Philippe B, Beyries (+James Forest) – 27-28 octobre 2017 – Un week-end à l’église St-James

J’ai eu la chance, les 27 et 28 octobre, d’assister à deux concerts complètement incroyables, mais vraiment différents également. Je reprends tranquillement mes émotions tellement c’était intense.

Petite parenthèse au spectacle. Juste avant que Philippe B commence, j’attendais assise sur mon banc d’église. La foule, qui remplissait le lieu à moitié, réunissait des gens de tous les âges. J’écoutais doucement les gens discuter autour de moi. J’ai été tellement charmée par la passion que j’entendais dans le discours des gens, qui parlaient de musique québécoise et de découvertes qu’ils avaient fait dernièrement. Ça m’a fait immédiatement sourire, car j’entends trop peu souvent des discussions comme ça dans mon entourage (outre qu’avec l’équipe ecoutedonc.ca!). Merci, fallait que je le partage.

Vendredi 27 octobre – Philippe B 

J’avais déjà eu la chance de voir Philippe B il y a quelque temps, dans le cadre d’une soirée cachée CFOU, peu de temps après la sortie d’Ornothologie la nuit (2014). Cette fois-ci, on était ailleurs. Déja, de se retrouver dans une église, ça instaure une ambiance très surnaturelle. De nature, les gens vont être plus attentifs en raison de la sonorité de l’endroit, mais aussi par le caractère sacré du lieu.

Je n’avais pas eu la chance d’écouter l’album au complet, mais je savais qu’en découvrant les chansons en spectacle, le bonheur serait décuplé. Je n’avais pas tort, parce que je n’ai pas arrêté de sourire de toute l’heure et demie  passé en compagnie de Philippe B., Laurence Lafond-Beaulne et de Guido del Fabbro. En plus d’être extrêmement talentueux, les deux musiciens permettent à Philippe B. de briller encore plus sur scène.

Je suis également complètement tombée sous le charme du réservé Philippe B. à travers les interventions et les explications de ses chansons autant qu’avec les textes de celles-ci. Juste une bonne dose d’humour, d’émotion, d’authenticité et d’humilité. Il sait pincer exactement la petite corde de la sensibilité de chacun, et nous emmène avec lui dans son voyage nocturne. J’ai appris à connaître davantage Philippe B. à travers son spectacle, et j’ai envie d’en apprendre encore plus.

C’était également intéressant de comprendre chaque chanson dans sa chronologie, mais également dans la manière qu’il l’avait écrite et abordée. Bien que la majorité des chansons faisaient partie de La grande nuit vidéo, on a pu également découvrir des bijoux revisités comme California Girl, qui se retrouve sur Variations fantômes, mais interprétée complètement différemment que sur l’album. Bref, depuis cette soirée, j’écoute sans arrêt son dernier album et je me remémore le moment magique que j’ai vécu à l’église St-James.

Samedi 28 octobre

James Forest 

Bien que surprise à prime abord, j’ai été rapidement séduite par la voix douce, très posée de James Forest. Madelinois d’origine, il a su nous faire voyager à travers ses chansons très imagées et mélodiques. Chaque chanson était entrecoupée d’une anecdote de voyage ayant inspiré la chanson. Faisant partie du duo June in the field, James avait déjà joué à l’église St-James et retrouvait avec plaisir le piano à queue incroyable qui se trouve dans la salle. Il nous a même fait l’honneur de jouer la dernière chanson avec un instrument trouvé en Inde, à la frontière du Banglandesh, un harmonium d’après ses dires. Je n’avais jamais vu ce type d’instrument, et à ce jour, je n’ai pas encore tout à fait compris le son que j’ai entendu sortir de ce curieux objet.

Beyries

Avant tout chose, il faut mentionner que le spectacle de Beyries était complet depuis un bon moment, et qu’en plus il avait été reporté d’une semaine, donc l’assistance était fébrile. Il régnait dans l’église St-James une espèce d’ambiance d’impatience et de réel bonheur d’être enfin en ce lieu pour profiter du spectacle tant attendu. Chanceuse comme je suis, je suis arrivée cinq minutes avant le début, et une place à l’avant m’attendait miraculeusement.

