Show de la rentrée 2017 – Université Laval, 13 septembre 2017

À Québec, il n’y a pas plus gros événement après le Festival d’été et Envol et Macadam que le Show de la rentrée de l’Université Laval organisé par la CADEUL. Chaque année, la population estudiantine (et les mélomanes de Québec) envahit les diverses scènes du pavillon Alphonse-Desjardins pour acclamer de nombreux groupes d’ici dans une variété de styles. L’affiche de l’édition 2017 était plutôt alléchante, présentant entre autres The Franklin Electric, Chocolat et Koriass… et plusieurs autres!

Sans plus tarder, voici notre compte rendu de la soirée.

Jérome Casabon – Photo : Jacques Boivin

Jérome Casabon – Pub universitaire

Jérome Casabon et ses trois acolytes se sont occupés de mettre l’ambiance sur la terrasse du pub universitaire en début de soirée. Le musicien a poussé ses chansonnettes avec énergie et enthousiasme, et ce malgré la timidité du public. On a aimé réentendre des classiques tirés de son projet précédent (Casabon) tels que en bas dans rue ou encore hamac, mais aussi découvrir quelques titres de Pas pire content, son dernier album paru en mars dernier. Anciennes comme nouvelles pièces ont un caractère très entraînant et s’accompagnent de paroles calembouresques relatant les évènements improbables d’un quotidien. (Marie-Ève Fortier)

Bleu Jeans Bleu – Photo : Jacques Boivin

Bleu Jeans Bleu – Pub universitaire

C’est à 20 h (O.K., 20 h 10) que la joyeuse bande de Claude Cobra a investi la terrasse du Pub Universitaire. En grande forme, les gars de Bleu Jeans Bleu ont interprété toutes les pièces de leurs deux albums, Haute Couture (Gold) et Franchement Wow. Le public a eu droit à de solides interprétations des plus grands succès radiophoniques du groupe (Vulnérable comme un bébé chatCashmereJ’te gâte all dressed et Fifth wheel), ainsi qu’à un avant-goût de leur prochain opus. La bonne humeur était contagieuse, entretenue par les anecdotes et les questions loufoques adressées aux étudiants entre chaque chanson. Le groupe s’est offert quelques clins-d’œil empruntés à des classiques par des solos des plus endiablés. L’hilarant spectacle a également été ponctué de moments tendres, tels que l’interprétation de C’est en Speedboat que je t’aime et Épile-moi le dos, lesquelles furent dédiées aux vieux couples formés pendant les premiers jours de la session. À la fin de la prestation, j’avais mal aux joues à force d’avoir trop souri. (Jean-Philippe Grenier)

Helena Deland – Photo : Jacques Boivin

Helena Deland – Grand Salon

La dernière fois que nous avons vu, la température n’était pas du côté d’Helena Deland. J’ai retrouvé l’auteur-compositrice-interprête au Grand Salon. En grande forme, avec ses acolytes Alexandre, Cédric et Marc-Antoine, elle m’a rapidement charmée par sa bonne humeur contagieuse. À la fois, plus douce dans des moments comme Baby ou encore plus rock avec Aix, je ne savais pas à quoi m’attendre en entrant dans le Grand Salon. Helena nous a réservée plusieurs nouvelles chansons à paraître prochainement sur un album et s’amusait réellement sur scène. La native de Québec a repris avec sa touche rock la chanson Dreams (originalement de Fleetwood Mac). Un énorme coup de coeur pour A Stone is a Stone jouée durant cette performance qui me donne hâte à la suite. (Marie-Ève Duchesne)

Zagata – Photo : Jacques Boivin

Zagata – Atrium

Tiens, entre le folk-pop tendre d’Helena Deland et le gros rock abrasif de Victime, il y a la pop vitaminée de Zagata. On va en profiter pour tendre l’oreille quelques minutes (pas plus, j’étais quand même un peu à la course). Jesse Proteau et sa bande ne réinventent peut-être pas la roue, ce n’est pas du gros folk introspectif, mais pour se déhancher dans un contexte festif, difficile de faire mieux, même si certains morceaux sont un peu plus sombres et méritent pleinement une oreille attentive. En plus des chansons qu’on a entendues à quelques reprises (en anglais), Zagata a proposé quelques nouveaux morceaux en français (yeah!). Citons Marie-Ève Fortier à propos de la « genre quatrième toune » (désolé Jesse, on ne connaît pas encore les titres par coeur) : « Ca allait jouer avec les profondeurs sombres de mon âme en me chatouilant les années 80! » Le genre de prestation qu’on était bien content de rattraper en sortant de l’Amphithéâtre HQ! (Jacques Boivin)

Victime – Photo : Jacques Boivin

Victime – Salle Hydro-Québec

Le trio de Victime a lancé la soirée en grand sur la scène CHYZ avec son dance-punk déjanté. Dans la même lignée que Suuns, le groupe semble déconstruire la musique et lui donner une gueule brute. Résultat : une masse violente d’énergie presque pure qui sort des motifs rythmiques répétés de la basse, des rythmes de batterie élaborés et des effets discordants de la guitare.

