[FESTIVAL EN CHANSON DE PETITE-VALLÉE] COMPTE RENDU, 1ER JUILLET 2017

LES RENCONTRES QUI CHANTENT – CAMP CHANSON – 11H

Les Rencontres qui chantent sont désormais une tradition de longue date à Petite-Vallée. En effet, 2017 marquait la 12e édition de cette résidence d’auteurs-compositeurs-interprètes provenant d’un peu partout dans la francophonie. Ils étaient donc 12 artistes samedi matin à monter sur la scène du Camp Chanson de Petite-Vallée pour présenter le fruit de leur travail des dix derniers jours.

Il s’agissait de ma deuxième expérience à titre de spectatrice des Rencontres qui chantent et je dois avouer qu’à mon sens, c’est l’un des plus beaux moments du festival. La complicité qui se tisse entre les artistes en résidence et le contenu livré est toujours étonnant et touchant. Ça nous permet non seulement de découvrir douze artistes de la relève, mais également douze humains d’exceptions qui nous offrent le privilège d’entrer dans leur univers. La présence de formateurs comme Gaële et Jipé Dalpé en est également pour beaucoup dans ce cheminement.

Je vous ferai donc part de mes coups de coeur de cette 12e cohorte d’artistes.

Laurent Felllot. Photo: Alicia Lemieux

Mon premier coup de coeur se dirige sans contredit vers Laurent Fellot provenant de Lyon en France qui a, je le crois, conquis le public dès son anecdote humoristique, mais combien attachante d’introduction. Sa composition China à saveur orchestrale et aux arrangements vocaux puissants nous a transporté dans une marée d’amour pour la «petite China».

Martine. Photo: Alicia Lemieux

Martine nous provenant de Sudbury en Ontario est mon second coup de coeur de ce spectacle. Sa pièce Théière saisonnière était dosée au compte goûte d’un mélange de blues, de jazz et de folk. Sa voix apaisante mêlée à la chaleur du texte et des mots nous aurait donné le goût de s’installer devant un feu de foyer, chocolat chaud à la main.

Vaero. Photo: Alicia Lemieux

Finalement, Vaero de la Saskatchewan est mon troisième coup de coeur avec sa pièce Zélie en rose, destinée à l’une de ses amies, fictive ou réelle, on ne le sait trop. Il s’agissait de son deuxième passage aux Rencontres qui chantent et elle semblait très émue de s’y retrouver à nouveau. Toute en douceur au piano accompagnée légèrement d’une mandoline, la réaction du public était unanime quant à la profondeur du texte et à l’interprétation de l’artiste.

Je vous invite également à aller découvrir les autres artistes de cette 12e résidence : Mylène Vallée, Belle Grand Fille et Monsieur Raph du Québec; Saint-Jack et Myriam Arseneau du Nouveau-Brunswick, FLO de l’Ontario, Patrick Dunn de l’Alberta, Bastien Moh de la France et JYES de la Belgique.

KLÔ PELGAG – THÉÂTRE DE LA VIEILLE FORGE – 16H

Mon entrée dans la salle du Théâtre de la Vieille Forge fut complexe comme le spectacle de Klô Pelgag fessait presque salle comble. J’avais hâte d’assister à son nouveau spectacle ayant déjà vu son dernier, L’alchimie des monstres, dans un contexte tout à fait différent.

Klô Pelgag. Photo: Alicia Lemieux

Comme à son habitude, la mise en scène et la scénographie du spectacle étaient incroyables. Elle et ses musiciens étaient vêtus d’une sorte de chienne de travail sur laquelle s’opposaient, à l’aide de «velcro», diverses figurines. Nous avons eu le droit à une composition juste équilibrée des chansons de son premier et de son deuxième album. Plusieurs pièces, principalement celles se retrouvant sur le premier album, avaient été légèrement réarrangées pour en offrir des versions parfois plus soul-blues, parfois plus orchestrales.

Klô Pelgag. Photo: Alicia Lemieux

Je retrouvais sur scène une Klô Pelgag encore plus à l’aise et assumée, tant dans ses interactions avec le public que son aisance à laisser son corps s’adonner à des mouvements saugrenus. Son humour ironique s’ajoute au personnage et gagne autant le coeur du public que sa musique. Je ne pourrais également passer à côté des arrangements musicaux et vocaux qui m’épatent toujours d’une fois à l’autre. La présence de deux violonistes, une violoncelliste, un bassiste et un batteur redonne puissance et prestance à toutes ces chansons qui sont déjà à elles seules magiques. Bref, Klô Pelgag m’a encore une fois conquise et transportée quelque part dans un monde fantastique.

LES SOEURS BOULAY – GRAND CHAPITEAU QUÉBÉCOR – 20H

Le spectacle des soeurs Boulay était très attendu à Petite-Vallée cette année comme elles agissaient à titre d’artistes-passeuses de cette 35e édition. Les filles qui viennent de la région semblent toujours avoir un faible de revenir chanter par ici et de venir à la rencontre des gens qu’elles connaissent.

Les soeurs Boulay. Photo: Alicia Lemieux

Comme j’avais déjà vu à deux reprises leur actuel spectacle tiré de leur deuxième album 4488 de l’amour, j’avais en tête de revoir sensiblement la même formule, mais à mon grand étonnement, j’ai eu droit à un concept renouvelé et bonifié. En effet, la plupart de leurs chansons avaient été retravaillées et offraient des sons très rétro, à la limite exotiques comme pour Jus de boussole qui avait un «groove» très différent. Certaines autres compositions, comme dans Alexandre, étaient rehaussées d’un tempo électro qui m’a d’abord surprise, mais qui s’insérait très bien dans l’ensemble musical.

Les soeurs Boulay et Klô Pelgag. Photo: Alicia Lemieux

Pour l’occasion, Les soeurs Boulay avaient des invités d’exceptions avec qui elles se sont prêtées à une rencontre autour d’un micro ambiant. C’est donc à tour de rôle que ce sont alternées Marie-Pierre Arthur, Amylie et Klô Pelgag pour chacune interpréter aux côtés des soeurs Boulay une chanson de ces dernières et une autre de leur répertoire. Avec très peu de pratique, les chansons coulaient tout de même fluidement et ça a donné place à un moment intimiste malgré un chapiteau rempli de quelques centaines de personnes.

Mon coup de coeur de la soirée, et je crois que c’était relativement unanime pour le public, a été la reprise de la chanson Tous les cris les SOS de Marie-Denise Pelletier. Les soeurs Boulay savent tout naturellement redonner une deuxième vie à toutes les chansons qu’elles reprennent. Sans instrument en main, elles ont offert une performance vocale incroyable qui a littéralement fait frissonner le grand chapiteau.

À regarder les centaines de personnes assissent paisiblement sous le chapiteau et attentives au spectacle, cela m’a rappelé à quel point la musique à Petite-Vallée prend tout un autre sens. Il s’agit d’une grande communion où la musique est en le point de convergence et où tous les mélomanes se rassemblent dans le respect de cet élément.

