Men I Trust / Toddler – Le Cercle, 22 Novembre 2017

Désolé si vous ne regardez pas Twin Peaks, mais je me dois de dire que le Cercle avait presque des allures de Roadhouse hier soir : 2 groupes à la musique tranquille, le rideau derrière la scène était éclairé en rouge, la salle était pleine à craquer de monde venu entendre et se perdre dans la vibe, ou alors, j’assume, discuter autour d’un verre d’eau minérale non pétillante à 3 dollars 50 pendant les 2 performances. Il ne manquait plus qu’un annonceur vêtu d’un costard-cravate et on avait notre mise en scène façon David Lynch.

Au début, il y avait Toddler : 3 garçons de Montréal, une batterie, une guitare acoustique, 2 bonnets, une moustache et 4 claviers. Le tempo est lent, les sons s’emmêlent, les claviers s’échangent entre les musiciens après un morceau, la performance dure pas loin de 45 minutes, c’est doux et ça démarre bien.

Et puis, Men I Trust a débarqué vêtus de pulls, marinière et t-shirt du Mont Saint-Michel, on allait voir la mer. Des chansons comme Break for Lovers ou You Deserve This me maintenaient dans cet espace à la Twin Peaks avec ce mélange de calme et nostalgie qui agrippe aisément les cœurs. D’autres morceaux comme Lauren ou Tailwhip (leur meilleur à mon avis) viennent faire bouger les corps avec ces sons plus groovy, se rapprochant plus de la French Touch. À noter, le morceau Your Name provenant de Bernache (l’autre projet de la chanteuse Emmanuelle) a été joué pour la première fois en live – et ca sortait tellement bien, tandis que Thirsty de Geoffroy a conclu (en rappel) la dernière performance du groupe chez eux pour cette année. Ils démarreront une tournée aux États-Unis l’année prochaine. On leur dit bon vent !

Saint-Sauveur en fête : Un volet musical 100 % local

Ce samedi 19 août, le quartier Saint-Sauveur se mettra sur son 31 pour faire la fête… et le volet musical de la 26e édition de Saint-Sauveur en fête peut difficilement être plus locale que cette année avec trois artistes/groupes aux styles très différents : Jérome CasabonMen I Trust et Caravane.

Jérome Casabon – Photo : Jacques Boivin

Dès 19 heures, Jérome Casabon viendra nous proposer ses chansons tendres et rigolotes et ses histoires rocambolesques. L’auteur de Pas pire content, Bullshiter l’ventHockey Cosom et bien d’autres chansons entraînantes n’a pas la langue dans sa poche et son profil chansonnier saura faire lever le party!

Men I Trust – Photo : Joanie Paquet

À 20 heures, ce sera au tour de Dragos, Jessy et Emma de Men I Trust de nous faire voyager dans leur univers électropop vaporeux. En plus des chansons groovy qu’on a déjà entendu à plus d’une reprise, le trio devrait nous en proposer une nouvelle, Tail-Whip, dont on pourra voir le vidéoclip très bientôt. La rue Saint-Vallier deviendra une grande piste de danse!

Caravane – Photo : Jacques Boivin

Nos rockeurs au coeur tendre Caravane fermeront la marche à 21 heures 15. Le groupe, qui célèbre déjà plutôt bien le quartier avec son émouvante Arago, devrait enflammer tout le quartier avec son rock bien bluesé, plein de guitares et d’attitude. Le quatuor nous promet une prestation sur mesure pour l’événement. Traduction : les gars vont nous en mettre plein les oreilles. Et parions que le fan numéro un du groupe, le célèbre Père Noël rockeur, ira faire la fête avec le groupe!

