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[ALBUM] Coco Méliès – « The Riddle »

Il y a un peu plus d’un an, le 5 mars plus précisément, je me rendais au magnifique Magasin général Lebrun pour un spectacle très intime de Coco Méliès. J’avais eu la chance de m’entretenir avec Francesca Como et David Méliès au sujet de leurs projets. Bien entendu, ils ne voulaient pas trop m’en dire pour ne pas dévoiler de surprises, mais de belles collaborations étaient en cours et ils travaillent déjà depuis un bon bout de temps sur un nouvel album.

Il faut dire que Lighthouse était sorti en septembre 2014 donc nous étions impatients d’entendre du nouveau matériel, bien qu’ils aient sortis quelques pièces comme Paper Planes en 2015 et plus récemment en mars 2017, le premier simple de l’album, Letter.

Depuis 2016, ils sont maintenant avec la maison de disque Audiogram. Le deuxième album, The Riddle, est coréalisé par Connor Seidel (Matt Holubowski) et certains arrangements ont même été faits par Daniel Bélanger. Il est mentionné dans les remerciements : « for all the blue colour you’ve put into this record », ce que j’interprète par le fait qu’il a ajouté une touche de sa couleur dans l’album. (C’est drôle, parce que lors du spectacle du 3 mars 2016, lorsque je leur avais demandé s’ils aimeraient collaborer avec quelqu’un, ils m’avaient nommé tout de suite Daniel Bélanger. Il faut croire qu’ils m’avaient peut-être donné une information exclusive que je n’avais pas été en mesure de comprendre à ce moment-là ! )

On commence avec une chanson rythmée des harmonies de Como et Méliès, ce qui caractérise le duo. Leurs voix sont au service l’une de l’autre et Oh Brother donne bien le ton, car on s’aperçoit tout de suite que plusieurs ajouts ont été faits. En effet, à leurs guitares acoustiques et électriques, s’ajoute maintenant Remi Cormier à la trompette, Alex Francoeur au saxophone, Christopher Vincent au trombone, Simon Bilodeau à la batterie et Julien Thibault à la basse.

Avec Sit Tight, c’est plutôt David Méliès qui chante une mélodie aux sonorités country. Elle raconte également une histoire rappelant une quête d’un cowboy voyageur à la recherche de son chemin.

Le simple, Letter avait déjà beaucoup joué dans ma voiture. Je comprends totalement le choix comme avant-goût de l’album. La musique est magnifique et s’agence brillamment avec la voix modulée et lumineuse de Como. Je suis toujours aussi charmée par la manière qu’elle a de terminer les phrases avec une répétition de la dernière syllabe.

Pour une première, à ma connaissance du moins, on a la chance d’entendre les deux artistes chanter en français. C’est dans la pièce Park Bench que Méliès prononce les mots « je l’espère ». Il m’a fallu quelques écoutes pour être certaine de ce que j’avais entendu. C’est naturel, et ça se porte à merveille avec la douceur de la chanson.

Mon coup de cœur de l’album est sans doute Wasted Year, qui comporte une belle dualité dans les couplets, et devient très intense pour le refrain. Ça me rappelle un peu Les Beatles lors de quelques passages, et même la musique. Le violoncelle joué par Julien Thibault y est également magnifique.

Je me souviens avoir entendu Yellow Bird au Magasin Général Lebrun. Francesca parlait qu’elle avait écrit cette chanson en pensant à son père. C’est encore aussi touchant de l’entendre.

On a encore l’impression de partir en voyage avec Coco Méliès sur ce deuxième album qui aborde le thème de l’amour de manière très imagée et faisant souvent référence à des éléments de la nature. On peut sentir l’émotion dans plusieurs textes, dont la pièce finale, Man in tears, interprétée majoritairement par David Méliès avec l’ajout de la voix de Como à quelques passages stratégiques.

Plusieurs chansons sont très personnelles et ils ne chantent pas nécessairement ensemble sur toutes les pièces, mais je dois avouer que j’aime particulièrement la complémentarité des harmonies qu’ils font. The Riddle est une belle suite au premier album. Toujours aussi bien réalisé, on sent le désir d’évolution dans leur musique, tout en gardant l’essence de leur connexion incroyable. Chaque pièce a sa couleur et on vogue entre le folk, le pop, le country, l’alternatif et l’indie.

