Medora, Sous-Sol du Cercle, 29 novembre 2017

C’est dans une atmosphère de nostalgie et d’exaltation que Medora a livré son dernier souffle mercredi dernier, au Sous-Sol du cercle. Depuis quatre ans, le groupe a évolué dans le milieu de la scène locale, influençant le milieu et étant influencé par lui. Après deux maxis et un album à leur actif, Charles Côté, Vincent Dufour, Aubert Gendron et Guillaume Gariépy prennent maintenant de nouveaux chemins. La fin laissant place au renouveau, les quatre musiciens ont choisi de terminer cette aventure en beauté, en compagnie de leurs proches et de leurs plus grands fans.

C’est dans une atmosphère de nostalgie et d’exaltation que Medora a livré son dernier souffle mercredi dernier, au Sous-Sol du cercle. Depuis quatre ans, le groupe a évolué dans le milieu de la scène locale, influençant le milieu et étant influencé par lui. Après deux maxis et un album à leur actif, Charles Côté, Vincent Dufour, Aubert Gendron et Guillaume Gariépy prennent maintenant de nouveaux chemins. La fin laissant place au renouveau, les quatre musiciens ont choisi de terminer cette aventure en beauté, en compagnie de leurs proches et de leurs plus grands fans.

Se retrouva donc au Sous-Sol du Cercle une gamme variée de visages : amis de longue date, proches, acteurs de la scène locale, etc. Ils donnaient à l’événement une atmosphère intime et chaleureuse. Puis ce fut le temps, nous vînmes nous masser devant l’espace réservé au groupe. Pas de scène, au Sous-Sol du Cercle. Et ce soir-là, la limite entre eux et nous était floue. L’énergie se communiquait du groupe aux spectateurs, le corps se balançant tous tandis que les musiciens déballaient leurs pièces avec intensité.

Si le groupe jouait ses pièces pour la dernière fois, il a fait le choix de ne pas faire les choses à moitié. Le setlist reprenait essentiellement les pièces de Ï, paru en août dernier, entrecoupées de plusieurs titres précédents. On eut le plaisir de reconnaître des pièces entendues souvent, telles que Nature ou Sillage, mais aussi de réentendre des titres dépoussiérés exprès pour nos oreilles nostalgiques. C’est ainsi que Fleuve a été ressuscitée momentanément, après deux ans de non-existence. Même Simon Provencher est sorti du placard de Medora (où le groupe avait rangé le mot «Old» qui précédait son nom) le temps d’une chanson.

 

Si le contexte rendait le groupe tout aussi émotif que le public, cela n’a fait que contribuer à la beauté intense de l’événement. Nombreuses sont les pièces qui ont constitué des points forts de la soirée. On peut notamment mentionner Les tracas dans les cellules de la tête, Permanence ou encore Tsunami, sur laquelle le public a fait le cadeau d’un dernier mosh pit au groupe.

 

Acclamé par les spectateurs, les quatre musiciens sont ensuite revenus sur scène pour fini le tout sur une reprise de Talent, d’Avec Pas d’Casque. Personnellement, ce n’est que le plaisir d’assister à ce spectacle fulgurant qui m’a empêchée de verser une larme à ce moment-là.

C’était beau, et je me remémorais tous les spectacles auxquels j’ai assisté, depuis le premier Rock & Pabst d’Old Medora en 2014 jusqu’à cette dernière performance. En quatre ans, ecoutedonc.ca et moi-même avons couvert le groupe au Cercle autant qu’au complexe Méduse, au Café Tam-Tam autant qu’au festival OFF, au District Saint-Joseph autant qu’au Pantoum. Des dizaines d’articles et une entrevue plus tard, quelle belle évolution avons-nous pu constater!

Or, trêve de sentimentalité : la fin de Medora, c’est une étape qui est franchie dans la vie de ces quatre musiciens qu’on espère fortement voir évoluer encore longtemps dans de nouveaux projets. Et comme le disait le chanteur, même si le groupe est mort, la musique, elle, vivra toujours.