Merci Les soeurs Boulay!

FUUDGE – THÉÂTRE DE LA VIEILLE FORGE – 23h30

Le groupe Fuudge terminait la soirée au Théâtre de la Vieille Forge avec leur musique rock, grunge, progressiste, psychédélique. Bref, qui déménage. Avec seulement deux EP à leur actif, il était un peu limité dans le contenu, mais a tout de même livré 1h15 de contenu. Le groupe n’en était pas à sa première visite à Petite-Vallée, bien que deux des musiciens étaient en remplacement.

Fuudge. Photo: Alicia Lemieux

Ils ont respectivement fait l’ensemble de leurs chansons des deux EP en plus d’offrir un rappel d’une chanson progressive traduite en français (que je ne connaissais malheureusement pas.)

Malgré la foule d’environ 30 à 40 personnes, nous avons quand même un droit à un mini «mosh pit» en avant de la scène. Une autre belle soirée qui se terminait à la Vieille Forge.

RETOUR À LA MAISON

J’en suis maintenant à mon départ. Même si je ne suis restée que deux jours à Petite-Vallée pour assister à la merveilleuse programmation, j’y ai vécu des moments toujours aussi forts. Bien qu’un ciel gris couvrait dernièrement les festivals au Québec, principalement ceux en région, dû entre autres au manque de financement, je crois que tranquillement pas vite, le ciel se dégage et laisse passer les rayons du soleil. Cette 35e édition à Petite-Vallée s’annonce prometteuse et je souhaite à tous d’y passer au moins une fois dans sa vie pour y respirer l’air frais et les douces notes de musiques qui résonnent de par la mer.

[FME] Retour sur la première journée (1er septembre 2016)

Ce jeudi 1er septembre, après avoir sillonné la magnifique route pour se rendre à Rouyn-Noranda, l’équipe s’est dispersée pour aller couvrir les spectacles de la première journée du FME ! Voici donc l’expérience de l’équipe en mots et en photos :

FME 2016. Crédit photo: Marie-Clarys Taillon
FME 2016. Crédit photo: Marie-Clarys Taillon

C’est dans l’air plus que frisquet que je suis débarquée de l’autobus hier matin, regrettant immédiatement d’avoir paqueté mon linge de fille du Sud qui sait pas qu’en Abitibi, même si on annonce beau et chaud, le matin, t’es quand même au mois de septembre.  Mais le soleil s’est pointé en même temps que le lancement de cette 14e édition du Festival de Musique Émergente et tout Rouyn-Noranda s’est rassemblé au 5 à 7 d’ouverture pour manger du méchoui sur une 7e rue transformée en une véritable Place des festivals conviviale et champêtre. Avec ses lounges sur pelouse, son tourniquet géant pour les enfants et sa grande installation-couloir d’entrée psychédélique-rétro-terroir (oui oui), l’équipe s’est encore une fois donnée pour que le FME prenne des allures de grand happening qui n’a rien à envier aux manifestations culturelles au sud de la 117. Mes co-marathonniennes vous reviendront avec leurs impressions des premiers spectacles de la soirée et je vous ferai un compte-rendu de ma rencontre avec les trois (pas si méchants) loups de We are Wolves (texte à venir), mais si j’ai quelques lignes pour vous parler de ce jour 1 du FME 2016, ces lignes se doivent d’être monopolisées par ce coup de coeur que j’ai eu pour Partner, qui jouait hier à minuit au Cabaret de la Dernière Chance. (Sarah Bélanger-Martel)

Quebec Redneck Bluegrass Project

On part en grand avec Québec Redneck Bluegrass Project, ça sent le whiskey, les épinettes et la poussière de gravier soulevée par les pick-ups. Le grand vent frais de Rouyn-Noranda nous fouette la face juste assez fort pour bien se réveiller d’une bonne sieste… Après une très longue journée passée dans le bus assis sur ses fesses, je peux vous dire qu’on avait besoin d’aller se déniaiser les jambes! Dès les premières notes attaquées énergiquement au violon, le party lève et nos pieds aussi. L’énergie du groupe se communique rapidement à la foule qui danse déjà, tape des mains en rythme et tourne et chante en choeur. Il faut dire que le groupe est réputé pour trimbaler dans ses valises tout ce qu’il faut de joie, d’énergie et de talent pour garantir à chaque fois un beau dancefloor explosif! Les coudes se lèvent allègrement, on finit sa bière avant d’aller sauter dans le slam, parce que t’sais, on est tous ben plus cools su’a brosse. (Arielle Galarneau)

Marie-Pierre Arthur et Galaxie

DSC_2603
Marie-Pierre Arthur. Crédit photo: Marie-Clarys Taillon

Le délire continue avec Galaxie et la chanteuse Marie-Pierre Arthur en invitée. C’est la première fois que je les vois sur scène, mes attentes étaient grandes après avoir trippé longtemps sur Tigre et Diesel et je peux vous dire que je n’ai pas été déçue! Les gens sont réchauffés après le joyeux bûchage de QRBP et sont fin prêts pour du plus lourd. La machine se met en marche, « ça chie des briques ». Ils commencent avec des pièces de leur dernier album Zulu et invitent Marie-Pierre à reprendre des choeurs et refrains, mais la voix de la chanteuse se perd rapidement dans la symphonie rock qui est trop chargée pour laisser sa place à son petit gabarit vocal. Malgré ceci, sa contribution au très musclé Camouflar est excellente, en faisant un des moments forts de la soirée. La basse puissante fait littéralement vibrer le sol et le cœur des spectateurs. (Arielle Galarneau)

Charlotte Cardin

DSC_2539
Charlotte Cardin. Crédit photo: Marie-Clarys Taillon

Après le passage de Jason Bajada sur la magnifique scène de l’Agora des arts, impossible de rester insensible au charme de la voix de Charlotte Cardin. Lorsqu’elle chante, ça vient te prendre au cœur et tu as juste envie de fermer les yeux et de vivre le moment. Bien que je commence le spectacle dans le cadre de porte puisque la salle est trop pleine, je peux tout de même apprécier l’essence de chaque note et des paroles de la belle et ses musiciens. Vers le milieu du spectacle, j’entre dans la salle pour contempler de plus près la simplicité des arrangements qui laisse toute la place pour contempler le talent énorme qu’il y a sur la scène. Le public semble envoûté et j’avoue que j’oublie que j’ai chaud ou froid, mal à la tête ou que je suis fatiguée l’instant de quelques chansons. (Karina Tardif)

Groenland

La pétillante Sabrina Halde et sa bande se sont présenté sur la scène de l’Agora des arts fébriles et énergiques puisqu’ils présentaient au public plusieurs de leurs nouvelles chansons de leur album à paraître le 16 septembre. Cela n’aura toutefois pris que quelques chansons avant que la foule se lève de sa chaise pour profiter du spectacle en dansant et en tapant des mains. Les chansons de l’album The Chase ont plus que ravis les fans dans la place et j’avais plus que hâte de me faire aller les hanches sur des airs connus. L’avant-goût que nous avons eu du nouvel album me laisse encore plus excitée pour la sortie dans deux semaines! (Karina Tardif)

Rouge Pompier

Sous l’Espace Lounge Hydro-Québec, les gars de Rouge Pompier, qui ont un solide public en Abitibi-Témiscamingue, ont tout donné. Fidèles à eux-mêmes, ils étaient très énergiques, divertissants et complices entre eux, mais surtout avec le public. C’est d’ailleurs toujours étonnant de voir à quel point les gens se ruent vers la table de marchandise après chaque spectacle de Rouge Pompier, et c’était encore le cas hier soir.

