Saint-Roch Expérience – 16 septembre 2017

Pour sa deuxième édition, Saint-Roch Expérience a convié les foodies et les mélomanes de Québec sur la très chic rue Saint-Joseph pour une journée 100 % locale. C’est ainsi que nous avons pu assister toute la journée à de nombreuses prestations d’artistes de la région de Québec. Si le lecteur habitué d’ecoutedonc.ca connaît très probablement tous ces artistes, le grand public, lui, a fait un grand nombre de découvertes, parfois dans des lieux inusités…

On vous avertit tout de suite : malheureusement, nous n’avons pas pu voir tout le monde étant donné nos effectifs réduits (si jamais ça vous tente de joindre notre équipe…).

 

15 h : Anatole – EXOSHOP

Anatole – Photo : Jacques Boivin

Quoi de mieux pour lancer les festivités que notre squelette dandy le mieux habillé de Québec? Et quoi de mieux d’un magasin spécialisé dans la culture skate pour faire découvrir le phénomène Anatole? Dès le départ, les curieux étaient très nombreux… et il y avait beaucoup d’enfants, qui semblaient beaucoup apprécier le coloré personnage (qui leur a décoché quelques sourires et clins d’oeil complices). Alexandre Martel (qui incarne le personnage d’Anatole) avait une grosse journée devant lui (en plus de ses trois prestations, il accompagnait Joey Proteau dans Ego Death et il jouait au gros jam session de fin de soirée), mais ça ne l’aura pas empêché de se donner à fond dans sa synth-pop venue tout droit de la Nouvelle L.A. (Jacques Boivin)

 

15 h 30 : Gab Paquet – Place FRESK

Gab Paquet – Photo : Jacques Boivin

On va passer rapidement vu que Louis-Solem l’a également vu au District Saint-Joseph, mais bon Dieu qu’il y avait du monde pour la prestation de Gab Paquet à la place FRESK! Encore une fois, de nombreux curieux, mais on a pu reconnaître un très grand nombre de fans du chanteur à la chevelure charmante! Et bien entendu, Gab a donné une prestation époustouflante dans ce qui était un terrain de jeu sur mesure pour lui. Toujours bien épaulé par des musiciens de feu, Paquet s’est servi de tout ce qui lui tombait sous le pied pour sauter, faire des pirouettes et se faire aller les cheveux au vent (qui était plutôt présent), de quoi donner à la nombreuse foule présente d’aussi nombreuses raisons de sourire à pleines dents. (Jacques Boivin)

 

16 h 30 : Laurence Castera – L’Intermarché

Saint-Roch Expérience a fait sourciller plus d’une personne avec ses lieux insolites pour les prestations. Une de ces idées farfelues, qui comportait quelques défis techniques, en a cependant valu la peine. L’Intermarché a accueilli Laurence Castera et Pierre-Olivier Fortin. Entre les salades préparées, les gâteaux faits maison et d’une ambiance feutrée à base de guitare et de batterie, le tout s’est bien agencé aux chansons de Castera. L’auteur-compositeur-interprète en a profité pour chanter quelques chansons de son album Le Bruit des mots, comme J’te mentirais, En attendant une pièce marquée d’espoir, tout à fait à propos. Quelques personnes semblaient légèrement déstabilisées, mais cet endroit a permis à plusieurs de faire de belles découvertes musicales. Vertige a terminé l’ensemble de chansons, par une participation de la foule. En somme, un excellent moment en bonne compagnie qui nous a ouvert l’appétit pour d’autres prestations. (Marie-Ève Duchesne)

 

17 h : Anatole – Coyote Records

Revêtu de sa robe turquoise et de son foulard rose, le grand Anatole nous accueillait dans les bureaux de Coyote Records. La diva du rock sexü a encore une fois prouvé qu’elle est authentique et sait livrer un spectacle marquant. Lors de la très excellente chanson Le grand sommeil, Anatole s’est levé sur le comptoir de Coyote pour ensuite s’y coucher comme sur un piano à queue. Quelques personnes ont été un peu déstabilisés par le caractère provoquant du personnage, alors que les habitués regardaient d’un œil amusé les curieux à ce spectacle haut en couleurs. Il livre vraiment un spectacle de musique-performance où les moments théâtraux prennent une place importante dans la mise en scène. Anatole en spectacle, c’est une expérience typique de St-Roch. (Louis-Solem Pérot)

 

17h30 : Harfang – Place FRESK 

Harfang. Photo : Nicolas Padovani

Sous une forme épurée avec une contrebasse et une batterie minimaliste, le groupe de Québec Harfang a joué au coeur de la ville, devant la tour FRESK. L’ambiance était familiale. Malgré un vent qui semblait refroidir les spectateurs – mais pas Harfang – les cinq musiciens ont réussi à braver la température et le vent qui se levait. Ils nous ont réservé tout un spectacle basé sur les plus récentes pièces de l’album Laugh Away the Sun, comme Lighthouse, As You Sing et aussi une très jolie reprise de 8 (circle) de Bon Iver. Les mélodies du groupe ont réussi leur pari : nous réchauffer nos coeurs en attendant d’aller voir d’autres concerts.  (Marie-Ève Duchesne)

 

17 h 30 : Gab Paquet – District Saint-Joseph

Le grand Gab a encore une fois démontré qu’il est le roi. St-Roch Expérience permet aux artistes de rejoindre un public qui n’auraient pas eu la chance de les voir. Gab Paquet a certainement beaucoup profité de cette vitrine, car on entendait beaucoup de réactions de surprise en découvrant son personnage de chanteur de charme. Comme on l’a vu à son spectacle avant Michel Louvain, il sait toujours faire lever les foules, même les plus sceptiques. La scène du District était très étroite, Gab était un peu limité dans ses mouvements, mais les obstacles physiques ne l’ont pas empêché de sauter lors de Coach de Vie ou bien de faire bouger ses fesses pour Diamant. Bien entendu, c’était la folie pour Papa, Maman, Bébé, Amour et Consommations alors que plusieurs fans chantaient allègrement sous le regard amusé des passants les paroles absurdes et rassembleuses de Gab Paquet. C’est toujours un grand moment avec Gab. (Louis-Solem Pérot)