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[ALBUM] Co/ntry – « Cell Phone 1 »

J’aime/je déteste ces groupes qui refusent d’être identifiés à un style musical précis : je suis confus. J’adore être déstabilisé, faut croire. Peu importe ma façon de voir les choses, ce genre de groupe redonne ses lettres de noblesse à la musique qui se veut, fondamentalement, un divertissement. Co/ntry, pour moi, a compris ce fait en nous offrant Cell Phone 1, un hybride, une offre musicale éclectique qui fit parfaitement dans le paysage musical actuel. Éclectique parce que l’offre actuelle (au Québec) est assez homogène, et ce duo néo-brunswickois (qui s’est installé dans la métropole) propose une œuvre musicale qui tire un peu partout, certes, mais qui a des base assez solide.

En effet, le duo a une oreille pop bien sentie; leur désir d’écrire et de composer des airs accessibles et fédérateurs est évident, et les mélodies sont accrocheuses et sont créées​ en fonction d’attirer l’attention. Le new wave et les années 80 ont une immense influence sur Co/ntry, même dans leur désir d’être le moins identifiable possible. En effet, la présence de saxophone sur Living in a Body, le clavier suave sur Too much ou la présence de 808 sur l’ensemble de l’oeuvre. On sent, en fait, un second degré dans l’ensemble de l’oeuvre.

Le désir de Co/ntry d’être gender neutral (dixit) est un défaut, dans le sens où vouloir tout faire n’est pas nécessairement un gage que tout est bien fait. Il y a des maladresses dans l’exploration des styles musicaux, ce qui ne rend pas pour autant le tout désagréable. C’est un effort honnête, différent et qui est rafraîchissant entre deux airs de guitare introspectifs. Co/ntry se démarque par sa fougue, qui est évidente, mais mériterait d’avoir une ligne directrice plus claire, bien qu’elle semble déjà s’être définie contre leur gré.

S’identifier à un genre musical peut être réducteur pour un groupe, certes, mais cela lui donne le luxe de le réinventer. Mais tout ça, c’est le conformiste en moi. Et c’est ce qui me fascine avec Co/ntry : le paradoxe est beaucoup trop intéressant pour que je puisse l’ignorer.

Cell Phone 1 by CO/NTRY

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[ALBUM] Samuele – «Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent»

C’est le vendredi 7 avril qu’est paru le premier long jeu de Samuele Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent. La jeune auteure-compositrice-interprète, que l’on a pu voir aux Francouvertes en 2015 et qui a remporté le Festival international de la chanson de Granby en 2016, signe un album de 12 pièces fort intéressantes.

Une belle découverte pour l’amatrice de musique folk en moi. J’ai découvert une artiste très nuancée, qui ne se limite pas dans l’exploitation de ses talents musicaux. Les chansons ont toutes des couleurs propres, ne se ressemblent pas nécessairement, mais conservent une belle cohérence.

Le titre évocateur de l’album fait sans aucun doute référence à l’ouvrage de Ute Ehrhardt «Les filles sages vont au ciel… et les autres où elles veulent» ou pourquoi la gentillesse ne mène à rien. À la description du livre on comprend immédiatement « Montrant par quels mécanismes elles s’interdisent de mener une existence épanouie et librement choisie, Ute Ehrhardt trace une voie royale pour sortir des schémas destructeurs » tout cela en parlant des pièges mentaux qui compliquent la vie des femmes.

Elle nous agrippe tout de suite avec la première pièce, spoken word très engagé qui explique la raison du titre de l’album. Dans Égalité de papier, elle aborde le sujet de l’égalité de la femme dans la société contemporaine, qui a encore de la misère en enlever de la bouche la connotation péjorative de l’adjectif « comme une fille ». Étonnamment, ça teinte les autres chansons de l’album, mais les sujets ne sont pas tous dans l’optique d’émettre des propos aussi forts que ceux-là.