Vers la fin du spectacle, Jessy Fuchs a tenté de démarrer un « circle pit » sur Autobus autour d’une gigantesque table tournante en décor fabriqué pour le FME, mais la technique n’a pas suivi… pour une fois que je me décidais à y participer ! Qu’à cela ne tienne, on s’en est tous retourné devant la scène pour continuer de chanter fort en reprenant le « mosh pit ». C’était un début de fin de soirée essoufflant, mais tellement satisfaisant. On s’est fait gâter avec plusieurs pièces du premier album comme Anne Dorval, Paquet d’choses et Paul, entre autres et je terminerai en citant Jessy juste avant le « wall of death », « Mesdames et messieurs, voici un show de rock » ! (Karina Tardif)

Partner

IMG_9620
Partner. Crédit photo: Sébastien Ouellet

L’anticipation était palpable pour ce spectacle du jeune duo de Sackville composé de Josée Caron et Lucy Niles. Connaissant actuellement une belle “émergence” sur la scène musicale anglophone, Partner était à sa place au FME, où les attendaient d’ailleurs toute la délégation torontoise des médias, et plusieurs coeurs déjà conquis, de Rouyn et d’ailleurs. On m’avait prévenue que c’était bon, mais on ne m’avait pas prévenue que je n’aurais PAS le choix d’adorer ça.

Tomber en amour avec Partner se fait naturellement et littéralement personne n’y résiste. C’est que Parter propose du véritable bonbon (un bonbon suret, sucré et addictif, on s’entend) avec ses hymnes punk-rock aux saveurs années 90 qui, s’ils avaient existé durant notre adolescence, auraient alors été la trame sonore de nos vies.  Avec beaucoup d’humour, les deux complices Josée et Lucy nous livrent des chansons qui parlent des petites épiphanies de la vie quotidienne : comme quand tu fouilles dans le tiroir d’un coloc et que tu trouves un objet qui s’avère être un accessoire d’aquarium et non un jouet sexuel ou quand tu réalises que, lesbienne et avec un accent des Maritimes, toi et Ellen Page, vous êtes pas mal sur la même page. Expressive et attendrissante, Josée Caron a un charme à tout casser et la voix parfaite pour se faire donner la réplique par Lucy Niles, dont la désinvolture et le charisme boyish ramène l’ensemble vers quelque chose de plus garage, de plus grunge. Leur sincérité est désarmante, leur complicité et leur plaisir à être sur scène, contagieuse. Et c’est probablement cette authenticité qui fait de Partner un petit joyau dans l’univers des bands qui se prennent trop au sérieux : les filles rockent avec une énergie juvénile qui souffle et décoiffe comme un véritable vent de fraîcheur.

Si on a eu droit au “segment lesbien de la soirée”, comme disait Josée, il y a quelque chose de profondément réjouissant et libérateur pour toutes et tous à écouter Partner revendiquer son identité lesbienne. Outre lignée musicale (et la lutte sociale) au sein de laquelle le groupe s’insère ainsi, Partner se sert du punk-rock dans son esprit d’origine: libre, revendicateur, avec une énergie brute qui envoie promener les conventions et qui agit en quelque sorte comme une communion entre un paquet d’individus uniques et différents qui se retrouvent dans la musique. Amen. (Sarah Bélanger-Martel)

We are wolves

DSC_2860
We are wolves. Crédit photo: Marie-Clarys Taillon

L’album, qui sortira le 30 septembre, est déjà décrit comme étant un album qui ose, et je pense qu’avec la performance qu’on a eue au FME, oser est vraiment le mot qui décrit leur univers. Se foutre des conventions comme ils le font, eux seuls peuvent le faire avec autant d’assurance. Les lumières, l’habillement, les voix et les pièces qui s’imposent comme un coup de poing dans la face, je vous jure que c’était la parfaite combinaison pour terminer la première soirée du FME en beauté. (Karina Tardif)

Voici l’album photo de Marie-Clarys Taillon et Sébastien Ouellet:

[À VOIR] Marie-Pierre Arthur à Trois-Rivières

 

 

Marie-Pierre Arthur est une jeune auteure-compositrice-interprête gaspésienne. Elle a fait ses débuts sur scène en tant que basiste et choriste pour plusieurs artistes dont Nanette Workman, Ariane Moffatt, Louis-Jean Cormier et Patrick Watson. En 2009, son première album, Marie-Pierre Arthur, est édité, puis son deuxième, Aux alentours, en 2012 et son troisième, Si l’aurore, en 2015. Les deux premiers albums de la jeune artiste trempent dans un folk-rock entrainant tandis que le troisième nous ramène tout droit dans les années 80 avec ses synthétiseurs et ses claviers. Elle a fait sa place dans le milieu artistique québecois et est reconnue pour son art. Elle a d’ailleurs reçu plusieurs prix tels que le prix André « Dédé » Fortin de la SPACQ pour l’auteur-compositeur émergent de l’année, celui de la chanson populaire de la SOCAN pour le titre «Pourquoi », le prix Félix Leclerc en 2012 et bien d’autres. Le public apprécie son énergie sur scène et le plaisir contagieux qu’elle projette.

Marie-Pierre Arthur sera en spectacle le 2 décembre prochain a la salle Anaïs-Allard Rousseau de Trois-Rivières. Les billets sont en vente ici.

 

Show de la rentrée 2015 – Scène Indie

Harfang
Photo : Marion Desjardins

 

20h – Rosie Valland (AB)

05_DSC8322
Photo : Marion Desjardins

On était surpris de voir Rosie Valland en toute première partie de la scène Indie alors qu’elle est en ce moment en plein lancement d’album, qu’elle avait été remarquée aux francouvertes 2015 et qu’elle revenait du FME. Dans la pénombre des notes de guitares nous appellent à interrompre nos conversations, une alternance d’éclairage nous plonge dans un environnement sombre, la voix évasive de Rosie nous saisit. On est touché par son attitude timide qui pivote sur place en balançant d’un bord à l’autre sa guitare. La folk prend parfois des tonalités rock, parfois plus psychédélique avec des distorsions de guitares ou de synthétiseur, cela vient nous chercher. Vers la fin, le solo de guitare aux riffs stridents de Jesse Mac Cormack était à noter (aussi compositeur). Moment fort également quand un problème d’éclairage a plongé la formation dans le noir, les cellulaires se sont levés pour l’éclairer pendant sa prestation. Petit bémol, une meilleure articulation des textes aurait permis une meilleure compréhension. Elle lancera son album le 24 septembre au Pantoum, il sera disponible en ligne le 18.