 

Petit message du photographe :

En plus des photos de la soirée, je me suis permis de rajouter ci-dessous des clichés du premier spectacle de Medora au Rock N’ Pabst en 2014, gracieuseté de mon frère.
Voilà.

3 ans plus tard.

 

 

À surveiller cette semaine à Québec

Bon, nos vacances sont terminées, on dirait! On a quelques beaux petits spectacles à vous proposer cette semaine à Québec. On a particulièrement hâte à celui de Blood and Glass, Thus Owls et Val Thomas qui sera présenté jeudi à L’Anti Bar et Spectacles, mais ce n’est pas notre seule proposition!

Common Holly + Marianne Poirier

(22 août, 20 h, Maelstrom Saint-Roch)

On connaît bien Marianne Poirier, qu’on a vue à plusieurs reprises avec sa jolie voix aérienne et ses chansons douces.

De son côté, Common Holly propose un mélange d’indie et de folk (sur lequel elle appose l’étique dark folk). Si on se fie aux quelques extraits de l’album Playing House (à paraître le 4 septembre), on devrait être gâtés.

Porte : 10 $

La Greffe + Fria Moeras + Charles Garant

(23 août, 20 h, Le Cercle)

Au beau milieu de la semaine, on vous invite à entendre le rock contemporain et théâtral de La Greffe, les chansons poétiques de Fria Moeras et l’indie mélodique de Charles Garant. 8 $ à la porte.

Thus Owls + Blood and Glass + Val Thomas

(24 août, 20 h, L’Anti Bar et Spectacles)

On a eu l’occasion de faire plus ample connaissance avec Val Thomas cette année. En seulement quelques simples et après quelques prestations, on a pu apprécier l’étendue du talent de la jeune femme originaire de Montréal. À (re)découvrir.

Avec Thus Owls, on sort constamment des sentiers battus. La formation menée par Erika et Simon Angell propose une pop unique, un brin expérimentale, parfois déroutante, mais jamais inintéressante. Magnifique fusion entre l’Europe et l’Amérique du Nord!

Parlant de sortir des sentiers battus, la pop de Blood and Glass ne donne pas sa place! Lisa Iwanycki-Moore et ses complices n’ont pas peur de briser les règles, de décoller les morceaux pour les recoller quelques minutes après.

Billets : https://lepointdevente.com/billets/d7p170824001

Safia Nolin – Photo : Jacques Boivin

Rendez-vous Limoilou avec Laura Niquay, Safia Nolin, King Abid et Shauit

(26 et 27 août, dès 19 h, Parc de l’Anse-à-Cartier)

Pour célébrer le 150e anniversaire du Canada, Limoilou en Vrac propose un événement rassembleur sur les lieux de la « découverte » de Québec, au parc Cartier-Brébeuf. Le volet musical de l’événement aura lieu juste à côté, au parc de l’Anse-à-Cartier. Samedi, l’auteure-compositrice-interprète attikamekw Laura Niquay et la toujours excellente Safia Nolin (qui a habité le quartier) viendront présenter leurs chansons. Et Safia a sûrement quelques belles reprises à offrir au public limoulois… Dimanche, on change de ton : le reggae/dance hall de King Abid précédera le reggae innu de Shauit!

Le plus beau dans tout ça, c’est que c’est gratuit!

Fermeture du SPOT (Tous Azimuts, Beat Sexü, Blaze Velluto Collection et Bad Dylan)

(26 juillet, 19 heures, Le SPOT)

Y’a eu moins de shows au SPOT cet été, mais celui-là, il fesse avec quatre groupes chouchous de la scène musicale! Tous Azimuts a lancé récemment un excellent album, Beat Sexü met le party dans la place, quelle que soit l’heure, Blaze Velluto Collection nous transporte avec son folk bleu marine, et Bad Dylan fait danser tous les parterres où il passe. Il va faire chaud!

