012, quand même) qui « fittaient » parfaitement avec les plus vieilles, dont Pop Goes The World, très chaudement accueillie. Sans compter ce moment où les gens ont reconnu cette reprise de SOS d’ABBA! À la fin de la prestation, le groupe, bon joueur, a repris Safety Dance, cette fois, sans pépins techniques. Nul besoin de vous dire que ça dansait joyeusement sur le plancher tout neuf! (Jacques Boivin)

Jo Mersa Marley – Scène Hydro-Québec

Quand on porte un nom aussi célèbre, il est difficile de ne pas susciter d’attentes, d’être fidèle à la tradition, tout en ayant son propre style. Le petit-fils de la légende jamaïcaine a rapidement réglé la question en reprenant à sa sauce « Three little birds » de son illustre patriarche. Entrée en scène réussie, les gens l’accompagnent enchantant, le sort est conjuré. Le jeune reggaeman a par la suite livré une performance, certes en accord avec son héritage, mais des saveurs pop, dancehall, voir même électro, parfois, donnent une teneur beaucoup plus contemporaine à son matériel. On a entendu d’autres classiques de familles tels « Satisfy my soul », « One love » et « Could be loved », quelque peu modernisées, le tout pour une prestation reggae réussie. (Christian St-Pierre)

Les Trois Accords – Scène Loto-Québec

Les Trois Accords – Photo : Jacques Boivin

Automne 2003, la chanson Hawaïenne fraie son chemin d’abord sur les ondes des radios universitaires puis celles des impénétrables radios commerciales. One.Hit.Wonder, me disais-je à l’époque. S’il y a longtemps que le groupe drummondvillois a prouvé que j’avais tord, hier soir ils en ont fait la démonstration par mille. Devant un parc de la francophonie archi-plein qui s’était soit trémoussé nostalgiquement soit royalement ennuyé devant les archaïques Men Without Hats, les Trois Accords ont enchainé leurs hymnes devant une foule ultra-réceptive. Sans artifice, ils ont d’abord entonné Dans Mon Corps et Les Amoureux qui s’aiment, le choix de succès ne manquant pas pour débuter un concert en force. Hawaïenne joué tôt dans le programme a vite fait de réveiller les plus récalcitrants. Gros coup de coeur aussi pour Exercice et Bamboula, deux pièces diablement efficaces pour « pimper » un concert. Tout ça est joué sans artifice, seulement 4 gars qui trippent sur scène et qui profitent visiblement du moment qui leur est offert.

Les Trois Accords – Photo : Jacques Boivin

À constater la réaction de la foule devant les plus récentes Joie d’être gai, St-Bruno et surtout Les dauphins et les licornes (cette dernière éclairée par des milliers de lumières de téléphone), le groupe continue d’être suivi et n’a pas besoin de surfer sur les anciens succès. Il faudrait être d’une solide mauvaise foi pour ne pas passer un bon moment avec eux tant leur énergie et leurs conneries sont contagieuses. La recette fonctionne toujours proche de 15 ans plus tard. En fin de programme, entendre le parc entonner Saskatchewan fut d’ailleurs un des beaux moments du FEQ 2017. Cette dose de légèreté et de bonne humeur sera toujours appréciée et tant mieux si le groupe a confondu quelques sceptiques en chemin. (Julien Baby-Cormier)

The Who – Scène Bell

Oui on le sait, ce n’est pas dans la mission du blog de couvrir de tels shows, mais Louis-Solem est allé les voir hier entre deux shows et il n’a pas pu résister d’écrire quelques mots. Ces gars là sont des légendes. Point. Peut importe ce qu’on dira sur la voix quelque peu vieillissante de Roger Daltrey ou bien les problèmes de Pete Townshend avec ses effets de guitare, The Who, ça reste incroyable. Les gars ont ressorti leurs dance moves signatures : le lancer du micro de Daltrey ou bien le très énergique moulinet de bras de Pete. Pour plusieurs, c’était un retour en enfance, une façon de «parler de leur génération» (traduction libre), ou bien pour d’autres adolescents qui trippent encore sur le bon vieux rock, c’est une des rares occasions de voir ces légendes des années 60-70 qui ont marqué leur époque. (Louis-Solem Pérot)