Quand Amélie Beyries est arrivée sur scène en compagnie de sa complice et choriste Judith Little-Daudelin, on aurait pu entendre une mouche voler. Tous avaient hâte d’enfin entendre sa douce voix, et celle de Judith qui se mariaient tellement bien. Il aura fallu au moins trois chansons avant qu’elle brise le silence entre les chansons. Je ne saurais expliquer pourquoi, mais l’église est devenue comme une bulle d’émotion qui m’a envahie, et les larmes m’ont montées aux yeux lorsqu’elle a débutée la chanson The Pursuit of Hapiness. L’harmonie des voix y est incroyable, et j’aime particulièrement le petit rythme de tambour qu’on y retrouve.

Suite à Wondering, l’une de mes pièces préférée sur son album Landing, elle a enfin brisé le silence, seulement pour nous signifier son plaisir d’être là. Elle a également raconté que sa chanson Soldier, elle l’avait composé sur le piano à queue de sa grand-mère, et que depuis, c’était la première fois qu’elle jouait sur un piano à queue en spectacle. Durant cette pièce et la suivante, You are, j’avais le motton tellement c’était magnifique. J’ai de la difficulté à trouver les mots juste pour décrire ce que j’ai vécu. Généralement, la musique ne me rend pas émotive du tout. J’ai du plaisir, je chante avec l’artiste, je profite du moment. Cette fois-ci, l’expérience était-elle que je n’arrivais même pas à chanter les paroles avec Beyries, tellement c’était prenant.

Lorsqu’elle a débranché la guitare pour venir au centre de l’allée de l’église pour interprété Je pars à l’autre bout du monde de Paul Daraîche, la connexion avec le public a augmentée d’un cran. Les gens chantaient, mais tellement doucement, pour ne pas enterrer les voix des deux jeunes femmes, c’était un moment magique qu’on n’a pas la chance de vivre tous les jours. Elle a confirmée, après une ou deux chansons, qu’habituellement elle était plus volubile, mais que cette soirée était tellement spéciale qu’elle en perdait ses mots et était même au bord des larmes constamment.

Elle a conclue en toute simplicité avec une chanson de Cat Stevens que le public a chanté en chœur tout doucement, encore une fois. En décrivant le spectacle, j’ai encore l’émotion qui remonte en moi, tellement c’était prenant et touchant à la fois. Je crois simplement que toutes les circonstances était en place pour faire vivre une soirée complètement hors du commun à la centaine de chanceux qui étaient à l’église St-James ce samedi spécial d’automne.

Je crois que le lieu en est pour beaucoup dans le caractère spécial des soirées vécues. L’acoustique et l’ambiance qui règne à l’église est indescriptible, et des artistes comme Philippe B., James Forest et Beyries ont un style de musique qui se marie à l’endroit merveilleusement bien. Bref, comme j’ai dis précédemment, je me remets encore tranquillement de ces deux spectacles, qui feront sans contredis partie de mes plus beaux moments de 2017.

 

Crédit photo : Jacques Boivin 

Philippe B (+ Laura Lefebvre) – Impérial Bell, 21 octobre 2017

Texte : Marie-Laure Tremblay, photos : Jacques Boivin

Sortie entre adultes pour aller profiter de Philippe B. et de Laura Lefebvre en cette belle soirée d’automne.

Laura Lefebvre – Photo : Jacques Boivin

C’est tout d’abord une Laura Lefebvre pleine d’enthousiasme (heureuse d’être contente) qui monte sur scène en duo avec son ami et mentor, Joey Proteau. Visiblement touchée de faire la première partie de Philippe B. l’artiste beauceronne a rapidement conquis le public avec son matériel original. Ses chansons se prêtaient particulièrement bien à l’atmosphère feutrée de l’Impérial éclairé à la chandelle. Elle nous a bercé par des balades toutes douces, prêtes pour son album qui devrait paraître en mars. Pour le moment, Laura Lefebvre c’est 2 voix, 2 guitares ou banjo, de belles harmonies tout en douceur, un peu à l’image de son extrait Fragile, je vous invite à partir à sa découverte sur le web, collé avec votre moitié.