La chanteuse, Laurence Gauthier-Brown, surprend par la diversité de ses intonations alors qu’elle crie, murmure, s’exclâme – tout ça en français, s’il vous plait. «Mais je vous jure que ça se danse», assure-t-elle d’ailleurs au public juste avant la fin. Et elle a raison, même si le public s’est montré un peu trop timide pour le prouver. (Marie-Ève Fortier)

Bellflower – Photo : Jacques Boivin

Bellflower – Grand Salon

Le groupe Bellflower continuait la soirée avec indie-pop riche en textures a rapidement accroché mes oreilles. La chanteuse, Em Pompa, m’a surprise par le nombre d’instruments qu’elle jouait. Il a fallu de deux chansons pour embarquer la foule et la faire danser. Accompagnée par huit autres musiciens, l’énergie qu’ils dégageaient, nous soulevait et nous imprégnait. Impressionnant, le trio d’instruments à vents (trompettes, saxophones et flûte traversière) ponctuait joliment les chansons à grande intensité. Le groupe montréalais en a profité pour faire plusieurs chansons de son EP The Season Spell comme Cryin’ Shame et Strangers. En somme, une autre belle découverte musicale. (Marie-Ève Duchesne)

The Blaze Velluto Collection – Photo : Jacques Boivin

The Blaze Velluto Collection – Salle Hydro-Québec

C’était au tour de The Blaze Velluto Collection de prendre le relais. Les six musiciens ont tôt eu fait de m’impressionner par la versatilité de leur musique. Bien campé dans la vibe qu’il devait y avoir à Woodstock en 1969, le groupe de Québec a d’abord présenté des pièces qui flirtaient avec un country enjoué et dansant. On a ensuite glissé vers un rock et un folk digne des Dylan de ce monde, puis quelques pièces ont même revêtu leur plus bel habit progressif et psychédélique.

La diversité des pièces était bien rendue par l’exécution des musiciens, que ce soit en matière de choristes, de flûte traversière, de congas ou d’instruments plus traditionnels. L’énergie du groupe a tôt fait de se communiquer aux premières rangées, qui semblaient déjà connaître plusieurs titres, tirés pour la plupart de Weatherman, leur long-jeu paru en mars dernier. (Marie-Ève Fortier)

The Franklin Electric – Photo : Jacques Boivin

The Franklin Electric – Grand Salon

Considérant la quantité de spectacles se déroulant en même temps, il est rare qu’un groupe fait salle comble lors du Show de la Rentrée. Ce sera donc mission accomplie pour The Franklin Electric, qui aura testé la capacité maximale du Grand Salon, forçant même quelques retardataires à rebrousser chemin. C’est sur la barre des 23 heures que les quatre musiciens se sont lancés sur scène, où le chanteur Jon Matte y a entonné ses refrains pop qui ont fait vibrer le Grand Salon du début à la fin de la prestation. Aucune différence à faire entre les pièces de premier et du plus récent opus paru, tout le monde y était et battait le rythme en chantant tels des hymnes les refrains d’Unsatisfied, Old Piano ou encore Someone Just Like You. S’il fallait forcer pour trouver un point négatif (tiens, faisons-donc l’exercice) : quelques adaptations live ou quelques jams lors du spectacle auraient été fort appréciés, qui a semblé sonner en tout point comme les albums. (Anthony Fournier)

Mauves – Photo : Jacques Boivin

Mauves – Salle Hydro-Québec

Les vilains garnements originaires de Limoilou précédaient d’autres vilains garnements (Chocolat) et ils n’allaient pas s’en laisser imposer! Offrant, comme d’habitude, une prestation énergique, le quatuor s’est laissé aller comme si la vie de chacun des membres en dépendait. On n’a pas pu rester jusqu’à la fin (question d’attraper quelques minutes de Koriass avant d’aller se coucher… on n’a plus vingt ans), mais on a eu le temps d’apprécier les quelques chansons très Coco qu’on a entendues, dont l’échevelée J’ai tout essayé et la beatlesque Nouvelle-Calédonie. Ce n’est que partie remise, parce qu’un show de Mauves, ça te recrinque le squelette! (Jacques Boivin)