 

Autres spectacles à surveiller :

Le spectacle de la rentrée au Cégep de Sainte-Foy avec Lubik, Jérôme St-Kant et Émile Bilodeau (23 août, 18 h 30)

Los / Bodywash au Sous-sol du Cercle (26 août, 21 h)

[SPECTACLE] Alexandre Martel + Abrdeen + Whitney K, Sous-sol du Cercle, 1er mars 2017

Malgré ses murs bétonnés et son obscurité, le Sous-sol du Cercle est souvent le théâtre de moments magiques. C’était le cas mercredi dernier, tandis que les trois formations de la soirée se succédaient sous les projecteurs du pas-de-scène devant un public initié et chaleureux. Compte-rendu d’une soirée savoureuse et intime.

 Alexandre Martel

Alexandre Martel – Photo : Nicolas Padovani

Alexandre Martel (Mauves, Anatole) a commencé la soirée en douceur, et ce «dans [son] plus simple appareil» : pas de maquillage ni de cheveux dans la face pour venir s’interposer entre lui et nous. Il n’avait avec lui que sa guitare, sur laquelle il affirme avoir écrit toutes les chansons de sa vie. L’artiste nous a d’ailleurs invités à redécouvrir des pièces tirées de ses autres projets musicaux. Ainsi dénudées, elles mettaient à l’avant la poésie des textes de Martel ainsi que la complexité de leur mélodie. La voix du chanteur prenait des accents jazz et son instrument passait du folk au blues en passant (eh oui) par le country. Rien de mieux pour nous mettre dans le mood de la soirée et pour nous faire rêver à un matin de printemps fleurant le café.

 Abrdeen

Abrdeen – Photo : Nicolas Padovani

Heureux mélange que la soirée de mercredi dernier. Après cette performance solo, les cinq musiciens d’Abrdeen venaient nous présenter leur rock garage langoureux. D’une simplicité efficace, les mélodies des guitares se superposaient en dentelle sur un rythme downtempo et soutenaient la voix suave et traînante de Meggie Carrier. Dès les premières pièces, leur musique s’est irrésistiblement propagée, roulant dans la salle par épaisses volutes. La cadence s’est quelque peu accélérée vers la moitié du set, laissant place à des notes plus groovy, dark ou intenses, indiquant qu’on avait largement dépassé le stade des préliminaires. La finale est ensuite tombée tout en douceur, nous laissant le temps de revenir sur terre. Entre deux chansons, on nous a annoncé que le simple Secret Handshake serait lancé au Knock-Out le 31 mars prochain et que les pièces entendues mercredi soir se retrouveraient bientôt sur un maxi présenté le 13 avril au Cercle (mais en haut cette fois).

Whitney K

Whitney K – Photo : Nicolas Padovani

Alors que le public connaissait visiblement les deux groupes précédents, Whitney K restait une surprise pour la plupart. On a pu être agréablement surpris par le trio montréalais et leur musique à la fois typique et inclassable. La voix nonchalante du chanteur doublée de celles de ses acolytes ainsi que les lignes d’instruments élaborées et le côté hillbilly (blues/country) de l’ensemble laissaient parfois place à des dérapages contrôlés qui chargeaient l’atmosphère de dissonances et de distorsions intéressantes. Cette performance plus intense a su plonger le public dans l’espace, en nous ramenant encore une fois à nous même en douceur pour la finale grâce à un rappel solo du chanteur. Le groupe tout comme le public se sont montrés satisfaits, les premiers surpris par notre belle attitude et les seconds applaudissant chaleureusement.

Dans l’ensemble, la soirée s’est déroulée sous le signe de la proximité. Les interactions public-artistes donnaient l’impression de se retrouver entre amis, ce qui est à l’image de la grande famille qu’est la scène locale de Québec.