 

21h15 – Harfang

38_DSC9128
Photo : Marion Desjardins

Plus l’heure avance, plus le public se densifie. On le constate d’abord au spectacle de Harfang, où une salle assez pleine les attend pour leur prestation. Ils nous font plonger rapidement dans leur univers indie-folk mélodique avec A gifted old man and the priest suivie de Set sail, une pièce de leur deuxième maxi. Malgré quelques coquilles point de vue sonore (un peu de feedback, entre autres), la musique du groupe a su charmer son auditoire, plutôt attentif pour un groupe d’étudiants possiblement enivrés. On a aussi pu remarquer le plaisir notable que les membres du groupe ont eu en jouant, particulièrement dans Lesson learned et dans le jam intense qu’ils ont livré. Ils ont fini leur set en beauté avec UFO, pièce nouvellement dotée d’un superbe vidéoclip, suivie d’Exposure, au plus grand plaisir des fans présents.

 

22h15 – Equse

Photo : Ludvig Germain Auclair
Photo : Ludvig Germain Auclair

Débarqués de Rimouski pour nos oreilles, Equse a étonné avec sa musique métissée. Avec des morceaux toujours aussi indie-folk que le groupe précédent, mais plus dansants, le groupe a rapidement partagé son énergie à la foule encore plus nombreuse qu’avant. On pouvait reconnaître de multiples influences dans leurs pièces (reggae, africain, disco, jazz, le tout bien caché dans un rock planant). Leur musique, comportant de longues portions instrumentales, rappelait aussi le style progressif. Le public s’est laissé allé à quelques bodysurfings et le groupe a terminé avec une pièce de leur troisième album à paraître bientôt, pendant laquelle un des membres s’est gâté un beau solo de synthé enrichi de dissonances contrôlées.

 

23h15 – Marie-Pierre Arthur

Photo : Ludvig Germain Auclair
Photo : Ludvig Germain Auclair

Pour n’avoir jamais vu ni vraiment entendu ce que faisait Marie-Pierre Arthur avant, j’ai eu tout un choc lors de son spectacle. Loin d’être du beau pop doux, la musique live de l’artiste et de ses six excellents musiciens est explosive : évoquant la pop des années 80, avec des accents rock psychédélique sur les bords et parfois même des airs de punk. C’était pour le moins énergisant. Pas surprenant que la salle ait été pleine à craquer ! Vers la fin du spectacle, alors qu’une partie des gens on quitté (vraisemblablement pour leur bus), le public restant s’est permis de danser comme s’il n’y avait pas de lendemain, à bodysurfer et s’est même offert un mosh-pit sympathique pour la finale. Visiblement, Marie-Pierre Arthur avait beaucoup d’admirateurs dans la salle, parce qu’on les entendait scander les paroles en même temps que sa voix claire.

 

[FESTIVAL] FME 2015 : LA soirée tant attendue ! (jour 3)

Rosie Valland au Marché

Le ventre bien plein grâce à la poutine du Morasse de la veille, je me suis levée tôt, considérant l’heure du coucher, pour aller voir Rosie Valland au Marché public. Accompagnée par Jesse Mac Cormack, elle a fait quelques chansons, toutes très douces, avec sa guitare électrique. J’avais vaguement écouté ses chansons avant et j’avais beaucoup aimé son style à la Salomé Leclerc. Un mélange de douceur et d’intensité qui se portait bien à l’ambiance en ce samedi matin. C’est quand même unique de pouvoir acheter tes carottes et de la confiture maison en écoutant Rosie Valland au marché !

 

Joseph
Joseph Edgar en studio

Avoir Joseph Edgra pour nous en prestation à la radio du CFME à 12h, j’avoue, ça a été un très beau moment de mon festival. Il nous a fait deux chansons, dont une nouvelle, qui est excellente (pour voir la prestation, c’est ICI), accompagnée de son contrebassiste. On l’a même revu en prestation lors du souper pour les pros du FME.. . il était partout.

À défaut de pouvoir aller au 5 à 7 de Saratoga, je les ai reçus pour une entrevue et une prestation. Ces deux-là sont un énorme coup de cœur pour moi depuis qu’ils ont sorti leur EP. Ils représentent l’amour pur et la simplicité du bonheur.

Saratoga
Saratoga en prestation

Après avoir reçu un « pop-up » via l’application du FME, on s’est dirigé vers la prestation de Hein Cooper. Une superbe prestation au gros soleil, entre deux murs d’édifices et devant un espace rempli à craquer.

Je n’avais aucunement l’intention d’aller voir Sandveiss parce que, dans les plans initiaux, j’allais à la soirée hip-hop, mais, après m’être fait recommander le spectacle, je suis allé y faire un tour, le temps de deux ou trois chansons. Ils sont vraiment solides. Leur performance est d’une justesse et d’une intensité remarquable. Une belle découverte pour moi.

Le meilleur m’attendait parce que le transport du FME s’est transformé en genre de Taxi payant avec des questions et des bâtons lumineux pour décorer la vannette. Possiblement la meilleure idée que ces bénévoles ont eue. Un gros bravo pour l’initiative qui a marqué tout le monde.

lla
Loud Lary AJust

La soirée que j’attendais depuis longtemps a commencé, pour moi, avec Toast Dawg. On a eu droit à une prestation de Yes Mccan des Dead Obies vers la fin. Quelle belle surprise. Comme à chaque fois que je vais voir un spectacle de Loud Lary Ajust (3 ou 4 cette année), j’ai toujours beaucoup d’attentes, mais ces gars-là ne m’ont jamais déçu. Jamais. Lary Kid, qui fini en bedaine, c’est un classique, et se faire renverser des tonnes de bières dessus parce que tout le monde saute, crie et danse, ça aussi ça fait partie du « deal » quand tu vas voir LLA.

J’ai terminé ma soirée au Cabaret de la dernière chance avec Marie-Pierre Arthur. La salle et la scène étaient visiblement trop petites pour cette grande artiste et ses musiciens. Cette fille-là, elle est charmante et attachante, mais c’est aussi une grande musicienne, une rockeuse et une amoureuse de la pop de années 1980, ce qui donne quelque chose d’unique. À la sortie du dernier album, j’avoue être tombé sous le charme immédiatement et j’étais bien heureuse de la voir, enfin, en spectacle.