 

18 h 30 : Val Thomas – L’Intermarché

Val Thomas – Photo : Jacques Boivin

St-Roch Expérience a visé juste en plaçant une scène à l’Intermarché. L’idée était originale et les artistes ont embarqué à fond dans le concept. Val Thomas était accompagnée par le fidèle Kenton Mail muni d’un snare et d’une ride qui a réussi à très bien faire sonner son petit kit malgré tout. Vincent Lamontagne était à la guitare acoustique et (surprise) Isabelle Cormier était au violon et aux harmonies vocales pour ce spectacle charmant. Ayant vu Val Thomas à deux reprises dans le passé, je dois dire que sa voix se marie très bien avec celle d’Isabelle et le violon vient apporter un côté un peu plus Americana, vieux folk que la guitare électrique d’Alexandre Pomerleau. Cette artiste s’est fait beaucoup remarquer cette année entre autre parce qu’elle livre toujours une prestation impeccable et qu’elle rayonne de bonheur lorsqu’elle joue. C’est toujours un très beau moment passé en sa compagnie, on a hâte de voir la suite pour elle. (Louis-Solem Pérot)

 

19 h : Harfang – L’Ampli de Québec

Harfang – Photo : Jacques Boivin

La scène de l’Ampli était vraiment bien. C’était une des plus grandes scènes des concerts de la journée et l’endroit étant bien configuré, tout le monde pouvait bien voir. Par contre, la salle a eu des soucis techniques tout au long du spectacle, un des haut parleurs ne fonctionnant pas très bien, il altérait un peu la qualité du son du spectacle. Sinon, le groupe a été impeccable. Cette pop bien réfléchie et complexe demande précision et cohésion, Harfang regroupe très bien ces deux éléments. Ils ont surtout fait des chansons de leur plus récent album que plusieurs chantaient en chœur, même s’il est difficile de se rendre aux notes aiguës que Samuel Wagner va chercher. Bravo à la formation pour leur rigueur et leur prestation impeccable. (Louis-Solem Pérot)

 

19 h 30 : The Seasons – Devant le District Saint-Joseph

The Seasons : Photo : Jacques Boivin

Bien joué St-Roch Expérience, bien joué. Faire jouer The Seasons dehors sur St-Joseph en début de soirée alors qu’il fait beau donne un spectacle énergique où la foule volumineuse incite les artistes à en donner plus. C’était les artistes les plus grand public de la journée et plusieurs se bousculaient pour voir un peu Hubert qui a très vite retiré son haut pour le plus grand plaisir de ces dames, et peut-être messieurs aussi, s’ils en ont envie. Les gars sont coulés dans le rock 60’s bien dansant qui déménage. Ils en ont fait chanter et danser plusieurs avec leurs gros succès. «Aaaahhh, c’est eux qui ont fait cette chanson là!» est sûrement la phrase la plus entendue à un spectacle des Seasons. Tout le monde connaît leurs chansons sans vraiment le savoir. Ils ont donné un très bon spectacle, on a juste plus hâte de les voir ce soir à l’Impérial. (Louis-Solem Pérot)

 

20 h : Laura Lefevbre – L’Intermarché

Laura Lefebvre – Photo : Jacques Boivin

Après le rock mouvementé, on a eu besoin de se reposer le tympan avec Laura Lefebvre qui nous proposait une formule bien spéciale. Elle était en duo avec Joey Proteau (Ego Death) et ils ont décidé de monter un spectacle de reprises de chansons des années 50 et 60 pour le plus grand bonheur de son public. Laura ne semblait pas réaliser ce qu’il se passait autour d’elle : « J’étais certaine qu’on allait être une musique d’ambiance pendant que le monde faisait leur épicerie, je m’attendais pas à avoir un public attentif, merci! » Nous avions affaire à deux superbes chanteurs, leurs voix se mariant très bien. On a même pu entendre deux compositions originales de Laura bien accrocheuses. Cette musique est vraie, cette musique est belle et sincère. Nous avons passé un super beau moment et surveillez ses apparitions, nous passons toujours un très bon moment. (Louis-Solem Pérot)

 

20 h : Val Thomas – Brasserie Artisanale La Korrigane

Au même moment, se déroulait le concert de Val Thomas. L’endroit, qui reçoit déjà des groupes pour ses soirées à micro ouvert, semblait un peu à l’étroit pour quatre musiciens. Cependant, c’est toujours un plaisir de voir Val Thomas avec sa pop aux accents folk. Sa présence sur scène a bien été reçue par son auditoire. Avec ses musiciens Kenton Mail (batterie), Guillaume Sirois (basse) et Alexandre Pomerleau (guitare), ils formaient un tout et avaient une chimie parfaite entre eux. Toujours un coup de coeur pour la pièce Maze, que je ne me lasse pas d’entendre. (Marie-Ève Duchesne)

 

21 h : «Jam session» Talents d’ici – Impérial Bell 

Jam session / Talents d’ici – Photo : Jacques Boivin

Saint-Roch Expérience a fait preuve d’audace en programmant plusieurs concerts dans des lieux inusités. Pour célébrer le talent local (et il y en avait sur cette scène!), ils ont su mettre ensemble la crème de la crème dans un Impérial Bell qui n’a pas tardé à afficher complet (on a même dû ouvrir le balcon). Pour cette fin de journée, on a mis de l’avant l’esprit de famille et la grande complicité entre les artistes qui règne à Québec.