 

[SPECTACLE] Heaume, Pony Girl et le Charme au Sous-Sol du Cercle

Septembre vient de se jeter sur Québec comme une chouette sur de pauvres souris frileuses. C’est donc avec nos petites laines qu’on descend se réchauffer dans les entrailles du Cercle pour une soirée très prog. La scène est saturée de synthés, guitares jolies et fils qui s’enlacent et courent sous les deux drums et les amplis de bass. On a un peu peur pour les chevilles des musiciens. Mais, surtout, on a hâte de se laisser emporter.

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Les gars de Heaume s’installent avec une nonchalance, une modestie qui laissera toute la place à leur musique. On a droit à des compositions hautement atmosphériques, et même méditatives, lentes comme une lampe à lave. Ils nous invitent dans leur cocon amical, ambiance ficelée de loop électro doux et hypnotisant. Je me sens un peu comme un papillon qui fixe une ampoule électrique.

Pony Girl nous embarque ensuite dans un autre genre d’épopée. La prédominance de la voix du chanteur en duo parfois avec la claviériste donne un son très pop à une instrumentalité qui fait plutôt dans le progressif. Le drum bien rythmé fait shaker de la tête et je vois mes co-spectateurs qui se laissent entraîner eux-aussi. Je me cale confortablement contre la colonne centrale et fixe des yeux le bâton rouge lumineux planté au centre du groupe comme un totem électrique, les oreilles grandes ouvertes. La guitare tricote des mélodies qui accompagnent bien la voix aérienne de Pascal Huot, le chanteur. D’ailleurs, venant de sa part, j’ai apprécié le moment où il s’est éloigné de la scène et est venu rejoindre les spectateurs pour que notre attention se dirige naturellement vers le reste du groupe. Pendant un très beau trois minutes il a laissé ses musiciens improviser dans toute la liberté de leurs instruments. J’ai fondu pour la clarinette de Yolande Laroche, un très bel ajout acoustique à un univers farouchement électro. La performance de Pony Girl s’est terminé dans une enlevante montée dramatique, drum tribal et sauts de puce. On leur souhaite une belle tournée canadienne.

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Vous souvenez-vous des Martyrs de Marde et de leur fuckayage bizzaro-grunge ? Le Charme est en fait le frère le plus en santé de la portée et ce sont eux qui ont l’honneur de terminer cette soirée. Ils ouvrent en atmosphérique pour nous apprivoiser, introduisant de lentes montées d’adrénalines qui retombent aussitôt, agaces. Ils aguichent le public comme un amant un peu tannant… puis nous voilà récompensés de notre patience alors qu’ils attaquent Rêve de feu pour les jeunes humiliés, piste tirée de leur prochain album Fitzcarraldo. Coup de coeur assuré pour ce titre très intense, entrecoupé d’accalmies trompeuses bordées de doux picking et d’un refrain un peu venimeux dont les paroles restent en tête. Leur musique est assurément solide.. Ça donne envie de s’asseoir sur leur immense ampli de bass et de se laisser habiter par les vibrations. Plaisir garanti ou argent remis.  

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Plus mélancolique que Pony Girl, on apprécie quand même les compositions qui ont sacrément du punch malgré des textes sombres. Après avoir revisité des chansons de leurs sorties de 2012, ils complètent leur set-list avec la pièce titre de leur album à paraître. Je réserve ma soirée pour leur lancement.

PS : Un petit oiseau me dit que Jacques aurait eu un orgasme.

Le Charme fera la première partie de Yonatan Gat le cinq octobre à l’Anti. Une date à retenir pour tous les amoureux de psycho-prog.

Photos de Jacques Boivin

[Spectacle] Les Martyrs de Marde au sous-sol du Cercle, 27 juillet.

Parfois, dans la vie, tu te sens comme de la marde. Le reste du temps, tu feels correct ou ben t’es content parce qu’il fait beau et que tu sue pas trop des pieds. Cette dernière soirée du 27 juillet, j’avais le sourire dans la face en descendant la rue St-Joseph mais y’a pas duré longtemps. Ça a commencé à dégouliner sur les côtés au moment où j’entendis les premières fausses notes des Martyrs de Marde. DZWiNG DZWiNG!