Complètement claquée, je ne me suis pas pointé à la soirée électro, malheureusement. Je vous laisse sur les belles paroles de Mathieu Larochelle, de l’émission de radio Les deux Mathieu presque parfa’ qui a dit que « Le FME, c’est aussi apprendre à faire le deuil de tout ce que tu rattes ». Amen

[FESTIVAL] Une virée au bout du monde

Les gentils organisateurs du Festival de musique du bout du monde nous ont invités à passer la fin de semaine dernière chez eux, à Gaspé. Ça tombe bien, nous disons-nous, on fait justement une tournée des festivals qui nous mène d’un bout à l’autre du Québec (et d’ailleurs!). C’est donc avec un grand plaisir que nous acceptons l’invitation.

Fred Péloquin
Fred Péloquin

Faut dire que le haut de l’affiche était tentant : Karim Ouellet, Alex Nevsky, Loco Locass, Betty Bonifassi, Angélique Kidjo et Marie-Pierre Arthur, ça promettait déjà! Ajoutez un paquet d’artistes émergents et vous avez déjà un événement hors du commun. Mais le coup de grâce, c’était l’annonce du spectacle de Martha Wainwright, à l’aube, au cap Bon-Ami du parc Forillon. J’avais déjà entendu parler de ces prestations uniques (Jorane et Florent Vollant sont passés par là avant Martha) et tout le monde qui a déjà vécu l’expérience m’a dit qu’il fallait que je le vive au moins une fois moi aussi.

J’ai cru tout ce beau monde sur parole et je me suis tapé un voyage de 12 heures en autocar, destination Gaspé.

On continue le tout à la page suivante!

[LE FESTIF] Photos du 23 juillet

Oh, on a tellement de beaux souvenirs à vous montrer qu’on a finalement décidé de les séparer en plus d’une galerie (une galerie par jour). Pour vous, voici notre galerie photos du 23 juillet.

[foogallery id= »10149″]

[LE FESTIF] Compte-rendu, 23 juillet

11774410_10153424707896280_1063098663_n
Robert Charlebois – Photo : Marie-Laure Tremblay

Premier jour de notre visite dans la magnifique municipalité de Baie-St-Paul pour Le Festif! Nous avons vu l’ensemble des groupes à l’oeuvre aujourd’hui, voici donc un compte-rendu de notre journée.

Groenland

11774639_10153423902206280_459672054_n
Groenland – Photo : Jacques Boivin

Malgré le fait que Groenland a fait le même setlist, ou presque, qu’à l’habitude, la performance du groupe était à la hauteur des mes attentes. Interprétant l’entièreté de leur album The Chase, Sabrina Halde, Jean-Vivier Lévesque et leur collègues étaient en grande forme. À de nombreuses reprises, nous apercevons Sabrina sautiller sur scène avec un sourire fendu jusqu’aux oreilles. Chaque note était jouée avec une intensité hors du commun. Chaque pièce de l’album sont des classiques pour moi, car toutes sont si bien orchestrées.

Nous avons eu droit à une magnifique, et je pèse mes mots ici, reprise de James Blake. La pièce Retrograde, interprétée par un voix féminine, c’est du bonbon. Le choix de la chanson collait au groupe qui se l’est réappropriée. Un peu passé la moitié du concert, Sabrina Halde annonce que le groupe est en processus de création d’un deuxième album. Nous avons d’ailleurs rencontré les membres du groupes pour leur en parler. Ce sera disponible prochainement sur le blogue, restez donc à l’affut.  Le public de Baie-St-Paul a eu droit à un aperçu de ce nouvel opus grâce à l’interprétation d’une nouvelle pièce. Encore sans titre, cette pièce est dans la même sonorité que la majorité des pièces de The Chase, mais un sonorité plus intense y est ajouté. Nous ne pouvions demandé mieux pour ouvrir notre festival.

Marie-Pierre Arthur

Marie-Pierre Arthur - Photo : ecoutedonc.ca
Marie-Pierre Arthur – Photo : ecoutedonc.ca

Ils étaient six hier soir sur la scène à 19h30 pour la performance de la bassiste Marie-Pierre Arthur. Venue avec son groupe au grand complet, dont François Lafontaine de Karkwa, la chanteuse a interprété des pièces de ses trois albums, mais la majorité étaient tirées de son dernier opus Si l’Aurore. Visiblement heureuse d’être sur scène, surtout au Québec, car le voyage à Toronto fut difficile selon ses dires, Marie-Pierre souriait et livrait une performance musicale sans faille. Elle joue de la basse comme une vrai rockstar et son groupe l’accompagne pour augmenter la sonorité rock du concert. Même si nous restons dans une interprétation fidèle de l’album, la sonorité est plus intense en concert que sur disque.

Si l’Aurore, Si tu savais et Rien à Faire ont toutes fait lever la foule qui grandissait à vue d’oeil plus la tête d’affiche se rapprochait. Nous avons même eu droit à une séance de vocoder de François Lafontaine en guise d’introduction d’une pièce de Marie-Pierre Arthur. Autant le public que le groupe était mort de rire. Sincèrement, j’ai été ébloui par Marie-Pierre Arthur. Cette femme maîtrise son instrument et sait comment s’en servir pour créer de magnifiques pièces.

Robert Charlebois

Robert Charlebois - Photo : ecoutedonc.ca
Robert Charlebois – Photo : ecoutedonc.ca

Cet icône de la musique québécoise était très attendu sur la scène Desjardins pour son concert fêtant ses 50 ans de carrière. Ouvrant avec Engagement, son groupe (de 10 musiciens!) joue sans Charlebois. Il arrive après quelques minutes habillé d’un veston à paillettes. Il prend le micro et se promène sur scène en pointant de gens dans la foule. Il est souriant et très en voix. Cet homme a 71 ans et sa voix est impeccable. Son énergie sur scène est impressionnante aussi. Plusieurs jeunes ont des croûtes à manger et des notes à prendre sur cet homme. Enchainant avec un classique, la très longue pièce Fu Man Chu fait lever la foule. Il n’y avait que des hits hier soir sur la scène Desjardins. Enchainant avec Entre deux joints, le public est euphorique. Chantant avec l’artiste, la foule connait les paroles sans aucune hésitation. Sans même arrêter, car le temps est compté, Robert Charlebois empoigne une guitare et lance Les ailes d’un ange. La foule s’époumone en criant QUÉBEC! à de multiples reprises.

Il est en forme, et il se dénude un peu en se mettant en t-shirt, qu’il lèvera à quelques occasions pour charmer la gente féminine, Charlebois ne lâche pas et chante quelques pièces comme Je rêve à Rio, Conception et Les talons hauts. Il a d’ailleurs dansé énormément sur cette dernière. C’est à ce moment que Charlebois lance les gros canons. J’t’aime comme un fou, avec quelques pointes pour l’amour qu’il porte à Baie-St-Paul, suit dans l’ordre des chansons. La mélodie très festive de la pièce a fait danser la foule. Le public chante les petits Hou Hou Hou! avec le chanteur. Il est visiblement comblé que le public soit en forme. La très rythmée California suit pour mon bonheur personnel.