Koriass – Photo : Jacques Boivin

Koriass – Atrium

La scène hip-hop fait très bonne mine au Québec par les temps qui courent, et le Show de la Rentrée utilise le populaire créneau musical de grande façon pour remplir ses salles (peut-on leur en vouloir ?). C’est un Koriass early bird qui s’est présenté sur scène, devant une scène gonflée à bloc par la prestation précédente de Brown, qui a toutefois quitté la scène 20 minutes plus tôt que prévu. Problème pour Koriass ? Absolument pas. Le rappeur, aussi co-porte-parole de campagne Sans oui, c’est non! a sauté sur scène avec l’appétit du loup pour lancer succès par-dessus succès de son large catalogue musical, accompagné par un house band qui peinait à se faire remarquer (outre le batteur, qui peinait à tenir la cadence) derrière toute la place que prenait Koriass, occupé à donner une leçon de théâtre à n’importe qui voulant apprendre comment utiliser l’espace de scène. Bodysurfing, public sur scène, refrain résonnant dans l’atrium, tout y était pour la tête d’affiche du Show de la Rentrée. (Anthony Fournier)

Brown – Photo : Jacques Boivin

Malheureusement, nous n’avons pas eu la chance d’assister aux prestations de Brown (trop pris à courir partout pour prendre des photos) et de Chocolat (il se faisait tard… on se reprendra dans quelques jours à Agrirock… où on ne donne pas cher de ce qui restera du Zaricot après leur passage). Somme toute, nous en avions assez vu pour constater à quel point les jeunes universitaires sont de party, même lorsque la musique est plus tranquille. On aurait peut-être apprécié que le monde lâche son hamburger pendant la prestation du pauvre Jérome Casabon, qui jouait sur une terrasse pleine, mais devant un parterre composé de vos humbles serviteurs… Heureusement que certaines personnes sont venues danser en ligne à la fin de la prestation!

À l’an prochain, même si à chaque année, on se dit qu’on est too old for that shit!

Saint-Sauveur en fête : Un volet musical 100 % local

Ce samedi 19 août, le quartier Saint-Sauveur se mettra sur son 31 pour faire la fête… et le volet musical de la 26e édition de Saint-Sauveur en fête peut difficilement être plus locale que cette année avec trois artistes/groupes aux styles très différents : Jérome CasabonMen I Trust et Caravane.

Jérome Casabon – Photo : Jacques Boivin

Dès 19 heures, Jérome Casabon viendra nous proposer ses chansons tendres et rigolotes et ses histoires rocambolesques. L’auteur de Pas pire content, Bullshiter l’ventHockey Cosom et bien d’autres chansons entraînantes n’a pas la langue dans sa poche et son profil chansonnier saura faire lever le party!

Men I Trust – Photo : Joanie Paquet

À 20 heures, ce sera au tour de Dragos, Jessy et Emma de Men I Trust de nous faire voyager dans leur univers électropop vaporeux. En plus des chansons groovy qu’on a déjà entendu à plus d’une reprise, le trio devrait nous en proposer une nouvelle, Tail-Whip, dont on pourra voir le vidéoclip très bientôt. La rue Saint-Vallier deviendra une grande piste de danse!

Caravane – Photo : Jacques Boivin

Nos rockeurs au coeur tendre Caravane fermeront la marche à 21 heures 15. Le groupe, qui célèbre déjà plutôt bien le quartier avec son émouvante Arago, devrait enflammer tout le quartier avec son rock bien bluesé, plein de guitares et d’attitude. Le quatuor nous promet une prestation sur mesure pour l’événement. Traduction : les gars vont nous en mettre plein les oreilles. Et parions que le fan numéro un du groupe, le célèbre Père Noël rockeur, ira faire la fête avec le groupe!

Pour en savoir plus : https://www.facebook.com/events/1799204183438271/

[SPECTACLE] Limoilou en musique – Jérôme Casabon et Pépé et sa guitare, 18 juin 2017

Jérome Casabon – Photo : Jacques Boivin

Ce sont les spectacles de Jérome Casabon et de Pépé et sa guitare, présentés par ecoutedonc.ca, qui ont clos de manière festive cette édition 2017 de Limoilou en musique, événement organisé par les Productions Limoilou en Vrac. (En passant, chapeau aux organisateurs, aux bénévoles et à toutes les personnes impliquées dans l’événement, belle réussite!)