Chocolat – Impérial Bell

Chocolat – Photo : Jacques Boivin

Wow, wow, wow ce band là est bon, c’est peu croyable. La formation a maintenant 10 ans et déménage toujours autant, sinon plus. C’est le rock dans tout ce qu’il y a de plus rock. «Jimmy Hunt c’est l’homme de ma vie» peut on entendre d’une jeune fille en admiration devant le chanteur du groupe. Durant le spectacle, on n’a pas beaucoup pu entendre la voix de Jimmy Hunt; elle était noyée dans un océan de synthétiseurs et de guitares psychédéliques. La force de Chocolat : le son bien lourd qu’on aime tant ainsi que leurs très longues formes où les musiciens se laissent emporter dans une spirale de riffs éternels. Ces moments étirés jusqu’à l’extrême permettent au spectateur de se plonger dans une transe enivrante qui nous emporte. C’est un peu comme un mantra récité tellement de fois qu’il finit par faire partie de nous et ainsi nous faire méditer. Dans ce trip tribal et psychédélique, on a eu droit a quelques balades bien 60’s nous rappelant un peu les Beatles avec des sons de flûtes aux synthétiseurs ainsi que du beau son de piano. Parfois, la voix haut perchée de Jimmy Hunt et les guitares rock nous rappelaient un peu Led Zeppelin. Bref, c’était vraiment un show incroyable, on est entré en transe, le boss nous observait sauter partout du haut du balcon et on s’est bien éclaté. (Louis-Solem Pérot)

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[FESTIVOIX] Compte rendu, 1er juillet 2017

PROYECTO IRÉ – SCÈNE DES VOIX JAZZ – 17H45

Proyecto Iré – Photo : Adrien Le Toux

Ce groupe est l’initiative de deux de ses membres, soit celle du chanteur Oscar Fuentes et du pianiste Yoel Diaz. Ce projet artistique jazz afro-cubain, comprenant le danseur Juan Perdomo, a vite suscité l’adhésion de la foule. Cet enthousiasme a connu une apothéose durant la pièce Osain, chanson smooth jazz. Son titre évoque le dieu de la nature dans la religion yoruba, pratiquée originairement au Nigeria et qui s’est implantée lors des traites d’esclaves en Amérique centrale. À ce moment, la pluie battante s’est tue. Les pièces sont dans l’ensemble entraînantes et reflètent la richesse musicale du groupe : la très salsa Pa’ Mi Nganga ; la touche gospel dans Danza Ñáñiga du compositeur Chuco Valdes ; l’âme reggae dans Cuba, Jamaica. Ce groupe compte dans ses rangs, outre Fuentes et Diaz, d’autres musiciens de renom, comme la chanteuse et pianiste jazz multi-primée Neisy Wilson ainsi que le saxophoniste gagnant d’un prix Juno (meilleur enregistrement de jazz contemporain en 2013) Joel Miller. Outre la musique, mentionnons qu’avec les batas et congas, les explications de certains aspects de la culture cubaine et l’odeur impromptue de la fumée de gros cigare d’un spectateur, « on se [croyait] quasiment à Cuba », comme l’a si bien dit une auditrice. -David Ferron

ÉMILE BILODEAU – SCÈNE DES VOIX LIBRES – 18H

Émile Bilodeau – Photo : Adrien Le Toux

Émile Bilodeau, c’est LA révélation de l’année pour tout le monde qui l’entend ou le voit. C’est aussi la nouvelle icône de sa génération. La foule très jeune était debout à l’écouter parler de sa vie dans ses chansons comme dans les intermèdes. Sa blonde Roseline, dont il parle dans la chanson Rosie, ou ses chums de hockey dont il parle dans la chanson Hockey, c’est comme si c’était tous nos amis parce qu’il parle sans arrêt et nous fait sentir tellement à l’aise. On a le sentiment d’être à la bonne place au bon moment pendant tout son spectacle, tous debout à manger ses paroles et à attendre sa prochaine grimace. La foule populeuse connaissait pas mal toutes ses chansons qu’il nous a fait comme Amour de félin, Les poètes maudits, Ça va, America et la chanson qui l’a fait connaître J’en ai plein mon cass. -Karina Tardif