La sortie, qui se retrouvait sur son album Z’ALBUM paru en avril 2015 reste dans la tête et je me suis surpris à fredonner rapidement le refrain. La guitare électrique aux sons blues ajoute une belle profondeur à la mélodie. À la première écoute de l’album, j’ai accroché tout de suite. Les paroles sont en continuité avec la titre de l’album et la première pièce, mais elle y va d’image et de référence à la ruche des abeilles.

C’est la rythmique de batterie alliée à celle de la guitare qui séduit sur la pièce cœur de tôle alors que Cours toujours commence plus lentement, et graduellement augmente, ce qui est cruellement efficace avec le titre de la chanson.

On découvre autre chose sur Compter sur ça, alors qu’elle utilise le Ukulélé qui permet de voir ressortir sa voix très modulée et douce. Les instruments à vent sont également bien présents et complète merveilleusement la mélodie.

Dignes d’une chanson classique de blues, Tous les blues va chercher une émotivité et une mélancolie qui apparait moins sur les premières pièces. On découvre également une fragilité dans la voix de Samuele qui est vraiment prenante.

Dactylo, quant à elle, donne plus dans le folk doux alors qu’elle s’ennuie des bras de quelqu’un avec qui ça n’a visiblement ça ne peut pas fonctionné. J’y aime la belle sensibilité de sa voix. En ce qui concerne Le lest, au tempo de valse, la trompette y est magnifique et elle m’évoque un changement, alors que Toune d’hiver est sensuelle et parle plutôt de chaleur entre deux corps.

Dans La couleur de l’orage, c’est là qu’on découvre une Samuele à fleur de peau, très sensible. À sa suite, une chanson cachée se retrouve à 8 minutes 37 secondes (désolé de dévoiler le punch!) qui termine l’album sur une note plus joyeuse avec Hochelaga mon amour (j’ose croire que c’est ça le titre de la chanson!).

Il est indéniable que le long jeu de Samuele s’écoute à merveille de par ses mélodies folks rock et parfois même blues. Ses textes sont très imagés et démontrent une belle profondeur. On sent qu’elle a des opinions très féministes, mais elle les exprime de manière très diplomate.

Les musiciens qui l’accompagnent font également une différence. On songe notamment à Jean-Sébastien Brault-Labbé qui porte bon nombre de chapeau dans la création. Également Alex Pépin, à la contrebasse, basse, percussions, etc. Julie Miron s’additionne à l’équation avec une autre guitare électrique, du lapsteel, entre-autre. Finalement, Gabrielle Smith et Élizabeth Rogers complètent les mélodies avec les instruments à vent.

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Région : Mauricie Spectacles

[SPECTACLE] Radio Radio au Centre des arts de Shawinigan pour la fin de semaine de l’Halloween

Les gens de Shawinigan ont célébré l’Halloween ce week-end dans l’ambiance funky de Radio Radio au Centre des arts.

À ma grande surprise, j’ai pu constater que j’allais assister à un spectacle de Radio Radio dans une salle assise. Avec l’énergie débordante du duo acadien, je me demandais comment les gens allaient faire pour rester « ben cargué dans leurs chaises ».

Jacques Alphonse Doucet et Gabriel Malenfant forment un duo mélangeant funk, rap et chiac. Ils ont décidé de laisser tomber leur langage propre pour rester dans un monde anglo et électro-pop avec leur nouvel album Light the sky. Par contre, je n’ai pas entendu beaucoup de nouveautés lors du spectacle, étant capable de reconnaître tous leurs succès des albums précédents (qui ont été joué un à la suite de l’autre).  Malgré leur style bien à eux, la démarche artistique de leur nouveau spectacle manque clairement d’innovation à mon avis, se limitant au duo qui bouge d’un bout à l’autre de la scène.

La salle remplie de jeunes, de familles et étonnamment de baby-boomers, s’est levée lors de Busy, qui fût la première pièce de Light the sky joué ce soir-là. Leur choix de chansons se promenait entre l’album  EJ Feel Zoo et Belmundo Regal en faisant parfois rappel à Havre de Grâce, notamment avec Grong Hotel en début et Comment ça va en fin de spectacle.