Après s’être déversé sur nos têtes une partie de l’après-midi, le ciel s’est heureusement mis beau le temps des deux prestations. Les quelques flaques d’eau restantes à l’intersection étoilée formée par la 3e Avenue/6e Rue/Canardière ont fait des heureux parmi les enfants présents, dans l’attente des artistes. Pour les grands, il y avait de la sangria et de la bière!

Jérome Casabon – Photo : Jacques Boivin

On peut dire que le charismatique Casabon a le tour pour mettre la foule dans sa poche. Difficile de résister au p’tit côté givré de l’auteur-compositeur-interprète, qui sait d’ailleurs s’entourer de collaborateurs talentueux (ici, pour l’occasion, Ben Shampouing à la guit, Bruno Lemieux à la batterie et Cédric Martel à la basse). Ils nous ont bien dégourdis avec leurs anecdotes, leurs mimiques et leurs chorégraphies bouffonnes. Nos coups de coeur? Les pièces Hockey cosom, C’que la vie me dit et Même si (pendant laquelle une jeune ado est venue par surprise chanter quelques lignes) du plus récent album, Pas pire content (2017). On a aussi eu droit à quelques classiques du défunt Casabon, tels que Shit s’a tab. 

On a apprécié l’aisance et la désinvolture du trio, la fluidité du spectacle, sans oublier – bien entendu – les compositions folk imagées, qui en ont sans doute rendu plus d’un nostalgique des belles et moins belles années de la vingtaine. Mention spéciale au V-neck.

Pépé et sa guitare – Photo : Jacques Boivin

Le bon Pépé et son fidèle destrier à six cordes a pris le relais devant un public juste assez dense pour s’ébrouer avec le sourire. D’ailleurs, le courant semblait passer à merveille entre lui et cette foule déjà bien réchauffée – au sens propre comme au sens figuré. Son style « chansonnier rigolo » s’inscrivait d’ailleurs dans une continuité on ne peut plus exemplaire avec son prédécesseur.

Fort d’une quinzaine d’années à manier son précieux outil devant public un peu partout dans la province et au pays (et aussi en France), Pépé semblait en plutôt bonne shape, faisant de nombreuses fois référence, fidèle à lui-même, à sa tendre épouse. Nous avons pu goûter, outre ses savoureuses anecdotes et paraboles, à une panoplie de classiques tirés de son répertoire bien garni, notamment Bobette Bob, Toué tu l’as, Un café un bat, Mal fourré, Barre ça , ou la plus récente Mon avis (de l’album Tout le monde veut jouer avec Pépé, 2016), pour n’en nommer que quelques-unes. Il nous a également égayés de belle manière avec son ukulele en interprétant notamment les amusantes Cerveza et Hawaï.

Qui n’a pas rêvé de pouvoir s’asseoir sur une bûche autour d’un feu de camp, sous un ciel étoilé, une p’tite frette entre les jambes, pour chiller quelques heures avec Pépé, sa guitare pis toutes ses histoires? Si on ajoute un Casabon dans l’équation, ça serait encore mieux!

En bref, une belle soirée amusante, pas stressante, entouré de bon monde et de beaux sons. Quoi demander de plus pour finir un week-end en beauté?

Photos : Jacques Boivin

Limoilou en musique propose une programmation éclectique pour sa neuvième édition

L’organisme Limoilou en vrac a dévoilé cette semaine la programmation de la neuvième édition de Limoilou en musique qui aura lieu cette année du 16 au 18 juin.

Trois belles soirées complètement gratuites qui devraient plaire aux mélomanes en tout genre.

Le 16 juin, les amateurs de rapqueb feront la fête sous les airs de Brown et Alaclair Ensemble. Le lendemain, ce sera au tour de Les Deuxluxes et We Are Wolves de mettre le feu aux poudres. Enfin, le 18 juin, Jérome Casabon et Pépé et sa guitare termineront cette belle fin de semaine avec leurs chansons colorées.

Les Deuxluxes – Photos : Jacques Boivin

Les spectacles auront lieu dès 20 heures au coin du chemin de la Canardière et de la 3e avenue. Ensuite, différents bars de la 3e avenue (Bal du Lézard, Quartier de lune, Pub Limoilou) proposeront des spectacles de fin de soirée.

D’autres activités (Marché des artisans, activités familiales, prestations musicales) sont prévues toute la fin de semaine. Pour en savoir plus, consultez http://limoilouenvrac.com/limoilou-en-musique/.