MORDICUS – SCÈNE DES VOIX POPULAIRES – 20H35

Mordicus – Photo : Le Toux Adrien

Après l’hymne national, rituel de la fête du Canada, les gars de Mordicus ont défoncé la scène. Ils en ont pris possession et l’ont habitée mieux que bien des artistes qui passent sur cette grande scène. Ils ont commencé avec Oh maman, de l’album Cri primal, pour enchaîner avec Cause à effet du plus récent, Edgar Allan Pop. Un accent de Chicoutimi, un look à la Mick Jagger et une énergie comme 1000 personnes, je ne sais pas ce qu’il faut de plus pour faire lever une foule qui est venue voir, rappelons-le, le spectacle des Trois accords qui suivait. Les gars avaient clairement des ressorts dans les pieds et étaient, selon, les vrais rockstars du Festivoix ! Après Amour révolution, la chanson thème du Festivoix, Miroir miroir et Weekend de fou, ils ont terminé de façon magistrale avec la balade rock Que tournent les vautours. – Karina Tardif

LES TROIS ACCORDS – SCÈNE DES VOIX POPULAIRES – 21H35

Les Trois Accords – Photo : Adrien Le Toux

Fidèles à eux-mêmes, les succès et la coupe champignon dans le vent, Les Trois Accords ont pris d’assaut la scène des Voix populaires du Festivoix. Je ne sais pas comment ils choisissent les chansons qu’ils vont jouer, parce qu’ils ont fait des chansons de tous leurs albums en passant de Hawaienne, Vraiment beau et Loin d’ici du tout premier album sorti en 2003, à Joie d’être gai et St-Bruno du tout dernier paru en 2015. Juste avant Bamboula, ils se sont fait plaisir en jouant Pas capable d’arrêter (l’hymne de l’émission Les Appendices) en se remémorant la première fois qu’ils l’avaient jouée en spectacle à Trois-Rivières. Sans surprise et surtout au plus grand bonheur de la foule détrempée par la pluie, ils ont fini avec Saskatchewan. -Karina Tardif

GEOFFROY – SCÈNE DES VOIX ÉMERGENTES – 23H

Geoffroy – Photo : Adrien Le Toux

C’est à l’embuscade que se déroulait le premier spectacle d’une tournée estivale qui s’annonce pour Geoffroy. Sacré espoir FEQ il y a quelques jours, on comprend pourquoi quand on écoute son album Coastline. C’est électro-ambiant et la voix chaude de Geoffroy est rajoutée à cela. En compagnie de Phil Creamer au synthétiseur, à la basse et à la voix également, et Alexandre Ouellette à la batterie, c’est complètement envoûtant. Nous avons eu droit à presque toutes les chansons de son dernier album, à ma plus grande joie. La version live de Got Me All Tired était tellement fantastique. Un piano-voix bien sentie, pour une finale intense et rythmée. Ça a demandé un peu de retenue à la jeune foule du bar, mais ça en valait clairement la peine. En pseudo-rappel (parce qu’on s’entend que de sortir d’une scène de 12X12 subtilement pour aller se  »cacher » et revenir, c’est pas facile) il a fait You say, de son EP Soaked in Gold que j’aurais probablement dû plus écouter. Pour terminer, après nous avoir offert I’ll never break your heart des Backstreet Boys, il a conclu avec Sleeping on my own. On a eu droit à un rappel bonus d’une chanson car il avait trop de plaisir sur scène (et nous tout autant dans la foule!). Bref, si vous pouvez le voir durant l’été, courrez-y! – Caroline Filion

Voici les photos de nos photographes pour les spectacles de Proyecto Iré, Émile Bilodeau, Mordicus, Les Trois Accords, Pure Carrière et Geoffroy:

Festival de la poutine de Drummonville célèbre la 10e édition avec les Trois Accords

Le Festival de la Poutine de Drummonville a dévoilé, hier après-midi, sa programmation de spectacles pour l’édition 2017. Ce festival, inauguré en 2007 par le groupe originaire de Drummonville Les Trois Accords célèbre cette année leur 10e édition. C’est pourquoi il est important pour eux de faire partie de la programmation cette année. Simon Proulx, à la tête du groupe et du festival, croit important de « célébrer avec ceux qui ont rendu ce festival possible ! ».

Le festival est également fier d’avoir Half Moon Run comme tête d’affiche. Ce groupe est en grande demande dans les divers événements estivaux du Québec en plus de prendre une place grandissante sur la scène internationale.

Les amateurs de ce repas « traditionnel » à la culture québécoise pourront profiter d’une excellente programmation musicale. Ce sont des spectacles à l’image de la relève en incluant les gagnants du concours Secondaire et Cégep en Spectacle mais aussi des artistes qui représentent la jeunesse et la musique d’aujourd’hui. C’est la fin de semaine du 24 au 26 août que le tout se déroulera au Centre Marcel-Dionne à Drummonville.