Bondissant sur scène, Jacques Doucet et Gabriel Malenfant sont accompagné d’un guitariste et d’un batteur pour offrir une énergie maximale avec un son rock qui s’ajoute au groove. Les solos de guitare ont été acclamé par le public durant 50 shades of beige et après Ej Feel Zoo.

Les références funk en introduction de Guess What est sans doute mon coup de cœur de Radio Radio. Cette pièce est à mon avis la plus solide parmi leur banque à succès. Pour avoir vu Radio Radio en duo avec Alex Nevsky sur cette chanson lors des Francofolies de Montréal en 2015, elle est indétrônable. J’ai senti que la salle l’appréciait également lorsque des gens qui ont délaissé leurs bancs pour lever leurs mains au même rythme que Jacques et Gabriel. Il semblerait que le public était impatient de pouvoir se dégourdir.

Le spectacle s’est ensuite poursuivit avec des nouvelles chansons telles que Tonight is the night, Sweater Weather, My Dance Floor et Light the sky. Digne des soirées célébrantes, leurs nouvelles chansons en ont fait danser plus d’un. Light the sky, pièce qui sans doute permettra d’aller chercher un public plus large à l’extérieur du Québec, avait quant à elle une saveur plus pop. Pour ma part My Dance Floor m’a semblé plus efficace en spectacle avec le beat plus variant grâce aux musiciens présents, qui fait réellement sentir l’ambiance d’une piste de danse. Entre temps, ils ont succédé Dekshoo et Boomrang avec une transition instrumentale entre le batteur et le guitariste, ainsi qu’en interposant les paroles des deux pièces.

En rappel, Radio Radio est revenu sur scène avec Cargué dans ma chaise et Ça c’est nice. Ils ont également invité les enfants de la salle à monter sur scène avec eux pour les faire sentir spéciaux le temps d’un instant en performant Enfant Spécial.

Toujours généreux envers leurs fans, ils ont conclu le spectacle en proposant au public de Shawinigan de venir les rejoindre pour une séance photo dans le hall du Centre des arts.

Pour vous donner une idée de l’ambiance sur scène, voici des photos prises par l’équipe de photographes lors des spectacles antérieurs de Radio Radio.

Crédit photo : Jacques Boivin

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Nouvelles Région : Mauricie Région : Québec

Nouvel album des Deuxluxes

En plein coeur de leur tournée estivale, le duo Les Deuxluxes qu’on a eu la chance de voir au Festival d’Été sortira un nouvel album intitulé Springtime Devil le 2 septembre prochain.

Après 15 mois de travail entrecoupés de spectacles et la sortie du mini-album Traitement Deuxluxe, Anna Frances Meyer et Étienne Barry sortiront ce premier album explosif. Francis Duchesne a coréalisé l’album avec le duo. Il y aura neuf nouvelles chansons, dont My Babe & Me, nouvel extrait lancé cette semaine.

Les Deuxluxes seront à Trois-Rivières le 29 septembre et à Québec le 1er octobre prochain.

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Rétrospectives

2015 en rappel : ALBUMS

Cette année, au lieu de vous offrir un ou deux gros top 50 (d’autres blogues le font mieux que nous), nous avons consulté les membres de l’équipe ecoutedonc.ca pour connaître leurs coups de coeur dans diverses catégories. On commence aujourd’hui avec nos albums de l’année.

Jacques Boivin – rédacteur en chef

5terminus_jane– Jane Ehrhardt – « Terminus »

Ce maxi de Jane Ehrhardt ne s’est pas retrouvé parmi les finalistes au GAMIQ pour rien! Textes magnifiques (n’oublions pas que le français n’est pas la langue maternelle de Jane), mélodies inspirées et inspirantes, ainsi qu’une richesse incroyable du côté des arrangements, c’est plus qu’en masse pour justifier une petite place dans mes coups de coeur de 2015.