Pour en savoir plus : https://www.facebook.com/events/1799204183438271/

[PHOTOS] Signaux de nuit (Men I Trust + Radiant Baby) – Le Cercle, 6 juillet 2017

(Texte et photos : Joanie Paquet, collaboration spéciale)

Hier, pour une deuxième année débutait le festival de musique du Cercle, Signaux de nuit, qui se tiendra jusqu’au 16 juillet. Dès 23 heures, Radiant Baby a fièrement imposé la cadence à la salle de spectacles par son entrée énergique. Il semait les sourires et les pas de danse avec ses rythmes électropop et new wave des années 1980! Pour clore la soirée, côté salle de spectacles, c’est Men I Trust qui a fait son entrée pour livrer une performance qui fut à la hauteur des attentes du public. C’est grâce au ton feutré d’Emma et de l’énergie des gars que le public fut comblé et en redemandait encore après le rappel !

Dans ces mêmes festivités, se tenait au sous-sol du cercle, la soirée Tech-house de la formation Underkek qui a su animer les fans qui s’y trouvaient. Également, du côté restaurant se tenait le beach party des jeudis terribles où Raphaël Potvin et Dominic pelletier, des groupes The Hunters et Caravane, ont soulevé l’ambiance avec leurs classiques funk&roll !

[OSHEAGA] Il va faire chaud cet été à l’Île Notre-Dame

On avait eu un avant-goût de la programmation d’Osheaga la semaine dernière alors qu’une soixantaine de noms ont été dévoilés dans le cadre d’un jeu de mémoire (plutôt amusant). Les organisateurs du festival, qui se déroulera à Montréal du 4 au 6 août prochain, viennent de dévoiler leur affiche.

Et il va faire chaud!

En tête d’affiche : The WeekndMuse et Lorde, en plus de Major LazerAlabama ShakesJusticeSolangeCage the Elephant et Die Antwoord.

Osheaga a toujours eu la réputation d’avoir beaucoup de profondeur et le festival continue dans la même veine : Foster the People, MGMT, Father John Misty, The Shins, Belle and Sebastian, Run the Jewels, Liam Gallagher, Broken Social Scene, London Grammar, Crystal Castles, De La Soul, Tegan and Sara, Death From Above 1979, Local Natives, Arkells, Danny Brown, Phantogram, Foxygen, Angel Olsen, Dawes (!!!), Badbadnotgood, Andy Shauf, Pup, Bernardino Femminelli et plusieurs autres ont également répondu à l’appel!

La scène québécoise sera fichetrement bien représentée cette année : Plants and AnimalsHeatCRiKROY, Le CouleurSamitoGeoffroyHeartstreetsMen I Trust et Rosie Valland seront de la fête.

Les laissez-passer pour le week-end (admission générale : 320 $) sont en vente dès maintenant sur Osheaga.com.

[SPECTACLE] Harfang + Men I Trust, 11/12/2015, Café-Bar Zénob

Vendredi dernier sont débarqués, au mythique bar le Zénob, rue Bonneaventure à Trois-Rivières, Harfang et Men I Trust, du beau monde de Québec. 

Le petit bar s’est rapidement réchauffé quand Dragos Chiriac et ses belles se sont installés sur scène. Le savant compositeur et producteur de musique s’est installé derrière sa machine à la pomme et ses claviers pour orchestrer une performance aux allures de fête. Les belles voix nébuleuses d’Emmanuelle Proulx et d’Odile Marmet-Rochefort se sont faites entendre sur des rythmes électro deephouse. Comment ne pas tomber en amour ?

Les boys d’Harfang ont ensuite pris la relève, offrant une performance aux accents plus indie-folk que leurs compères de Men I Trust. Les cinq musiciens de la capitale ont ainsi présenté les chansons de leur opus Flood en plus de quelques autres titres dont la merveilleuse reprise de New York de Milk & Bone qu’ils ont fait à la toute fin du spectacle lors du rappel.

Charles F. et Gabrièle Lavallée

Le Grand Boum – La relève dans tous ses états au Cercle!