Charlebois s’assoit ensuite sur un petit banc pour chanter tout en douceur et en voix la magnifique pièce Je reviendrai à Montréal. La quiétude du public était belle à voir. Il y avait une communion entre l’artiste et son public. Ce dernier chuchotait les paroles de son idole de jeunesse. Pas le temps de se reposer, la plus populaire de son répertoire, Lindberg envahit les hauts-parleurs du Festif. Un solo d’harmonica par l’artiste a fait réagir la foule qui attendait ce moment avec impatience. Il est si talentueux ce Charlebois qu’il nous ébloui avec son harmonica en fin de concert.

La lumière s’éteint par la suite. Nous attendons la suite avec impatience. C’est à ce moment que nous entendons « Je suis un homme bien ordinaire ». Le public l’attendait, cette pièce! Jouée avec une intensité indescriptible, la voix de Charlebois fait jaillir toutes sortes d’émotions dans la foule. C’était un moment intense et mémorable. L’homme quitte à peine la scène, lance à la foule « Vous êtes pas tannés? » et revient pour un rappel (Te V’là). Ce fut une magnifique soirée sur la scène Desjardins avec cette légende que je voyais pour la première fois. Cet homme est une machine à succès et il est toujours en forme à 71 ans, ce qui est magnifique à voir.

Claude Bégin & Fanny Bloom

C’est à ce moment que la soirée prend un virage plutôt… inattendu. Nous entrons dans le chapiteau et nous faisons deux constatations : il n’y a pas beaucoup de monde et… la foule est très désagréable. J’ai cru comprendre que pour plusieurs, la raison principale de venir au festif était de boire de la bière, mais il faut savoir modérer! Lors de l’apparition de Bégin à 23h30, le chapiteau s’est transformé en concert de Justin Bieber tellement les cris étaient stridents et aigus. Le concert débute avec Celle qui chante, pièce tirée de l’album Les Magiciens. Le son est plutôt mauvais (le problème sera réglé trois chansons plus tard) et Bégin est agacé par l’éclairage. Il semblait grincheux et de mauvaise foi hier soir. Au moins, il est en voix et son groupe est excellent. Des coeurs par la tête et Pays des Manettes suivent. La foule est très bavarde et dérangeante, mais je réussis à apprécier la dernière pièce.

Bégin se lance dans un pot-pourri rap avec une pièce d’Accrophone et une autre d’Alaclair Ensemble. Bien réussi, mais ça, personne ne semble là pour ça. Tout le monde veut Avant de Disparaître, mais ça sera pour plus tard. Un petit coucou à son ami Karim Ouellet qui est en show surprise en même temps (il lui a d’ailleurs volé sa choriste). Il lance le refrain de Marie-Jo pour lui démontrer qu’il l’aime quand même.

Après quelque pièces de son dernier effort solo, le chanteur lance la tant attendue Avant de Disparaitre. Le chapiteau devient soudainement le Fuzzy de Laval. Des calages de bière, des gens peu habillés se dévêtent, les gens dansent de façon peu pudique, bienvenue dans la boîte de nuit. Même Bégin semble surpris et il descend da la (mince) foule pour danser un peu. C’est la fin pour Claude Bégin qui me laisse un goût amer en bouche.

Vient ensuite la sublime Fanny Bloom. Avec un veste à capuchon de ses amis Dead Obies, la chanteuse lance quelques pièces de ses deux albums avec son duo de musiciens. Le concert est très semblable à celui que nous avons vu au Festivoix. Fanny Bloom était très en voix hier soir, quoi qu’elle semblait un peu fatigué, comme nous tous. J’ai donc quitté après quelques pièces de Pan, son dernier opus. Malgré le peu de temps de scène que j’ai vu, j’ai adoré le moment.

Karim Ouellet

Karim Ouellet - Photo : Jacques Boivin
Karim Ouellet – Photo : Jacques Boivin

Annoncé à 17 heures, le spectacle surprise de Karim Ouellet a eu lieu à minuit sur la terrasse du bar de l’hôtel Germain (anciennement La Ferme) devant près d’une centaine de personnes vraiment heureuses d’avoir cette belle surprise.

Accompagné de sa guitare et de deux choristes à la voix d’or (dont Élise Bégin), Karim, qui affirme avoir demandé à revenir au Festif cette année, a offert un petit moment de magie à ses fans, venus nombreux pour l’écouter. On a même eu droit à quelques nouvelles chansons, dont une intitulée Trente, qui a eu une excellente réaction. Cabotin comme toujours, Karim s’est toujours occupé de garder le public (fort poli, mais très enthousiaste… ça doit être les ballons de cognac et les guimauves grillées) occupé, lançant ses classiques « Est-ce que ça va ou quoi? », qui avaient une réponse de plus en plus forte!

Moment unique et mémorable!

Bernard Adamus & Sweet Grass

Le sous-sol de l’Eglise était rempli, la file était immense pour voir Bernard Adamus et Sweet Grass dans ce lieu saint. Ce fut une magnifique soirée que nous résumons avec quelques photos, sans retour écrit.

Bernard Adamus - Photo : Marie-Laure Tremblay
Bernard Adamus – Photo : Marie-Laure Tremblay
Sweet Grass : Photo : Marie-Laure Tremblay
Sweet Grass : Photo : Marie-Laure Tremblay

[LE FESTIF] Notre itinéraire d’aujourd’hui (23 juillet)

C’est aujourd’hui que l’équipe d’ecoutedonc.ca se rend à Baie-St-Paul pour la sixième édition du Festif! En ce premier jour, trois scènes seront en fonction et le coup d’envoi sera donné à 18h00. Voici donc notre itinéraire de ce jour 1 du Festif! de Baie-St-Paul qui couvre l’ensemble des concerts de la journée!

18h00 à 23h00 – Scène Desjardins

Crédit Photo : Jacques Boivin
Crédit Photo : Jacques Boivin

Le coup d’envoi sera donné à 18h00 au moment où l’excellent groupe Groenland embarquera sur scène. Le groupe se décrit comme faisant dans l’orchestral indie-pop. Ils sont nombreux sur scène à faire ce qui semble être les derniers concerts de la tournée The Chase. Ne manquez pas ce magnifique spectacle qui risque de me fair verser une petite larme.

À 19h45, c’est nul autre que Marie-Pierre Arthur et son groupe qui prendront d’assaut la scène Desjardins pour nous livrer une performance inoubliable. Cette chanteuse à lancé Si l’Aurore en début d’année et les critiques sont unanimes : cette oeuvre est impressionnante et réussie. En concert, tout le s’entend pour dire que Marie-Pierre sait rocker un scène et l’utilisé à son plein potentiel. Nous aurons donc droit à un bon dosage des pièces de ses trois albums solo.