Philippe B – Photo : Jacques Boivin

Philippe B. est ensuite arrivé sur une scène pleine de beaux instruments pour nous faire rêver sa Grande nuit vidéo. S’il a commencé seul à la guitare avec un segment plus folk (Explosion, L’été, Autoportrait), nous avons été heureux de reconnaitre dernière lui Laurence Lafond-Beaulne et sa voix d’ange qui colore son plus récent album. Guido del Fabbro viendra finalement compléter le trio en violons, claviers et piano, donnant une dimension orchestrale à l’ensemble et de poignants solo.

J’ai redécouvert Philippe B. et je suis tombée sous son charme cet été sur le quai de Baie-St-Paul. Si le moment semblait parfait, soleil et voiliers, je dois dire que sa Grande nuit vidéo s’apprécie encore plus avec une foule qui écoute religieusement dans la pénombre, collectionnant ses paroles une à une, s’exclamant parfois en reconnaissant les premiers accords, en particulier sur la toujours sympathique Archipels et la classique California Girl.

Philippe B – Photo : Jacques Boivin

Si dans ses interventions il se plait à donner l’image d’un perdu un peu loser, ses textes nous transportent dans la magie du quotidien où trois mots suffisent pour nous bombarder d’images, entre région et métropole. Il enchaine avec son segment chanson d’amour timide avec Je t’aime, je t’aime, Anywere et Cheveux courts où on se reconnait tous un peu. Merci pour la tellement belle Rouge-Gorge où on plane avec Laurence, avant de revenir dans la noirceur avec L’amour est un fantôme, Petite leçon de ténèbres et pour finir La grande nuit vidéo, bouclant le spectacle comme l’album et notre lune de miel.

Au rappel, nous avons eu droit à Calorifère pour nous donner chaud et la gentiment revendicatrice Y va toujours y avoir, tirée l’hommage à Desjardins qu’il a dirigé et que j’ai pu déguster en spectacle plus tôt cette année.

Merci Philippe pour cette adorable soirée où, avec des mélomanes convaincus nous avons pu communier en toute simplicité.

 

[ALBUM] Philippe B – «La grande nuit vidéo»

La beauté est encore au centre de l’oeuvre de Philippe B. Sur la grande nuit vidéo, son cinquième en mode solo, elle se présente sous plusieurs facettes. D’abord par la richesse des arrangements, jamais pompeux, toujours au service de la chanson. Ensuite par la poésie à la fois simple et foisonnante; une dichotomie maîtrisée habilement par Philippe B. Finalement, il y a ces trois chansons où la voix merveilleuse de Laurence Lafond-Beaulne (une moitié de Milk & Bone) vient surprendre l’auditeur et se marier à l’univers de l’auteur. Le duo le plus incarné est probablement celui pour Rouge-gorge, une magnifique ballade teintée de passion amoureuse qui explose dans un chavirant pont orchestral. Les deux autres: Sortie Exit et Anywhere sont aussi parmi les pièces coup de coeur de l’album.

Philippe B nous fait encore une fois valser entre les guitares et le piano et si les textes sont forts et imagés; mélodiquement, il m’a d’abord semblé faire un peu de surplace. Le sentiment qu’il se meut dans un certain confort s’estompe après quelques écoutes. L’album sonne très « Philippe B » et si un tel constat peut paraître simpliste, il vise plutôt à démontrer qu’on aime Philippe B lorsqu’il nous surprend. Des chansons comme Autoportrait ou La saison de tous les dangers, tout en étant jolies, auraient très bien pu se retrouver sur Ornithologie, la nuit par exemple. Cette continuité aurait pu être la preuve d’un certain confort, mais au fil des écoutes, l’album embrasse une identité bien à elle et on apprécie toutes ces petites subtilités qui ancrent les chansons dans ce disque aux allures de comédie romantico-dramatique.

Dans interurbain Philippe B chante: «Mais tu sais la beauté, se cache un peu partout, il faut l’apprivoisé, qu’elle vienne jusqu’à nous…» Ces paroles résument à merveille le lien qui me lie à cet album. Un album d’amour, profondément humain dans toutes ses maladresses, sa poésie et son imprévisibilité.