[PHOTOS] Apéros FEQ – Jérome Casabon – District Saint-Joseph, 29 mars 2017

Ouf, y’avait du monde à la messe quand je suis arrivé au District Saint-Joseph une demi-heure avant le début de la prestation du sympathique Jérome Casabon! La salle était presque pleine, ce qui est rare un soir d’Apéro FEQ. Faut dire que le jeune auteur-compositeur-interprète de Québec profitait de l’occasion pour lancer son premier album solo complet intitulé Pas pire content.

Accompagné de son band de feu (sauf Cédric Martel, qui était en train de jouer de la basse ailleurs), Casabon a présenté ses chansons à saveur country devant un public conquis d’avance. Le spectacle s’est déroulé à fond de train, y’avait même un p’tit gars qui dansait sa vie sur les chansons entraînantes de Casabon! Faut dire que l’artiste sait comment mettre le public dans sa petite poche d’en arrière!

On a pris quelques photos de l’événement!

Jérome Casabon bullshite l’vent!

Eh ben, Jérome Casabon donne de ses nouvelles!

Le jeune auteur-compositeur-interprète de Québec nous offre un deuxième extrait solo intitulé Bullshiter l’vent qui, comme la marmotte qui annonce le printemps, annonce le lancement de l’album Pas pire content le 27 mars prochain.

Pour accompagner la chanson pleine de rythme, un clip réalisé par Jean-David Rodrigue et tourné à Limoilou.

Ça s’annonce prometteur pour Jérome!

[SPECTACLE] Equse (+Jérome Casabon, Harfang, Anatole et X-Ray Zebras), 9/12/2015, Le Cercle

Photos : Marion Desjardins

Grosse soirée sur St-Joseph mercredi soir dernier! Les deux étages du Cercle étaient bien occupés : en haut, la formation rimouskoise Equse lançait son troisième album « Like a Whisper » (précédé de nos chouchous Harfang et de Jérome Casabon), puis en bas, on allait danser ferme avec Anatole et X-Ray Zebras. Le genre de soirées où tu sais quand et comment ça commence, mais où la fin devient de plus en plus floue… l’alcool aidant.

Jérome Casabon

CasabonOn l’a vu à quelques reprises, le grand Jérome, mais c’était la première fois qu’on le voyait flanqué d’une équipe complète de musiciens! Le sympathique auteur-compositeur-interprète à l’humour chansonnier a fait appel à Cédric Martel (basse), à Shampouing (guitare) et à Bruno Lemieux (batterie) et ses chansons rigolotes ont pris beaucoup de lustre. Gagnant un public difficile (et méméreux) un membre à la fois à force d’humour et d’interactions amusantes, avouons-le, Casabon a un peu volé le show avec son énergie qui nous a aidés à passer à travers la soirée.

Harfang

HarfangNos cinq amis qui écrivent cet indie rock atmosphérique qu’on aime tant ont encore une fois été à la hauteur de leur talent. On apprécie encore un peu plus chaque fois leur jeu de guitare, les belles harmonies vocales entre Samuel et Antoine, ainsi que les quelques irruptions au clavier qu’on avait moins l’habitude d’entendre. Dans un genre sursaturé où pullulent les Half Moon Run et cie, Harfang tire son épingle du jeu en offrant un son bien à lui, plus près des mélodies planantes de Radiohead à l’époque d’OK Computer que de l’indie rock montréalais. Va falloir les surveiller de près, j’ai l’impression que 2016 sera une maudite belle année pour Harfang. En passant, jolie, cette reprise de Bon Iver!

Equse

EquseSi vous avez lu ma critique de l’album, vous savez que j’attendais le groupe rimouskois avec impatience, question de voir si les membres allaient être aussi prudents sur scène qu’ils ne l’ont été sur disque. Prudents ils ont été, en effet. Les chansons de Like a Whisper étaient rendues très fidèlement, mais elles s’écoutaient beaucoup mieux sur la scène du Cercle que dans mon salon. Beaucoup plus de punch, par contre, sur S.T.O.P., que j’aimais bien sur l’album. Et le vieux matériel ne souffrait pas de la même retenue que les dernières chansons. Equse a un talent fou, on ne peut que le reconnaître. Il ne manque que cette étincelle que la formation précédente (Harfang) possède en quantité industrielle. Chapeau en passant pour les projections qui ont ajouté du punch!