Finalement, dès 21h30, le Festif! de Baie-St-Paul accueille une légende la chanson québécoise. Nous l’avons vu sur les plaines d’Abraham avec Patrick Watson et il est présentement en tournée pour fêter ses 50 ans de carrière, je parle de Robert Charlebois. Cet homme, décoré par l’Ordre du Québec, a 23 albums à son actif. Cumulant plusieurs distinctions honorifiques et des centaines de hits, Charlebois, aujourd’hui âgé de 71 ans, sait encore faire lever une foule avec son rock classique. Sa voix, sa prose, son attitude sur scène vous feront vivre plus qu’un simple concert, ce sera une expérience. Accompagné par le magnifique paysage de Baie-St-Paul, ce sera un grand moment de musique. Chapeau à l’organisation du Festif! pour avoir signé ce grand nom de la musique qui saura rallier plusieurs générations.

23h30 – Chapiteau

Crédit Photo : Jacques Boivin
Crédit Photo : Jacques Boivin

Seulement deux concerts de fin de soirées sont prévus ce soir. Mon choix : Fanny Bloom et Claude Bégin. En ouverture, à 23h30, Claude Bégin présentera les pièces de son premier album solo Les Magiciens. Ayant une sonorité très pop, cet effort est parfait pour débuté votre fin de soirée. Il saura vous faire danser et vous ne verrez pas le temps passer avant la tête d’affiche Fanny Bloom. C’est à minuit 45 que la magnifique chanteuse se présentera sur scène avec ses deux acolytes. Le spectacle sera surtout axé sur le deuxième album solo de sa discographie, je parle ici de Pan. Toujours mélancolique, cet album est beaucoup plus rythmé et festif qu’Apprentie Guerrière. Fanny Bloom en concert, c’est une valeur sûre. Nous allons danser sans arrêt tout au long de cette prestation. Elle sait divertir un public et elle maîtrise son clavier comme peu savent le faire.

23h30 – Sous-Sol de l’Église

Crédit photo : Jacques Boivin
Crédit photo : Jacques Boivin

À l’Église, on laisse place au folk-blues de Bernard Adamus et de Sweet Grass. À 23h30, le groupe Sweet Grass du Saguenay, viendra jouer les pièces de leur dernier EP. Leur musique fait penser à Adamus et Lisa Leblanc, ce sera assurément une belle prestation. Le doublé avec Bernard Adamus prend son sens. Dès minuit trente, Bernard Adamus fera résonner les hauts-parleurs du sous-sol de l’Église pour une performance mémorable. Prenant une petite pause de studio en vue de son troisième album, Adamus va offrir un concert énergique et unique. Il va peut-être même tester du nouveau matériel. Hola les lolos!

[LE FESTIF] 10 artistes à voir absolument

cropped-Entete

Le Festif! de Baie-Saint-Paul débute demain, et l’équipe d’ecoutedonc.ca débarque en grand dans cette municipalité prête à vivre de magnifiques moments avec les artistes présents sur les quatre jours de festivités. Quelles sont les incontournables de cette incroyable programmation? Il est difficile de n’en choisir que dix, mais comme tout festival, il faut faire une sélection. Voici donc dix artistes à ne pas manquer lors de la sixième édition du Festif!

10. Émile Bilodeau

Émile Bilodeau - Photo : Jean-François Leblanc/Francouvertes 2015
Émile Bilodeau – Photo : Jean-François Leblanc/Francouvertes 2015

Grand gagnant de trois prix lors de la dernière édition du Cabaret Festif! de la relève, Émile Bilodeau offre une musique très mélodieuse. Nous sommes dans une sonorité folk intéressante qui est grandement tintée d’humour. Il décrit lui même sa musique comme étant «beaucoup influencée du maître Adamus, de l’éternelle énergie de Dédé et de la sagesse du grand Félix». Après un passage remarqué aux Francouvertes 2015, il a mérité sa place sur la scène du Festif!. Il faut maintenant aller encourager ce jeune musicien de la relève. Il ouvrira pour nul autre que Real Big Fish le vendredi 24 juillet à 18h30 sur la scène Desjardins.

9. Dany Placard

Dany Placard au Festivoix 2015. Crédit Photo : Jacques Boivn
Dany Placard – Photo : Jacques Boivin

Il a été très médiatisé cet hiver grâce à son passage au festival de Cannes pour Bleu Tonnerre, notre saguenéen barbu préféré sera de passage dans la municipalité de Baie-St-Paul pour présenté son dernier album Santa Maria paru en 2104. Nous avons déjà vu Dany Placard à trois reprises depuis le début de notre Tournée des festivals 2015, mais jamais dans un concert complet. Ce sera intéressant de le revoir avec son groupe complet pour rocker la petite municipalité. Ce sera un rendez-vous sur la scène Hydro-Québec le samedi 25 juillet à 16h30. Vous avez encore besoin de vous convaincre que sa va être bon, c’est ici pour un retour sur son passage au Festivoix

8. Antoine Corriveau

Antoine Corriveau - Photo : Jacques Boivin
Antoine Corriveau – Photo : Jacques Boivin

Ah Corriveau. Demandez à notre rédacteur en chef Jacques Boivin combien de fois il l’a vu en concert en un peu plus d’un an. Deux, trois fois? Non, je vous annonce que ce concert sera son sixième depuis le 3 juillet 2014! Vous vous demandez pourquoi autant d’amour envers cet homme. Tout simplement parce qu’il est très talentueux et qu’il a une prose d’enfer. Il est un des artistes à surveiller dans les prochaines années, car oui, il va prendre le rang des meilleurs auteur-compositeur-interprète du Québec. Dans la catégorie folk, il ne se fait pas mieux sur le marché actuellement. Nous avons assisté à son magnifique plateau double avec Julie Blanche au Petit Impérial, et nous n’avons pas été déçu. À Baie-St-Paul, ce sera sur la toute nouvelle scène du Quai de la municipalité le samedi 25 juillet à midi.

7. Dylan Perron et Élixir de Gumbo

Dylan Perron et elixir de gumbo - Photo : LP Labrèche, lecanalauditif.ca
Dylan Perron et elixir de gumbo – Photo : LP Labrèche, lecanalauditif.ca

Il roule sa bosse depuis un bon moment, mais tout a basculé après sa victoire au Francouvertes 2015. En effet, le multi-instrumentalisme Dylan Perron, originaire de l’Abitibi, a su charmer les juges du célèbres concours qui a couronné de grands noms de la chansons québécoises, tels que Bernard Adamus, Alex Nevsky ou encore Les Soeurs Boulay. Faisant dans le bluegrass, Dylan Perron se joint au groupe Élixir de Gumbo pour lancé un album conjoint intitulé Hamérricana. En plus de ses concerts avec Élixir De Gumbo, Perron a un projet solo et il est de la mouture 2015 de Quebec Redneck Bluegrass Project. Nous sommes très curieux de voir comment la victoire d’un si prestigieux concours a changé l’attitude scénique du groupe. Le concert aura lieu au mouton noir à 23h30 le samedi 25 juillet.