Caravane nous a décoiffé avec son rock en français, qui allait dans tous les sens. Le quatuor avec le chanteur Dominic Pelletier a su réveiller la foule. Puis c’était au tour de Pascale Picard de nous accueillir dans son monde avec Haunted Spaces. Elle a enchaîné avec Gate 22, qui a été chantée avec la foule. Le groupe The Seasons a ensuite partagé la scène avec elle pour faire un duo, tout en énergie et en rock des années 60′. Hubert en a profité pour faire plusieurs bains de foule et pour faire plusieurs covers. Anatole est monté sur scène pour un duo sur You Get What You Give. Tout en sensualité avec son ensemble jaune ocre, la foule semblait apprécier. Le temps de trois chansons, nous étions dans l’univers pour L.A / Tu es des nôtres. En se déhanchant, il a aussi séduit des gens à travers la foule.

Jam session / Talents d’ici – Photo : Jacques Boivin
Jam session / Talents d’ici – Photo : Jacques Boivin

Gabrielle Shonk nous a ensuite réservée plusieurs chansons de son album à paraître le 29 septembre prochain. Les univers des artistes ont été arrangés des mains de Simon Pednault. Habit a été fredonnée par plusieurs personnes. Tire le Coyote a ensuite chanté Jolie Anne autour d’un micro avec Shonk. Les énergiques Chainsaw et Calfeutrer les failles ont été dynamités par la présence de Shampouing à la guitare. Le mélange des styles se mariait ensemble et il y en avait pour tous les goûts autant avec Karim Ouellet et Koriass.   (Marie-Ève Duchesne)

 

Conclusion

Medora. Photo : Nicolas Padovani

L’année dernière, l’équipe de 3 E avait misé gros en organisant ce qui ressemblait à un mini festival d’été. Certains spectacles avaient été couronnés de succès, d’autres un peu moins (surtout en raison du temps maussade). Les ajustements apportés cette année apportaient une dimension beaucoup plus humaine au volet musical de l’événement (malheureusement, on n’a pas eu trop le temps de déguster tout ce qui s’offrait çà et là… et ça sentait bon un peu partout!). Cette idée de présenter des artistes de Québec dans des lieux souvent visités, mais pour des raisons autres qu’une prestation, était géniale.

Ego Death. Photo : Nicolas Padovani

Bon. Je vous avoue que je n’ai pas eu trop de neuf à me mettre sous la dent, connaissant bien l’ensemble des artistes au menu. Mais j’imagine la personne de Québec qui écoute la radio commerciale et se tient normalement sur les Plaines pendant le Festival d’été voguer d’un lieu à l’autre pour découvrir ce que nous avons de mieux à offrir. Cette personne a pu entendre un peu de tout, de la pop déjantée d’Anatole et Gab Paquet au folk (rock ou pas) de Laura Lefebvre, Val Thomas et Ego Death, en passant par la pop indé de Laurence Castera, les atmosphères feutrées d’Harfang et le bon vieux rock bien rétro de The Seasons, indé de Medora ou bien bluesé de Caravane. Elle a dû se rendre compte que notre scène, qui ne joue que très peu sur les ondes (et dont on parle aussi peu dans les grands médias, quoique certains font de grands efforts pour les mettre en valeur), a un dynamisme hors du commun (qui fait jaser de plus en plus loin).

Jam session / Talents d’ici – Photo : Jacques Boivin

Cette scène locale, on a continué à la célébrer dans un Impérial Bell bondé (à la grande surprise de pas mal tous les intervenants – une surprise doublée d’un grand bonheur). Des artistes plus établis se sont joints aux artistes plus émergents et ont partagé ensemble de beaux moments.

Malheureusement, on a manqué le spectacle du rappeur français MHD de dimanche. Trop exténués par ce samedi complètement fou.

Jam session / Talents d’ici – Photo : Jacques Boivin

Non, tout n’était pas parfait, c’était parfois le chaos entre les prestations qui ont souvent commencé en retard parce qu’un artiste devait courir d’un lieu à l’autre… Mais ce chaos, qui peut parfois surprendre parce que l’événement était organisé par des gens qui ont l’habitude de voir plus gros, avait un petit côté charmant qui peut nous rappeler d’autres événements et festivals de taille plus modeste. Ce côté charmant, ecoutedonc.ca s’y trouve comme un poisson dans l’eau. Mis à part quelques petits ajustements somme toute mineurs (en laissant aux artistes le temps de bien se préparer avant d’entrer en scène, par exemple), on souhaiterait que l’équipe de 3 E ne touche à rien.

De toute façon, avec tout le talent qu’on a ici, on peut facilement répéter l’expérience avec une autre bande d’artistes complètement différents!

À répéter absolument l’an prochain. On réserve déjà notre samedi! (Jacques Boivin)

 

Blood and Glass (+ Thus Owls et Val Thomas) – L’Anti Bar et Spectacles, 24 août 2017

Beau programme triple jeudi dernier à L’Anti… et beaucoup de féminité!

Tout d’abord, Val Thomas nous a présenté les chansons qui composeront sont EP qui paraîtra en novembre. Ceux qui, comme nous, ont déjà vu Val à quelques reprises cette année auront peut-être eu peu de neuf à se mettre sous la dent, ce qui ne veut pas dire que je n’ai pas eu de plaisir, bien au contraire! J’ai pu assister à l’évolution de ce projet et Val et sa bande sont plus tight que jamais.

Ensuite, Thus Owls est venu présenter quelques nouvelles chansons, ce qui a fait plaisir au fan que je suis. En effet, ça fait du bien d’avoir du nouveau matériel quelque deux ans après la sortie du EP Black Matter. Bien appuyés par un Samuel Joly toujours aussi précis et complexe à la batterie, Erika et Simon Angell proposent toujours une musique aérienne qui se situe entre le Canada de Simon et la Suède d’Erika. Erika a une des voix les plus hallucinantes (merci Julien pour l’adjectif) qu’on peut entendre tandis que le jeu de Simon à la guitare, qu’il manie avec un archet ou une brosse à dents, est à lui seul digne d’un intérêt soutenu.