Liana Bureau
Liana Bureau

Oh que Le Cercle – Lab vivant était content d’annoncer cette belle nouvelle ce matin, surtout au lendemain de cette belle sélection comme finaliste de la catégorie Salle de spectacles de l’année au GAMIQ (on sait à qui téter un lift)! Voyez-vous, la salle de la rue Saint-Joseph annonce en ce moment même un nouveau partenariat fort important avec Première Ovation (de la Ville de Québec). Une belle contribution financière de l’organisme permet au Cercle de présenter une nouvelle plateforme musicale qui laisse toute la place à la relève.

Anatole - Photo : Marion Desjardins
Anatole – Photo : Marion Desjardins

Ça s’appelle Le grand Boum. Qu’est-ce que c’est? Il s’agit d’une toute nouvelle série de concerts mettant en vedette des artistes de la scène dite émergente et ce, dans de nombreux styles : rock, pop, jazz, électropop et folk. Vous allez me dire « mais le Cercle fait déjà plus que sa part, non? », ce à quoi nos amis du Cercle semblent répondre NON de façon assez retentissante.

 

Harfang - Photo : Marion Desjardins
Harfang – Photo : Marion Desjardins

Donc, pour l’automne, Steve Guimond, infatigable directeur de la programmation du Cercle, ainsi que son équipe, ont concocté tout un menu. En plus de tout ce qu’on vous a déjà annoncé!

Le Grand Boum sera inauguré ce vendredi 2 octobre par la jeune chanteuse Liana Bureau, de Québec. L’ancienne participante à La Voix (ils sont partout, ces jours-ci!) nous promet un spectacle pop et Rn’B comme on en voit trop rarement à Québec. Ça devrait être assez rafraîchissant.

Raton Lover - photos : Jacques Boivin
Raton Lover – photos : Jacques Boivin

On pourra également voir, entre autres, Raton Lover, Peter Henry Philips, le Winston Band (à voir!), Jérôme Casabon, nos amis de BEAT SEXÜ, X-Ray Zebras et Popléon. Ajoutez à cela du jazz de qualité et des ateliers de formation.

Les billets du Grand Boum sont disponibles sur lepointdevente.com. Vous pourrez également vous procurer des forfaits-découverte (2 spectacles dans le même style pour 19,99 $ + taxes et frais de service) à partir de vendredi matin.

 

Programmation complète

  • Liana Bureau (pop) – 2 octobre
  • Universe Effects / Fractal Cypher (rock/metal progressif) – 3 octobre
  • Parc X Trio (jazz – en première partie d’Ariel Pocock) – 7 octobre
  • Guillaume Martel-Simard Quartet (jazz) – 15 octobre
  • Timothy Luke Dawson (folk – en première partie de Canailles) – 23 octobre
  • Peter Henry Philipps (folk) – 3 novembre
  • Dominique Plante Quartet (jazz – en première partie de Pilc + Doxas + Hollins Trio) – 10 novembre
  • 5 for Trio + Nicolas Grynzspan (jazz) – 14 novembre
  • Raton Lover + Mauves (rock – pop + Gael Faure) – 19 novembre
  • Syzzors + Men I Trust (électropop) – 20 novembre
  • Le Winston Band + Damn The Luck (folk) – 26 novembre
  • BEAT SEXÜ (électropop) – 26 novembre
  • X-Ray Zebras + Anatole (électropop) – 3 décembre
  • Jérôme Casabon + Harfang (folk) – 9 décembre
  • LOS + The Babyface Nelsons + Simon Kearney (rock) – 10 décembre
  • Pascal Pico Larouche et le Roche Band (rock) + Popléon (pop) – 12 décembre
  • Gabrielle Shonk chante Billie Holiday (jazz) – 13 décembre
  • Catherine Leblanc (jazz) – 16 décembre
  • Ghostly Kisses + Fjord + Helena Deland (electropop) – 19 décembre

[SPOT] Derniers déhanchements

Le couleur
Le couleur

Pour la fermeture du Spot, Men I Trust ouvrait le bal avec ses pièces électro jazzy, Le Couleur nous a charmés avec son nu-disco sexy et Random Recipe nous ont fait sauter et suer en final. Malgré une programmation pop et dansante, on sentait la tristesse de quitter un si bel endroit. « On espère que l’effervescence qu’on a créée cet été continuera pour les suivants » a lancé plein d’espoir, Francis Lacelle, l’un des organisateurs du SPOT après être revenu d’un body-surfing en fin de soirée.