Anatole

AnatoleÀ peine le temps d’entendre les dernières notes d’Equse qu’il fallait descendre en bas pour entendre le très lascif squelette d’Alexandre Martel et ses acolytes nous faire danser de façon très osée. Alexandre a fait un énorme bout de chemin avec ce projet depuis le début de l’année et bien qu’il ne scandalise plus personne (vous auriez dû entendre les commentaires de certains aux Francouvertes, vous autres), Anatole demeure un des projets les plus intéressants sur la scène musicale québécoise. On a BEAUCOUP hâte de mettre la main sur l’album en 2016. Vous aussi, j’en suis certain.

X-Ray Zebras

X-ray ZebrasLes zèbres étaient de retour au sous-sol du Cercle et il nous a fallu puiser dans nos dernières réserves d’énergie pour suivre les rythmes endiablés et les grooves irrésistibles de la formation québéco-montréalaise. Heureusement, plusieurs personnes, qui avaient manqué le show d’en haut, sont venues nous rejoindre au sous-sol avec leur énergie toute neuve.

De notre côté, nous n’avons pu rester jusqu’à la fin. La soirée a été  longue et le lendemain promettait d’être aussi reposant.

Mais ce genre de soirées un brin festivalières, on en prendrait un peu plus à Québec, s’il vous plaît!

Le Grand Boum – La relève dans tous ses états au Cercle!

Liana Bureau
Liana Bureau

Oh que Le Cercle – Lab vivant était content d’annoncer cette belle nouvelle ce matin, surtout au lendemain de cette belle sélection comme finaliste de la catégorie Salle de spectacles de l’année au GAMIQ (on sait à qui téter un lift)! Voyez-vous, la salle de la rue Saint-Joseph annonce en ce moment même un nouveau partenariat fort important avec Première Ovation (de la Ville de Québec). Une belle contribution financière de l’organisme permet au Cercle de présenter une nouvelle plateforme musicale qui laisse toute la place à la relève.

Anatole - Photo : Marion Desjardins
Anatole – Photo : Marion Desjardins

Ça s’appelle Le grand Boum. Qu’est-ce que c’est? Il s’agit d’une toute nouvelle série de concerts mettant en vedette des artistes de la scène dite émergente et ce, dans de nombreux styles : rock, pop, jazz, électropop et folk. Vous allez me dire « mais le Cercle fait déjà plus que sa part, non? », ce à quoi nos amis du Cercle semblent répondre NON de façon assez retentissante.

 

Harfang - Photo : Marion Desjardins
Harfang – Photo : Marion Desjardins

Donc, pour l’automne, Steve Guimond, infatigable directeur de la programmation du Cercle, ainsi que son équipe, ont concocté tout un menu. En plus de tout ce qu’on vous a déjà annoncé!

Le Grand Boum sera inauguré ce vendredi 2 octobre par la jeune chanteuse Liana Bureau, de Québec. L’ancienne participante à La Voix (ils sont partout, ces jours-ci!) nous promet un spectacle pop et Rn’B comme on en voit trop rarement à Québec. Ça devrait être assez rafraîchissant.

Raton Lover - photos : Jacques Boivin
Raton Lover – photos : Jacques Boivin

On pourra également voir, entre autres, Raton Lover, Peter Henry Philips, le Winston Band (à voir!), Jérôme Casabon, nos amis de BEAT SEXÜ, X-Ray Zebras et Popléon. Ajoutez à cela du jazz de qualité et des ateliers de formation.

Les billets du Grand Boum sont disponibles sur lepointdevente.com. Vous pourrez également vous procurer des forfaits-découverte (2 spectacles dans le même style pour 19,99 $ + taxes et frais de service) à partir de vendredi matin.

 

Programmation complète

  • Liana Bureau (pop) – 2 octobre
  • Universe Effects / Fractal Cypher (rock/metal progressif) – 3 octobre
  • Parc X Trio (jazz – en première partie d’Ariel Pocock) – 7 octobre
  • Guillaume Martel-Simard Quartet (jazz) – 15 octobre
  • Timothy Luke Dawson (folk – en première partie de Canailles) – 23 octobre
  • Peter Henry Philipps (folk) – 3 novembre
  • Dominique Plante Quartet (jazz – en première partie de Pilc + Doxas + Hollins Trio) – 10 novembre
  • 5 for Trio + Nicolas Grynzspan (jazz) – 14 novembre
  • Raton Lover + Mauves (rock – pop + Gael Faure) – 19 novembre
  • Syzzors + Men I Trust (électropop) – 20 novembre
  • Le Winston Band + Damn The Luck (folk) – 26 novembre
  • BEAT SEXÜ (électropop) – 26 novembre
  • X-Ray Zebras + Anatole (électropop) – 3 décembre
  • Jérôme Casabon + Harfang (folk) – 9 décembre
  • LOS + The Babyface Nelsons + Simon Kearney (rock) – 10 décembre
  • Pascal Pico Larouche et le Roche Band (rock) + Popléon (pop) – 12 décembre
  • Gabrielle Shonk chante Billie Holiday (jazz) – 13 décembre
  • Catherine Leblanc (jazz) – 16 décembre
  • Ghostly Kisses + Fjord + Helena Deland (electropop) – 19 décembre