Enfin, lorsque les membres de Blood and Glass sont montés sur scène avec leur lampes frontales (un essai intéressant – et peu coûteux – sur le plan visuel, mais un peu frustrant pour le photographe, mais hé, c’est pas pour moi qu’on fait le show!), on savait que la game venait de changer. Venu nous présenter Punk Shadows, sorti au printemps dernier, le quatuor mené par Lisa Moore a su capter l’attention des spectateurs présents grâce à la théâtralité de la chanteuse/claviériste et aux solides mélodies du groupe (composé également de Morgan Moore, Robbie Kuster et Mélanie Bélair). On a eu droit à un programme solide, bien équilibré, qui a lentement mais sûrement donné le goût aux spectateurs de se lever et apprécier le spectacle.

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À surveiller cette semaine à Québec

Bon, nos vacances sont terminées, on dirait! On a quelques beaux petits spectacles à vous proposer cette semaine à Québec. On a particulièrement hâte à celui de Blood and Glass, Thus Owls et Val Thomas qui sera présenté jeudi à L’Anti Bar et Spectacles, mais ce n’est pas notre seule proposition!

Common Holly + Marianne Poirier

(22 août, 20 h, Maelstrom Saint-Roch)

On connaît bien Marianne Poirier, qu’on a vue à plusieurs reprises avec sa jolie voix aérienne et ses chansons douces.

De son côté, Common Holly propose un mélange d’indie et de folk (sur lequel elle appose l’étique dark folk). Si on se fie aux quelques extraits de l’album Playing House (à paraître le 4 septembre), on devrait être gâtés.

Porte : 10 $

La Greffe + Fria Moeras + Charles Garant

(23 août, 20 h, Le Cercle)

Au beau milieu de la semaine, on vous invite à entendre le rock contemporain et théâtral de La Greffe, les chansons poétiques de Fria Moeras et l’indie mélodique de Charles Garant. 8 $ à la porte.

Thus Owls + Blood and Glass + Val Thomas

(24 août, 20 h, L’Anti Bar et Spectacles)

On a eu l’occasion de faire plus ample connaissance avec Val Thomas cette année. En seulement quelques simples et après quelques prestations, on a pu apprécier l’étendue du talent de la jeune femme originaire de Montréal. À (re)découvrir.

Avec Thus Owls, on sort constamment des sentiers battus. La formation menée par Erika et Simon Angell propose une pop unique, un brin expérimentale, parfois déroutante, mais jamais inintéressante. Magnifique fusion entre l’Europe et l’Amérique du Nord!

Parlant de sortir des sentiers battus, la pop de Blood and Glass ne donne pas sa place! Lisa Iwanycki-Moore et ses complices n’ont pas peur de briser les règles, de décoller les morceaux pour les recoller quelques minutes après.

Billets : https://lepointdevente.com/billets/d7p170824001

Safia Nolin – Photo : Jacques Boivin

Rendez-vous Limoilou avec Laura Niquay, Safia Nolin, King Abid et Shauit

(26 et 27 août, dès 19 h, Parc de l’Anse-à-Cartier)

Pour célébrer le 150e anniversaire du Canada, Limoilou en Vrac propose un événement rassembleur sur les lieux de la « découverte » de Québec, au parc Cartier-Brébeuf. Le volet musical de l’événement aura lieu juste à côté, au parc de l’Anse-à-Cartier. Samedi, l’auteure-compositrice-interprète attikamekw Laura Niquay et la toujours excellente Safia Nolin (qui a habité le quartier) viendront présenter leurs chansons. Et Safia a sûrement quelques belles reprises à offrir au public limoulois… Dimanche, on change de ton : le reggae/dance hall de King Abid précédera le reggae innu de Shauit!

Le plus beau dans tout ça, c’est que c’est gratuit!

Fermeture du SPOT (Tous Azimuts, Beat Sexü, Blaze Velluto Collection et Bad Dylan)

(26 juillet, 19 heures, Le SPOT)

Y’a eu moins de shows au SPOT cet été, mais celui-là, il fesse avec quatre groupes chouchous de la scène musicale! Tous Azimuts a lancé récemment un excellent album, Beat Sexü met le party dans la place, quelle que soit l’heure, Blaze Velluto Collection nous transporte avec son folk bleu marine, et Bad Dylan fait danser tous les parterres où il passe. Il va faire chaud!

 

Autres spectacles à surveiller :

Le spectacle de la rentrée au Cégep de Sainte-Foy avec Lubik, Jérôme St-Kant et Émile Bilodeau (23 août, 18 h 30)

Los / Bodywash au Sous-sol du Cercle (26 août, 21 h)

Saint-Roch Expérience : Une nouvelle formule alléchante!

Pour sa deuxième édition, l’équipe de 3 E, qui organise Saint-Roch Expérience, a fait de nombreuses modifications à sa formule, qui se voudra beaucoup plus accessible (gratuité, diversité des lieux).

Et si, comme nous, vous aimez nos artistes de Québec, vous serez servis!

Le festival se déroulera les 16 et 17 septembre, mais le gros du volet musical nous sera servi le samedi 16, et ce, dès 15 heures!

Anatole – Photo : Jacques Boivin

La formule : en même temps, toutes les demi-heures, trois artistes nous offriront des prestations d’une trentaine de minutes. Et les lieux peuvent parfois être surprenants!

Par exemple, des prestations auront lieu à l’Intermarché, à l’Exoshop, chez Coyote Records, à la place publique Fresk, sur la terrasse du Deux 22 et à l’édifice CSQ en plus de lieux plus conventionnels comme le District Saint-Joseph, le sous-sol du Cercle et la Korrigane.

Les artistes à l’affiche dans le cadre de ces prestations? AnatoleLaurence CasteraMedoraGab PaquetLaura LefebvreThe SeasonsCaravaneEgo DeathHarfang et Val Thomas.

Tire le coyote – Photo : Jacques Boivin

En plus, St-Roch Expérience nous convie à un grand spectacle gratuit à l’Impérial Bell (21 h), dirigé par Simon Pedneault. On pourra y voir Gabrielle ShonkKoriassPascale PicardTire le CoyoteThe Seasons et plusieurs autres!