Les gars qui nous ont donnés le Charme, Sébastien Delorme à la guitare et Daniel Hains-Côté à la batterie, se sont alliés à Mathieu Bédard au gueulage et Guillaume Leaim au clavier pour accoucher de ce bébé difforme et braillard que sont les Martyrs… Bébé qui, je crois, a manqué un peu d’oxygène à la naissance, watch out la DPJ.

Et que le show commence dans le noir -pour une fois que l’éclairage boboche du sous-sol contribue à l’ambiance-. Le groupe ouvre sur une passe instrumentale qui mise sur la distortion. La guitare agonise et pleure et supplie qu’on l’achève, le drum fait un peu ce qu’il veut, s’enfarge dans les rythmes, manque un coup, se rattrape deux temps plus tard en accéléré et le clavier rempli tout l’espace qui reste de ses ambiances noises tordues. Ces gars-là rident le dragon du chaos comme je l’ai rarement vu.

DANS UN MONDE DE SCHIZOPHRÈNE, FAUT ALLER PLUS LOIN QUE JUSTE FAIRE LA SPLIT.
JUSTE UN P’TIT PEU PLUS LOIN.

Mais c’est au moment où Mathieu Bédard ouvre la bouche que tu te poses de sérieuses questions. Coudonc, j’suis tu rentrée à Robert-Giffard sans m’en rendre compte, moi ?

On assiste à un factice de psychose, bad-trip sociétal, dégueulis de verbes, prose amère et convulsions. Quelqu’un de sain ne garde pas sa merde en dedans, mais aux âmes sensibles je conseille quand même une shot de venlafaxine.

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[PHOTOS] Anatole + Yokofeu, sous-sol du Cercle, 21 avril 2016

Jeudi dernier, notre squelette dandy préféré lançait son (magnifique) jeu de tarot en offrant un spectacle dans un sous-sol du Cercle survolté et rempli à craquer. Faut dire que de nombreux curieux étaient descendus à l’invitation de Philippe Brach, qui donnait juste avant un concert à guichets fermés dans la grande salle. N’empêche, les curieux étaient de plus en plus minoritaires et l’armée grandissante de fans d’Anatole avait tôt fait de conquérir les meilleures places autour des instruments des groupes.

21042016-222809-19-YokofeuTout d’abord, la formation montréalaise Yokofeu a ouvert le bal avec son rock francophone aux accents progressifs et psychédéliques, un son bien à la mode ces temps-ci, mais il y a un petit plus chez ces jeunes hommes fort créatifs, une belle harmonie et un sens de la mélodie qui nous permet de suivre le fil même si les chansons sont plutôt longues. En plus, c’est dansant, voire un brin tribal, probablement ce petit côté post-punk. Francis Rose, charismatique chanteur qui parle peu, mais qui s’exprime énormément par ses pas de danse et l’espèce d’état de transe dans lequel il embarque quand la musique est lancée, mène la barque pendant que ses musiciens (Pierre-David Girard, Maxime Drouin, Gabriel Godbout Castonguay et Félix Petit) lui donnent musicalement tout l’espace nécessaire pour s’exprimer. Prestation extrêmement solide.