Programmation complète de la Fête de la musique de Québec

Poster Fête de la musiqueLes organisateurs de la Fête de la musique, qui se déroulera du 19 au 21 juin prochains, viennent d’annoncer la programmation complète de l’événement. Cette année encore, il y en aura pour tous les goûts dans le quartier St-Jean-Baptiste : de la pop, du world, du rock, des hommes-orchestre et bien d’autres! En tout, on parle d’une cinquantaine d’artistes qui se produiront au parvis de la vieille église et à la Ninkasi du faubourg. Il faut noter que tous les spectacles présentés dans le cadre de la Fête de la musique sont gratuits. Alors, à l’horaire (citons le communiqué de presse) :

Vendredi 19 juin

On donnera le coup d’envoi aux festivités à 18h00 avec un alignement musical sous le signe du rock. Le public pourra découvrir les groupes Ways Of Rock, The Pretenders (Hommage à Foo Fighters) et BlitzKrieg Boys (Hommage aux Ramones) alors que de leur côté, Les Beaux Dimanches proposeront leurs reprises ludiques de grands succès. À partir de 23h00, la soirée se poursuivra à la Ninkasi avec nul autre que Marco Calliari, Fred Péloquin et Benoît Murray.

Samedi 20 juin

Dès midi, c’est le jeune et talentueux Christopher Bard qui fera résonner les premières notes au cœur du quartier Saint-Jean. Tout au long de l’après-midi, les artistes se succéderont et le public pourra découvrir entre autres Klode Maloon, Medora, l’homme-orchestre JP Couët et le duo formé de la soprano Fanny Grenier et du pianiste Simon-Charles Tremblay-Béchard. Étudiants en musique à l’Université Laval, ces derniers proposent leurs interprétations des plus belles œuvres de la littérature vocale classique, diffusant avec passion cette musique qui nous transporte à travers toute une gamme d’émotions.

Pour la première fois cette année, un 5 à 7 musical sera présenté en collaboration avec District 7 Production et ce sera l’occasion de voir en prestation Jérôme Casabon, Simon Kearney, We Are Monroe et Mordicus pour une fin de journée bien animée !

Sur le site principal, la soirée se poursuivra notamment avec Dead Auto Pilot et The Impulse. Puis le quatuor de Québec The Marquees fermera le bal au son de ses pièces colorées de blues et de rock influencées des années 70, alors que les couche-tard pourront ensuite se diriger vers la Ninkasi où seront offerts trois autres concerts.

Dimanche 21 juin

Programmation complète
Programmation complète (cliquer pour agrandir)

La musique continuera d’être célébrée comme il se doit avec le groupe rock alternatif Moscaille qui sera sur scène à partir de midi. Dans cet esprit convivial qui distingue la Fête de la musique, on verra entre autres défiler au cours de la journée Chambarde, Fantome Limb et Annabelle Doucet.

En fin d’après-midi, il faudra voir l’auteure-compositrice-interprète Geneviève Bourgault qui nous invitera dans son univers baigné de chansons folk-country réconfortantes et lumineuses. Le public risque également de tomber sous le charme des D’Lovelies, un quatuor vocal féminin qui embrasse le style Barbershop avec audace à travers ses relectures des classiques des années 50 et de succès modernes revisités.

La soirée sera teintée de variété pour conclure cette édition avec le duo suisse Fox Kijango, puis avec les prestations de Doloréanne, Bosquet et le rock mordant irrésistible de Ohm’s Law. Enfin, c’est la formation Caravane (porte-parole de l’événement pour l’édition 2015) qui clôturera la soirée sur la scène extérieure avec ses sonorités rock-blues puissantes qui réchaufferont la foule.

On vous avoue qu’on a un gros faible pour le 5 à 7 District 7 et pour la journée du dimanche, qui promet d’être fort intéressante. Est-ce qu’on vous avait dit que tout ça était gratuit? Oui? Ben on vous le répète.