Le dimanche 17, on pourra également voir un concert du rappeur MHD à l’Impérial Bell. Les billets pour ce spectacle sont en vente ici.

Pour en savoir plus sur la programmation de Saint-Roch Expérience (notamment sur le volet bouffe et arts), consultez le site Web!

[FEQ] Compte rendu, 14 juillet 2017

Pendant que le rédac-chef prenait une pause pour aller voir Metallica avec son grand garçon, le reste de l’équipe n’a pas chômé, comme en témoigne ce petit compte rendu!

Val Thomas – Scène Fibe

Val Thomas – photo : Sébastien Dion / FEQ

À la scène Fibe, il y avait foule pour écouter Val Thomas, finaliste des Apéros FEQ. Elle avait une belle présence sur scène. Sa rock-pop qui rappelle les Joni Mitchell, Laura Marling et autres chanteuses à voix a fait taper du pied et a capté l’attention de son public. Celle qu’on avait vu lors de la vitrine à la Ninkasi seule à la guitare avait amené son band. Thomas a joué plusieurs pièces de son EP, Chronicles from the Cave, à paraître à l’automne, comme Maze et Wolf. Elle a aussi repris House of the Rising Sun de façon convaincante. (Marie-Ève Duchesne) 

Laura Lefevbre – L’Anti Bar et spectacles

Laura Lefevbre – photo : Philippe Ruel / FEQ

J’étais très content d’enfin voir Laura en spectacle à l’Anti. On entend beaucoup parler d’elle un peu partout, elle a joué aux Francofolies et maintenant, elle nous présente son spectacle dans le cadre du FEQ. Elle a lancé son premier extrait «Alcaline» cet hiver et nous réserve un EP qui paraîtra dans les prochains mois. Sa belle voix d’alto porte des ambiances pour la plus part planantes. Pour ce qui est du groupe la supportant, on remarque que les même très bons musiciens de d’autres chanteuses qu’on a vu cette semaine sont présents pour l’accompagner (Antoine Lemieux-Rainfret, Étienne Doyon, Marco Noël et Joey Proteau). Portant un chandail Pink Floyd, et arborant une gance des Beatles, Laura Lefevbre a charmé son public avec ses chansons bien construites qui réconfortent. La jeune chanteuse donne une très bonne performance, son interprétation de ses chansons ainsi que de ses reprises sont toujours très senties et elle arrive très bien à s’approprier ses textes. On a beaucoup aimé sa reprise du «Dermatologue» de Klô Pelgag, avec du banjo joué par Joey Proteau, ce qui ajoute une approche plus folk roots à la chanson. Laura Lefevbre est une artiste à surveiller, on a très hâte d’entendre la suite! (Louis-Solem Pérot)

The Beatdown – Scène Hydro-Québec

The Beatdown – Photo : Sébastien Dion / FEQ

Dès les premiers instants du spectacle, le chanteur de ce band montréalais s’est réjoui de profiter de l’une des rares journées d’été du Festival. Une fois qu’on a entendu quelques pièces, on comprend sa joie. Dans un enrobage fort en reggae, The Beatdown envoie une fort agréable musique estivale, très enjouée et dansante. À un tel point que ça sonne un peu ska par tit-bouttes, les brass en moins, parfois funk et pas mal pop aussi. Ça rappel des fois certains bands des années 1990, quelque part entre Counting Crows et Sublime. Bref, j’avais l’impression d’avoir 18 ans. Un ben bon début de vendredi soir. (Christian St-Pierre)

Harfang – Scène Loto-Québec

Harfang – Photo : Marion Desjardins

Même s’il y avait Metallica en même temps sur les Plaines, le parc de la Francophonie était bien rempli. Nos hiboux préférés de Québec ont mis la table pour une belle soirée. Le groupe formé de Samuel, Antoine, Alexis, David et Mathieu ont réussi à réchauffer l’atmosphère avec leur rock planant. Les transitions entre les chansons provenant la plupart de leur album Laugh Away the Sun se fondaient l’une dans l’autre. Harfang était visiblement content de jouer sur scène, eux qui ont assisté à plusieurs spectacles dans le passé à cet emplacement. Les chansons ont aussi été bonifiées par l’énergie des membres. En somme, un excellent spectacle pour la formation de Québec. (Marie-Ève Duchesne)

The Souljazz Orchestra – Scène Hydro-Québec

The Souljazz Orchestra – Photo : Sébastien Dion / FEQ

Soyons honnêtes, quand on parle de saxophone en 2017, on pense surtout à « Careless Whisper » et aux années 1980. Alors quoi penser d’un trio de saxs, accompagné d’un orgue (!?!?) et d’un drum? Et ben The Souljazz Orchestra a de quoi nous faire ravaler nos préjugés. Oui, le jazz dans le nom est tout justifié, mais c’est le Soul qui domine dans une prestation scénique sur la coche. Ils ne sont que cinq, mais ça sonne comme un big band, doublée de la fougue légendaire des ensembles soul. Sérieux, ça pète, ça groove et les textes politisés du groupe montréalais finissent de galvaniser une foule qui s’est manifestée avec un enthousiasme sincère et nourri. Un fini proche du funk des seventies et une virtuosité folle qui donne l’un des meilleurs spectacles de ce 50e sur la scène Hydro! (Christian St-Pierre)

Groenland – Scène Loto-Québec 

Groenland – Photo : Marion Desjardins

C’était le party au parc de la Francophonie hier soir. La formation montréalaise, qui avait joué un Pop Up à la terrasse Dalhousie un peu avant sa performance sur la scène Loto-Québec était visiblement contente de jouer à Québec. Alternant entre des chansons de l’album The Chase et A Wider Space, le groupe a fait vibrer les gens rassemblés et les a fait participer sur plusieurs chansons. Ils ont aussi réussi à amener les chansons ailleurs en gardant le contact avec la foule. Les pièces Daydreaming, tout comme Immune ont reçu les acclamations des festivaliers. Il s’agit aussi d’une des dernières prestations de Groenland, car ils prendront dès la fin 2017 une pause d’une durée indéterminée. (Marie-Ève Duchesne)