JulieBlanche_pochette_724- Julie Blanche – « Julie Blanche »

La musique est froide, la voix et les mots de Julie sont chauds. Dans cet univers concocté sur mesure pour la jeune femme, Julie Blanche est parfaitement à l’aise et même s’il aurait été facile de tomber dans les nombreux pièges du genre, jamais cet album n’est monotone. Neuf mois plus tard, on découvre encore de nouvelles textures aux chansons.

a2043699395_103- Safia Nolin – « Limoilou »

On a passé l’année à l’attendre. On l’a écouté une boîte de mouchoirs à la main. Bien sûr, la boîte était vide à la fin. Limoilou est brutal dans son approche, rarement un artiste se met autant à nu dans un premier album. Malgré cette brutalité, il reste cette douceur, sur laquelle tout l’album repose. Les deux forces s’opposent et s’attirent, ce qui nous tient sur le fil du rasoir du début à la fin. Wow.

Jean Leloup - À Paradis City2- Jean Leloup – « À Paradis City »

Le roi ponpon nous a offert ce joli retour au début de l’année. Un album qu’on a appris à connaître par coeur, lentement, mais sûrement. Non, ce n’est pas Le Dôme, mais ça demeure une méchante belle galette, probablement la plus personnelle de Jean Leloup à ce jour.

Panorama-TRICD-73641- Tire le coyote – « Panorama »

J’avais de grandes attentes à l’égard de nouvel album de Tire le coyote et il ne m’a pas déçu. Notre meilleur auteur québécois à l’heure actuelle joue encore avec les mots comme lui seul sait le faire tout en agrandissant sa palette folk. Du grand Pinette.

Valérie Vinet – rédactrice

1. I Love You, Honeybear, Father John Misty Fjm-iloveyouhoneybear

Pour les textes intelligents teintés de sarcasme, les thèmes universels abordés (l’amour, la peur de l’engagement, la peur de se montrer vulnérable), les arrangements et les mélodies accrocheuses qui provoque une dépendance.

Alabama Shakes Sound & Color (Alabama Shakes/ATO)2. Sound and Color, Alabama Shakes

Pour la voix puissante de Brittany, les multiples sensations que j’ai eues pendant la chanson Gemini, pour la run de basse sur Gimme all your love, pour la guitare jazz.
3. Goon, Tobias Jesso Jrpackshot2

Pour les arrangements à la Beatles ; simples et efficaces, pour les thèmes qui rappellent les amours adolescents.

4. Multi-Love, Unkown Mortal OrchestraUnknown-Mortal-Orchestra-Davcom

Pour le côté pop/jazz des melodies, pour le soul, pour les souvenirs de roadtrip dans l’Est des USA, pour le thème de l’amour sous l’angle anxiogène.

5. To Pimp A Butterfly, Kendrick Lamar3813bcd3d4accb7634eea23a2a7ab190.1000x1000x1

Pour les mélodies accrocheuses, pour le côté jazz, album qui crée des précédents dans la musique hip hop.

Karina Tardif – coordonnatrice de rédaction, Mauricie

a2835823164_101. Loud Lary Ajust, Blue Volvo

 

22h222. Ariane Moffat, 22h22

 

milkbone3. Milk and bone, Little mourning

 

Crédit Photo: LePetitRusse4. Philippe Brach, Portraits de famine

 

Jean Leloup - À Paradis City5. Jean Leloup, À Paradis City

 

Jay Kearney – photographe

Galaxie Zulu (La meute)1. Galaxie – Zulu

 

 

a4144106318_102. Joel Martel et les Mécaniciens de l’Amour – Un bon moment

 

 

5f30eab13. Kurt Vile – B’lieve i’m going down  

 

 

unnamed (48)4. DeerHunter – Fading Frontier

 

 

Unknown-Mortal-Orchestra-Davcom5. Unknown Mortal Orchestra – Multi Love

 

Matthieu Paquet-Chabot – rédacteur

milkbone1. Milk & Bone – Little Mourning

Un album tellement rafraichissant dans le paysage musical québécois. Du bonbon pour les oreille

3813bcd3d4accb7634eea23a2a7ab190.1000x1000x12. Kendrick Lamar – To Pimp A Butterfly

Lamar a totalement réinventé le rap avec les touches jazz et funky. Sans compter les textes poignants sur chacune des pièces

Galaxie Zulu (La meute)3. Galaxie – Zulu

 

Ça faisait un bail que le Québec n’avait pas reçu une si grosse dose de rock

Jean Leloup - À Paradis City4. Jean Leloup – À Paradis City

Quelle belle surprise que le retour du chanteur plus en forme que jamais, autant sur scène que sur album

Le Couleur - «Dolce Desir » (Lisbon Lux Record)5. Le Couleur – Dolce Desir EP

Ce n’est peut-être pas un album entier, mais ce EP est extraordinaire. Les mélodies sont enlevantes et d’une qualité sans précédent.