21042016-234824-44-AnatoleAnatole a ensuite enflammé l’enfer dans un concert qu’il a dédié à « son » Prince (après tout, Anatole est le roi de la nouvelle L.A.). Concert de plus en plus rodé, chaque musicien possède son « personnage » (rien de plus drôle que de voir Cédric Martel, d’ordinaire si gentil et souriant, n’avoir d’ami que son amplificateur, pendant que Jean-Étienne Collin-Marcoux tape du drum avec une rage qu’on ne lui connaissait pas – Simon et Jean-Michel semblent mener des messes noires aux claviers) et Alex Martel, de son côté, s’abandonne à la danse lascive. Visiblement en terrain conquis, Anatole se laissait aller, allant même jusqu’à chanter en bobettes à un moment donné (il était fatigué, voyez-vous…). C’est dans ce contexte qu’on a pu apprécier ses chansons, dont Discollins, qui a tout d’un hit assuré. Même assis tranquille à prendre des notes, on se surprend à danser comme s’il n’y avait pas de lendemain. Seul petit bémol : au rappel (bien mérité), Anatole commence à avoir la (mauvaise?) habitude de reprendre des chansons qu’il a jouées pendant le spectacle. Acte de rébellion contre le rappel automatique? Façon de rendre le rappel moins prévisible en jouant toutes les chansons pertinentes pendant le programme principal? Manque de matériel? Quel que soit le cas, ça laisse un peu le critique sur son appétit. Rien contre Discollins, qui a été rejouée (comme L.A./Tu es des nôtres), bien au contraire, mais comme Anatole attire les foules comme le Christ attirait ses fidèles, prêts à voir le même concert à plusieurs reprises, ça commence à faire un peu redondant.

Mais t’sé, quand tout ce que tu trouves à chialer, c’est le fait que le groupe joue deux fois ta chanson préférée…

Ah fait, allez donc signer la pétition pour qu’Anatole chante avec Peter Gabriel au Festival d’été de Québec! Me semble que ça serait un beau moment!

[PHOTOS] Les hôtesses d’Hilaire, 12/11/2015, Sous-sol du Cercle

Jeudi dernier, nous sommes allés voir Les hôtesses d’Hilaire lancer leur excellent album Touche-moi pas là dans un sous-sol du Cercle chauffé à bloc. Il faisait chaud, la musique était bonne et Serge Brideau tenait les fans au bout de ses doigts. Nous étions ses ouailles, ses marionnettes, qui buvaient les paroles de l’abbé!

Le groupe est à Trois-Rivières ce jeudi, plus précisément au Nord-Ouest Café. Évidemment, notre équipe mauricienne y sera et si vous êtes dans le coin, on vous suggère de tout laisser tomber, de faire faillite et de vous pitcher au Nord-Ouest. Parce que la grand-messe des Hôtesses, c’est une expérience à vivre!

[SPECTACLE] Harfang, Sous-sol du Cercle, 8 août 2015

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Bien que rebutant plusieurs photographes et malgré la chaleur désagréable qu’il dégageait samedi soir, le Sous-sol du Cercle était un endroit particulièrement approprié pour la nouvelle prestation d’Harfang, qui bouclait leur tournée estivale.

Avec une musique tantôt introvertie et exigeant une écoute attentive, tantôt beaucoup plus rock qu’à son habitude, Harfang nous a fait planer au travers de son set d’une heure et quart sans même qu’on voit le temps filer. Leur secret ? Un mélange bien dosé de leurs «classiques», de compositions du chanteur, de nouvelles pièces et de reprises. La tournée les a aussi visiblement bien rodés, puisqu’ils ont fait preuve d’une bonne aisance sur scène, donnant l’impression d’une soirée entre amis. Leur plaisir notable lors de leur prestation a aussi dû accentuer cet effet, ce qui a été confirmé par l’enthousiasme grandissant du public. Ce dernier, sachant écouter autant qu’applaudir, m’a agréablement surprise. Le Sous-sol, quant à lui, se prêtait au jeu en permettant une atmosphère intimiste lorsque nécessaire et en renvoyant parfois je ne sais comment le son des pièces de manière à leur donner une touche plus rock.

IMG_9965Laissant parler la musique à leur place, ils ont commencé avec quelques pièces de leurs ancien et nouveau maxis, le tout agrémenté des compositions du chanteur, Samuel Wagner. Pour ceux qui, comme moi, connaissent déjà la musique introvertie et mélodique d’Harfang, la nouvelle variété des chansons ajoutait quelque chose au mélange. De fait, les créations présentées sortaient toutes du cadre auquel le groupe nous avait habitués. Les deux reprises qui suivirent, la première de Bon Iver et l’autre du duo électro québécois Milk & Bone, furent elles aussi des ajouts intéressants et qu’ils ont su s’approprier. Pour bien terminer, Harfang nous a offert un beau jam et a joué quelques pièces de Flood, le deuxième maxi. Après des applaudissements retentissants, ils sont revenus jouer Karmic Embrace, du maxi Harfang, ainsi que Pressure, une pièce de Samuel Wagner.