[Le Festif! de Baie-St-Paul] Notre itinéraire d’aujourd’hui (24 juillet)

Vous avez terminé votre soirée autour du feu avec Karim Ouellet jusqu’aux petites heures du matin et vous êtes maintenant remis sur pied pour le jour 2 du Festif! de Baie-St-Paul. Voici notre itinéraire de cette magnifique journée qui s’annonce encore une fois forte en émotions.

13h00 : Milk & Bone

Crédit Photo : Jacques Boivin
Crédit Photo : Jacques Boivin

En raison du temps incertain, le concert prévu sur le toit du gîte est maintenant prévu au Cabaret des artistes. Ce n’est certainement pas un changement de salle qui va venir gâché notre magnifique moment avec mon coeur de coeur musical 2015. Ce duo féminin a lancé Little Mourning en début d’année et j’en suis encore ému. Les mélodies planantes électro-pop de Camille Poliquin et Laurence Lafond-Beaulne vont certainement rendre émotif certains spectateurs.

15h30 : Mara Tremblay

Mara Tremblay s’amène à Baie-St-Paul pour chanter les pièces de son dernier album À la manière des anges au public du Festif! Ce concert gratuit sur la scène Hydro-Québec, situé au coeur de la municipalité, s’aura bien doser le nouveau matériel plus folk pop et des pièces plus anciennes de son époque country. Nous avons parlé à Mara Tremblay en prévision du concert d’aujourd’hui, voici le compte-rendu de cette entrevue.

17h00 : Philippe B

Le chapiteau, situé dans le stationnement de l’Église, propose aujourd’hui son premier concert de 17h00 avec Philippe B. Ornithologie, la nuit, son quatrième album, est disponible depuis 2014 et la critique l’adore. Plusieurs qualifient l’artiste comme étant l’un des plus grand auteur-compositeur-interprète du Québec. Sur scène, ça donne quoi? Nous le verrons de nos propres yeux dès 17h00 au chapiteau.

18h30 à 23h00 : Scène Desjardins

Crédit Photo : Erin Everlasting / Flickr
Reel Big Fish en concert                                                                      Crédit Photo : Erin Everlasting / Flickr

Après une soirée d’ouverture avec une légende de la chanson québécoise hier soir, aujourd’hui, une soirée tout en ska nous attend sur la scène Desjardins. En ouverture, le gagnant du cabaret de la relève du Festif! Émile Bilodeau sera sur scène pour tenter de charmer à nouveau Baie-St-Paul. Il débutera dès 18h30 en amuse-bouche pour le groupe The Planet Smashers. Le groupe ska montréalais prendra d’assaut la scène principale pour une prestation énergique comme à leur habitude. Considéré comme une figure importante du mouvement ska des années 2000, les montréalais ont huit albums à leur actif et une interminable liste de concerts joués. Ils sont rodés, prêt à faire la fête, nous aurons un super moment ce soir.

Dès 21h30, ce sont des légendes du mouvement ska qui débarquent dans la municipalité. Je parle de Reel Big Fish! Malgré le fait qu’il ne reste que deux membres de la formation originale du groupe, la magie opère toujours. Formé en 1992, le groupe californien fait dans le ska punk depuis plus de 20 ans. Avec huit albums, de nombreux EP, démos et albums live, le style de musique de Reel Big Fish colle au Festif! Les deux ont le même but: divertir le public e leur faire passer un bon moment. C’est donc un rendez-vous.

23h30  : La fin de soirée

Crédit Photo : Jacques Boivin
Crédit Photo : Jacques Boivin

Quatre options post-Reel Big Fish s’offrent à vous. La plus populaire est sans aucun doute le concert de Galaxie au sous-sol de l’Église à 23h30. Le concert est complet depuis longtemps, mais les chanceux ayant des billets (nous y serons!) vont passer un très agréable moment avec ces dieux du rock québécois. Un groupe ayant deux plaines d’Abraham à son actif en moins d’un mois qui fait un sous-sol d’Église, ça ne peut qu’être bon.

Au mouton noir, dès 23h30, les cinq membres du groupe Odeur de Swing donneront une leçon de swing au festivalier. Au chapiteau, une soirée tout en rap s’annonce déjà très couru. Eman & Vlooper (23h30) et Loud Lary Ajust (00h30) prendront place sur scène à tour de rôle. Finalement, le célèbre personnage de Mononc Serge sera au Centre Communautaire dès 00h30 avec Louis-Philippe Gingras en ouverture.