 Julien Baby-Cormier – rédacteur

Sufjan_Stevens_-_Carrie_&_Lowell1.   Sufjan Stevens – Carrie & Lowell

Un disque d’une fragilité et d’une beauté sidérante. C’en est un que je n’attendais pas puisque je n’avais jamais été ébloui par son travail.

maxresdefault2. Wand – Golem

Un album de garage psychédélique d’une efficacité redoutable. Des riffs qui s’imprègnent dans notre cortex cérébral et un chanteur doué.

screen-shot-2014-11-18-at-3-29-24-pm3. Elvis Perkins – I Aubade

Un troubadour folk sous-estimé. C’est le genre d’album pour lequel on doit être patient tant les arrangements sont foisonnants. Ce n’est pas juste bien fait, ça sort des sentiers battus par les centaines de publications folk chaque année.

083331454. Modest Mouse – Strangers To Ourselves

Peut-être pas l’album idéal pour découvrir le groupe, mais en tant que fan j’ai été extrêmement heureux de retrouver la troupe d’Isaac Brook en grande forme avec toujours cet indie-rock qui navigue entre la pop et le weird.

unnamed (48)5. Deerhunter – Fading Frontier

Un autre album qui demande de la patience. Au départ on s’ennuie des guitares et ensuite on réalise tout le génie de Bradford Cox et ses acolytes tant les chansons forment un tout cohérent.

François-Samuel Fortin – rédacteur

Layout_11_A_FINAL_Corr1. Panda Bear – Panda Bear Meets The Grim Reaper.

Une révolution stylistique permanente poussée à son paroxysme par Noah Lennox.

neon-indian-vega2. Neon Indian – Vega Intl Night School.

L’album parie à la fois sur des sons racoleurs pop et un exercice de style flamboyant et déroutant.

poncutoi3. PONCTUATION – La réalité nous suffit.

Encore une preuve très réussie de l’évolution constante de la formation de Québec.

11707454-10153226815276526-3291686277380925008-n4. Il Danse Avec Les Genoux – Post-Dynastie.

Coup de coeur découverte de l’année, une claque psychédélique au visage.

BFDNL050_The_Epic_HIGHRES5. Kamasi Washington – The Epic.

Un premier album mastodonte qui porte très bien son nom pour le saxophoniste qu’on connaît pour ses collaborations avec Flying Lotus, Thundercat et Kendrick Lamar.

Marion Desjardins, photographe

Jean Leloup - À Paradis City1. À Paradis City, Jean Leloup

Le parfait retour du loup à l’état brut, je n’aurais pu demander un album mieux construit que ce dernier, ce n’est pas pour rien qu’il a été autant prisé à l’ADISQ

a3193770660_102. Île de rêve, Les Marinellis

Étant une grande fan du groupe, j’attendais avec impatience sa sortie. 31 minutes de rock psychédélique dansant et sans parler de leur performance sur scène : c’était un coup de cœur assuré

rozi-plain-friend-itunes-mid3. Friend, Rozi Plain

J’adore la simplicité, l’originalité de ce nouvel album de Rozi Plain. En période de morosité le sourire revient dès la première chanson. Promis!

a2419861563_104. Prieur&Landry, Prieur&Landry

Un nouveau groupe composé de seulement deux personnes qui sonnent comme 10. Pas grand chose de plus à ajouter appart que ça rentre au poste comme y disent !

a2043699395_105. Limoilou, Safia Nolin

Une autre révélation de l’année qui sort un album touchant même poignant d’une beauté et simplicité infinie où tout passe par la magnifique voix de Safia.