6. Mara Tremblay

Mara Tremblay - Photo : Gabrielle Desmarchais
Mara Tremblay – Photo : Gabrielle Desmarchais

 

Il y a un peu plus d’une semaine, nous l’avons vue au Pigeonnier dans le cadre du spectacle Légendes d’un peuple d’Alexandre Belliard. Ce vendredi, à Baie-St-Paul, elle viendra présenter son spectacle À la manière des anges aux habitants de la petite municipalité. Cet album figure dans la liste de nos 50 meilleurs albums de 2014. Délaissant un peu la sonorité country pour une ambiance pop, Mara Tremblay, se dévoile dans cet album très personnel. Nous lui en avons glissé un mot d’ailleurs lors de notre plus récente entrevue avec elle, qui sera publiée avant notre départ pour Charlevoix! C’est avec six albums à son actif que Mara Tremblay ouvrira la scène Hydro-Québec le 24 juillet à 15h30.

5. Fanny Bloom

Fanny Bloom - Photo : Jacques Boivin
Fanny Bloom – Photo : Jacques Boivin

Fanny Bloom a lancé un des meilleurs album pop de l’année 2014. Pan est, à mon sens, un album pop pratiquement parfait. Il a tous les bons éléments pour être un succès populaire et radiophonique, mais aussi toute la sensibilité et un souci de la qualité autant des paroles que de la mélodie. Sur scène, l’album est joué en formule trio de façon beaucoup plus rock. De magnifiques segments musicaux rock et électro sont insérés tout au long de la performance. Fanny, pour sa part, occupe les claviers d’une main de maitre et fait aller ses cordes vocales sans aucune faille. Nous avons vu ce spectacle, qui commence à être très bien rôdé, au Festivoix avant Pierre Lapointe. Le spectacle sera présenté le jeudi 23 juillet à 00h45 (techniquement, c’est le vendredi) dans le chapiteau. Claude Bégin ouvrira la soirée dès 23h30.

4. Marie-Pierre Arthur

Marie-Pierre Arthur - Photo : Jacques Boivin
Marie-Pierre Arthur – Photo : Jacques Boivin

Avec une superbe note de 88% pour son dernier album Si l’Aurore, Marie-Pierre s’est probablement taillé une place dans les meilleurs albums de 2015. C’est majoritairement les pièces de cet opus qui seront jouées à Baie-St-Paul. Étant beaucoup plus dansant, car oui les synthétiseurs sont très présents (la fameuse Frank Touch), le parterre de la scène principale du Festif! va se déhancher au son de la voix juste de Maire-Pierre Arthur. Avec son groupe composé de quatre musiciens et d’une choriste, vous ne serez pas déçu de faire un petit retour en arrière dans les sonorités des années 1980 avec cette magnifique chanteuse. Le rendez-vous est donc à l’horaire, ce sera sur la scène Desjardins le 23 juillet à 19h45.

3. Milk & Bone

Milk and Bone - Photo : Jacques Boivin
Milk and Bone – Photo : Jacques Boivin

Les nouvelles chouchous des Québécois, et de l’équipe d’ecoutedonc.ca, Milk & Bone se classe au troisième rang des performances è ne pas manquer. Après avoir ouvert pour Ariane Moffat, le duo se lance dans sa propre tournée. Les deux femmes sont peut-être dans tous les festivals de la province, mais leur performance au Festif! s’annonce unique. Dès 13h00, elles entameront les pièces de leur premier album Little Mourning sur le toit du gite TerreCiel! Quoi de mieux pour débuter sa journée que deux talentueuses artistes sur le toit d’une auberge qui donne sur une magnifique vue de la municipalité. Cherchez-nous pas le vendredi 24 juillet prochain à 13h00, nous serons en date avec Milk & Bone.

2. Groenland

Groenland - Photo : Jacques Boivin
Groenland – Photo : Jacques Boivin

Ça faisait longtemps que l’on a pas vu Groenland en spectacle. Ça nous manque! Le groupe a su faire parler, malgré lui, à cause de la controverse En Français! lancée par Pierre-Karl Péladeau au FME hivernal en début d’année, mais aussi lorsqu’une de ses chansons a été reprise par Apple pour une de ses magnifiques publicités (narrée par Martin Scorcese). Maintenant que tout le monde est au courant que Groenland chante dans la langue de Shakespeare, nous allons pouvoir écouter assidûment ce qui s’annonce comme étant les derniers concerts de l’album The Chase. Cet album est si magnifique, les voix, les mélodies, l’atmosphère, tout y est. Même après deux ans, cette oeuvre me donne encore une panoplie d’émotions tout au long de l’écoute. Je l’avoue, j’ai versé une larme à chacun de mes concerts du groupe. Je risque fort bien de récidivé à Baie-St-Paul, surtout que le groupe ouvrira le festival, ce qui devrait garantir la présence du soleil. Pour me voir pleurer, ou pour entendre de la bonne musique, en anglais (dites moi pas que je ne vous ai pas avertis!), c’est à 18h30 sur la scène Desjardins le 23 juillet.

1. Robert Charlebois

Robert Charlebois - Photo : Marion Desjardins
Robert Charlebois – Photo : Marion Desjardins

Cette légende de la chanson québécoise sera accueillie avec tout l’amour que Baie-St-Paul est capable de donner. Il célèbre ses cinquante (!) ans de carrière avec son public, et nous y serons! Après un passage éclair sur les plaines d’Abraham à Québec, nous verrons un concert entier de ce grand chanteur.

Mais le clou de la soirée, c’était l’arrivée de Robert Charlebois sur Je te laisserai des mots, une rare pièce en français de Watson. Bon, on l’avait appris la veille, mais la magie était quand même entière. Tout de suite après, sans transition, la troupe avait enchaîné avec Lindberg, avec Watson dans le rôle de Louise Forestier. Quelle belle folie se dégageait de la scène! Tout autour de moi, les gens souriaient, bien sûr! Comment faire autrement! Deux générations d’artistes de grand talent, qui ont marqué (et marquent encore) notre histoire musicale! Deux grands compléments sur tous les plans, même linguistique! – Jacques Boivin sur la présence de Robert Charlebois

Le public aura donc droit à un concert énergique de la part du chanteur et de ses musiciens. Les plus grands succès du chanteur seront interprétés un à la suite de l’autre, tout cela agrémenté des discours de Charlebois. Cet homme est un rassembleur. Il saura rallier plusieurs générations grâce à sa musique. C’est un concert à ne pas manquer, que vous soyez un grand fan du chanteur, ou même s’il vous est inconnu, car vous allez voir le grand talent derrière cet homme. C’est à 21h30 le jeudi 23 juillet sur la scène Desjardins.