Festivoix de Trois-Rivières : Notre itinéraire

enroutefestivoixLe Festivoix de Trois-Rivières commence dans un peu plus de 24 heures. Comme nous y passerons quelques soirées, profitons-en pour vous dire qu’est-ce qu’on a mis à notre menu :

26 juin

Les Cowboys fringants : Les Cowboys et moi, on s’est comme un peu perdus de vue ces dernières années. Ça ne m’empêche pas d’avoir mauditement hâte aux retrouvailles. Nos amis de Repentigny ont le sens de la fête. En première partie, Les Frères Lemay et leur néo-trad ne devraient pas avoir de mal à dégêner la foule.

En fin de soirée, on hésite encore entre David MarinMononc’ Serge et Dead Obies. J’imagine qu’on va se fier à notre humeur du moment.

27 juin

Ariel Pocock et ses airs de jazz sont des incontournables, à notre bien humble avis. Ensuite, un petit crochet vers le spectacle du gagnant des Mardis de la relève 2015Yan Boissonnault et son folk agricole (de grange?). J’en ai entendu quelques extraits et franchement, y’a quelque chose de spécial chez ce jeune homme et ses airs sortis tout droit d’une autre époque.

HayBabies-150401-221er juillet

Quoi de mieux qu’un spectacle avec The Barr Brothers pour fêter la fête du Canada? On va peut-être aller finir la soirée avec Les Hay Babies, qui donnent un maudit bon show plein d’énergie.

2 juillet

Deux incontournables : Pierre Lapointe et ses chansons colorées, qu’il soit pétillant comme un gros PUNKT! ou qu’il soit triste à Paris. Sans oublier Fanny Bloom, le petit côté sucré d’une soirée divine pour les oreilles et le popotin.

Si on veille tard, il y a aussi Philippe B et ses chansons magnifiques pour terminer la soirée en beauté.

3 juillet

Le match parfait auquel on ne pense jamais assez souvent. Le blues-folk montréalais de Bernard Adamus et le folk universel de Zachary Richard. Une soirée qui va prendre aux tripes et qui pourrait aisément se poursuivre avec le folk punché de Dany Placard ou le bluegrass de Damn The Luck.

watson-150415-115 juillet

On va terminer le Festivoix en beauté avec Emilie & Ogden, qui vient tout juste de signer avec Secret City Records, l’étiquette de la vedette de la soirée. On a bien hâte de voir de nos yeux et d’entendre de près cette auteure-compositrice-interprète talentueuse et sa harpe qui font ensemble de la bien jolie musique. The Franklin Electric n’a pas besoin de présentation et devrait nous mettre en appétit pour Patrick Watson et son magnifique (oui, oui, magnifique) spectacle qui devrait combler tout le monde.

Le reste de la programmation, très variée, peut être consultée sur le site Web du Festivoix. Il reste encore des laissez-passer (49 $) et des billets journaliers. Le 1er juillet, les spectacles extérieurs seront gratuits!

Programmation pour tous les goûts au Festivoix de Trois-Rivières!

fest2015---affiche-(tabloid)Le Festivoix de Trois-Rivières vient d’annoncer sa programmation complète et franchement, il y en a pour tous les goûts! Des Cowboys fringants à Patrick Watson en passant par un spectacle-hommage à Michael Jackson, les jeunes comme les moins jeunes en auront plein à se mettre sous la dent.

On va juste mettre les noms qui nous intéressent le plus ici (j’insiste sur « le plus », parce qu’on pourrait passer beaucoup de temps sur la prog), mais on vous invite à aller voir la programmation complète au festivoix.com. Alors, voici ce qui nous donne envie de plonger dans l’été avec nos amis trifluviens :

26 juin

Dead Obies
Dead Obies

Le choix logique, c’est le spectacle des Frères Lemay suivi de nos amis Les cowboys fringants sur la grande scène Loto-Québec. Ça fait longtemps qu’on a pas vu la gang de joyeux drilles sur scène, des retrouvailles sont de mise. On va sûrement vous reparler des Cowboys fringants dans un petit dossier que je prépare pour le Festivoix.