Alice Beaubien – rédactrice

Sufjan_Stevens_-_Carrie_&_Lowell1. Sufjan Stevens, Carrie and Lowell

Parce-que on ne se lasse jamais d’écouter cet album d’une si belle douceur.

milkbone2. Milk and Bone, Little Mourning

Leur électro harmonieux et ingénieux était vraiment remarquable pour un premier album.

EmilieOgden_Album-Cover_hires3. Emilie and Ogden, 10 000

Allier de la harpe à de la pop mélodieuse, quelle surprise, quel beauté !

a0695595692_104. Oddissee, The good fight

Du hip-hop jazzy passé inaperçu au printemps et pourtant qui fait toujours groover, un rayon de bonheur.

a2043699395_105. Safia Nolin, Limoilou

Un album boboche qui parle d’un de mes quartiers préférés, elle m’a fait chialer avec la beauté de sa voix et ses paroles brutes.

 

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[À VOIR] Les sœurs Boulay, la douceur de l’harmonie

 

 

 

Stéphanie et Mélanie Boulay, mieux connues sous le nom des sœurs Boulay, sont un parfait duo musicale qui charment tout sur leur chemin. Les deux jeunes femmes, originaires de Gaspésie, ont grandi avec la musique, encouragées à développer leurs talents dès leur plus jeune âge. Découvertes lorsqu’elles remportent le concours des Francouvertes du Club Soda en 2012, elles n’ont depuis jamais arrêté. Suite à la sortie de leur premier album, le poids de confettis, les filles n’ont cessé de gagner en popularité. Leur musique sait charmer par ses accents folks, sa mélodie toute en douceur ainsi que par ses paroles nues et poétiques. Leur charisme sur scène ainsi que leur coté humain donnent à leurs spectacles une touche de magie. Leur deuxième album : 4488 de l’amour, sorti il y a quelque mois, est encore une fois une ode à la douceur et à la joie où les émotions sont à fleur de peau.

Si vous n’avez pas encore eu la chance de les voir en spectacle, il n’est pas trop tard. Pour ce qui est de Québec, elles seront à l’Anglicane le jeudi 26 novembre et au Grand Théâtre le 13 avril. En Mauricie, c’est le vendredi 27 novembre à la Taverne de St-Casimir, le 5 décembre au magasin général Lebrun de Maskinongé ainsi que le 26 février à Trois-Rivières que le duo se produira.

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[ALBUM] Ghostwritten Chronicles – Bears of Legend

Bears_of_Legend_GhostChronicles_Avril2015
Bears of Legend Ghostwritten Chronicles

Un bruit de vague pour bien marqué par la thématique du voyage maritime, un refrain vaporeux et puissant avec la voix de David Lavergne et le semi-orchestre qui l’accompagne : c’est bien le groupe trifluvien de Bears of Legend que nous retrouvons avec davantage d’intensité dans ce deuxième album Ghostwritten Chronicles.

Dans ce périple l’accordéon (When I Saved You From The Sea) ou le ukulele (Be Mine, All Mine, She Breaks me down) s’ajoute par parcimonie aux compositions pour respecter le thème de la mer. Le « demi-orchestre » est beaucoup plus entraînant que le précédent opus Good Morning, Motherland  , à l’image des matelots qui hissent la grande voile. Les chœurs, caractéristique du groupe a l’univers harmonieux, accompagnent davantage l’instrumental que le chanteur cette fois-ci. C’est un peu dommage la puissance et l’envoutement que cet instrument humain (si je puis dire) était un atout. Pour compenser, la batterie est beaucoup plus présente et ça frappe fort comme si on ramait avec vigueur (Arkansas River ou She Breaks me Down). Seule une pièce est en français, Encore – une preuve de bonne figure?. La voix prend aux tripes par son intensité et l’atmosphère intimiste provoquée par la guitare acoustique des premières notes. Mais  les paroles sont par contre redondantes et la césure de rythme (avec de l’orchestration) au milieu n’est pas forcément efficace puisqu’elle retombe ensuite à la simple guitare.