Avec tout ce qui va se passer à Québec cette fin de semaine-là, les mélomanes seront choyés!

[SPECTACLE] Joseph Edgar (+ Jérôme Casabon), Le petit Impérial, 17 avril 2015

je-150417-29Le petit Impérial s’était transformé en gazebo vendredi soir dernier et de nombreux fans de l’auteur-compositeur-interprète acadien Joseph Edgar s’y sont donné rendez-vous. En fait, la petite salle était remplie à craquer de fans et de nombreux curieux venus voir ce que l’artiste avait dans le ventre.

Joseph était visiblement heureux de l’accueil réservé. « Je vous aime déjà! », lance-t-il avant de se lancer. Flanqué à sa gauche d’Alexandre Pépin (qui volera le show à quelques occasions au cours de la soirée), Joseph interprète ses chansons les plus folk pour commencer, dont Alors voilà et ses riches paroles qui suffisent pour faire défiler plein d’images dans nos têtes (vous voyez, quand on a de bons textes, y’a pas d’effets spéciaux qui peuvent s’approcher de notre imagination!). Joseph nous avait promis une première partie « chansonnier » et il a livré la marchandise, prenant le temps de bien établir le contact avec un public séduit d’avance. Sa présentation de la pièce Épouvantail (qu’on retrouve sur son premier album solo… avec une Marie-Jo Thério aux choeurs) en a fait rire plus d’un.

je-150417-23Tant qu’à faire dans le folk, pourquoi pas emprunter une chanson à un des plus grands? Merci Joseph pour cette interprétation de State Trooper de Bruce Springsteen. Reprendre le Boss peut être une entreprise risquée, mais quand on a une vingtaine d’années de métier derrière la cravate, on relève le défi avec brio. Un peu plus tard, Alex Pépin s’installe à la batterie et impressionne tout le monde en s’occupant seul des composantes basse-drum. Oui, on a déjà vu des gens jouer de la guitare et de la batterie en même temps. Mais deux instruments rythmiques qui ne se suivent pas toujours parfaitement? Ma collègue du daily-rock.ca (qu’on salue) lance qu’elle aimerait bien voir comment le cerveau de Pépin est divisé. J’acquiesce.

Au milieu du spectacle, Joseph Edgar lance Espionne russe sous les applaudissements nourris des spectateurs. Mon réflexe? Regarder l’heure. Voyons, il est de bonne heure pour le rappel! 😉

C’est que comme promis, notre ami Joseph nous a concocté un deuxième segment beaucoup plus rock! Ceux qui n’avaient pas encore Gazebo s’échangent des regards surpris en entendant Dur à comprendre. Ben oui, c’est lui, ça! Vous voyez, vous le connaissiez mieux que vous le pensiez! Joseph bondit d’un côté à l’autre de la scène, les spectateurs tapent des mains, y’a 3-4 filles à l’arrière qui monopolisent le peu d’espace qui reste pour se faire un plancher de danse. Le party est vraiment pogné!

Malheureusement, toute bonne chose a une fin. Pour Joseph Edgar, ça veut dire une autre belle reprise en rappel. Un Walk on the Wild Side qui a fait sortir les briquets. Toute la première rangée bras dessus, bras dessous, qui fait des dou dou dou dou dou dou à l’unisson. C’était beau. Oui, Québec a un petit wild side qu’on sort de temps en temps.

Je pense que Joseph Edgar n’attendra pas aussi longtemps avant de revenir nous dire bonjour. T’es le bienvenu quand tu veux, Joseph!

Jérôme Casabon

je-150417-5Tant qu’à avoir un auteur-compositeur-interprète sympathique, pourquoi pas en inviter un autre? On a confié la première partie à Jérôme Casabon, qui a déridé plein de monde avec son folk-pop sympathique et énergique. Je l’avais déjà vu lorsqu’il avait un groupe qui portait son nom. Casabon, c’est un entertainer qui sait comment mettre la foule dans sa petite poche. D’ailleurs, il avait de nombreux amis et fans dans la salle. Truc de pro numéro un : invitez vos amis quand vous faites un show. Leur enthousiasme sera contagieux!

Ils n’étaient que deux sur scène, mais Casabon était en bonne compagnie : Shampouing est venu jouer de la guitare et du gazou avec notre ami Jérôme. Toujours un plaisir de le voir et de l’entendre.

Photos : ecoutedonc.ca/Jacques Boivin