Jeudi soir, le festival s’ouvre avec Secondaire en spectacle à 18 h suivi de The Brooks (19 h), Les Sœurs Boulay (20 h) et Alex Nevsky (21 h). Vendredi le 25 août c’est au tour de Cégeps en spectacle de monter sur scène avant de laisser la place à Émile Bilodeau (19 h), Kevin Parent (20 h) et Les Trois Accords (21 h). Enfin, samedi le 26 août, la fameuse Lydia Képinski (18 h), qui sera également un peu partout au Québec cet été ayant remporté les Francouvertes en mai dernier, fermera le bal avec Alaclair Ensemble (19 h), Fred Fortin (20 h 15) et Half Moon Run (21 h 30).

Il est inévitable que la programmation attire beaucoup de jeunes en plus de leur tarif spécial de 28$ le week-end pour les premiers 2 500 passeports vendus. Sinon il est possible de se les procurer au tarif régulier à 38 $ pour le week-end ou 23 $ la journée.  C’est un rendez-vous gastronomique et musical ! www.festivaldelapoutine.com

[FESTIVOIX] Dévoilement de la programmation 2017

Ce matin, c’est avec fierté que le directeur général Thomas Grégoire nous a présenté le travail accompli qui entoure la programmation 2017 du FestiVoix de Trois-Rivières.

Devant les efforts déployés par l’équipe du FestiVoix pour rassembler le meilleur de la musique populaire québécoise, nous ne sommes pas surpris de constater une programmation aussi complète.

Valaire – Photo : Jacques Boivin

Nul doute, la population mauricienne sera charmée par les artistes qui interpréteront leurs pièces sur la scène Loto-Québec. Parmi eux, l’équipe d’ecoutedonc.ca tient à souligner la présence d’artistes qui prennent de plus en plus de place sur la scène musicale québécoise tels que Les Trois Accords et le groupe électro Valaire, entre autres. À ne pas manquer également en plateau double, Karim Ouellet et Alex Nevsky le jeudi 6 juillet.

The Franklin Electric crédit photo: Jean-François Desputeaux

Grégoire a ensuite enchaîné avec ce que l’équipe du FestiVoix appelle leur « joyau », soit la programmation des Voix multiples sur la scène Bell Fibe. L’objectif était de rendre honneur à l’importance historique et culturelle de la cour du Monastère des Ursulines où figurera cette scène. C’est en offrant des spectacles intimistes, faisant référence à la poésie de Louis-Jean Cormier, à la sensibilité des Sœurs Boulay et aux harmonies de The Franklin Electric, qu’ils atteindront cet objectif.

Autrement, nous sommes heureux de retrouver des artistes qui nous sont familiers et qui ont attiré foule dans les salles de la Mauricie au cours des dernières années. Évidemment, nous serons présents au café-bar le Zénob, au bar Le Trèfle, à l’Embuscade et au Temps d’une Pinte pour vous parler des prestations de nos favoris.

Les Deuxluxes – Photo : Adrien Le Toux

Le Zénob accueillera le cher Gab Paquet le vendredi 30 juin, Crabe le jeudi 6 juillet, Antoine Corriveau le vendredi 7 juillet et les fameux Deuxluxes le samedi 8 juillet.

Gazoline, KROY et Jason Bajada afficheront leurs couleurs particulières au Temps d’une Pinte.

Finalement, le Trèfle offrira des soirées de folk traditionnel les vendredis avec le Winston Band le 30 juin et Marco et les Torvis le 7 juillet.

 

Pour en savoir davantage sur la programmation et les autres spectacles, rendez-vous sur le site du Festivoix.com.

Les Trois Accords avec Gab Paquet à l’Impérial, samedi le 12 novembre 2016 : Match parfait!

Photos : Jacques Boivin

Les Trois Accords, Impérial Bell, 12 novembre 2016
Les Trois Accords, Impérial Bell, 12 novembre 2016

On peut dire que Les Trois Accords étaient attendus de pied ferme par un public bondé à l’Impérial pour cette supplémentaire de leur plus récente tournée soulignant la sortie de leur sixième album intitulé Joie d’être gai. Je m’attendais à ce que cette dernière offrande soit largement mise de l’avant lors de ce concert mais le groupe avait plutôt réservé à ses nombreux fans un récital varié, pigeant dans tout son répertoire où les chansons était enchaînées par ordre alphabétique.