L’harmonie de ce disque est cependant bien présente, l’orchestration et la voix y sont pour beaucoup. Un bel album encore une fois pour les Bears.

On pourra retrouver Bears of Legend les 7 et 8 mai au Petit Champlain à Québec (complet) et en tournée en province .

Mes préférées :

  • Be Mine, All Mine
  • Arkansas River
  • We Rise

En complément :

L’entrevue du Nouvelliste

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Critique : Beck – « Song Reader »

Beck Song Reader (Capitol)
Beck
Song Reader (Capitol)

Déjà? Morning Phase est sorti en février! Pourtant, il nous avait bel et bien dit qu’il avait (déjà) un deuxième album dans les cartons cette année et on sait depuis quelque temps déjà qu’il s’agissait d’un enregistrement de Song Reader, cet « album » qu’il avait lancé en 2012 sous la forme d’un livre de partitions.

Pour l’album, Beck a invité quelques artistes à livrer une version d’une des chansons du livre. Comme les partitions étaient simples et qu’on pouvait pas mal en faire ce qu’on voulait (suffit d’écouter les innombrables versions des fans), on pouvait s’attendre au meilleur, comme au pire.

C’est un peu ce qu’on a eu : le meilleur… et le pire. Bah, le pire, il n’est pas si pire, mais sur un album aussi diversifié, mettons qu’on s’en serait passé.

Ce qu’on peut dire, cependant, c’est que les artistes présents ne sont pas sortis de leur zone de confort. Fun. fait du Fun. Eleanor Friedberger fait du Eleanor Friedberger, même Jarvis Cocker pastiche Pulp sans les guitares. Que dire de Norah Jones, qui a l’air si confortable dans ses pantoufles? On ne parlera même pas de Beck, qui n’en profite même pas pour sortir de l’atmosphère de Morning Phase?

Heureusement, Jack White assume complètement son côté country et franchement, les paroles de I’m down lui vont comme un gant. Qui d’autre aurait pu chanter « I fixed the spelling on a suicide note »? Même Beck n’aurait pas eu le mordant nécessaire pour le faire! Sur Sorry, Laura Marling fait du Beck plutôt que de faire du Laura Marling. Et sur cet album, ça marche! Sparks offre une lecture psychédélique de Why Did You Make Me Care que j’aime beaucoup. Et Jack Black est très amusant sur We All Wear Cloaks et son petit côté baroque.

Dans le fond, on fait comme avec le livre de partitions : on joue celles qui nous intéresse et on met les autres de côté.

 [usr 7]

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Critique : David Giguère – « Casablanca »

On dit que David Giguère n’avait rien écrit depuis la parution de son premier album, Hisser haut. Mais voilà, le comédien-chanteur a vécu une peine qui semble difficile à avaler et il a eu besoin de faire sortir le méchant. Et ça a sorti vite et bien, puisqu’il nous arrive avec un deuxième album minimaliste, introspectif, qui a peu de ressemblances avec tout ce que vous avez écouté récemment, malgré une lointaine parenté avec le matériel du groupe britannique The xx.

David GiguèreCe savant mélange de folk, de pop et d’électro, où les paroles prennent une place considérable (après tout, cet album est un exutoire). Pas besoin de lire entre les lignes, Giguère est d’une sincérité telle qu’on ressent un petit malaise avec notre voyeurisme. Malaise ou pas, on veut savoir, on veut écouter. Payer une verre au chanteur pour qu’il se raconte et qu’il se sente mieux.

Si j’ai parlé des xx tout à l’heure, c’est pas pour rien : il arrive souvent qu’on se retrouve dans le même genre d’ambiance dénudée, froide et étouffante. Mais plutôt que de copier les Britanniques, Giguère y met son grain de sel en y ajoutant des refrains forts, remplis d’une émotion sincère.

Grand moment de grâce pendant Albert Prévost, magnifique, touchante. David, si on se voit, toi et moi, fais-moi penser de te faire un câlin. Pour cette chanson. Et pour le reste de ce disque.

Touchant et unique dans notre paysage.

David Giguère – « Casablanca » (Audiogram)
8/10