Random Recipe
Random Recipe

Random Recipe est arrivé avec assurance et enthousiasme sur scène, flattant la ville de Québec en la comparant à l’underground ville de Berlin (ce qui rappelle aussi l’article du New York Times). Les chanteuses sont d’une énergie ahurissante, balançant leur flow en anglais ou en espagnol. Elles dansent, s’affrontent en battle, sautent, se plient comme des vrais rappeurs américains. On apprécie leur musique riche emprunt au hip-hop, à la soul ou à la pop. On en oublie presque qu’elles sont accompagnées de musiciens tellement elles ont de la prestance et que le beat box de Fab est remarquable. Les titres phares comme Shipwreck, Something on my mind et quelques titres phares mettent évidemment le feu aux poudres, ça jump pas mal dans la foule.

Des artistes également proches de leur public qui offrent des bonbons-condoms, qui parlent au monde dans la foule avant d’aller sur scène, qui n’hésite pas à cruiser sur scène « Are you single? I am single » ou encore à rappeler qu’il faut aller voter pour les élections fédérales.

Le groupe termine bientôt la tournée de leur deuxième album, qui s’est étendue en France et en Italie, « la barre est haute pour le troisième album » déclarait Frannie Holder. On vous recommande l’expérience live qui est mille fois meilleure pour apprécier l’entièreté de leur musique.

So glam, so colored

Des éclairages bleus , de la fumée, une introduction de synthétiseur et de batterie, bientôt accompagnée de percussions aux tonalités tropicales; l’ambiance est mise pour interpréter Vacances 87. Malgré une belle performance scénique, à la fois sexy et assurée, les rythmes entraînants du groupe ne parviennent qu’à faire timidement danser la foule. Sur les chansons pop et disco, aux textes relatant de l’amour, on s’accorde un moment pour repenser à nos amours d’été en contemplant la boule disco scintillé.

Hey man!

Men I trust
Men I trust

Les sympathiques Men I Trust ont ouvert la soirée avec un parterre clairsemé. Le début de soirée, où l’on avait plus envie de parler à nos amis, ne permettait pas d’apprécier leur pleinement leur musique qui s’écoute avec attention. Personnellement, je suis toujours déstabilisée par rapport à leur performance live, car leurs albums sont tellement perfectionnés qu’il est difficile d’égaliser sur scène.

Dans les remerciements finaux, on a particulièrement souligné la collaboration du Pantoum qui a fait les entremetteurs entre les artistes et la sympathique place ouverte à tous. On était également triste de se faire pousser vers 10 h 30 par les agents de sécurité. On espère vivement le renouvellement de l’expérience l’année prochaine, cet endroit est à notre image et permet de belles rencontres.

Photos: Marion Desjardins/Llamaryon pour ecoutedonc.ca

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Excitation et douceur d’oreille pour le lancement de Headroom

Men I Trust - Lancement Headroom - 3 juillet 2015«Vous êtes tellement beaucoup» s’exclamait Odile Marmet-Rochefort, l’une des chanteuses principales des Men I Trust, pour parler du public venu assister au lancement du deuxième album. Dans une ambiance électrisée et un public plus ou moins attentif, les trois sets d’électronique se sont enchaînés de façon posée au niveau musical et avec quelques maladresses au niveau de quelques voix.

La dynamique des Men I Trust est plus soudée et complice cette année, on le voit notamment avec les blagues des deux chanteuses. «On a l’impression d’être dans notre salon» lançait Odile au début du show, avec un certain nombre d’amis et de membres de la famille parmi le public certes mais avec le stress en plus. Les performances vocales d’Emmanuelle Proulx et Margaux Sauvé (Ghostly Kisses) en ont d’ailleurs pâli : elles manquaient d’assurance au début dans leurs sets respectifs, malgré leurs voix mélodieuses. Côté musique, c’était propre : bien maîtrisé, pas trop de folie.