En fin de soirée, nous serons certainement très déchirés : David Marin, qu’on voulait revoir, Mononc Serge, qu’on aime toujours revoir ou Dead Obies et son beat incroyable? Ça va être difficile.

27 juin

Deux jeunes sensations à ne pas manquer sur la même scène : Elliott Maginot et Bobby Bazini. Deux jeunes hommes qu’on va voir très longtemps dans notre paysage.

En fin de soirée, vous vous en voudrez si vous manquez Milk and Bone. Leur électropop minimaliste est tout simplement charmant. Aussi bien en profiter avant qu’elles n’explosent et qu’elles fassent le circuit des énormes festivals.

30 juin

Nous ne sommes pas friands des groupes-hommage à ecoutedonc.ca, mais on vous avoue que la possibilité de revoir Vilain Pingouin après toutes ces années, ça nous chatouille un peu, surtout que le lendemain, c’est férié! Est-ce qu’on vous a déjà dit que Jacques avait vu la première médiatique du premier spectacle de la bande à Rudy Caya au VIEUX Club Soda? Yep, il est vieux de même!

1er juillet

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Les Hay Babies

Ici, il faut remercier les organisateurs du Festivoix pour le choix le plus déchirant de leur programmation : Allons-nous voir Les Hay Babies et Vincent Vallières ou préférerons-nous assister au spectacle des Barr Brothers (qui ont lancé un nouveau maxi!!!) dans un cadre intimiste? Si vous choisissez la deuxième option, tout n’est pas perdu, Vivianne, Katrine et Julie donnent un autre spectacle en fin de soirée!

2 juillet

Fanny Bloom
Fanny Bloom

Double plateau de feu avec Fanny Bloom et Pierre Lapointe. Ça va chanter, danser, taper des mains, faire la fête, alouette! Cependant, on aurait aussi aimé aller voir Adam Cohen, qui se dégage de plus en plus de l’ombre de son père malgré des traits plus que ressemblants. Faut croire qu’il y a une part d’hérédité dans le talent. On va tous finir la soirée en douceur avec les chansons imagées de Philippe B.

3 juillet

Damn The Luck
Damn The Luck

Bernard Adamus et Zachary Richard? Sérieux? Mais quelle belle idée! Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt? Bon, ça brasse toujours un peu pendant un show d’Adamus, mais les deux auteurs-compositeurs-interprètes sont loin d’être incompatibles! Joli coup.

On aurait aussi aimé jeter un coup d’oeil à Patrice Michaud.

Enfin, cette soirée risque de se terminer de façon très festive! D’un côté, Dany Placard en duo, de l’autre, les énergiques Damn The Luck qu’on a déjà vu cet hiver!

4 juillet

On vous avoue qu’on monterait surtout pour la fin de la soirée avec des shows de feu des Frères Goyette, de Ponctuation (les frères Chiasson) et de Pierre Kwenders. Va falloir faire des choix difficiles!

5 juillet

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Patrick Watson

En fin d’après-midi, on va sûrement aller dire un petit bonjour à Boogat et ses rythmes chauds avant de se garrocher sur la scène principale où on pourra voir Emily & OgdenThe Franklin Electric et Patrick Watson. Sérieux, on se demande comment on peut mieux clore un long festival comme le Festivoix. On a vu Watson en rodage il y a quelques semaines et on est encore sous le choc. C’est à encercler plusieurs fois sur votre calendrier.

Maintenant, parlons argent : le passeport régulier, qui donne accès à pas mal tout ce que j’ai nommé, n’est que 39 $ en prévente. Oui, c’est ce que j’ai dit, 39 $. Des billets journaliers sont aussi disponibles pour ceux qui ne voudraient faire qu’un aller-retour. Bien sûr, nous irons faire plus d’un tour.

Pour plus d’info, visitez le site Web du Festivoix.

Note : Nous vous présenterons dans les prochaines semaines une série de textes sur certains artistes présents au Festivoix, plus particulièrement sur notre rapport avec eux. Premier texte : les Cowboys fringants. Ça devrait être intéressant. À suivre!

(Photos : ecoutedonc.ca/archives)

 

Le Festif annonce une programmation de feu pour sa sixième édition

Je ne sais pas où vous serez du 23 au 26 juillet prochains, mais pour ecoutedonc.ca, cette année, ça se passe au Festif de Baie-Saint-Paul (sorry Wayhome, maybe another year… particularly if you move your festival later in the summer!).