Bien sûr, les nouveautés faisaient du bien et donnaient un vent de fraîcheur à la prestation du groupe. Cependant, elles n’ont pas volé la vedette aux pièces principales, soit leurs compositions. Tout comme dans notre dernier compte-rendu sur eux, on a encore été impressionnés par le travail mis sur les chansons. Entre autres, chaque instrument semble se démarquer pour ensuite laisser place à autre chose, donnant à leur musique comme différents reflets. Par exemple, on remarquera davantage la basse dans Grass alors que la voix sera mise de l’avant plus souvent dans As you sing, une nouvelle pièce. Les percussions, plus humbles dans les deux maxis du groupe, ont pu reprendre la place d’honneur dans quelques nouvelles compositions du chanteur.

IMG_0080Décidément, Harfang se rapproche de jour en jour de la formule gagnante, comme l’a témoigné les nombreux «Bravo, vraiment un excellent show !» lancés hier soir après leur prestation. On vous invite à suivre leur progression attentivement. Ils joueront notamment le 16 août à Expo-Québec.

 

L’entrevue à une question, avec David Boulet Tremblay (guitare électrique)

Pis, la tournée ?

«Le mot ce serait intense, explique-t-il. C’était cinq shows en six soirs, pis au total on a fait 3000 kilomètres». Intense, donc, mais aussi plaisant, assure-t-il. En effet, le groupe a apprécié le fait de voyager et de jouer à des endroits où ils ne l’avaient jamais fait. Et bien que certains spectacles aient attiré peu de monde, ils ont tout de même reçu un bel accueil partout où ils sont allés. Après être passés au Nouveau-Brunswick, en Gaspésie et même au lac, ils étaient heureux de finir leur tournée ici, où la foule était la nombreuse pour les accueillir chez eux.
Crédit Photo: Nicolas Padovani

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Spectacles : nos choix du week-end (15 mai 2015)

Vendredi 15 mai

  • Tout d’abord, amateurs de hip-hop, on vous invite à Limoilou, à La Source de la Martinière, pour le spectacle du rappeur de Washington Oddisee. Invités : Maestronautes. 15 $, ouverture des portes à 19 h, spectacle à 20 h.
  • Du côté du sous-sol du Cercle, on vous invite à aller voir les français Bengale et la formation québécoise X-Ray Zebras, qui vont nous faire danser jusqu’à épuisement. Nous serons d’ailleurs sur place pour couvrir le spectacle. Portes 20 h, spectacle 21 h, 10 $.

Samedi 16 mai

  • Pour fêter l’anniversaire du Fou-Bar sur St-Jean, Les chercheurs d’or donneront un spectacle qui risque d’être chaud. 21 heures, 12 $.
  • Soirée coulée dans le rock au Cercle alors que CaravaneThe Damn Truth et We Are Monroe vous feront joyeusement danser et hocher de la tête. On aura même droit à quelques surprises! Portes à 19 h, spectacle à 20 h, 15 $. En tout cas, nous, on ne manquera pas cette petite boum!