Amadou et Mariam – Scène Hyrdo-Québec

Amadou et Mariam – Photo : Sébastien Dion / FEQ

« Alooors ?!?? Est-ce que çaaa vaaa ?!?! » s’exclame l’artiste malien à une foule déjà conquise qui répond de tout son enthousiasme. Si la musique avait un sourire, elle aurait celui d’Amadou et Mariam. Leur afrobeat prend des allures de rock avec des envolées de guitares dont Amadou est le maître enchanteur. Le couple uni sur scène et dans la vie depuis plus de 30 ans démontre, ça va de soi, une complicité forte, ce qui contribue beaucoup à cette aura bienfaisante qui les rend attachants. Dès les premiers morceaux, on a l’impression de revoir de vieux amis. D’ailleurs, la masse de gens réunis malgré les Metallica de ce monde démontre hors de tout doute que le duo offre une musique sans frontières qui sème la fête partout où elle résonne. C’est l’amitié humaine dans toute sa splendeur! (Christian St-Pierre)

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[FESTIVAL OFF], Compte rendu 8 juillet 2017

Photos : Marion Desjardins

Les festivals nous imposent un rythme. Dans notre cas, chez ecoutedonc.ca, c’est un rythme insoutenable, mais nous avons des oreilles tout terrain et des jambes d’acier pour rester debout, nous promener et danser toute la nuit. À mon arrivée à la Méduse, l’atmosphère est familiale; à force de se côtoyer pendant quatre jours et vivre des expériences intenses ensemble, des liens se créent. La grande différence entre le OFF et le FEQ: le OFF réunit la scène de musiciens et de mélomanes qui vont voir des spectacles à l’année longue, tandis que le FEQ contient beaucoup de moldus à la scène musicale. C’est super que de nouvelles personnes s’intéressent l’espace d’un instant aux spectacles, mais l’ambiance reste souvent passive. Au OFF, seuls des mélomanes avertis sont présents et écoutent, dans un silence religieux, les prestations formelles et participent en dansant lors des fins de soirées animées (pour vrai, vous êtes mon public préféré!).

Hier, pour la dernière soirée du OFF, je me suis gâté. J’ai vu tous les shows du plus beau festival en ville à partir de 18h jusqu’à 2h. Et pour vrai, ça a passé vite!

Compte rendu de cette ultime nuit de ce trop court festival.

Fou Bar, Isabelle Cormier

J’aime beaucoup les spectacles au Fou Bar : c’est familial, c’est chaleureux et le public est attentif. Plusieurs proches d’Isabelle Cormier étaient présents en début de soirée pour l’encourager à son premier spectacle solo. Lorsque Jean-Étienne Collin-Marcoux lui a demandé, il y a deux mois, si elle voulait jouer dans le cadre du OFF, la jeune musicienne n’avait alors aucune chanson. Hier soir représentait la consécration de deux mois de travail intensif. Isabelle Cormier a débuté le concert tout en intimité avec son violon, muni d’une pédale de loop, ainsi qu’avec divers effets planants. Cette introduction nous a plongés tout de suite dans une ambiance méditative, nous étions prêts à l’écoute. Isabelle Cormier nous a présenté tout au long de sa prestation, des textes très personnels, accompagnés à la guitare. On a eu droit à une fenêtre sur son parcours, ses peines et ses joies. Malgré un jeu de guitare encore fragile, ses enchaînements d’accords ainsi que ses mélodies étaient bien travaillés et représentaient très bien les années de formation musicale de l’artiste. La glace étant brisée, nous avons bien hâte de voir et de suivre la suite pour Isabelle Cormier.

Fou Bar, Val Thomas

Val Thomas a de l’expérience avec la scène. « Ce n’est pas son premier rodéo » comme on dit. Elle a sorti un premier single pour son projet cette année (on a très hâte au EP) avec une équipe du tonnerre (entre autres: Simon Pedneault et Josué Beaucage). Ancrée dans un folk franc et groovy, Val Thomas pousse ses chansons d’une voix solide et franchement entraînante. Sur scène, elle est accompagnée d’une équipe incroyable: l’excellent batteur jazz Kenton Mail, le directeur général du OFF lui-même Guillaume Sirois à la basse et le très agile Alexandre Pomerleau à la guitare électrique. Ce «all star band» de la ville de Québec est très solide et saisit tout à fait les besoins musicaux des compositions de l’auteure-compositrice-interprète. Bien que nous ayons affaire à d’excellents musiciens, je dois mentionner le travail remarquable d’Alexandre Pomerleau à la guitare, qui place toujours très bien ses interventions d’une pertinence remarquable. Tantôt folk-rock, tantôt folk-américain, Val Thomas reste fidèle à son style et l’exécute très bien avec de très solides compositions. Vous voulez la voir ou la revoir? Elle se produit sur la scène Fibe du Festival d’été de Québec le 14 juillet prochain à 17h.

Scène Fabrique Culturelle, Wizaard

«Fun, Fun, Fun with the Wizaard» chantaient les membres de la formation rock de Montréal en ouverture de leur prestation devant l’église Saint-Jean-Baptiste colorée de rose par le coucher du soleil. Le groupe se présente comme une formation de rock psychédélique. Muni de guitares aux sons clairs et métalliques, qui nous rappelaient les années 60, ainsi que d’un synthétiseur complétant le son rétro, le quintet a joué leurs compositions qui baignent dans un son nostalgique. Psychédélique-rock, funk-rock, beach-rock, space-rock, sexy-kitsch-rock, la formation aborde toutes les formes du rock de l’époque avec un son toujours très brillant et franc.