C’est ainsi qu’une Bamboula rentre-dedans débuta en trombe le spectacle et que s’ensuivit Caméra Vidéo, Dans le coin et Dans mon corps. Quel départ canon!

Les excellents musiciens, dangereusement en forme, ont joué un concert très rock où il faisait abondamment chaud devant une foule en délire sur un plancher et sous un toit qui auraient pu céder à tout moment. Ça chantait fort, ça sautait partout et ça hurlait de joie, la totale! Une ambiance du tonnerre.

Beaucoup apprécié le segment plus country avec des pièces moins radiophoniques du groupe, Mas-tu dit et Montagne de fumier. Même Pièce de viande, chanson non prévue mais demandée par la foule fut improvisée en version acoustique.

Tous les succès du quatuor drummondvillois (22 chansons en tout) se sont alignés au grand plaisir du public conquis. Ce fut un spectacle explosif donné par un groupe au sommet de son art, rien de moins!

Gab Paquet

Gab Paquet, Impérial Bell, 12 novembre 2016
Gab Paquet, Impérial Bell, 12 novembre 2016

C’est un Gab Paquet heureux, tout en voix, de cuir et de paillettes qui a eu le bonheur d’ouvrir le show pour sa première présence à l’Impérial. Le chanteur de charme de Québec avait de nombreux admirateurs dans le public mais une grande majorité de spectateurs le découvrait pour la première fois. La réception fut des plus chaleureuses pour celui venu nous présenter les chansons de son dernier album Santa Barbara et sa bande de six comparses de scène : trois gars et trois filles. Vive la parité! C’est beaucoup plus qu’un hommage pastiche aux Pierre Huet et autres Evan Johannes qu’il nous offre, c’est solidement assumé et incarné, ça groove et ça nous met automatiquement un sourire dans le visage! Ce que nous avons grandement besoin de ce temps-ci.

Je suggère fortement au Festival d’été de recréer à nouveau la magie de ce doublé parfait sur scène au Parc de la Francophonie un beau soir de juillet…

[ENTREVUE] Les Trois Accords nous parlent du Festival de la Poutine de Drummondville (25 au 27 août)

J’ai eu la chance de m’entretenir avec Simon et Alexandre du groupe Les Trois Accords, accoté sur une petite table du Café Morgane sur la rue Notre-Dame au centre-ville de Trois-Rivières. Les gars étaient en ville pour une journée promotionnelle pour le Festival de la Poutine de Drummondville qui aura lieu du 25 au 27 août 2016. La programmation est très alléchante, comme à l’habitude avec:

Jeudi: Les jeunes de Secondaire en spectacle, Dead Obies, 2Frères et Bernard Adamus

Vendredi: Les jeunes de Cégep en spectacle, Philippe Brach, Koriass et Les Cowboys Fringants

Samedi: La famille Ouellette, Safia Nolin, Vilain Pingouin et Éric Lapointe

 

Voici, dans l’ordre et dans le désordre, un résumé des discussions avec les organisateurs:

Qu’est-ce que vous voulez que les gens retiennent de leur expérience au Festival de la poutine ?

On veut un événement avec des artistes qui attirent le plus de gens possible et on veut des artistes pour tous les goûts. Aussi, on aime mélanger les styles dans la programmation d’une journée.  Par exemple, le jeudi, il y aura Dead Obies suivi de 2Frères et avec Bernard Adamus en tête d’affiche. C’est aussi dans un objectif de créer un nouveau public aux artistes, ce qui fera en sorte que les gens vont se déplacer les prochaines fois qu’ils seront en spectacle dans leur ville. On intègre aussi des jeunes de Secondaire en spectacle et Cégep en spectacle parce qu’on veut  que la relève ait une motivation à continuer, mais aussi pour leur donner une expérience professionnelle dans un festival.

Parmi votre programmation de cette 9e édition, quel est votre coup de coeur ?

Alex: Mon coup de coeur c’est la journée de jeudi, mais j’ai aussi un gros coup de coeur du côté de la poutine pour Jérôme Ferrer (Europea), avec une poutine exclusive au festival.