[SPECTACLES] Nos choix – 26 au 29 mars

Une autre grosse fin de semaine de spectacles s’amorce ce soir. Alors, sans plus tarder :

Jeudi 26 mars

  • Les amateurs de rockabilly et de swing iront voir Melvis & The Jive Cats au Sacrilège. C’est à 18 heures et c’est… gratuit!
  • Martha Wainwright présente son spectacle hommage à Édith Piaf au Cégep Garneau. Pour le 100e anniversaire de la grande dame de la chanson. Pour les étudiants, c’est 15 $, pour les autres, on vous demande 60 $. À 20 heures.
  • Malika Sellami viendra interpréter ses chansons au Café Babylone. C’est à 20 heures 30 et le prix d’entrée est de 10 $.
  • La nouvelle sensation Elliot Maginot est au Cercle. Première partie, Jesse McCormack. Les portes ouvrent à 20 heures, les spectacles commencent à 21 heures et on vous demandera 17,50 $ à l’entrée.
  • Nous devrions avoir un espion au concert donné par Charlie Foxtrot, Mauves, Les Trimpes, Whisky Gallery et Doloréanne. Si vous voulez y aller, c’est à la Salle multi du complexe Méduse. Les portes ouvrent à 19 h 30, les shows commencent à 20 heures. Prix d’entrée : 10 $ pour les adultes, 5 $ pour les moins de 18 ans. N’oubliez pas votre pièce d’identité, pour une fois qu’elle pourrait vous valoir un rabais!
  • De son côté, Jacques sera au Bal du Lézard où commencera le Rendez-vous musical 2015. Pour ce premier jeudi, nos amis de Limoilou en Vrac ont invité Whisky Legs et Damn the Luck. Ça commence à 21 heures et on ne vous soutirera qu’un gros 5 $ pour entrer (en échange, vous aurez une surprise Boréale… je ne me fais que le messager!). Compte-rendu demain!

Vendredi 27 mars

  • On va commencer par l’incontournable : Langevin pis sa gang de Galaxie (première partie : Lubik et Furhats) sont à l’Impérial Bell, et si vous n’avez pas déjà votre précieux sésame, oubliez ça, c’est complet. Devinez maintenant si nous y serons. BEN SÛR QUE NOUS Y SERONS! Les portes ouvrent à 19 heures, le spectacle est à 20 heures. Couverture complète, mais pas pendant le spectacle, parce que quand l’endroit est plein, le réseau cellulaire se sature vite. On devrait même avoir une petite entrevue à vous présenter!
  • The Free Walkers seront au Bateau de nuit pour y présenter leur americana. C’est gratuit, 21 heures.

Samedi 28 mars

  • Nous assisterons au spectacle de lancement de Pascal Pico Larouche et son Roche Bande. Ça se passe au Cercle à 20 heures. Entrée à la porte : 10 $. Si c’est aussi bon que l’album, on va en redemander, je crois.
  • Nous aurions bien aimé être au Théâtre Petit-Champlain pour le spectacle de Dom La Nena. En première partie, Claudia Gagné enfilera son costume pour devenir L’Octopus. On l’avait bien aimée quand on l’avait vue l’an dernier. C’est un match parfait. Oseront-elles se lancer dans un duel violoncelle-contrebasse? 😀 Début du spectacle à 20 heures. 35 $
  • Il commence à y avoir des spectacles intéressants à la Grange du presbytère de Stoneham et celui de Willows en est un. La franco-manitobaine viendra présenter son joli disque homonyme. 20 $, 20 heures.

Dimanche 29 mars

Soirée lutte au Château de l’oreille tendue où il y aura à peine un peu moins de monde dans le salon de Jacques qu’au magistral spectacle des Flaming Lips l’été dernier. Ce qui ne veut pas dire que vous devez vous terrer dans votre salon!

  • Michael Feuerstack sera au Sous-sol du Cercle à 20 heures (portes 19 heures). Pour ceux qui aiment les auteurs-compositeurs-interprètes qui n’ont pas la langue dans leur poche et qui aiment gratter leur guitare. Si vous connaissez les Wooden Stars, vous connaissez Feuerstack, un des membres fondateurs du groupe. Première partie : Charles Garant et My Cone Buddy. Seulement 12 $. À ne pas manquer!

Bons spectacles! Et si vous ne voyez pas quelque chose qui vous intéresse, allez voir le site de VOIR ou de Quoi faire à Québec. Y’a plein d’autres suggestions!