 

Scène Fabrique Culturelle, Ensemble AfroVibes

Il n’y a pas eu souvent autant de monde sur la scène du Parvis de l’église pour un show du OFF. Il faisait chaud, il faisait beau, le monde était prêt à danser sur les rythmes africains. Réunissant des musiciens provenant du Québec, de la Martinique et d’Haïti, l’ensemble AfroVibes rallie le jazz, les rythmes latins ainsi que des mélodies inspirées des Voodoo Haïtiens. Leur musique, c’est le soleil, c’est la sangria sur le bord d’une plage, c’est le sable blanc au coucher du soleil. Elle me rappelait un peu l’excellent groupe de reggae Third World.  Les saxophones, percussions, guitare, basse et drums ont fait danser le public dans cette fête tropicale.

 

Méduse, Studio d’essai, Etienne Mason

Pour ouvrir cette dernière soirée à la Méduse (j’étais un peu ému), Etienne Mason a présenté des compositions minimalistes aux drums, en solo. Le percussionniste a joué avec APigeon, Mathieu Bérubé, Laura Babin, avant de partir son projet solo. Dans un minimalisme transportant, Étienne gère les synthétiseurs ainsi que des bandes sonores pour créer des univers existentiels. L’artiste a fait une grande recherche sur les sons pour préparer ce spectacle. Un élément très intéressant est le bouquet de coquillages posé sur le snare, qui procure un son unique à son ensemble de percussions. On pourrait qualifier sa prestation de messe percussive, en raison du synthé grave et rond nous rappelant un contexte religieux et les percussions qui ancrent le tout dans des rythmes lourds. Une performance vraiment intéressante qui a très bien ouvert la soirée.

 

Méduse, Salle Multi, New Fries

Ce rock défoulant et étrange a envahi la salle Multi de la Méduse devant une foule grandissante. Épris d’une transe performative, le groupe jouait très fort des riffs répétés comme des mantras jusqu’à la folie. Au menu: cris, déhanchements, renversements de drums, bière crachée… tous les éléments d’un groupe trash étaient réunis. Un mélange de transe agitée et de défoulement pur a saisi la foule. Dans une musique très bruyante et quasi industrielle, la chanteuse, Anr Stefania Spadafora, criait des paroles incompréhensibles aux accents tribaux en bougeant, comme possédée. La finale épique de cette très courte présentation a laissé tout le monde en haleine. On en aurait pris plus!

 

Méduse, Studio d’essai Les Martyrs de Marde

Créature hautement dérangeante et provocante, Les Martyrs de Marde, revêtus de leurs costumes ecclésiastiques ont débuté par une introduction en rituel démoniaque. Éclairés de seulement trois lampes rouges, le groupe en costume trash semblaient prêt à tout casser. Les cris rauques du chanteur Frère Foutre et l’agressivité du reste du groupe semblaient tout droit sortis d’un film gore. Dans une ambiance apocalyptique, le groupe punk déplace de l’air, provoque. Cette proposition audacieuse inflige aux spectateurs le même traitement qu’un film d’horreur, un inconfort franc et un mal de ventre bien senti. D’ailleurs plusieurs personnes, dont moi-même, ont quitté la salle et ont préféré l’air extérieur ou encore le sympathique hall d’entré de la Méduse à ce spectacle perturbant.

 

Méduse, Salle Multi, Poirier Migration Soundsystem

Après l’expérience troublante du Studio d’essai, le party était au rendez-vous à la Salle Multi. L’afrohouse énergique de Poirier a tout de suite allumé la piste de danse de la Salle Multi. Les festivaliers en ont profité pour se défouler une dernière fois à la Méduse avant la fin du festival. Les deux danseuses présentes sur scène étaient vraiment impressionnantes et ajoutaient un élément visuel sensationnel à ce spectacle qui détonnait un peu dans la programmation du OFF, mais quand même très pertinent pour cette dernière soirée de festivités. Les deux rappeurs présents sur scène ont animé la foule en nous faisant chanter et crier.

Après un discours improvisé de Guillaume Sirois, le hall d’entrée de la Méduse est resté ouvert jusqu’aux petites heures du matin pour permettre aux survivants de la soirée de continuer à célébrer une dernière fois.

Merci beaucoup à toute l’équipe d’organisation du OFF pour leur superbe programmation, aux groupes qui ont participé et surtout au public incroyable qui s’est déplacé. Cette 14e édition a vraiment été épatante et j’ai maintenant adopté la sauce OFF pour toujours.

Heureusement, la folie n’est pas terminée, on se voit ce soir dans un show du FEQ près de chez vous!

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[SPECTACLE] Finale des ApérosFEQ – Impérial Bell, 1er juin 2017

Après avoir vu se succéder une trentaine de jeunes (et moins) jeunes artistes talentueux sur la scène du District Saint-Joseph depuis septembre dernier, les organisateurs du Festival d’été de Québec nous invitaient à l’Impérial Bell ce jeudi pour assister à la grande finale des Apéros FEQ. L’enjeu était quand même de taille : même si les finalistes étaient tous assurés de se produire au Festival, le gagnant ou la gagnante repartait avec un chèque de 10 000 $ et s’assurait d’une prestation sur la Scène Bell! C’est pas mal mieux qu’une claque sur la gueule… voire une petite tape sur l’épaule!

Jeudi, quatre artistes de grand talent devaient donner tout ce qu’ils avaient dans le ventre pour convaincre les juges et le public : Jérôme St-Kant, Val Thomas, Laurence Castera et Pierre-Hervé Goulet.

ZAGATA – Photo : Jacques Boivin

Mais avant de commencer la soirée, nous étions invités à la place du Parvis de l’Église Saint-Roch pour une courte prestation de ZAGATA en formule duo! Jesse Proteau, accompagné de son frère Joey (Ego Death), ont mis le paquet pour faire sortir le soleil de sa cachette. Ce dernier, attiré par les chansons électropop de ZAGATA et la voix puissante de Jesse, a illuminé la place de ses doux rayons. Plusieurs curieux se sont massés autour du duo et les habitués de la place n’ont pas hésité à manifester leur appréciation! On a pu entendre un léger aperçu d’un EP en français à paraître plus tard cette année : ça promet!