Simon: Moi j’ai hâte de voir Bernard Adamus. C’est tout le temps la fête avec lui, mais je ne l’ai jamais vu en tête d’affiche de festival comme ça. Je suis vraiment content que Dead Obies soit là aussi et le retour de Vilain Pingouin le samedi, ce sera une belle soirée. Safia Nolin en première partie d’Éric Lapointe aussi, ce sera intéressant.

Comment a été reçue l’idée de partir un festival de poutine par la ville et les partenaires lors de la toute première édition? 

C’était difficile à expliquer ce qu’on voulait faire. À « Drumond », les gens prennent plus la poutine pour acquis, donc les gens se demandaient pourquoi faire un festival là-dessus? Au fur et à mesure que les démarches avançaient, le volet musical venait aider au sérieux de la chose. Aussi, le fait que ce soit notre groupe qui en fasse la demande aidait à la crédibilité du projet et les gens ont tous fini par embarquer.

Est-ce que ça a pris du temps pour que l’événement prenne de l’ampleur ?

La première année à été assez violente. On a été rodé rapidement parce qu’on avait Éric Lapointe et on vendait des bières dans des bouteilles de vitre. Disons que les gens derrière le bar ont encore des cicatrices de cette soirée-là. Aussi, le festival a pris de l’ampleur parce qu’il y a plus de spectateurs, mais aussi du côté de la logistique, ce qui fait que maintenant on répond bien à la demande.

Avant de conclure, Alex et Simon rappellent aux gens d’arriver tôt (ouverture du site à 17h00) et de venir partager la poutine avec vos amis tout en écoutant et découvrant les artistes d’une programmation éclatée. 

Toutes les informations:  www.festivaldelapoutine.com

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Parmi les 5 organisateurs, Alexandre s’occupe, entre autres, des bars, de la centaine de bénévoles, des réseaux sociaux et du service à la clientèle et Simon s’occupe des finances, de la direction et des relations avec les partenaires publics et privés.

[SPECTACLE] Trois-Rivières tu m’as pris ma femme / Les Trois Accords 06-05-2015

La formation drummondvilloise Les Trois Accords était de passage au Théâtre du Cégep de Trois-Rivières pour leur 5e tournée déjà. Le groupe est venu y présenter leur plus récent opus Joie d’être gai de même que leurs succès les plus connus.

On pouvait voir que le groupe avait réussi à rejoindre un auditoire très diversifié incluant tous groupes d’âge rassemblant enfants, adultes et ainés.

Étant le seul groupe à l’affiche pour cette soirée, Les Trois Accords se sont présentés sur scène dès le début du spectacle. Simon Proulx a ouvert le bal, seul, avec la pièce Des dauphins et des licornes pour ensuite terminer le tout avec l’ensemble du groupe. Suite à cette performance, les membres du groupe se sont ensuite rapprochés pour saluer la foule et ont ensuite quitté comme si le spectacle était terminé.

Leur retour sur la scène du théâtre pour le « rappel » s’est fait après les cris et les applaudissements chaleureux du public. Le groupe est revenu jouer les pièces Joie d’être gai et Loin d’ici et ont encore une fois quitté la scène de la même façon que la fois précédente.

C’est une fois de plus sous les applaudissements de la foule que Les Trois Accords ont à nouveau refoulé les planches du Théâtre du Cégep pour y enchainer bon nombre de leurs succès : Dans mon corps, Lucille, Je me touche dans le parc, Grand Champion International de course et bien d’autres. Vers le milieu du spectacle, une dizaine de spectateurs ont été invités sur scène pour chanter les refrains de la pièce Tout nu sur la plage.

Par la suite, les gars ont continué d’enchainer leurs chansons phares. Lorsqu’ils ne jouaient pas, les gars en profitaient pour raconter des blagues à l’auditoire.

Le spectacle s’est conclu par un véritable rappel. Ce sont les pièces Pièce de viande et Saskatchewan qui ont été choisies cette fois-ci. La dernière chanson s’est faite sans micro ni amplis et en chœur avec l’ensemble de la foule qui s’était déjà levée de son siège depuis un bon moment.

Au final, le groupe aura su rejoindre son public avec leur énergie, leur humour et leur talent musical. Une soirée qui a très certainement plu aux jeunes comme aux plus vieux. Un très bon spectacle dans l’ensemble !

Vous pouvez lire le compte-rendu du spectacle de Québec ici : http://ecoutedonc.ca/2016/04/21/spectacle-les-trois-accords-imperial-bell-16-avril-2016/

Photos : Claudine Bérubé

[Spectacle] Les Trois Accords, Imperial Bell, 16 avril 2016

Samedi dernier, le Festival d’été de Québec présentait le spectacle des Trois Accords à l’Impérial Bell, à guichets fermés. Le groupe a complètement enflammé la salle ce soir-là.