Pour sa sixième présentation, les organisateurs du Festif ont mis le paquet :

Affiche officielle

Vous pensiez qu’on niaisait, mercredi, avec notre petit teaser un brin agace? Ben non! Il y a tout ce qu’on avait dit qu’il y aurait!

  • Des vedettes établies? Les Trois accords, Alex Nevsky, Radio Radio, Bernard Adamus, Galaxie, Marie-Pierre Arthur, Mara Tremblay, ce sont des noms qu’on est content de voir sur l’affiche d’un tel festival.
  • Une légende? Au Québec, présentement, on ne fait pas plus légendaire que Robert Charlebois.
  • Une soirée qui fera danser Tout Baie-Saint-Paul? The Planet Smashers et Reel Big Fish vont nous faire danser, sauter, crier, nous énerver pendant toute une soirée. Oui Manon, viens danser le ska!
  • Un centre-ville super animé? Le samedi, la rue St-Jean-Baptiste sera piétonne et les amuseurs, dont le fameux Orchestre d’hommes-orchestres, se l’approprieront.
  • Plein de découvertes? Heat! Odeur de Swing! Dylan Perron et Elixir de Gumbo! Et plein d’autres, ça dépend juste de votre degré de connaissance de la scène musicale québécoise!

Des shows jusqu’à très tard dans la nuit? Fanny Bloom, The Franklin Electric, Loud Lary Ajust, We Are Wolves, Mononc’ Serge, Qualité Motel… ces crinqués jouent tous une fois les douze coups de minuit bien sonnés!

On ne vous a pas parlé des surprises, hein? Comme cette prestation surprise donnée par Louis-Jean Cormier l’an dernier devant une poignée de chanceux autour du feu à La ferme? Paraît qu’il y aurait quelques lieux secrets du genre cette année.

Vous voyez bien qu’on était sérieux!

Vous voulez plus de détails? Passez à la page suivante!

 

Critique : Philippe B – « Ornithologie, la nuit »

L’auteur-compositeur-interprète-réalisateur Philippe B nous avait déjà gâtés il y a quelques années avec son superbe Les variations fantômes, truffé d’échantillonnages de musique classique et d’une pas pire lourdeur sur le plan du drame. Pour Ornithologie, la nuit, le nouvel opus qu’il propose aujourd’hui, l’artiste a eu envie de faire les choses un peu plus simplement, tant sur le plan musical que sur le propos.

Philippe BPhilippe B a façonné Ornithologie, la nuit comme une fiction autobiographique où l’auditeur suit un personnage (appelons-le Philippe B) la nuit pendant un an, de l’automne à l’été. Le résultat : 14 petites histoires nocturnes, 14 petites anecdotes racontées un peu à la manière de Woody Allen, 14 chansons douces, mais remplies d’émotions.

Sur le plan de la musique, rien à dire. Philippe B s’est surpassé. Les oreilles de l’auditeur apprécieront tant la simplicité de la mélodie et des arrangements que leur sincérité et les émotions suscitées. Cependant, cette musique ne prend tout son sens que lorsqu’elle est accompagnée des paroles savamment écrites par Bergeron. Par exemple, la musique de Calorifère est mélancolique, mais les paroles qui l’accompagnent sont carrément tristes.

Philippe B a voulu qu’on écoute cet album comme on observe les oiseaux, et ça paraît. Si, au départ, on a du mal à bien saisir l’animal, on s’attache toutefois au personnage qui évolue au fil de l’album. On le voit passer de la tristesse du Biscuit chinois à la lumière de Nous irons jusqu’au soleil, jusqu’à la fausse libération (succédée d’un emprisonnement) dans Lucioles.

Ornithologie, la nuit est un bel album, une oeuvre complète qui demande de l’attention pour être appréciée à sa juste valeur. On s’assied, on écoute et on savoure l’histoire qui se déroule entre nos deux oreilles. Oeuvre artistique complète. Travail de maître artisan.

À écouter la tête et le coeur ouverts.

Philippe B – « Ornithologie, la nuit » (Bonsound)
8/10