La surprise de la soirée c’était une reprise de Candy Shop de 50 cent, on a bien ri. Pourquoi ne pas intégrer du rap dans le prochain opus? Les filles ont déjà de la pratique…

On notera le bel effort pour les vidéos réalisées par Vincent Laquerre, qui illustrait chacune des chansons, reprenant des morceaux de la nageuse (pochette de l’album) ou des concepts abstraits.

Fjord

La voix très féminine et envoutante du chanteur, capte toute suite l’attention, on se laisse facilement emporter tout le long du set qui est cependant trop court.

Ghostly Kisses

Cette fois, c’est le violon de Margaux Sauvé qui capte immédiatement l’attention. On appréciera pendant les refrains plus pop, avec une batterie plus présente que les autres sets. Dommage que la voix manquait de présence, le brouhaha de la foule a pris le dessus.

Men I Trust - Lancement Headroom - 3 juillet 2015 Men I Trust - Lancement Headroom - 3 juillet 2015 Men I Trust - Lancement Headroom - 3 juillet 2015

Photo: Alice Beaubien

[ENTREVUE] Dragos Chiriac des Men I Trust

Photo LLMaryon
Dragos Chiriac – 28 juin 2014

Ayant fait sensation l’été passé avec un électro downtempo de qualité, les Men I Trust reviennent un an après avec un second album plus mûr qu’ils lanceront ce vendredi 3 juillet au Cercle.

«On voulait que ça soit un peu comme le dernier mais plus mature avec moins de son électro «clichés», plus musical, plus jazz (…) dans le choix des accords plus ouvert et moins classique.» explique Dragos Chiriac, l’un des fondateurs du groupe Men I trust.

Pour les shows, lui et Jessy Caron ont décidé de restreindre les membres du groupe qui a beaucoup de collaborateurs notamment en studio. « On garde le même monde pour les shows, c’est plus facile pour les pratiques, ça nous aide à nous améliorer. Si on amène une nouvelle personne dans un show il faut qu’elle apprenne le set et même si on le pratique beaucoup c’est jamais la même chose que si on l’avait joué pendant des mois. » Le groupe voulait que les membres permanents aient Men I Trust (MIT) comme « projet principal » explique Dragos.

Beaucoup d’influences

Afin de ne pas compromettre une certaine cohésion harmonique, les projets secondaires restent à part et ne manquent pas pour le prolifique musicien. Il contribue ainsi au duo Ghostly Kisses avec Margaux Sauvé, un électro downtempo très porté sur les harmonies. La formation assurera d’ailleurs la première partie des MIT lors de leur lancement le 3 juillet.

Il confie également son enthousiasme à faire « des trucs très dark » et expérimentaux avec Careful qui arborait une signature musicale jazz et hip-hop sur le maxi Singles paru en 2014. Dans un autre registre, il aimerait aussi faire davantage de classique qui, selon lui, a une structure plus libre que la chanson conformée avec ses couplets et ses refrains. On peut apprécier quelque chansons baroques comme Offertorio ft Nicolas sur le dernier album des Men I Trust ou encore Introit ft Odile sur le premier album, on est curieux d’en voir dans un autre format.

Headroom – Illustration: Sophie Latouche

Une pochette tordante

« Headroom c’est juste de l’espace pour te laisser une marge de manœuvre [tant au niveau du mixage qu’au niveau conceptuel] (…) on voulait vraiment que ça évoque la souplesse large et épurée » explique Dragos. Ils ont choisi cette fois l’illustratrice Sophie Latouche car ils aiment son travail qu’ils qualifient de « tordant ». À contrario de la première pochette qui était assez fournit avec des références au monde latin et qui fut réalisé sur paint par Kaël Mercader.