Fidèles à leur humour, les membres du groupe ont introduit le spectacle avec leur chanson Les dauphins et les licornes comme s’il s’agissait du rappel. L’arrière-plan aux couleurs de l’arc-en-ciel rappelait très bien la chanson. Il y avait même un dauphin gonflable qui se lançait dans la foule. À la fin de la chanson, ils ont remercié le public et ils sont sortis de scène. Le public s’est alors empressé de crier et d’applaudir afin de les faire revenir. Ils sont remontés sur scène en enchainant avec Joie d’être gai, éponyme de leur nouvel album sorti en novembre dernier.

Les interactions du chanteur et guitariste Simon Proulx avec le public étaient exécutées de manière très habile et particulièrement humoristique. Après la troisième chanson, le groupe ne savait plus quelle chanson jouer, à ce qu’il parait, ils auraient épluché tout leur répertoire musical. Ce scénario servait en fait à introduire la chanson Dans mon corps. Idem avec Je me touche dans le parc ; le chanteur a même invité les spectateurs à leur écrire s’ils connaissaient une personne à qui c’était arrivé. À l’occasion de leur tournée, le groupe invite leurs fans à se joindre à eux afin de former une chorale. La Chorale de Québec, composé de personnes « très entrainées », à leur avis, est montée sur scène avec eux. Ils ont demandé au public de leur envoyer de l’amour et même d’enlever leurs vêtements pour que ces derniers soient plus à l’aise. Finalement, ils ont joué Tout nu sur la plage ! Leur amour pour la ville de Québec se retrouve dans leur top 50, environ à la 22e place. Leur top 1 est bien sûr St-Bruno, parce que selon eux, les habitants font pitié !

Les Trois Accords ont interprété plusieurs de leurs grands succès ce soir-là enchainé avec plusieurs chansons de leur dernier album et de J’aime ta grand-mère. On a eu droit à Lucille, Grand Champion, Tout nu sur la plage, St-Bruno et Bamboula, entre autres.

Superbe belle interprétation de la chanson Saskatchewan en version acoustique a capella. Les membres du groupe ont quitté la scène pour se rejoindre sur la mezzanine. Doux moment où d’ailleurs le chant du public enterrait le chanteur.

Enfin, en rappel, ils ont repris le thème du début de spectacle en disant : Bonsoir Québec !

Spectacle plus que réussi pour Les Trois Accords.

Une supplémentaire est prévue le 12 novembre 2016 à l’Impérial Bell pour ceux qui les auraient manqués.

Première partie

El Mariachi Los Trovadores s’est chargé de réchauffer la foule avant la tête d’affiche de la soirée. Le groupe a complètement séduit le public en jouant des chansons classiques mexicaines. Les spectateurs ont pris plaisir à danser et à chanter avec les trois Mariachis.

 

[À VOIR EN MAURICIE] Suggestions de l’équipe du 31 mars au 2 avril

Une autre grosse fin de semaine de spectacles en Mauricie:

31 mars:

  • Steve Hill au Cabaret de l’Amphithéâtre à 20h – 23$
  • Beat cops au Café Frida à 21h – 10$
  • Dead Obies à L’Embuscade à 22h – COMPLET

1er avril:

  • Les trois accords + Gab Paquet à La Taverne de St-Casimir à 21h – 30$
  • Ingrid St-Pierre à la salle Anaïs-Allard-Rousseau à 20h – COMPLET
  • Grre en famille au Zénob à 21h30 – 8$
  • Misses Statchmo à la Maison de la Culture Francis- Brisson à 20h – 28$

2 avril:

  • Bolduc tout croche au Zénob à 21h30 – 7$
  • Les pics à flore à La taverne de St-Casimir à 22h – gratuit

[LE FESTIF] Photos, 25 et 26 juillet

Voici notre dernière galerie de photos du Festif 2015. Vous y verrez Antoine Corriveau, Louis-Philippe Gingras, Pierre Kwenders, Dylan Perron et Elixir de Gumbo, Dany Placard, Mara Tremblay, Radio Radio, Alex Nevsky, Les trois accords, Chocolat et We Are Wolves. Ainsi que Dear Criminals.

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