Jérôme St-Kant – Photo : Jacques Boivin

La soirée comme tel a commencé avec Jérôme St-Kant, notre extra-terrestre préféré! Plus à l’aise que jamais, St-Kant, qui était accompagné de Simon Kearney, Simon Lachance et Martin Plante, nous a balancé son slacker folk absurde et sa poésie pleine de douce folie avec un grand sourire. Il n’a pas perdu de temps dans ses discours, préférant laisser toute la place à ses chansons, qui étaient d’une grande efficacité. Mon choix de la soirée, mais on l’avoue, ça aurait peut-être moins bien marché sur l’immense scène des Plaines d’Abraham.

Val Thomas – Photo : Jacques Boivin

Val Thomas et son folk teinté de blues a suivi. Elle non plus ne semblait pas trop nerveuse. Entourée de musiciens solides sur lesquels elle a su bien s’appuyer, Val nous a présenté quelques-unes de ses magnifiques chansons.  Capable de se montrer successivement féline et émotive, Val est promise à un bel avenir. On le répète, on va la surveiller de près, surtout à la sortie de son EP Chronicles From the Cave!

Laurence Castera – Photo : Jacques Boivin

Je vous avoue que je n’avais pas trop eu le temps de prêter attention à Laurence Castera lorsque celui-ci a sorti son album. Si je ne l’ai pas fait, à voir le public qui était venu pour l’encourager, ils étaient nombreux à s’être déjà procuré l’album! En voilà un qui a déjà tout ce qu’il faut pour percer big time. Des chansons à saveur indie pop accrocheuses, une forte présence scénique et des musiciens qui n’ont pas peur de prendre leur place. S’il ne remporte pas le grand prix, on devrait quand même le voir grimper sur la scène Bell assez vite.

Pierre-Hervé Goulet – Photo : Jacques Boivin

Pierre-Hervé Goulet, celui qui nous dit sans arrêt Faut qu’on bouge, fermait le bal. Lui, il était fébrile en montant sur scène! Faut dire qu’il avait vu les prestations de tous ceux qui l’avaient précédé… et il savait que la barre était haute. Néanmoins, Goulet, fichtrement bien appuyé, a foncé comme un taureau devant un drap rouge et nous a présenté ses chansons qui mélangent mélodies pop, rythmes world, guitares blues et textes réfléchis. Au parterre, ça s’est même mis à danser joyeusement, preuve que même s’il nous paraissait un peu nerveux, Goulet était particulièrement efficace!

Après ces quatre (courtes) prestations, le jury est allé délibérer pendant que le public passait au vote. Quelques minutes plus tard, suspense… on allait savoir qui allait repartir avec le gros chèque :

Pierre-Hervé Goulet! Félicitations au gagnant, qu’on pourra voir à deux reprises au Festival d’été de Québec…

Pierre-Hervé Goulet – Photo : Jacques Boivin

Et félicitations aussi à tous les participants, qui ont montré au public qu’il s’en faisait, de la bonne musique, dans notre coin!

 

La finale des ApérosFEQ jeudi à l’Impérial Bell!

On connaît maintenant les quatre finalistes des ApérosFEQ, la vitrine-concours organisée par le Festival d’été de Québec et qui avait lieu les mercredis au District Saint-Joseph. Les ApérosFEQ étaient une maudite belle façon pour les artistes de montrer leurs talents et de présenter leurs projets au public. On est ben fiers d’avoir assisté à un grand nombre de ces prestations cette année et de découvrir avec vous ce qui se fait de mieux chez les artistes d’ici!

Mais les ApérosFEQ, c’était aussi un concours où les 32 31 participants s’affrontaient pour une place sur la scène Bell pendant le Festival d’été ainsi qu’une bourse de 10 000 $ (c’est pas rien, ça!). On va connaître le grand gagnant (ou la grande gagnante) de l’édition 2016-2017 ce jeudi 1er juin, 20 heures, à l’Impérial Bell. Les participants? Pierre-Hervé GouletJérôme St-KantLaurence Castera et Val Thomas. Dans le cadre de l’événement, il y aura également une prestation de Zagata au parvis de l’église Saint-Roch dès 17 heures.

Comme c’était le cas pour l’ensemble des apéros, l’événement est gratuit!

Et comme c’était le cas pour un grand nombre de ces apéros, nous serons là!

À jeudi!

[PHOTOS] Val Thomas – Apéros FEQ, District Saint-Joseph, 3 mai 2017

Val Thomas – Photo : Catherine B Photographie

On est souvent présents aux Apéros FEQ du District Saint-Joseph pour plusieurs raisons, mais la principale demeure le fait qu’on y fait de maudites belles découvertes! Mercredi dernier, c’était au tour de Val Thomas de nous présenter ses chansons devant une salle bien remplie pour un 5 à 7 qui prenait des airs de fête (ou de mariage, c’est selon). Visiblement émue par le bel accueil, l’auteure-compositrice-interprète nous a présenté les chansons qui feront partie de son EP, dont l’excellente Wolf et la frissonnante Maze.

On adore la voix de Val, un brin bluesée, parfaite pour ses compositions folk, ainsi que les mélodies qui l’accompagnent.

Le EP promet!

Wolf : un nouvel extrait envoûtant de Val Thomas

Après l’excellent Maze, Val Thomas lance un deuxième extrait en carrière : Wolf, une chanson chargée en émotions que lui a inspiré une relation difficile. Cette chanson, écrite par Val Thomas et enregistrée par le réalisateur Josué Beaucage, ressemble à un mauvais sort lancé par soif de vengeance, est envoûtante à souhait.

On a bien hâte d’entendre d’autres chansons de Val Thomas. L’occasion va se présenter assez rapidement car l’auteure-compositrice-interprète sera au District Saint-Joseph le 3 mail prochain dans le cadre des Apéros FEQ. Sinon, il faudra faire preuve de patience : le EP sera lancé cet automne.