Les Men I Trust seront en tournée avec les X-Ray Zebras pendant l’été voici quelques dates : le 18 juillet au Sous-Bois à Chicoutimi, le 7 août au Bar à Pitons à Chicoutimi et le 17 août : La Sala Rossa à Montréal. Peut-être les verrons-nous au SPOT le 25 juillet ou le 15 août également supposons…

Évènement FB – Lancement d’album 3 juillet

Bandcamp

[SPECTACLE] Lancement de «Flood» par Harfang (+ Men I Trust), le Cercle, 24 avril 2015

harfang-150425-22Pour le lancement de Flood, son deuxième maxi, Harfang a été accueilli par un public quelque peu retardataire (et bruyant), mais nombreux. Le Cercle était presque plein. Pour nous mettre en appétit, Men I trust nous a offert une première partie alléchante.

Les voix envoûtantes des chanteuses étaient accompagnées par une musique électro difficile à décrire. On y sentait quelques influences à la Bonobo, peut-être quelque chose de jazz dans les voix et un arrière-gout des années 80 dans les chansons qui «groovaient» un peu plus, jouées vers la fin de leur partie. Dans tous les cas, le résultat était très intéressant et a atteint son but : nous réchauffer pour Harfang.

Et voilà l’arrivée du plat principal. Entrent en scène les cinq musiciens de Harfang, qui commencent sans tarder à jouer une des pièces de leur premier maxi. Contrastant avec Men I trust, le deuxième groupe semble avoir préféré mettre de l’avant leur musique en tant que telle, en choisissant un visuel plus simple et en laissant parler leurs chansons d’abord. À l’écoute de celles-ci, on ne tarde pas à réaliser à quel point ils nous offrent une panoplie de sonorités intéressantes et bien placées : ce sont toujours des arrangements recherchés, qui se détachent et ressortent de la trame musicale. J’ai particulièrement aimé la variété que nous a offerte la guitare électrique. Le résultat, en cela, a été très réussi : des chansons qui transportent, qui ont quelque chose d’aérien et d’embrumé, qui rappellent un peu les Patrick Watson et Alt-J de ce monde.

Après des remerciements abondants mais sympathiques, Harfang a poursuivi le spectacle en présentant leurs pièces de résistance, soit la majorité de leurs nouvelles chansons gardées pour la faim (jeu de mots). Les pièces composant Flood, à mon sens, révèlent une musique plus élaguée, un peu comme s’ils avaient retiré le superflu pour mieux montrer l’essence de leur musique. Mon propos s’illustre bien dans UFO. D’autres chansons, comme Set Sail, ont un côté joyeux à la Ben Howard qui ne se retrouvait pas encore dans l’attirail d’Harfang. Ils ont finalement terminé le spectacle avec Exposure, la dernière pièce de Flood, puis avec Karmic Embrace en rappel, ma pièce préférée du premier maxi.

Nous avons donc pu quitter repus, ou peut-être encore sur notre faim, après un spectacle enchanteur. Harfang, pour leur part, entameront dès aujourd’hui leur tournée autour du Québec pour présenter Flood. Ils seront de retour sur scène à Labeaumeville le 18 juillet dans le cadre du FEQ.

 

Pour satisfaire la coutume, Antoine d’Harfang s’est prêté au jeu de l’entrevue à une question.

Pouvez-vous me décrire en quelques mots votre processus de création ?
«Souvent il y a un des membres qui apporte une idée de base […], soit une chanson complète ou soit une structure, complète ou incomplète. Ensuite en jam on va travailler autour de ça, on va construire la forme ensemble […]. Ça se fait beaucoup en groupe.» Antoine a affirmé aussi que le processus peut-être assez long, comme le témoigne l’année passée par le groupe à composer et à confectionner leur nouveau maxi. «Souvent on arrive avec une chanson, dit-il, on pense qu’elle est prête et là on la joue en show pis finalement ça marche pas pantoute. On défait tout ça au complet, on déconstruit et on reconstruit.»

Crédit photo : ecoutedonc.ca/Jacques Boivin